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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • diocese
  • Il y a un an tombait Arnaud Beltrame : hommage à un héros

Il y a un an tombait Arnaud Beltrame : hommage à un héros

 

DSC 5836 v1FIGAROVOX/TRIBUNE - Arnaud Beltrame est mort il y a un an, à Trèbes, face à un terroriste islamiste, en échangeant sa vie avec celle d'une jeune femme. Le père Bertrand Sartorius lui rend un vibrant hommage et rappelle l'importance de la foi chrétienne dans son geste.

Le père Bertrand Sartorius est aumônier en chef adjoint de gendarmerie à l'aumônerie militaire catholique.

Le 23 mars 2018, un terroriste islamiste se lance dans une course meurtrière à travers la ville de Trèbes (Aude), avant de se retrancher dans l'hypermarché Super U aux portes de la ville. Un lieutenant-colonel de gendarmerie, arrivé parmi les premiers sur place, s'offre en échange d'une jeune femme prise en otage. Quelques heures plus tard, alors que l'assaut est donné, il est retrouvé agonisant aux pieds du terroriste abattu. Malgré les soins qui lui seront prodigués, il mourra au petit matin suivant. Ce lieutenant-colonel s'appelait Arnaud Beltrame.

Cette mort a un retentissement extraordinaire à travers la France et le monde entier. L'opinion nationale et internationale s'enflamme à l'annonce de ce geste héroïque. Les plus hautes autorités de la République Française, les principaux dirigeants du monde entier (Donald Trump, le Pape) lui rendent hommage. Les obsèques religieuses sont célébrées quelques jours plus tard, à la veille des solennités pascales. Un témoin se souvient: «Ce Jeudi saint 29 mars 2018 à 11h, la cérémonie des funérailles dans la cathédrale saint Michel de Carcassonne était impressionnante. Deux évêques, deux ministres d'État, et un héros national...»

Un an après, alors que la fièvre médiatique retombe, la mémoire s'installe: 200 villes ont honoré la mémoire du héros, par exemple en lui dédiant une rue, une place, un square. A la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), une grande fresque orne le mur d'enceinte.

La promotion sortante des Élèves Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN) le choisit comme parrain de promotion. Et six livres ont été écrits, qui s'interrogent sur les origines d'Arnaud, son chemin humain, intellectuel et spirituel et, in fine, sur le sens profond de cet acte fatal posé dans le Super U. Les amis d'Arnaud, ses anciens camarades de promotion, ceux qui l'ont connu dans les diverses étapes de sa vie militaire n'ont bien souvent pas été surpris de l'attitude d'Arnaud dans cette tragique circonstance.

On évoque sa très probable indignation chevaleresque de l'homme devant une femme menacée. On imagine aussi très bien qu'il ait estimé - sans nul doute à juste titre - être apte à négocier avec le terroriste, le neutraliser, ou offrir une occasion d'intervention favorable aux hommes du GIGN, plus que la jeune otage dont il prenait la place.

Essayons toutefois d'analyser plus loin le geste: Arnaud se livre au terroriste, allant jusqu'à lui abandonner son arme de service - qui sera retournée contre lui - en échange de la liberté de la jeune caissière. À cet instant, il n'abandonne pas tout espoir de survie, sans doute espère-t-il neutraliser le terroriste, soit en le convainquant de se rendre, soit en l'affrontant à mains nues, soit en favorisant l'intervention des hommes du GIGN ; nous ne saurons jamais son plan, s'il en avait un. En tout cas, sa démarche est très différente d'un Maximilien Kolbe qui se laisse enfermer dans le bunker de la mort sans espoir aucun d'en réchapper. Il n'en reste pas moins que ce geste va bien au-delà de ce qu'on aurait pu attendre de tout membre des forces de l'ordre. Un gendarme ou un policier risque certes parfois sa vie en intervention, mais jusqu'à un certain point. Et se placer librement en situation de vulnérabilité extrême devant un terroriste se situe certainement au-delà de ce point. Le ressort ultime du comportement d'Arnaud ne peut donc se trouver dans sa formation de gendarme. Il faut aller chercher plus profondément les moteurs de son action.

Or, force est de constater que, dans les mois qui précèdent sa mort, Arnaud avait parcouru un chemin spirituel considérable, en compagnie (sous l'influence?) de sa fiancée Marielle et sous le regard du père Jean-Baptiste qui les préparait tous les deux au mariage.

