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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • diocese
  • Retour sur deux mois de mobilisation des aumôniers par Mgr Antoine de Romanet

Retour sur deux mois de mobilisation des aumôniers par Mgr Antoine de Romanet

Antoine de Romanet

Alors que depuis peu, la France amorce le processus de "déconfinement", Mgr Antoine de Romanet revient sur ces deux mois de mobilisation des armées et de leurs aumôniers. Interview. 

Comment cette période de confinement a-t-elle été perçue au sein des armées ?

Cette période a été un moment de mobilisation de tous au service du pays. Dans le strict respect des gestes barrières les missions se sont déroulées avec autant d’intensité que de diversité, partout où les forces Armées sont déployées, sur le territoire national comme dans les outre-mer. Pour les aumôniers ce fut un temps combinant l’intériorité et l’imagination, pour se rendre présent à tous dans un strict respect des règles sanitaire pour chacun.

Le confinement a bouleversé la vie de prière de l’ensemble des catholiques. Quelle(s) disposition(s) particulière(s) avez-vous mis en place au sein du diocèse aux Armées ?

Les réponses ont été très diverses sur le terrain, et très « numérique » au siège de l’aumônerie, par la diffusion de messages video hebdomadaires, par des propositions de célébration en famille chaque dimanche, par des vidéos ou des articles aidant à réfléchir sur les 7 dons du Saint Esprit ou sur les vertus en période de confinement…

 

Très rapidement le président de la République a annoncé le lancement de l’opération Résilience afin que l’armée apporte son aide et son soutien aux populations et aux services publics face à cette pandémie. Que vous inspire ce mot (Résilience) ?

Ce mot exprime pour le pays en général et pour les Armées en particulier l’aptitude à résister  aux chocs et à rebondir. Plus largement il s’agit de qualifier la capacité d’un corps, d’un organisme, d’un système, à surmonter une altération de son environnement et de pouvoir continuer à fonctionner en dépit de ces perturbations. C’est le terme qui a été retenu pour nommer l’opération des Armées françaises pour faire face à l’épidémie de COVID-19, et il restera associé à cette réalité, comme une expression concrète de continuité, de rapidité et d’efficacité.

Comment est vécue la suspension des messes publiques au sein de la communauté militaire ?

La Communauté militaire est solidaire des enjeux de la Nation. Si comme tous les français beaucoup de militaires ont souffert de la suspension  des messes, tous ont compris qu’il s’est agit d’un enjeu majeur de santé publique, et le plus grand respect a été donné à toutes les exigences requises par la situation et demandées par le gouvernement.

Qu’ils soient présents dans les hôpitaux militaires, en opex ou avec les régiments qui continuent à fonctionner, comment les missions des aumôniers militaires ont-elles évolué depuis le début du confinement ?

Les militaires et leurs aumôniers ont comme toujours répondus aux demandes du commandement dans la diversité des missions. Ainsi les marins du porte-hélicoptère amphibie Mistral ont début avril débarqué près de 500 tonnes de fret à Mayotte, associant des vivres au gel hydro-alcoolique, tandis qu’un BPC, Batiment de Projection et de Commandement a été envoyé depuis Toulon pour soutenir les Antilles. Les 8 Hôpitaux d’Instruction des Armées (HIA) ont quant à eux accueillis des malades du coronavirus, associé à l’hôpital de campagne déployé à Mulhouse. Un engagement qui représente plus qu’un symbole, l’expression de la proximité des Armées dans toutes les circonstances de l’histoire de notre pays.

Cette mobilisation de l’armée comporte une composante spirituelle, qui s’exprime par la présence des aumôniers militaires. Pour les malades du Covid-19 arrivant dans les structures médicales gérées par les forces armées s’est posée une question urgente : comment les accompagner, et en particulier les mourants ?  Très vite, un hôpital a intégré son aumônier dans les équipes d’accueil, et un autre nous a rapidement demandé un aumônier - qu’il pourrait également former et équiper pour aller en ‘zone covid’, pour accompagner les malades et faire le lien avec les famille. Et ainsi de part en part.

