Homélie de la messe de l’initiation chrétienne du 60ème pèlerinage militaire international (PMI) à Lourdes

messe initiation chretienne 2018Chers Amis,

par cette célébration qui nous réunit, par ces sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie, nous sommes au cœur même de la vie chrétienne. Un chrétien, c’est quelqu’un qui se sait enfant bien-aimé du Père. Et la merveille du don de Dieu est de nous inviter, en nous reconnaissant fils du Père, à devenir frères les uns des autres.

Quelle merveille que de connaître Dieu par Jésus, le Fils bien-aimé ! Quelle merveille que d’être appelé à devenir fils de Dieu ! Quelle merveille de pouvoir appeler Dieu, le Créateur et Maître de toute chose, « Père ! », « Papa ! » ! Quelle merveille de se savoir aimé d’un Amour infini, quelles que puissent être les vicissitudes, les difficultés, les ombres de mon existence ! Dieu, notre Dieu, est un Père qui nous aime de la manière la plus certaine et la plus absolue.

Entrer dans cette relation filiale, c’est réaliser combien toutes les Paroles que Dieu nous adresse, par Jésus son Fils, chacun des versets de l’Evangile, et du Nouveau Testament, chacun des versets de l’Ecriture sont des paroles de vie, des paroles de confiance, des paroles d’amour qui sont faites pour nous faire grandir à la mesure dont nous les accueillons avec confiance.

I – Le baptême vient nous arracher au péché des origines.

a - C’est le chapitre III de la Genèse où Adam et Eve étaient comblés de fruits magnifiques et merveilleux. La tentation, que fait manifester le Malin, le Diviseur, le Menteur, le Manipulateur, c’est d’être l’égal de Dieu : « Si vous mangez du fruit de l’arbre, vous serez l’égal de Dieu ». Voilà le péché des origines : cet orgueil tapi en chacun de nos cœurs, qui nous fait si souvent dire NON à la volonté du Seigneur : NON à l’amour, NON au don, NON au pardon, NON à la générosité, NON à la vérité, parce que cela semble nous arranger dans notre posture personnelle.

b - Le baptême que le Christ nous offre, c’est cette invitation à entrer avec Lui dans cette dynamique fondamentale qui est celle d’un OUI à Dieu : OUI à sa Parole, OUI à sa vie, OUI à son Amour. Il nous est demandé simplement, comme des enfants, d’accueillir et de nous laisser féconder par cet Amour qui vient du Père.

c - Et s’il est un message de la Vierge Marie qui résonne tout particulièrement ici à Lourdes, c’est cette invitation à nous tenir comme des enfants, en toute confiance, qui reçoivent l’Amour du Père et qui se laissent transformer par cet Amour. Il s’agit simplement dans nos vies de dire OUI à Dieu ; il s’agit d’entrer dans ce grand OUI du Christ à son Père.

II – Par la confirmation, il nous est donné d’entrer dans la communion d’Amour du Père et du Fils.

a - L’Esprit-Saint, l’Esprit de communion et d’Amour, le Père et le Fils qui s’aiment d’un Amour tellement intense qu’il est comme une personne, et Dieu qui nous offre d’entrer dans cette relation d’Amour. Nous connaissons, pour la plupart d’entre nous, cette icône de Roublev qui se trouve à Moscou, qui représente la Trinité, le Père, le Fils et l’Esprit, et, lorsque le regard contemple cette icône, il est invité à entrer dans cette relation d’Amour.

b - Dieu n’est pas une monade solitaire ; Dieu n’est pas comme un roi de ce monde qui nous regarderait du haut de son trône, nous toisant de loin. Dieu est, par nature, communion d’Amour. Et son Esprit, son Esprit-Saint, est cette invitation à partager cette vie même de Dieu. De l’autre côté de l’Atlantique, en haut du grand escalier du musée d’art moderne de New-York, il y a une toile de Matisse qui s’appelle La danse, où l’on voit des personnages stylisés qui sont en train de danser. Et, là encore, quand on regarde cette peinture, on a l’impression d’être invité à rejoindre la danse, à rejoindre la communion : on ne la regarde pas de l’extérieur, on est inclus dans ce mouvement, dans cette dynamique.

c - Mes Amis, ce que nous sommes invités à vivre par la confirmation, c’est bien d’accueillir l’Esprit du Seigneur, de vivre de Lui, de nous laisser être fécondés par Lui, de laisser notre cœur être habité par l’Amour même de Dieu. C’est lui qui nous transforme ; c’est lui qui nous donne ensuite de le rayonner, de le partager, d’en témoigner. Accueillir l’Esprit du Seigneur comme des fils pour vivre en frères.

