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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Homélie de la messe de l’initiation chrétienne du 60ème pèlerinage militaire international (PMI) à Lourdes

messe initiation chretienne 2018Chers Amis,

par cette célébration qui nous réunit, par ces sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie, nous sommes au cœur même de la vie chrétienne. Un chrétien, c’est quelqu’un qui se sait enfant bien-aimé du Père. Et la merveille du don de Dieu est de nous inviter, en nous reconnaissant fils du Père, à devenir frères les uns des autres.

Quelle merveille que de connaître Dieu par Jésus, le Fils bien-aimé ! Quelle merveille que d’être appelé à devenir fils de Dieu ! Quelle merveille de pouvoir appeler Dieu, le Créateur et Maître de toute chose, « Père ! », « Papa ! » ! Quelle merveille de se savoir aimé d’un Amour infini, quelles que puissent être les vicissitudes, les difficultés, les ombres de mon existence ! Dieu, notre Dieu, est un Père qui nous aime de la manière la plus certaine et la plus absolue.

Entrer dans cette relation filiale, c’est réaliser combien toutes les Paroles que Dieu nous adresse, par Jésus son Fils, chacun des versets de l’Evangile, et du Nouveau Testament, chacun des versets de l’Ecriture sont des paroles de vie, des paroles de confiance, des paroles d’amour qui sont faites pour nous faire grandir à la mesure dont nous les accueillons avec confiance.

I – Le baptême vient nous arracher au péché des origines.

a - C’est le chapitre III de la Genèse où Adam et Eve étaient comblés de fruits magnifiques et merveilleux. La tentation, que fait manifester le Malin, le Diviseur, le Menteur, le Manipulateur, c’est d’être l’égal de Dieu : « Si vous mangez du fruit de l’arbre, vous serez l’égal de Dieu ». Voilà le péché des origines : cet orgueil tapi en chacun de nos cœurs, qui nous fait si souvent dire NON à la volonté du Seigneur : NON à l’amour, NON au don, NON au pardon, NON à la générosité, NON à la vérité, parce que cela semble nous arranger dans notre posture personnelle.

b - Le baptême que le Christ nous offre, c’est cette invitation à entrer avec Lui dans cette dynamique fondamentale qui est celle d’un OUI à Dieu : OUI à sa Parole, OUI à sa vie, OUI à son Amour. Il nous est demandé simplement, comme des enfants, d’accueillir et de nous laisser féconder par cet Amour qui vient du Père.

c - Et s’il est un message de la Vierge Marie qui résonne tout particulièrement ici à Lourdes, c’est cette invitation à nous tenir comme des enfants, en toute confiance, qui reçoivent l’Amour du Père et qui se laissent transformer par cet Amour. Il s’agit simplement dans nos vies de dire OUI à Dieu ; il s’agit d’entrer dans ce grand OUI du Christ à son Père.

II – Par la confirmation, il nous est donné d’entrer dans la communion d’Amour du Père et du Fils.

a - L’Esprit-Saint, l’Esprit de communion et d’Amour, le Père et le Fils qui s’aiment d’un Amour tellement intense qu’il est comme une personne, et Dieu qui nous offre d’entrer dans cette relation d’Amour. Nous connaissons, pour la plupart d’entre nous, cette icône de Roublev qui se trouve à Moscou, qui représente la Trinité, le Père, le Fils et l’Esprit, et, lorsque le regard contemple cette icône, il est invité à entrer dans cette relation d’Amour.

b - Dieu n’est pas une monade solitaire ; Dieu n’est pas comme un roi de ce monde qui nous regarderait du haut de son trône, nous toisant de loin. Dieu est, par nature, communion d’Amour. Et son Esprit, son Esprit-Saint, est cette invitation à partager cette vie même de Dieu. De l’autre côté de l’Atlantique, en haut du grand escalier du musée d’art moderne de New-York, il y a une toile de Matisse qui s’appelle La danse, où l’on voit des personnages stylisés qui sont en train de danser. Et, là encore, quand on regarde cette peinture, on a l’impression d’être invité à rejoindre la danse, à rejoindre la communion : on ne la regarde pas de l’extérieur, on est inclus dans ce mouvement, dans cette dynamique.

c - Mes Amis, ce que nous sommes invités à vivre par la confirmation, c’est bien d’accueillir l’Esprit du Seigneur, de vivre de Lui, de nous laisser être fécondés par Lui, de laisser notre cœur être habité par l’Amour même de Dieu. C’est lui qui nous transforme ; c’est lui qui nous donne ensuite de le rayonner, de le partager, d’en témoigner. Accueillir l’Esprit du Seigneur comme des fils pour vivre en frères.

