• Historique

Historique

 Les évêques du diocèse aux armées françaises

 

Officiellement la première aumônerie militaire date de l'édit de Carloman, en 742: il est précisé que les clercs ont interdiction de porter armure, de combattre et de se rendre à "l'ost", sauf ceux qui, pour les besoins du service divin (messe et port des reliques) auront été choisis pour cela. Ainsi apparaissent des chapelains prêtres qui, sous la direction d'évêques, vont former la première aumônerie militaire.


Cet édit rendait officiel une présence et un culte au sein des armées qui avaient cours depuis l'époque de l'empereur Constantin (Début du IVème siècle). A cette époque en effet, s'est développé le culte de militaires romains, morts martyrs pour avoir refusé d'adopter le culte impérial, par fidélité à la foi nouvelle. Ces personnages sont souvent devenus " des patrons d'armes" que les militaires célèbrent encore chaque année, comme les saints Maurice, Georges...


C'est aussi sous l'empereur Constantin que que s'amorce un rituel de prières récitées naguère par des prêtres, avant et après la bataille.
Il faut noter enfin que cette présence de prêtres chrétiens auprès des soldats, dès les débuts de l'Eglise, n'est pas surprenante car aussi loin que l'on puisse remonter dans l'étude des conflits armés, on rencontre des représentants des religions auprès des militaires (par exemple, les romains leur demandaient de consulter les divinités).

A partir de la fin du XVIème siècle, avec les guerres d'Italie, on constate la présence d'aumôniers militaires permanents. Avec Vauban chaque citadelle, et chaque quartier, a sa chapelle; ainsi sera construite l'église de l'Hôtel des Invalides, aujourd'hui cathédrale du diocèse aux armées. Mais l'aumônerie militaire connaîtra bien des vicissitudes. De plus l'évolution de la technique et de la logistique des conflits armés est telle que dès 1870, des aumôniers militaires réclament à la fois une formation spécifique et une hiérarchie. Le texte législatif de base organisant cette aumônerie date de 1880 et n'a pas été abrogé lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La loi de 1880 est toujours la base légale des aumôneries protestante, juive et catholique des armées françaises.

Pour les catholiques, le décret de la congrégation consistoriale du 26 juillet 1952 érige canoniquement le vicariat aux armées qui réunit les trois aumôneries Terre, Air et Mer sous l'autorité du cardinal archevêque de Paris, alors Mgr Feltin.
Le décret du ministre des armées de juin 1964 (Pierre Messmer) réorganise l'aumônerie dans le cadre des armées. Mgr Jean Badré devient évêque auxiliaire chargé auprès du Cardinal Feltin.
 

En 1967 est crée le Vicariat Armée qui n'est plus sous la responsabilité du Cardinal de Paris.
Mgr Jean Badré devient le premier vicaire aux Armées françaises, auquel ont succédé Mgr Gabriel Vanel en 1970 et Mgr Jacques Fihey en 1983. 

La constitution apostolique Spirituali militum curae de Jean-Paul II du 21 avril 1986 transforme le Vicariat aux Armées en Ordinariat aux Armées à dater du 21 juillet 1986. Les dénominations de Diocèse aux Armées, d'évêque aux Armées sont adoptées. Mgr Jacques Fihey sera donc le premier évêque aux Armées à qui succédera en 1989 Mgr Michel  Dubost, puis en 2000 Mgr Patrick Le Gal. En novembre 2009 Mgr Luc Ravel devient évêque aux armées. Mgr Antoine de Romanet de Beaune lui succède en septembre 2017.

