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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • Historique

Historique

 Les évêques du diocèse aux armées françaises

 

Officiellement la première aumônerie militaire date de l'édit de Carloman, en 742: il est précisé que les clercs ont interdiction de porter armure, de combattre et de se rendre à "l'ost", sauf ceux qui, pour les besoins du service divin (messe et port des reliques) auront été choisis pour cela. Ainsi apparaissent des chapelains prêtres qui, sous la direction d'évêques, vont former la première aumônerie militaire.


Cet édit rendait officiel une présence et un culte au sein des armées qui avaient cours depuis l'époque de l'empereur Constantin (Début du IVème siècle). A cette époque en effet, s'est développé le culte de militaires romains, morts martyrs pour avoir refusé d'adopter le culte impérial, par fidélité à la foi nouvelle. Ces personnages sont souvent devenus " des patrons d'armes" que les militaires célèbrent encore chaque année, comme les saints Maurice, Georges...


C'est aussi sous l'empereur Constantin que que s'amorce un rituel de prières récitées naguère par des prêtres, avant et après la bataille.
Il faut noter enfin que cette présence de prêtres chrétiens auprès des soldats, dès les débuts de l'Eglise, n'est pas surprenante car aussi loin que l'on puisse remonter dans l'étude des conflits armés, on rencontre des représentants des religions auprès des militaires (par exemple, les romains leur demandaient de consulter les divinités).

A partir de la fin du XVIème siècle, avec les guerres d'Italie, on constate la présence d'aumôniers militaires permanents. Avec Vauban chaque citadelle, et chaque quartier, a sa chapelle; ainsi sera construite l'église de l'Hôtel des Invalides, aujourd'hui cathédrale du diocèse aux armées. Mais l'aumônerie militaire connaîtra bien des vicissitudes. De plus l'évolution de la technique et de la logistique des conflits armés est telle que dès 1870, des aumôniers militaires réclament à la fois une formation spécifique et une hiérarchie. Le texte législatif de base organisant cette aumônerie date de 1880 et n'a pas été abrogé lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La loi de 1880 est toujours la base légale des aumôneries protestante, juive et catholique des armées françaises.

Pour les catholiques, le décret de la congrégation consistoriale du 26 juillet 1952 érige canoniquement le vicariat aux armées qui réunit les trois aumôneries Terre, Air et Mer sous l'autorité du cardinal archevêque de Paris, alors Mgr Feltin.
Le décret du ministre des armées de juin 1964 (Pierre Messmer) réorganise l'aumônerie dans le cadre des armées. Mgr Jean Badré devient évêque auxiliaire chargé auprès du Cardinal Feltin.
 

En 1967 est crée le Vicariat Armée qui n'est plus sous la responsabilité du Cardinal de Paris.
Mgr Jean Badré devient le premier vicaire aux Armées françaises, auquel ont succédé Mgr Gabriel Vanel en 1970 et Mgr Jacques Fihey en 1983. 

La constitution apostolique Spirituali militum curae de Jean-Paul II du 21 avril 1986 transforme le Vicariat aux Armées en Ordinariat aux Armées à dater du 21 juillet 1986. Les dénominations de Diocèse aux Armées, d'évêque aux Armées sont adoptées.

Mgr Jacques Fihey sera donc le premier évêque aux Armées à qui succédera en 1989 Mgr Michel  Dubost, puis en 2000 Mgr Patrick Le Gal.
En novembre 2009 Mgr Luc Ravel devient évêque aux armées et créé le séminaire Saint Louis aux Armées en Septembre 2014. 
Mgr Antoine de Romanet de Beaune lui succède en septembre 2017.

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Saint du Jour

Nominis

22 octobre 2019

Tous les saints du jour
  • Saintes Elodie et Nunilon - Martyres à Cordoue (✝ 851)
    Elodie ou Alodie et sa soeur Nunilo ou Nunilone à Huesca en Espagne. Nées d'un père sarrasin et d'une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil (diocèse de Poitiers): elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église.À Huesca en Aragon, l'an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d'un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d'abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d'un édit de l'émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d'un coup de sabre.
  • Sainte Salomé la Myrophore - épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (I siècle.)
    Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)