Les missions de ces aumôniers furent tout autant une présence aux soignants qu’aux familles, aux malades et à ceux que la maladie finit par emporter, avec parfois l’organisation d’obsèques en format réduit, pour autant dignes et recueillies.  Dans ces hôpitaux militaires chargés de soulager le système hospitalier du pays ont aussi eu lieu, à la demande des familles, des adieux au visage, des levées de corps et des rituels adaptés aux circonstances.

Outre le désengorgement des hôpitaux dont les services de réanimation sont saturés,  l’appui à la logistique via le transport de fret et  la mise à disposition d’emprises et d’experts, les militaires de l’opération Résilience sont aussi appelés, dans le cadre d’un troisième domaine qui est la protection, à surveiller certains sites sensibles civils et militaires. On ne réalise pas toujours à quel point, si la vie militaire comporte des temps d’action rapide où il peut être fait usage de la force, pour le reste, au quotidien, il s’agit d’un travail d’entraînement, de patience et de veille.  Les militaires ne sont donc pas surpris par ce qui leur est demandé. C’est leur vocation, et toujours une grande fierté pour eux de pouvoir participer à l’effort national .

Mots-clés: Evêque aux Armées, coronavirus, Confinement

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Saint du Jour

Nominis

29 mai 2020

Tous les saints du jour
  • Sainte Ursule Ledochowska - fondatrice des Ursulines du Coeur de Jésus (✝ 1939)
    Marie Ursule (Julie) Ledóchowska. Elle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Cœur de Jésus" pour rayonner l'Evangile. A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.Vie de Notre fondatrice Sainte Ursule Ledochowska - Toujours en route... Jamais déracinée Le zèle de la maison de Dieu la dévore Ursulines CJA - France Illustration: source - Sœurs Ursulines du Cœur de Jésus - PologneSur le site du Vatican: bibliographie, photo, homélie pour la canonisation de quatre bienheureux.Mémoire obligatoire en Finlande - facultative au Danemark.À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l'Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, la Finlande et la Russie.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirme être en vie » (Ac 25, 13-21)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    le roi Agrippa et Bérénice
    vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
    Comme ils passaient là plusieurs jours,
    Festus exposa au roi la situation de Paul en disant :
    « Il y a ici un homme
    que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
    Quand je me suis trouvé à Jérusalem,
    les grands prêtres et les anciens des Juifs
    ont exposé leurs griefs contre lui
    en réclamant sa condamnation.
    J’ai répondu que les Romains
    n’ont pas coutume de faire la faveur
    de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé,
    avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs
    et puisse se défendre du chef d’accusation.
    Ils se sont donc retrouvés ici,
    et sans aucun délai, le lendemain même,
    j’ai siégé au tribunal
    et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
    Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge
    aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
    Ils avaient seulement avec lui certains débats
    au sujet de leur propre religion,
    et au sujet d’un certain Jésus qui est mort,
    mais que Paul affirmait être en vie.
    Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction,
    j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem
    pour y être jugé sur cette affaire.
    Mais Paul a fait appel
    pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale.
    J’ai donc ordonné de le garder en prison
    jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab)

    Refrain psalmique : (Ps 102, 19a)

    Le Seigneur a son trône dans les cieux.
    ou : Alléluia !

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Comme le ciel domine la terre,
    fort est son amour pour qui le craint ;
    aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
    il met loin de nous nos péchés.

    Le Seigneur a son trône dans les cieux :
    sa royauté s’étend sur l’univers.
    Messagers du Seigneur, bénissez-le,
    invincibles porteurs de ses ordres !

  • Évangile : « Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)

    Acclamation : (cf. Jn 14, 26)

    Alléluia. Alléluia.
    L’Esprit Saint vous enseignera tout,
    et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    Jésus se manifesta encore aux disciples
    sur le bord de la mer de Tibériade.
    Quand ils eurent mangé,
    Jésus dit à Simon-Pierre :
    « Simon, fils de Jean,
    m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
    Pierre fut peiné
    parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
    « M’aimes-tu ? »
    Il lui répond :
    « Seigneur, toi, tu sais tout :
    tu sais bien que je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
    quand tu étais jeune,
    tu mettais ta ceinture toi-même
    pour aller là où tu voulais ;
    quand tu seras vieux,
    tu étendras les mains,
    et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
    pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
    Pierre rendrait gloire à Dieu.
    Sur ces mots, il lui dit :
    « Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.