III – Vivre de l’Eucharistie du Seigneur, cette action de grâce, source et sommet de la vie chrétienne.

a - Toute la prière eucharistique que nous allons vivre dans un instant est l’immense OUI de Jésus à son Père. Et Jésus vient nous prendre sur ses épaules et nous porter vers le Père. C’est l’œuvre de Jésus à laquelle nous sommes associés, Jésus qui, dans son Corps glorieux ressuscité, s’offre à chacun d’entre nous et à chacune de nos vies pour que nous en soyons transformés. Etre nourris par le Christ lui-même, vrai Dieu et vrai homme. Nous laisser toucher et nous laisser rejoindre par cet Amour infini qui s’offre à l’humanité.

b - En recevant ainsi cet Amour qui vient du Père par le Fils, nous devenons des frères au sens le plus beau et le plus fort. Et, comme vous le savez, si les Evangiles de Marc, de Matthieu et de Luc nous font le récit de l’institution de l’Eucharistie, saint Jean nous donne le récit du lavement des pieds, qui nous dit combien l’Eucharistie nous renvoie, de la manière la plus forte et la plus vive, à la vérité de chacune de nos relations avec ceux qui nous sont donnés pour frères, ceux qui nous sont offerts pour devenir nos prochains.

c - Merveille de l’Eucharistie qui vient nourrir et déployer le sacrement du baptême et le sacrement de la confirmation, qui habitent nos cœurs !

Ces sacrements sont au service de la vérité de nos existences. Ces sacrements ne cessent de nous redire combien Dieu fait toujours les premiers pas. C’est Dieu le premier, mes Amis, aujourd’hui, pour chacun d’entre nous et particulièrement pour ceux qui reçoivent la grâce du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie pour la première fois, c’est Dieu le premier qui nous aime, c’est Dieu le premier qui nous fait confiance et c’est Dieu le premier qui nous espère.

Toute notre vie est sur le mode de la réponse, sur le mode du OUI que nous pouvons faire à Dieu qui se révèle, à Dieu qui s’approche de chacun d’entre nous.

Il y a un instant, nous venons d’entendre dans l’Evangile le récit du baptême de Jésus : l’Esprit-Saint qui se manifeste et la voix du Père qui désigne son Fils bien-aimé. Mes Amis, la merveille de ce que nous vivons est ce que nous avons à réaliser en chacune de nos existences : c’est que c’est de chacun d’entre nous que la voix du Père veut parler. C’est à chacun d’entre nous, très précisément, aujourd’hui, qui que nous soyons, quel que soit notre itinéraire de vie, que le Seigneur tout-puissant vient redire : « Tu es mon Fils bien-aimé. En toi, je mets toute ma joie ».

Puisse notre vie être toute entière une réponse de confiance et d’amour. Puisse toute notre vie être un OUI à la suite de Jésus, Christ et Seigneur, pour que nous devenions, à la suite de Jésus et dans l’éternité bienheureuse, ses enfants bien-aimés que Dieu notre Père ne cesse d’espérer.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Amen.

 

Mgr Antoine de Romanet
Samedi 19 mai 2018 – Basilique Saint-Pie X

Mots-clés: baptême, pmi, confirmation, homélie, communion, initiation chrétienne

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Saint du Jour

Nominis

4 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jean-Marie Vianney - Curé d'Ars (✝ 1859)
    Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble(*). Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants: Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.Illustration: Statue du Curé d'Ars dans l'église Saint-Jean-Marie-Vianney à Rennes (*) En 1815, la chapelle du Grand séminaire, à deux pas de la cathédrale, accueille l'ordination du curé d'Ars, fait patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905. (diocèse de Grenoble)- Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI, il sera proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers" (Sanctuaire d'Ars) En 2009, année sacerdotale et célébration des 150 ans de sa mort.- Jubilé 2009 à Ars: «Je te montrerai le chemin du Ciel»- Pour le 150e anniversaire du décès du curé d'Ars, le sanctuaire d'Ars organisa les 3 et 4 août 2009 deux jours de festivités tournées autour du saint curé.- Le cardinal Barbarin a publié un décret élevant la mémoire liturgique du saint curé d'Ars, célébrée le 4 août, au rang de fête à l'intérieur du diocèse de Lyon. C'est une manière d'honorer de façon particulière saint Jean-Marie Vianney, que le pape Benoît XVI donne comme saint patron à tous les prêtres du monde, à l'occasion du 150e anniversaire de sa mort.- 2009-2010: une année sacerdotale.- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) Confesseur exceptionnel, le Curé d'Ars a consacré l'essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- Un grand témoin spirituel Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, par Mgr Dupleix.Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Curé de la paroisse d'Ars, au diocèse de Belley, pendant plus de quarante ans, jusqu'à sa mort en 1859, il accomplit son ministère d'une manière admirable par sa prédication, sa prière continue et son exemple de pénitence. Chaque jour, il catéchisait enfants et adultes, réconciliait les pénitents, et une telle charité, puisée dans la sainte Eucharistie comme à sa source, resplendissait en lui qu'on venait de loin rechercher ses conseils, et qu'il conduisit à Dieu, avec sagesse, un grand nombre de personnes.