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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Homélie pour la messe chrismale - 31 mars 2015

Cathédrale des Invalides

Une plaque sera bénie à la fin de cette cérémonie. Elle rappelle le sacrifice de milliers de prêtres, religieux, religieuses tués lors de la Grande guerre. L’installation de cette plaque n’est pas seulement un devoir de mémoire pour honorer nos anciens. Elle est une invitation pressante à recevoir à nouveau et à neuf notre sacerdoce de prêtre. Lors de cette messe chrismale, nos prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales. Elle forme donc un lieu idéal pour nous rappeler le sacrifice auquel nous sommes appelés. A la suite du Christ, prêtres, donnons notre vie comme nos anciens dans les tranchées : offrons-là à l’heure de notre mort mais donnons-là au quotidien dans les combats qui sont les nôtres.

Nous pourrions nous mettre aujourd’hui derrière la figure immense de l’un d’entre eux, le Bienheureux Daniel Brottier.

Né en 1876, il est réformé en 1901 pour des raisons de santé. Il a pratiquement 38 ans lorsqu’il s’inscrit comme candidat pour être aumônier volontaire dès le 8 août 1914. Agréé le 23 août, il quitte Paris le 26 août pour la 26ème DI où il restera jusqu’au 20 mai 1919 sans un jour d’évacuation. Il sera de tous les combats de la Grande Guerre, d’Ypres à Verdun.

Fait chevalier de la Légion d’honneur en juin 1916, il est cité 6 fois. Le 29 juin 1918, sa sixième citation à l’ordre de l’armée, résume la façon dont ses chefs militaires le percevaient : « Ame magnifique où s’allient harmonieusement l’ardeur du soldat et le dévouement du prêtre. Légendaire au Régiment dont il partage toutes les heures pénibles. Pendant les attaques des 1er et 2 juin 1918 à Troesnes, parcourait la ligne pour relever, panser et secourir les blessés, allant les chercher en avant de nos postes, sous le feu intense des mitrailleuses et encourageant les combattants. Est resté à Troesnes malgré deux relèves de Bataillon, subissant un bombardement très dur. Exerce sur les combattants qu’il soutient moralement, aux heures difficiles, par ses encouragements et son exemple, l’influence la plus heureuse. »  

Le ministère de la guerre ne relève pas ce qui fait l’admiration habituelle du public « captif » : la piété, la foi et ces vertus chrétiennes que les incroyants ne peuvent pas admirer puisqu’ils les ignorent. Ces citations disent ce que les gens du dehors voient et reconnaissent dans les prêtres : la bravoure (« calme et réfléchie »), le dévouement, l’abnégation, le sang-froid,… Un ancien de Verdun avouait bien après la guerre : « Jamais, homme ne m’a donné plus grande impression de force, dans la douceur et la sérénité… (Maître Lacouture)

Mais il nous est donné de voir de plus près encore son cœur et sa manière d’être prêtre dans les tranchées.

La guerre fut l’expérience fondamentale pour sa vie de prêtre et il ne se passera pas un jour ensuite où il ne fera pas souvenir de ces journées de feu : « Si j’ai fait quelque chose de bien dans ma vie, c’est là que je l’ai fait. » Il parlait de Verdun où il monte à quatre reprises : « Dans ces tranchées transformées en rivière, depuis longtemps, on ne s’est pas déchaussé. Les pieds ont macéré dans la boue, dans la neige et sont meurtris ; la chaussure mouillée comprime douloureusement les chairs ; on marche sur des épingles… jamais je n’ai autant souffert. » Verdun dont il connaît les moindres recoins du champ de bataille, allant remplir les bidons des poilus torturés par la soif dans des conditions inouïes. Ses faits d’armes font la stupéfaction des soldats. Lui se contente de noter : « nous rentrons de la côte 304 (sur le champ de bataille de Verdun) couverts de gloire, mais un peu fourbus. »

Laissons-le raconter :

