Messes
Fêtes d'armes
Soutenir

Bonne fête à tous nos aumôniers militaires !

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean de Capistran, dont le rôle au service de la réconciliation des peuples d’Europe, autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l’espérance des chevaliers, lui ont valu d’être choisi comme saint patron des aumôniers militaires.

On fête le 23 octobre la Saint Jean de Capistran, patron des aumôniers militaires. Alors, si vous connaissez autour de vous des aumôniers, c’est la bonne occasion de leur envoyer un message ! De notre côté, nous vous proposons ci-dessous d’en savoir plus sur ce fin diplomate envoyé par les papes pour des missions délicates.

Ce saint est originaire d’une famille noble de condottieres allemands, à Capestrano, dans le royaume de Naples. Il étudie le droit, ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée casse ses projets alors qu’il a 29 ans.

Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse.

Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche « observante » de l’Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le « Miroir des clercs » qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus.

La prédication de la croisade contre les Turcs

Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne.

La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l’urgence des temps. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille, et l’avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.