III – Vivre de l’Eucharistie du Seigneur, cette action de grâce, source et sommet de la vie chrétienne.

a - Toute la prière eucharistique que nous allons vivre dans un instant est l’immense OUI de Jésus à son Père. Et Jésus vient nous prendre sur ses épaules et nous porter vers le Père. C’est l’œuvre de Jésus à laquelle nous sommes associés, Jésus qui, dans son Corps glorieux ressuscité, s’offre à chacun d’entre nous et à chacune de nos vies pour que nous en soyons transformés. Etre nourris par le Christ lui-même, vrai Dieu et vrai homme. Nous laisser toucher et nous laisser rejoindre par cet Amour infini qui s’offre à l’humanité.

b - En recevant ainsi cet Amour qui vient du Père par le Fils, nous devenons des frères au sens le plus beau et le plus fort. Et, comme vous le savez, si les Evangiles de Marc, de Matthieu et de Luc nous font le récit de l’institution de l’Eucharistie, saint Jean nous donne le récit du lavement des pieds, qui nous dit combien l’Eucharistie nous renvoie, de la manière la plus forte et la plus vive, à la vérité de chacune de nos relations avec ceux qui nous sont donnés pour frères, ceux qui nous sont offerts pour devenir nos prochains.

c - Merveille de l’Eucharistie qui vient nourrir et déployer le sacrement du baptême et le sacrement de la confirmation, qui habitent nos cœurs !

Ces sacrements sont au service de la vérité de nos existences. Ces sacrements ne cessent de nous redire combien Dieu fait toujours les premiers pas. C’est Dieu le premier, mes Amis, aujourd’hui, pour chacun d’entre nous et particulièrement pour ceux qui reçoivent la grâce du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie pour la première fois, c’est Dieu le premier qui nous aime, c’est Dieu le premier qui nous fait confiance et c’est Dieu le premier qui nous espère.

Toute notre vie est sur le mode de la réponse, sur le mode du OUI que nous pouvons faire à Dieu qui se révèle, à Dieu qui s’approche de chacun d’entre nous.

Il y a un instant, nous venons d’entendre dans l’Evangile le récit du baptême de Jésus : l’Esprit-Saint qui se manifeste et la voix du Père qui désigne son Fils bien-aimé. Mes Amis, la merveille de ce que nous vivons est ce que nous avons à réaliser en chacune de nos existences : c’est que c’est de chacun d’entre nous que la voix du Père veut parler. C’est à chacun d’entre nous, très précisément, aujourd’hui, qui que nous soyons, quel que soit notre itinéraire de vie, que le Seigneur tout-puissant vient redire : « Tu es mon Fils bien-aimé. En toi, je mets toute ma joie ».

Puisse notre vie être toute entière une réponse de confiance et d’amour. Puisse toute notre vie être un OUI à la suite de Jésus, Christ et Seigneur, pour que nous devenions, à la suite de Jésus et dans l’éternité bienheureuse, ses enfants bien-aimés que Dieu notre Père ne cesse d’espérer.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Amen.

 

Mgr Antoine de Romanet
Samedi 19 mai 2018 – Basilique Saint-Pie X

Mots-clés: baptême, pmi, confirmation, homélie, communion, initiation chrétienne

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Saint du Jour

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18 février 2019

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  • Sainte Bernadette Soubirous - jeune fille à laquelle la Vierge Marie apparut (✝ 1879)
    Fille aînée d'une famille de meunier que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle. Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- vidéo du CFRT, Jour du Seigneur, sur la WebTV de la CEF.- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait 14 ans quand l'Immaculée l'appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu'elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu'au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes: le jeudi 25 mars, fête de l'Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l'Immaculée Conception'.Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l'humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879)... En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879.(diocèse de Nevers) Le site de l'Espace Bernadette à Nevers À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d'une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l'habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.