« On m’appelait l’aumônier verni, il est vrai que souvent exposé, j’ai été préservé des pires dangers comme par un miracle perpétuel. Mes habits ont été troués, déchirés, je n’ai jamais eu de vraies blessures…

 

C’est que le rôle de l’aumônier, d’infanterie surtout, requiert, s’il veut être à la hauteur de sa tâche, une abnégation et une bravoure surhumaine. Et non seulement cela, mais une force physique de beaucoup au-dessus  de la moyenne. S’il fallait recommencer ce que j’ai fait à Verdun et dans la Somme, je ne pourrais plus. Je ne pourrais plus porter des blessés sur mon dos, demeurer des nuits et des journées entières dans les trous d’obus, sous des bombardements insensés, sourire et plaisanter lorsqu’on se sent abruti par le froid, par la fatigue, par le sommeil, par la peur. Non, voyez-vous, tout cela, c’est quelque chose de surhumain.

 

Je sais bien qu’il y eut des aumôniers qui se contentaient d’être les amis des officiers, qui fréquentaient leurs popotes, et qu’on ne voyait jamais là où ça tapait dur. Tout cela est humain, hélas ! Mais voyez-vous, l’aumônier qui veut rester avec le poilu, qui veut vivre la vie du fantassin des premières lignes, partager son existence, ses privations, ses dangers, et bien c’est celui-là qui est le véritable aumônier et non celui qui reste dans un hôpital de l’arrière à vider des pots de chambre… car ce n’est pas par des phrases que l’on gagne les autres, mais bien par des actes.

 

Dans les tranchées, pendant les heures de repos, je ne parlais pas de religion avec mes hommes ; j’essayais de les mettre à l’aise et en confiance. Avec cela nous devenions camarades. Ensuite quand l’heure sonnait pour l’assaut je partais le premier, en tête, et je les entendais murmurer : ‘il n’a pas peur le curé’. Et bien ! Croyez-moi, quand ils me voyaient partir en avant d’eux, et les entraîner, c’était le plus beau sermon que je pouvais leur faire et j’étais sûr de les avoir tous à la messe le lendemain. »

Faire de son prochain un camarade, le mettre à l’aise et en confiance. En avril 1915, sur la Somme, alors que les soldats s’ennuient, il achète un appareil photographique : « j’ai songé à la photographie ! On photographierait non pas un soldat isolément mais une escouade, un bout de tranchée, une batterie, et on enverrait cela à la famille : une photographie du front… »

Pour autant, il n’en oubliait pas d’être prêtre :

Ainsi, bien que patriote, personne ne l’a jamais vu faire la moindre différence entre soldat français ou allemand, blessé ou mourant. Il confiait même : « Jusqu’au bout le fantassin allemand se sera montré égal à lui-même, brave et méprisant la mort… »

Prêtre, il célébrait autant qu’il le pouvait les sacrements et il n’hésitait pas à rappeler leurs devoirs de chrétiens à tous : « Demain, c’est Pâques, les enfants, je vous attends tous en confession ! » Et tous y allaient en commençant par les officiers.

Ces souvenirs se trouvent comme condensés dans sa croix d’aumônier militaire. Lorsqu’il en fera don à ses frères, il leur dira :

« Gardez-là, gardez-là bien précieusement, car elle a été le témoin muet pendant toute la guerre. Sur cette croix, combien de lèvres de mourants se sont collées ! Elle a reçu le soupir de tant de petits soldats, elle a touché tant de pauvres poitrines trouées, labourées,  déchiquetées !

Et je puis dire que si le cordon de cette croix pouvait exprimer tout le sang dont il a été imbibé, l’eau dans laquelle on le tremperait en deviendrait toute rouge. »

La phrase est connue mais elle dit tout de sa mission de prêtre dans la guerre.

Offrons et donnons notre vie : le prêtre offre le Corps du Christ et le sien avec.

