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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

La grâce de la présence de Dieu en nous

Lettre de Y. Crems, prêtre infirmier à la famille Graciet
Ambulance 1/70, Secteur postal 96
Le 9 juillet 1915

 

C’est une pénible nouvelle que votre cher fils, du 159ème d’infanterie, m’a chargé de vous annoncer. Il a été blessé à la tête le 5 de ce mois et est arrivé dans notre ambulance dès le lendemain matin mais hélas dans un état désespéré. La blessure dans la région cervicale, a produit chez lui une insensibilité générale, en sorte qu’il n’a point souffert, il a cependant conservé toute sa lucidité et jusqu’à la dernière minute. Dès son arrivée, il appela près de lui un prêtre infirmier et lui demanda d’entendre sa confession. Une demi-heure après, ce prêtre infirmier étant sorti prendre sa soupe, votre cher blessé m’appela à mon tour. Il me dit qu’il s’était confessé, mais qu’il craignait de mourir avant le lendemain matin et ne pouvoir recevoir la Sainte Communion.Je l’engageai alors à faire au moins la communion spirituelle, ce qu’il fit de tout cœur. Il me pria de vouloir enlever les médailles qu’il portait, ou plutôt qu’il croyait porter à sa flanelle, mais il n’avait plus sa flanelle et je n’ai pu retrouver les médailles. Il me demanda de lui en attacher une car « je ne voudrais pas mourir, dit-il, sans avoir un signe sacré sur ma poitrine ». Ce que je fis de suite.Après m’avoir remercié, il me pria de vouloir bien prendre votre adresse afin de vous annoncer sa mort : « vous leur direz, dit-il, comment je suis mort, où je serais enterré, ce sera leur plus grande consolation ». Le lendemain matin, avant la messe, je vins le voir et lui annoncer que j’allais, après ma messe, lui apporter la Sainte Communion ; il en parut tout heureux.Et quand ¾ d’heure après je lui eus administré le Saint Viatique, il dit ces simples paroles : « quelle grâce ! »…Je lui demandai ensuite de prononcer les saints noms de Jésus et de  Marie ; il fit un signe affirmatif et expira doucement….

 

Extrait de la lettre de Marie Graciet à Y. Crems

 

…Votre lettre portera un adoucissement à notre douleur en nous fournissant la preuve qu’il est mort en bon chrétien. Puissions-nous, après avoir gravi les douloureuses étapes du calvaire de la vie, aller le retrouver dans un monde meilleur… 

 

  

 

 

 

 

 

Les sacrements :

Dieu me rejoint, je vais à sa rencontre…

 

cle-vatican

« A la profession de foi succède l’explication de la vie sacramentelle, dans laquelle le Christ est présent, agissant et continue à construire son Eglise. Sans la liturgie et les sacrements, la profession de foi n’aurait pas d’efficacité parce qu’elle manquerait de la grâce qui soutient le témoignage des chrétiens »  

Benoît XVI - Porta Fidei 11

 

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Rester fidèle à notre Seigneur

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Saint du Jour

Nominis

30 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jérôme - Père et Docteur de l'Église (✝ 420)
    Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu. A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l'Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l'apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d'une manière admirable, de bien des besoins de l'Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? » (Jb 9, 1-12.14-16)

    Lecture du livre de Job

        Job prit la parole et répondit à ses amis :
        « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi :
    Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ?
        Si l’on s’avise de discuter avec lui,
    on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille.
        Il est plein de sagesse et d’une force invincible,
    on ne lui tient pas tête impunément.
        C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu,
    qui les renverse dans sa colère ;
        il secoue la terre sur sa base,
    et fait vaciller ses colonnes.
        Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas,
    et sur les étoiles il appose un sceau.
        À lui seul il déploie les cieux,
    il marche sur la crête des vagues.
        Il fabrique la Grande Ourse, Orion,
    les Pléiades et les constellations du Sud.
        Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables,
    d’innombrables merveilles.
        S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ;
    s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas.
        S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise,
    qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?”
        Et moi, je prétendrais lui répliquer !
    je chercherais des arguments contre lui !
        Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ?
    Je ne puis que demander grâce à mon juge.
        Même s’il répond quand je fais appel,
    je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 87 (88), 10bc-11, 12-13, 14-15)

    Refrain psalmique : (Ps 87, 3a)

    Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur !

    Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
    je tends les mains vers toi :
    fais-tu des miracles pour les morts ?
    leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?

    Qui parlera de ton amour dans la tombe,
    de ta fidélité au royaume de la mort ?
    Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
    et ta justice, au pays de l’oubli ?

    Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
    dès le matin, ma prière te cherche :
    pourquoi me rejeter, Seigneur,
    pourquoi me cacher ta face ?

  • Évangile : « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57-62)

    Acclamation : (Ph 3, 8-9)

    Alléluia. Alléluia.
    J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
    afin de gagner un seul avantage, le Christ
    et, en lui, d’être reconnu juste.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        en cours de route, un homme dit à Jésus :
    « Je te suivrai partout où tu iras. »
        Jésus lui déclara :
    « Les renards ont des terriers,
    les oiseaux du ciel ont des nids ;
    mais le Fils de l’homme
    n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

        Il dit à un autre :
    « Suis-moi. »
        L’homme répondit :
    « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
        Mais Jésus répliqua :
    « Laisse les morts enterrer leurs morts.
    Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

        Un autre encore lui dit :
    « Je te suivrai, Seigneur ;
    mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
    aux gens de ma maison. »
        Jésus lui répondit :
    « Quiconque met la main à la charrue,
    puis regarde en arrière,
    n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.