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  • Saint Maurice - et ses compagnons de la légion thébéenne (✝ v. 287)
    et ses compagnons, militaires romains martyrisés à Auganuum (Agaune), devenu depuis Saint Maurice du Valais. Dès que Maximien devint empereur d'Occident (286), il décida d'y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Égypte la légion qui s'y trouvait cantonnée. Il n'aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Ils refusèrent d'exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu'au dernier. Telle est du moins la légende de la Légion thébaine. Ce qui est vrai sans doute, c'est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés. Au siècle suivant, une basilique s'élevait à cet endroit.Illustration: Erasmus de Formiae et Saint Maurice par Matthias Grünewald (1517-23), paroisse Notre-Dame de Capelou. - Lors de la persécution de Dioclétien (303-305) à Agaune dans le Valais, des soldats sont torturés et mis à mort pour leur foi. Un siècle et demi plus tard, l'évêque de Lyon, Eucher, rédige les récits de leur martyre d'après des traditions orales. Dès le début du VIIe siècle, saint Maurice est en grande vénération à Vienne et dans le diocèse de Grenoble. A la fin du XIe siècle, il devient le seul titulaire de la cathédrale de Vienne. (saints du diocèse de Grenoble)- Saint Maurice - Patron de nombreuses paroisses ou chapelles, mort pour défendre la foi aux premiers siècles de l'Église dans la région. (saints du diocèse d'Annecy)- Comme l'a figuré le célèbre tableau du Greco consacré au martyr de saint Maurice, la foi intrépide des soldats autour de leurs chefs et de sens moral élevé dans le refus d'un ordre injuste au péril de sa vie. (diocèse aux armées françaises)- "Maurice fut exécuté, au début du règne de l'empereur Maximien (289). Voici la 'légende' tirée du bréviaire de Pamiers: Maximien appelé par Dioclétien à partager son pouvoir impérial se rendit en Gaule. Son armée comprenait une légion appelée thébéenne (habitants de Thèbes) Les soldats étaient valeureux, très croyants; même sous les armes ils n'oublièrent pas les préceptes de l'Évangile. Maximien ordonna de sacrifier aux idoles à Octodorus (dans le Valais de la Suisse du Sud – 20km de Saint-Maurice)." (diocèse de Pamiers)- Au début du VIIIe siècle, introduction du culte des reliques des martyrs de la légion thébaine, saint Maurice et ses compagnons, dans une annexe voûtée de la cathédrale. Officier d'un corps d'auxiliaires de l'armée romaine levés en Égypte et convertis au christianisme, Maurice souffrit le martyre vers 290. Refusant de poursuivre les chrétiens et de sacrifier aux dieux païens, Maurice et ses compagnons furent massacrés sur ordre impérial. (Les grandes heures de la cathédrale Saint-Maurice de Vienne)- Voir aussi l'histoire de ces martyrs sur le site de l'abbaye de Saint Maurice en Suisse.- Saint Candide (statue) est le patron de l'église de Picauville dans le Cotentin.- Le nom de la commune de Saint-Xandre (17138) vient, par déformation, de Saint Candide: Sanctus Scandidus. On trouve écrit dans des textes anciens: st Candé, st Candre, Sanctus Xandrius (1262), Sancedrium (1573). Saint Candide, officier de la légion thébaine (grecque), fut martyrisé avec ses compagnons à la fin du IIIe siècle sur l’ordre de l’empereur Maximin pour avoir refusé de combattre contre des chrétiens. (source: toponymie, commune de Saint-Xandre)À Agaune dans le Valais suisse, vers la fin du IIIe siècle, les saints martryrs Maurice, Exupère, Candide, soldats. Selon le récit de saint Eucher de Lyon, ils furent mis à mort pour le Christ avec leurs compagnons de la légion thébéenne et le vétéran Victor, sous l’empereur Maximilien, illustrant ainsi l’Église par leur glorieuse passion.
  • Saint Silvain - ermite du Ve siècle (5ème s.)
    Un internaute nous dit  'St Silvain est fêté le 22 septembre. La légende l'a souvent assimilé au personnage de Zachée (St Pierre l'aurait envoyé en France, il aurait connu une très longue route). St Silvain est surtout connu pour être un ermite du Vème siècle (dates imprécises) et qui a évangélisé le Berry. Il a fait beaucoup de miracles dans sa vie, et aujourd'hui encore on le prie spécialement pour le "feu de st Silvain" (sorte d'érysipèle) et on lui confie particulièrement les enfants malades. La tête de St Silvain est une relique conservée à Levroux. Le 5ème dimanche après Pâques, il y a la "fête du Chef", pèlerinage en l'honneur de St Silvain à Levroux. On peut trouver le tombeau de St Silvain (les restes des ossements) à Celle près de St Amand dans le diocèse de Bourges. Un pèlerinage a lieu à la chapelle de St Silvain le 3ème dimanche de septembre.'