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  • Message des évêques de France aux Catholiques et aux concitoyens

Message des évêques de France aux Catholiques et aux concitoyens

Hanvec Cloche 22 04 2017 08

L’ensemble des évêques de France invitent les Français à un geste commun le jeudi 25 mars prochain. Les catholiques lui donneront une signification particulière en raison de la fête de l’Annonciation, mais tout le monde peut s’y joindre : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années.

Nous, catholiques, demanderont en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

 

Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’Etat nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier aux catholiques s’adresse à tous nos concitoyens sans distinction.

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes.

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain.

LE MERCREDI 25 MARS, à 19H30

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les Fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun.
Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre Histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !

***

Ce qui suit s’adresse maintenant aux catholiques


Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde : « Car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous : « Que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38) – [1re dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse : « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus : « Guéris-nous ! » Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]
[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !


LES ÉVÊQUES DE FRANCE 

 Message des évêques de France aux catholiques et à tous nos concitoyens

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Saint du Jour

Nominis

8 avril 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Gautier - Abbé de Saint-Martin de Pontoise (✝ 1099)
    Ce Picard entra au monastère de Rebais dans la Brie champenoise. Il n'était encore que novice quand il ouvrit la porte à un manant qui moisissait dans la prison de l'abbaye. "Donne à qui te demande", répondit-il au Père abbé qui s'en étonnait. Douze ans plus tard, il reçut du roi la charge de l'abbaye de Saint Germain devenue Saint Martin de Pontoise. Il ne sut pas, là non plus, résister aux demandes raisonnables de ses moines. Mais il quitta en cachette le monastère pour reprendre "la dernière place" selon l'Évangile. Il cherchait la solitude. Il alla ainsi se cacher au milieu des neuf cents moines de Cluny, mais, reconnu un beau jour, ses moines le ramenèrent à Pontoise. Il se retira dans un îlot sur la Loire près de Tours. Là encore, il fut reconnu par un pèlerin et ses moines le ramenèrent à la raison et à la maison. Il partit pour Rome afin que le Pape accepte sa démission. Grégoire VII donna au saint homme sa bénédiction et le renvoya à Pontoise avec défense de quitter désormais son poste. Il obéit.Illustration: © archives de Pontoise - Saint-Gautier et Pontoise (site de la ville de Pontoise)"Né en Picardie vers 1030, Gautier fut d'abord moine à l'abbaye bénédictine de Rebais-en-Brie. Par son renom, il fut choisi abbé d'une communauté implantée à l'intérieur de la ville fortifiée (castrum) de Pontoise, au N°7 de la rue de la Coutellerie, non loin de l'église St Germain.En 1069 le roi de France Philippe 1er confirme les possessions de l'abbaye de St Germain. C'est Gautier qui obtient l'autorisation de faire édifier une nouvelle abbaye autour de l'église St Martin, située hors les murs, aux abords d'une ancienne route entre Paris et la Normandie. Les moines se déplacent alors à cet endroit. Gautier devient le 1er abbé connu vers 1070. Grâce à lui l'abbaye acquiert un grand renom et bénéfice de nombreuses donations. Humble, modeste, Gautier va même jusqu'à demander au pape Grégoire VII de le relever des ses fonctions, mais celui-ci lui demande obéissance. Gautier a longtemps été tiraillé entre sa quête sans cesse grandissante de Dieu et la solitude de sa fonction.Gautier meurt le 8 avril 1099, très aimé de sa communauté."(source: parcours pédestre - Saint Gautier et l'abbaye de Saint Martin - diocèse de Pontoise)Canonisé en 1153.Un internaute nous précise que Saint Gautier est né à Andainville dans la Somme (80140) non loin de la chapelle qui porte son nom.Il figure également au 9 avril sur certains calendriers.Les diocèses d'Ile de France le célèbrent le 4 mai.
  • Sainte Julie Billiart - Fondatrice de l'Institut de Notre-Dame (✝ 1816)
    A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades. A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents. Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres. Des difficultés avec les autorités diocésaines l'obligèrent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur. - vidéo: Sainte Julie Billiart et la Mission de Sœurs de Notre-Dame de Namur hier et aujourd'hui (webTV de la CEF)"Julie Billiart est née le 12 juillet 1751 au bourg de Cuvilly près de Compiègne dans le diocèse de Beauvais, de parents modestes. Très pieuse dès son plus jeune âge, elle est admise à la première communion à l'âge de neuf ans.Miraculeusement guérie d'une paralysie l'ayant clouée au lit durant de longues années, elle fonde la congrégation des Sœurs de Notre-Dame en 1804, dont le but principal est l'enseignement et l'éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.En 1809, des difficultés l'obligent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur où elle décède au milieu des sœurs le 8 avril 1816."Site de l'Église catholique en Oise.À Namur en Belgique, l'an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l'Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l'éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages » (Is 50, 4-9a)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

             Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
    pour que je puisse, d’une parole,
    soutenir celui qui est épuisé.
    Chaque matin, il éveille,
    il éveille mon oreille
    pour qu’en disciple, j’écoute.
              Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
    et moi, je ne me suis pas révolté,
    je ne me suis pas dérobé.
              J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
    et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
    Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
              Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
    c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
    c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
    je sais que je ne serai pas confondu.
              Il est proche, Celui qui me justifie.
    Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
    Comparaissons ensemble !
    Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
    Qu’il s’avance vers moi !
              Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
    qui donc me condamnera ?

                            – Parole du Seigneur.

  • Psaume (68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34)

    Refrain psalmique : (68, 14cb)

    Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
    c’est l’heure de ta grâce.

    C’est pour toi que j’endure l’insulte,
    que la honte me couvre le visage :
    je suis un étranger pour mes frères,
    un inconnu pour les fils de ma mère.
    L’amour de ta maison m’a perdu ;
    on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
    À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
    quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

    Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
    je vais le magnifier, lui rendre grâce.
    Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
    « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
    Car le Seigneur écoute les humbles,
    il n’oublie pas les siens emprisonnés.

  • Évangile : « Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! » (Mt 26, 14-25)

    Acclamation :

    Louange à toi, Seigneur,
    Roi d’éternelle gloire !

    Salut, ô Christ notre Roi :
    obéissant au Père,
    comme l’agneau vers l’abattoir
    tu te laisses conduire à la croix.
    Louange à toi, Seigneur,
    Roi d’éternelle gloire !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
              l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
    se rendit chez les grands prêtres
              et leur dit :
    « Que voulez-vous me donner,
    si je vous le livre ? »
    Ils lui remirent trente pièces d’argent.
              Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
    pour le livrer.

              Le premier jour de la fête des pains sans levain,
    les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
    « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
    pour manger la Pâque ? »
              Il leur dit :
    « Allez à la ville, chez untel,
    et dites-lui :
    “Le Maître te fait dire :
    Mon temps est proche ;
    c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
    avec mes disciples.” »
              Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
    et ils préparèrent la Pâque.

              Le soir venu,
    Jésus se trouvait à table avec les Douze.
              Pendant le repas, il déclara :
    « Amen, je vous le dis :
    l’un de vous va me livrer. »
              Profondément attristés,
    ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
    « Serait-ce moi, Seigneur ? »
              Prenant la parole, il dit :
    « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
    celui-là va me livrer.
                       Le Fils de l’homme s’en va,
    comme il est écrit à son sujet ;
    mais malheureux celui
    par qui le Fils de l’homme est livré !
    Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
    cet homme-là ! »
              Judas, celui qui le livrait,
    prit la parole :
    « Rabbi, serait-ce moi ? »
    Jésus lui répond :
    « C’est toi-même qui l’as dit ! »

                     – Acclamons la Parole de Dieu.