+ Luc Ravel

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Saint du Jour

Nominis

29 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Gabriel - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages.Illustration: Icône de l'archange Gabriel provenant de Novgorod, XIIe siècle."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". (Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)Patron des Transmetteurs - L'arme récente des transmissions ne pouvait trouver meilleur patronage que ce saint archange, messager de la Bonne Nouvelle, prompt et fidèle à exécuter sa mission. (diocèse aux Armées françaises)Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui, jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)
  • Saint Michel - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)...combattant céleste descendant sur la terre des hommes, il était légitime de le choisir comme protecteur du pays et de ses armées; déjà en 709, l'évêque d'Avranches, saint Aubert, fonda une chapelle qui deviendra l'abbaye du Mont Saint-Michel, où viendront en pèlerinage, entre autres, Charlemagne, saint Louis, Louis IX, pour demander la protection pour la France. Dans la même ligne, après la deuxième guerre mondiale, les troupes aéroportées le choisirent comme saint patron, voyant dans l'ange "ailé" qui descend du ciel comme un ancêtre, certes plus agile encore, du parachutiste contemporain... (diocèse aux armées françaises)- Le Pape consacre le Vatican à Saint Michel et Saint Joseph, vidéo de la webTV de la CEF.Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui , jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)
  • Saint Raphaël - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)Pour l'arme des renseignements, il reste un protecteur enviable, même si peu d'éléments précis explicitent ce patronage. (Diocèse aux Armées françaises)... Ce n'est qu'en 1690, que les Raphaëlois se choisissent comme armoiries de la ville, l'archange Raphaël donnant la main au jeune Tobie. (Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui , jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Des millions d’êtres le servaient » (Dn 7, 9-10.13-14)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    La nuit, au cours d’une vision,
        moi, Daniel, je regardais :
    des trônes furent disposés,
    et un Vieillard prit place ;
    son habit était blanc comme la neige,
    et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ;
    son trône était fait de flammes de feu,
    avec des roues de feu ardent.
        Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui.
    Des milliers de milliers le servaient,
    des myriades de myriades se tenaient devant lui.
    Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.

        Je regardais, au cours des visions de la nuit,
    et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
    comme un Fils d’homme ;
    il parvint jusqu’au Vieillard,
    et on le fit avancer devant lui.
        Et il lui fut donné
    domination, gloire et royauté ;
    tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
    le servirent.
    Sa domination est une domination éternelle,
    qui ne passera pas,
    et sa royauté,
    une royauté qui ne sera pas détruite.

         – Parole du Seigneur.

     

    OU BIEN

  • Première lecture : « Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon » (Ap 12, 7-12a)

    Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

    Il y eut un combat dans le ciel :
    Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.
    Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges,
        mais il ne fut pas le plus fort ;
    pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
        Oui, il fut rejeté, le grand Dragon,
    le Serpent des origines,
    celui qu’on nomme Diable et Satan,
    le séducteur du monde entier.
    Il fut jeté sur la terre,
    et ses anges furent jetés avec lui.
        Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,
    qui proclamait :
    « Maintenant voici le salut,
    la puissance et le règne de notre Dieu,
    voici le pouvoir de son Christ !
    Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères,
    lui qui les accusait, jour et nuit,
        devant notre Dieu.
        Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau,
    par la parole dont ils furent les témoins ;
    détachés de leur propre vie,
    ils sont allés jusqu’à mourir.
        Cieux, soyez donc dans la joie,
    et vous qui avez aux cieux votre demeure ! »

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5)

    Refrain psalmique : (cf. 137, 1c)

    Je te chante, Seigneur, en présence des anges.

    De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
    tu as entendu les paroles de ma bouche.
    Je te chante en présence des anges,
    vers ton temple sacré, je me prosterne.

    Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
    car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
    Le jour où tu répondis à mon appel,
    tu fis grandir en mon âme la force.

    Tous les rois de la terre te rendent grâce
    quand ils entendent les paroles de ta bouche.
    Ils chantent les chemins du Seigneur :
    « Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »