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Le docteur Félix CARRADE parle à sa famille des aumôniers rencontrés

Félix CARRADE, né en 1893 à Brens (Tarn) est élève à l’Ecole de Santé de Lyon, au moment de la déclaration de la guerre. Il s’engage alors en tant qu’infirmier-brancardier et est affecté à l’hôpital d’Auch mais demande à être versé dans les formations sanitaires du front.

Au 1er janvier 1915 il est médecin-auxiliaire des brancardiers divisionnaires, affecté au 272 RI.

En avril 1915 il participe aux combats du RAVIN DES EPARGES (au sud est de Verdun), tranchée de CALONNE ;

Il écrit régulièrement à ses parents, leur envoyant aussi des photos.

En juin 1915, il leur dit : « désinfection du champ de bataille.. la nuit nous avons fait notre possible pour enterrer les morts, du moins ce qui restait d’eux. Je crois qu’il est impossible de décrire ce que l’on voyait à la lueur des fusées.. sacs, culottes (rouges, bleues, grises) képis, fusils, cadavres…sous une pluie d’obus qui déterrait à nouveau les cadavres »

En mars 1916 : « ces derniers mois, trois sur quatre de mes camarades de promotion sont morts. Soyons fatalistes ! »

Deux fois gazé en avril 1917 d’abord en portant secours à un homme enseveli sous son abri détruit par un obus,  puis en août 1918, il doit  alors être hospitalisé à Autun.

Plusieurs fois cité à l’ordre de la 3è division d’Infanterie puis à l’ordre de la Vè Armée, Il reçoit la Croix de guerre avec palmes.

 Dans les lettres à ses parents il  parle aussi des aumôniers rencontrés, des messes célébrées en différents lieux. Il leur demande même de fournir du vin de messe ! Il leur envoie aussi des photos d’aumôniers.

Des lettres :

Des photos  avec les aumôniers GARLONDE, GUERET,  QUERRET, HENOCCQUE.. et avec d’autres militaires.

Après la Grande Guerre il est envoyé comme médecin militaire en SYRIE, médecin aide major au 21 régiment de Spahis marocains à Alep. Il revient ensuite au 25è BCA à Menton. Puis participe à la Guerre du RIF au Maroc.

Il reçoit  la Légion d’honneur.

En 1926 il démissionne de l’armée et s’installe comme médecin à Revel (31), dont il devient maire en 1943. 

Pendant la 2è guerre mondiale il est arrêté deux fois par la Gestapo.

Il décède en mai 1957.

(Les lettres et les photos nous ont été confiées par M. Robert PORTAL,  gendre du Dr Félix CARRADE).

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