• Chapelle du Val de Grâce

Chapelle du Val-de-Grâce

Le Val de Grâce

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Cet important Hôpital d'Instruction des Armées du Vème arrondissement de Paris, était en fait jusqu'en 1789 un vaste couvent de religieuses bénédictines situé dans le faubourg Saint Jacques.

Fondé en 1621 et embelli tout au long du XVIIème siècle par la reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII et mère de Louis XIV, il fut sans conteste le plus "ambitieux" des grands chantiers religieux de la capitale.

Autrefois témoignage d'une royale dévotion, cet ensemble admirable par l'ampleur de son monastère, par la magnificence de son église et surtout par la haute maîtrise des ateliers qui y travaillèrent, est aujourd'hui reconnu comme "une des plus belles réussites artistiques du siècle de Louis XIII" (Claude Mignot).

Cette vaste entreprise réunit les meilleurs artistes connus à Paris au milieu du XVIIème siècle : les architectes Mansart, Lemercier, Le Muet ; les sculpteurs issus de la maîtrise, les frères Anguier de la ville royale d'Eu et le flamand De Buyster ; les peintres religieux Jean-Baptiste et Philippe de Champaigne, Pierre Mignard Le Romain ; et beaucoup d'autres encore, maîtres artisans des grandes corporations appelés plus tard à Versailles.

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Célèbre et prospère jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, l'abbaye Notre Dame du Val de Grâce, pourtant mausolée royal comme la basilique de Saint Denis, fut épargnée par les destructions révolutionnaires.

Le 31 juillet 1793, la Convention prit la décision capitale d'affecter les bâtiments du couvent du Val de Grâce à un hôpital militaire : l'ensemble architectural du Val de Grâce était préservé mieux encore que l'abbaye voisine de Port Royal devenue en 1795 maison pour enfants trouvés, puis maternité en 1818, alors que disparaissaient totalement les couvents des Feuillantines, des Ursulines et des Carmélites du quartier Saint Jacques.

La construction de 1974 à 1978 d'un hôpital neuf et indépendant, permit de rendre à l'ensemble monastique son autonomie. Une complète et récente restauration en 1996, acheva de lui rendre sa beauté…

Article extrait d'un dossier intitulé :

Le plus beau monastère de Paris
Le Val de Grâce : l'œuvre d'une reine.

Ecrit par madame Christine Labeille

©EGMIL avril-mai-juin 2000

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Saint du Jour

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Tous les saints du jour
  • Saint Jude - "Thaddée", apôtre (1er s.)
    Jude est aussi appelé Thaddée pour le distinguer de Judas. Avec Simon, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène: «Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde?» (Jean 14.22). Jésus y répondra indirectement: «Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement». Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse. A lire:- Saints Simon et Jude, une catéchèse de Benoît XVI prononcée le 11 octobre 2006, sur ces deux apôtres souvent mal connus - site 'Jeunes cathos'- Épître de saint Jude 28 octobre: fête des saints Simon et Jude, Apôtres. Le premier était surnommé le Zélote; le second, fils de Jacques, appelé aussi Thaddée, interrogea le Seigneur à la dernière Cène sur sa manifestation et Jésus lui répondit: “Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui”.
  • Saint Romuald - Fondateur des Camaldules (✝ 1027)
    Ce jeune homme plein d'avenir de la noblesse de Ravenne assiste à 20 ans au meurtre d'un de ses parents. Bouleversé, il se fait moine au monastère bénédictin de Saint-Apollinaire in Classe. Ne trouvant pas au monastère l'austérité parfaite que recherche sa soif d'absolu, il le quitte au bout de trois ans et se fait ermite, pérégrinant dans la lagune vénitienne. En 978, avec quelques compagnons, il part pour le monastère de Saint Michel de Cuxa dans les Pyrénées où il vit en ermite une dizaine d'années. Lorsqu'il décide de regagner Ravenne pour des raisons familiales, sa réputation de sainteté est si bien établie que des paysans pyrénéens tentent de l'assassiner pour garder au moins ses reliques. Romuald parcourt alors l'Italie, ramenant nombre d'ermites à une vie régulière en adaptant la Règle de Saint Benoît aux exigences de la vie solitaire. Sa rigueur, effrayante parfois, est à la mesure de sa soif d'absolu toujours plus délirante. Vers 1012, un grand seigneur lui fait don d'un domaine à Camaldoli en Toscane, dont il fera le premier ermitage des Camaldules. Troublé dans sa solitude par de nombreux visiteurs, il se retire dans un monastère isolé où il mourra. Saint Pierre Damien, l'un de ses plus illustres disciples, écrira sa vie.Illustration: saint Romuald et l'ermitage (détail huile sur toile) sacré ermitage de CamaldoliMémoire de saint Romuald, anachorète et père des moines camaldules. Né à Ravenne, après une jeunesse dissipée, il entendit l’appel du Seigneur, qui se confondit pour lui avec l’appel à la vie érémitique. Pendant des années, il parcourut l’Italie, fondant de petits monastères, cherchant partout, avec une ardeur infatigable, à promouvoir la vie évangélique parmi les moines. Il acheva sa vie de solitude au monastère de Val del Castro dans les Apennins, en 1027.