Charles de Foucauld, le soldat qui nous apprend les vertus du désert

 

Par son humilité, sa soif d’absolu et son sens du combat intérieur, Charles de Foucauld a tracé une route qui demeure un exemple pour les militaires. « Il faut passer par le désert » disait-il, un enseignement qui vaut pour tous les chrétiens. Article du P. Philippe Neveu, aumônier militaire, sur Aleteia.

C’est une grande de joie pour toutes les armées de savoir que le bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ancien saint-cyrien atypique qui a servi dans la cavalerie au 4e hussards en Algérie puis au 4e chasseurs d’Afrique lors d’une opération extérieure dans le Sud-Oranais, sera prochainement canonisé par le pape François. Ce sera pour l’Armée française le premier militaire canonisé et une référence que beaucoup déjà parmi nous aiment prier chez eux, en école militaire, au quartier, en manœuvre ou plus particulièrement en opération extérieure, lieu où notre futur saint a pu découvrir l’attrait du désert et s’interroger sur l’existence de Dieu !

Plusieurs conversions

Sa vie est très étonnante. Après une enfance éprouvée par le deuil de ses parents et par une jeunesse mouvementée, le jeune Foucauld s’oriente par tradition familiale vers l’armée. Admis à Saint-Cyr en 1876, il va vivre ces années comme un « pacha » profitant de sa fortune personnelle, mais se creuse en lui un vide intérieur qui le poussera à se poser de vraies questions existentielles. Il ne s’est jamais senti victime de son histoire mais petit à petit, il a appris à l’assumer et à rendre grâce en découvrant celui qui va apaiser son cœur. Il avait en lui cette soif d’absolu et il fit tout pour la combler. Ce n’est pas une seule conversion qu’il a eue, mais plusieurs au fil des années qui ont succédé à sa vie militaire. Alors qu’il aurait pu se marier et mener grand train dans un château de Touraine ou dans le Périgord de ses aïeux, il a choisi les paysages désertiques de l’Algérie pour vivre avec les Touaregs comme ermite. Aussitôt qu’il crut qu’il y avait un Dieu, il comprit qu’il ne pouvait faire autrement que de ne vivre que pour Lui.

Et c’est au désert en opération extérieure que commence sa conversion et qu’il va se révéler comme un excellent chef de peloton et camarade. Il écrit à cette époque : « La vie de camp me plaît autant que la vie de garnison me déplaît… » Durant une campagne dans le Sud-Oranais, le général Laperrine qui était de l’expédition et qui pouvait juger son camarade écrivait : « Au milieu des dangers et des privations de colonnes expéditionnaires, ce lettré fêtard se révéla un soldat et un chef ; supportant gaiement les plus dures épreuves, payant constamment de sa personne, s’occupant avec dévouement de ses hommes, il faisait l’admiration des vieux Mexicains du régiment, des connaisseurs ! ». Lire la suite sur Aleteia

Imprimer