Historique du PMI

Le Pèlerinage Militaire International

un demi siècle d'histoire

Le 1er PMI en 1958
 

Le PMI est né en 1958, année du 100ème anniversaire des apparitions.  Cette année-là, de nombreux pèlerinages étrangers s'organisent pour se rendre à la grotte de Lourdes et participer aux manifestations jubilaires proposées par les Sanctuaires. Profitant de cet engouement, Mgr Badre, alors directeur de l'aumônerie catholique militaire française, invite les aumôneries des délégations étrangères présentes au sein de l'OTAN, au traditionnel pèlerinage national organisé par le père Besombes depuis 1944. Il propose par ailleurs à Mgr Werthman, vicaire aux Armées allemandes de les rejoindre. Ce dernier accepte et participera le 6 février à la réunion de Fontainebleau durant laquelle des aumôniers de Belgique, Canada, Grande-Bretagne, Hollande, Italie, Luxembourg, Portugal, USA et France décident des modalités de participation au premier PMI, du vendredi 13 juin au lundi 16 juin 1958.

Cette réunion de Fontainebleau peut être considérée comme l'ancêtre de la Conférence Internationale Préparatoire (CIP) qui se réunit chaque année au mois d'octobre dans l'un des états membres afin de décider les orientations et les modalités du prochain PMI.

 

Une mise en oeuvre dès 1956 des aumôniers français et allemands

 

Mgr Badre, en lançant cette invitation aux délégations étrangères, ne fait qu'officialiser un état de fait. Depuis 1945, le pèlerinage national des militaires français qui se déroulait chaque année à Lourdes, rassemblaient plus de 30 000 pèlerins. Les militaires des armées étrangères présents sur le territoire français ou dans les garnisons françaises en Allemagne font part de leur désir de participer eux aussi à ce grand rassemblement !

De plus en 1956, avec la création de la nouvelle Armée allemande se met en place l'aumônerie militaire allemande. Les relations entre les deux aumôneries catholique et française se multiplient sous les efforts répétés de Mgr Werthmann et du père Xavier Louis chef de l'aumônerie militaire catholique des forces Françaises en Allemagne. Très vite, ils perçoivent l'importance que revêtirait un rassemblement des armées étrangères à la grotte ; ces armées qui il n'y a pas si longtemps se combattaient.

Ainsi était concrétisée l'intuition du père Besombes qui plus de dix années auparavant organisait le premier rassemblement à Lourdes du 22 au 24 septembre 1945 après que Mgr Saliège en 1944 lui ait demandé d'"amener l'armée à Lourdes".

 

Un événement fondateur en 1944 à la grotte : la prière des militaires des FFI et des soldats soviétiques
 

Car le PMI, rassemblement international unique en faveur de la Paix, peut se targuer d'un signe fondateur. Ce événement est rapporté dans la presse toulousaine du 13 décembre 1944 : la présence à la grotte le même jour de militaires des Forces françaises de l'Intérieur et de soldats soviétiques. Le journal de la grotte du 17 décembre 1944 relaie l'information et livre des détails sur cette singulière présence. La messe du dimanche 10 décembre à la basilique du Rosaire est célébrée par Mgr Théas, évêque de Montauban, en présence de Mgr Saliège, archevêque de Toulouse. On peut ainsi relever dans le commentaire présentant l'assemblée  120 blessés des derniers combats accompagnés par l'aumônier militaire de l'hôpital Purpran ainsi que des autorités militaires françaises et des représentants des armées alliées. Une cérémonie a même eu lieu auparavant aux monuments aux morts avec la participation officielle des autorités civiles. Parmi les prêtres qui accompagnent l'archevêque de Toulouse, le père André Besombes, vicaire à la paroisse Saint Exupère de Toulouse est aussi aumônier militaire. D'ailleurs, 80 militaires de la garnison de Toulouse ont suivi leur aumônier.

 

Le pèlerinage militaire régional à Lourdes devient national puis international
 

C'est précisément au retour de ce pèlerinage régional que Mgr Saliège demande au père Besombes d'organiser le rassemblement des militaires à Lourdes. Une tâche à laquelle il se dévouera avec zèle. Tant et si bien que le pèlerinage deviendra progressivement régional puis national en 1947 avec l'accord du nouveau directeur de l'aumônerie militaire le père Jean Badre, avant de devenir en 1958 international. Mais on perçoit que l'intention du père Besombes dépasse, depuis le début, très largement le niveau local. Ceci est relaté dans l'ouvrage de la commission historique du PMI, Le Pèlerinage Militaire International à Lourdes, écrit et rédigé par René Dupuy.

En 1947, on note la participation discrète au pèlerinage militaire du père Ludwig Steger, prêtre du diocèse de Rottenburg, soldat, prisonnier de guerre depuis 44 au camp des Sables près de Toulouse. Il avait noué une solide amitié avec le père Besombes qui venait régulièrement visiter les prisonniers de guerre. C'est de cette amitié que naîtra la volonté de faire de ce pèlerinage un grand rassemblement.

 

Trois mois après le 1er PMI : rencontre entre de Gaulle et Adenauer
 

Onze années plus tard, en 1958, le père Steger sera une cheville ouvrière de la venue à Lourdes de la Bundeswehr pour le premier Pèlerinage Militaire  International. Rappelons enfin que ce premier rassemblement pour la "réconciliation des Peuples du monde" (discours du maréchal Juin au camp militaire) précédera la grande rencontre les 14 et 15 septembre 1958 entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer  qui scellera politiquement la réconciliation entre les deux pays.

 

E.C

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Saint du Jour

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18 février 2019

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  • Sainte Bernadette Soubirous - jeune fille à laquelle la Vierge Marie apparut (✝ 1879)
    Fille aînée d'une famille de meunier que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle. Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- vidéo du CFRT, Jour du Seigneur, sur la WebTV de la CEF.- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait 14 ans quand l'Immaculée l'appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu'elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu'au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes: le jeudi 25 mars, fête de l'Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l'Immaculée Conception'.Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l'humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879)... En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879.(diocèse de Nevers) Le site de l'Espace Bernadette à Nevers À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d'une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l'habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.