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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Historique du PMI

Le Pèlerinage Militaire International

un demi siècle d'histoire

Le 1er PMI en 1958
 

Le PMI est né en 1958, année du 100ème anniversaire des apparitions.  Cette année-là, de nombreux pèlerinages étrangers s'organisent pour se rendre à la grotte de Lourdes et participer aux manifestations jubilaires proposées par les Sanctuaires. Profitant de cet engouement, Mgr Badre, alors directeur de l'aumônerie catholique militaire française, invite les aumôneries des délégations étrangères présentes au sein de l'OTAN, au traditionnel pèlerinage national organisé par le père Besombes depuis 1944. Il propose par ailleurs à Mgr Werthman, vicaire aux Armées allemandes de les rejoindre. Ce dernier accepte et participera le 6 février à la réunion de Fontainebleau durant laquelle des aumôniers de Belgique, Canada, Grande-Bretagne, Hollande, Italie, Luxembourg, Portugal, USA et France décident des modalités de participation au premier PMI, du vendredi 13 juin au lundi 16 juin 1958.

Cette réunion de Fontainebleau peut être considérée comme l'ancêtre de la Conférence Internationale Préparatoire (CIP) qui se réunit chaque année au mois d'octobre dans l'un des états membres afin de décider les orientations et les modalités du prochain PMI.

 

Une mise en oeuvre dès 1956 des aumôniers français et allemands

 

Mgr Badre, en lançant cette invitation aux délégations étrangères, ne fait qu'officialiser un état de fait. Depuis 1945, le pèlerinage national des militaires français qui se déroulait chaque année à Lourdes, rassemblaient plus de 30 000 pèlerins. Les militaires des armées étrangères présents sur le territoire français ou dans les garnisons françaises en Allemagne font part de leur désir de participer eux aussi à ce grand rassemblement !

De plus en 1956, avec la création de la nouvelle Armée allemande se met en place l'aumônerie militaire allemande. Les relations entre les deux aumôneries catholique et française se multiplient sous les efforts répétés de Mgr Werthmann et du père Xavier Louis chef de l'aumônerie militaire catholique des forces Françaises en Allemagne. Très vite, ils perçoivent l'importance que revêtirait un rassemblement des armées étrangères à la grotte ; ces armées qui il n'y a pas si longtemps se combattaient.

Ainsi était concrétisée l'intuition du père Besombes qui plus de dix années auparavant organisait le premier rassemblement à Lourdes du 22 au 24 septembre 1945 après que Mgr Saliège en 1944 lui ait demandé d'"amener l'armée à Lourdes".

 

Un événement fondateur en 1944 à la grotte : la prière des militaires des FFI et des soldats soviétiques
 

Car le PMI, rassemblement international unique en faveur de la Paix, peut se targuer d'un signe fondateur. Ce événement est rapporté dans la presse toulousaine du 13 décembre 1944 : la présence à la grotte le même jour de militaires des Forces françaises de l'Intérieur et de soldats soviétiques. Le journal de la grotte du 17 décembre 1944 relaie l'information et livre des détails sur cette singulière présence. La messe du dimanche 10 décembre à la basilique du Rosaire est célébrée par Mgr Théas, évêque de Montauban, en présence de Mgr Saliège, archevêque de Toulouse. On peut ainsi relever dans le commentaire présentant l'assemblée  120 blessés des derniers combats accompagnés par l'aumônier militaire de l'hôpital Purpran ainsi que des autorités militaires françaises et des représentants des armées alliées. Une cérémonie a même eu lieu auparavant aux monuments aux morts avec la participation officielle des autorités civiles. Parmi les prêtres qui accompagnent l'archevêque de Toulouse, le père André Besombes, vicaire à la paroisse Saint Exupère de Toulouse est aussi aumônier militaire. D'ailleurs, 80 militaires de la garnison de Toulouse ont suivi leur aumônier.

 

Le pèlerinage militaire régional à Lourdes devient national puis international
 

C'est précisément au retour de ce pèlerinage régional que Mgr Saliège demande au père Besombes d'organiser le rassemblement des militaires à Lourdes. Une tâche à laquelle il se dévouera avec zèle. Tant et si bien que le pèlerinage deviendra progressivement régional puis national en 1947 avec l'accord du nouveau directeur de l'aumônerie militaire le père Jean Badre, avant de devenir en 1958 international. Mais on perçoit que l'intention du père Besombes dépasse, depuis le début, très largement le niveau local. Ceci est relaté dans l'ouvrage de la commission historique du PMI, Le Pèlerinage Militaire International à Lourdes, écrit et rédigé par René Dupuy.

En 1947, on note la participation discrète au pèlerinage militaire du père Ludwig Steger, prêtre du diocèse de Rottenburg, soldat, prisonnier de guerre depuis 44 au camp des Sables près de Toulouse. Il avait noué une solide amitié avec le père Besombes qui venait régulièrement visiter les prisonniers de guerre. C'est de cette amitié que naîtra la volonté de faire de ce pèlerinage un grand rassemblement.

 

Trois mois après le 1er PMI : rencontre entre de Gaulle et Adenauer
 

Onze années plus tard, en 1958, le père Steger sera une cheville ouvrière de la venue à Lourdes de la Bundeswehr pour le premier Pèlerinage Militaire  International. Rappelons enfin que ce premier rassemblement pour la "réconciliation des Peuples du monde" (discours du maréchal Juin au camp militaire) précédera la grande rencontre les 14 et 15 septembre 1958 entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer  qui scellera politiquement la réconciliation entre les deux pays.

 

E.C

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Saint du Jour

Nominis

22 octobre 2019

Tous les saints du jour
  • Saintes Elodie et Nunilon - Martyres à Cordoue (✝ 851)
    Elodie ou Alodie et sa soeur Nunilo ou Nunilone à Huesca en Espagne. Nées d'un père sarrasin et d'une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil (diocèse de Poitiers): elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église.À Huesca en Aragon, l'an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d'un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d'abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d'un édit de l'émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d'un coup de sabre.
  • Sainte Salomé la Myrophore - épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (I siècle.)
    Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)