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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Homélie pour la messe internationale du 55ème PMI

 

Dimanche 26 mai 2013

La fête de la sainte Trinité nous appelle à un élan de foi. Seule la foi découvre ce mystère des Trois Personnes en un seul Dieu. Qu’il est beau de croire ainsi ! En cette année de la foi, l’Eglise contemple à nouveau la porte de la foi. La nouvelle évangélisation nous invite à la franchir et à la faire franchir. Evangéliser, c’est proposer d’habiter la demeure de la foi. Le Christ nous donne « par la foi, l’accès au monde de la grâce » (Rm 5, 3), disait saint Paul. Quel est ce monde de la grâce, ce beau pays où l’on entre par la porte de la foi ?

 

S’agit-il d’une terre étrangère où nous serions aspirés par la foi loin des autres ? Non. La foi ne nous extrait pas du monde humain. Les membres de l’Eglise ne sont pas des membres d’une secte séparée du monde. Le chrétien partage avec tous les hommes les beautés de la terre, la splendeur de la mer, l’harmonie du ciel. Il partage aussi les souffrances, les espérances, les angoisses et les joies de tous les autres hommes.

La foi ne nous élève pas au-dessus des autres. La foi ne nous éloigne pas des autres. La foi ne nous sépare pas des autres.  Nous avons toujours besoin de manger et de mûrir, de rire et de respirer. Nous avons besoin d’aimer et d’être aimés. Dieu qui donne la foi est aussi Dieu qui fait le monde. Aussi la foi nous fait aimer ce monde. Dieu qui donne la foi est Dieu qui s’est fait homme. Aussi la foi nous fait être pleinement homme. Et la Vierge Marie n’est pas bénie au-dessus de toutes les femmes mais « bénie entre toutes les femmes ».

Par la foi, nous sommes hommes plus encore que les autres hommes car la foi nous fait vivre toutes les capacités humaines. Elle nous pousse à aller jusqu’à ces limites où l’homme a le vertige. Pensons à nos soldats au combat. A la guerre, le militaire marche sur les frontières de son humanité. Sa mission l’envoie dans la violence, entre la vie et la mort, entre l’amour du camarade et la haine de l’ennemi, entre la raison de la justice et la folie de l’idéologie. La foi imprègne ces situations extrêmes. La foi grandit quand l’homme se sent ébranlé, bousculé, blessé, provoqué au meilleur ou convoqué au pire.

La foi nous tient dans cette commune maison, la terre humaine. Mais il y a plusieurs manières d’y habiter. Entre celui qui croit et celui qui ne croit pas, il y a un changement profond, une rupture dans la manière d’être. Une révolution de l’esprit a soulevé le croyant. Nous l’appelons « conversion ». L’incroyant ne peut pas même effleurer la vision d’un monde éclairé par la foi. Il voit la vie autrement que le croyant. Et on ne passe pas sans le savoir du monde de la foi, avec ses certitudes fortes, à celui de l’incroyance, avec ses fragiles recherches. Entre la vie d’incroyance et celle de foi, l’homme passe par la porte de la foi.

Oui, nous croyons et cela change tout, même si le monde n’a pas changé : « Qu’est-ce que Jésus a vraiment apporté, s’il n’a pas apporté la paix dans le monde, le bien-être pour tous, un monde meilleur ? Qu’a-t-il apporté ? La réponse est très simple : Dieu. Il a apporté Dieu. Il a apporté le Dieu dont la face s’est lentement et progressivement dévoilée depuis Abraham… » (Benoît XVI, « Jésus de Nazareth ») Et cette face est d’amour : « Professer la foi dans la Trinité –Père, Fils et Saint-Esprit- équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour. » écrivait Benoît XVI (Porta Fidei § 1). Traduisons cet Amour dans nos vies « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Amen !

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Saint du Jour

Nominis

29 mai 2020

Tous les saints du jour
  • Sainte Ursule Ledochowska - fondatrice des Ursulines du Coeur de Jésus (✝ 1939)
    Marie Ursule (Julie) Ledóchowska. Elle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Cœur de Jésus" pour rayonner l'Evangile. A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.Vie de Notre fondatrice Sainte Ursule Ledochowska - Toujours en route... Jamais déracinée Le zèle de la maison de Dieu la dévore Ursulines CJA - France Illustration: source - Sœurs Ursulines du Cœur de Jésus - PologneSur le site du Vatican: bibliographie, photo, homélie pour la canonisation de quatre bienheureux.Mémoire obligatoire en Finlande - facultative au Danemark.À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l'Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, la Finlande et la Russie.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirme être en vie » (Ac 25, 13-21)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    le roi Agrippa et Bérénice
    vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
    Comme ils passaient là plusieurs jours,
    Festus exposa au roi la situation de Paul en disant :
    « Il y a ici un homme
    que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
    Quand je me suis trouvé à Jérusalem,
    les grands prêtres et les anciens des Juifs
    ont exposé leurs griefs contre lui
    en réclamant sa condamnation.
    J’ai répondu que les Romains
    n’ont pas coutume de faire la faveur
    de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé,
    avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs
    et puisse se défendre du chef d’accusation.
    Ils se sont donc retrouvés ici,
    et sans aucun délai, le lendemain même,
    j’ai siégé au tribunal
    et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
    Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge
    aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
    Ils avaient seulement avec lui certains débats
    au sujet de leur propre religion,
    et au sujet d’un certain Jésus qui est mort,
    mais que Paul affirmait être en vie.
    Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction,
    j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem
    pour y être jugé sur cette affaire.
    Mais Paul a fait appel
    pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale.
    J’ai donc ordonné de le garder en prison
    jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab)

    Refrain psalmique : (Ps 102, 19a)

    Le Seigneur a son trône dans les cieux.
    ou : Alléluia !

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Comme le ciel domine la terre,
    fort est son amour pour qui le craint ;
    aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
    il met loin de nous nos péchés.

    Le Seigneur a son trône dans les cieux :
    sa royauté s’étend sur l’univers.
    Messagers du Seigneur, bénissez-le,
    invincibles porteurs de ses ordres !

  • Évangile : « Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)

    Acclamation : (cf. Jn 14, 26)

    Alléluia. Alléluia.
    L’Esprit Saint vous enseignera tout,
    et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    Jésus se manifesta encore aux disciples
    sur le bord de la mer de Tibériade.
    Quand ils eurent mangé,
    Jésus dit à Simon-Pierre :
    « Simon, fils de Jean,
    m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
    Pierre fut peiné
    parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
    « M’aimes-tu ? »
    Il lui répond :
    « Seigneur, toi, tu sais tout :
    tu sais bien que je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
    quand tu étais jeune,
    tu mettais ta ceinture toi-même
    pour aller là où tu voulais ;
    quand tu seras vieux,
    tu étendras les mains,
    et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
    pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
    Pierre rendrait gloire à Dieu.
    Sur ces mots, il lui dit :
    « Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.