Sa redécouverte de la foi chrétienne, qui datait d'une dizaine d'années environ, s'était faite progressivement et n'était certes pas exempte de contradictions. Cependant, sa déclaration d'intention, rédigée en vue de la célébration de son mariage prévue le 9 juin suivant, ne laisse aucun doute quant à la force de sa conviction chrétienne à cette période. Sans doute la parole du Christ «Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» a-t-elle résonné très fort en lui ce 23 mars.

Laissons pour finir la parole au Général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN): «Se mettre entre les mains d'un terroriste voulant tuer n'est évidemment dans aucun texte de procédure interne et ne le sera jamais. Les procédures sont faites pour permettre l'efficacité des interventions tout en veillant à la sécurité des militaires. Mais un gendarme prête serment, celui de servir la population, y compris, parfois, s'il le faut, au péril de sa propre vie. Arnaud Beltrame n'a pas appliqué des procédures ; il a fait mieux: il a respecté son serment. Et ce faisant, il a sauvé une vie, sans doute même plusieurs». (Préface à Jacques Duplessy et Benoît Leprince, Arnaud Beltrame. Le héros dont la France avait besoin, Paris, Editions de l'Observatoire, 2018, p. 12).

SARTORIUS Bertrand, lefigaro.fr, publié le 22/03/2019

Mots-clés: diocese aux armees, gendarmerie, Arnaud Beltrame

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Saint du Jour

Nominis

3 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Sainte Lydie - Commerçante en pourpre convertie par Saint Paul (I siècle)
    Elle venait de la Grèce d'Asie et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. C'est là qu'elle rencontra saint Paul et saint Luc (Actes des Apôtres 16. 11). Ils vinrent habiter chez elle "Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi."Les Églises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la foi juive et qui fut convertie au Christ par saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine. Elle l'accueillit avec ses compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.Au 20 mai, commémoraison de sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l'Évangile, après la prédication de l'Apôtre saint Paul.
  • Sainte Salomé la Myrophore - épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (I siècle)
    Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge » (Jr 28, 1-17)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

        Cette année-là, au début du règne de Sédécias, roi de Juda,
    la quatrième année, au cinquième mois,
    le prophète Ananie, fils d’Azzour, originaire de Gabaon,
    me dit dans la maison du Seigneur,
    en présence des prêtres et de tout le peuple :
        « Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël :
    J’ai brisé le joug du roi de Babylone !
        Dans deux ans, jour pour jour,
    je ferai revenir en ce lieu
    tous les objets de la maison du Seigneur
    que Nabucodonosor, roi de Babylone, a enlevés
    pour les emporter à Babylone.
        Je ramènerai ici Jékonias, fils de Joakim, roi de Juda,
    avec tous les déportés de Juda qui sont partis à Babylone
    – oracle du Seigneur –,
    car je vais briser le joug du roi de Babylone ! »
        Le prophète Jérémie répondit au prophète Ananie
    en présence des prêtres et de tout le peuple,
    qui se tenaient dans la maison du Seigneur.
        Il lui dit :
    « Amen ! Que le Seigneur agisse ainsi,
    que le Seigneur accomplisse ta prophétie :
    qu’il fasse revenir de Babylone
    les objets de la maison du Seigneur et tous les déportés.
        Cependant, écoute bien cette parole
    que je vais te faire entendre,
    à toi et à tout le peuple :
        Les prophètes qui nous ont précédés, toi et moi,
    depuis bien longtemps,
    ont prophétisé contre de nombreux pays et de grands royaumes
    la guerre, le malheur et la peste.
        Le prophète qui annonce la paix
    n’est reconnu comme prophète
    vraiment envoyé par le Seigneur,
    que si sa parole s’accomplit. »
        Alors le prophète Ananie enleva le joug
    que le prophète Jérémie s’était mis sur la nuque,
    et il le brisa.
        Et Ananie déclara en présence de tout le peuple :
    « Ainsi parle le Seigneur :
    De la même manière, dans deux ans, jour pour jour,
    je briserai le joug de Nabucodonosor, roi de Babylone,
    pour en délivrer toutes les nations. »
    Alors le prophète Jérémie alla son chemin.

        La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie
    après que le prophète Ananie
    eut brisé le joug qui était sur sa nuque.
        « Va dire à Ananie :
    Ainsi parle le Seigneur :
    Tu as brisé un joug de bois,
    mais à sa place tu feras un joug de fer.
        Car ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël :
    C’est un joug de fer
    que je mets sur la nuque de toutes ces nations,
    pour qu’elles servent Nabucodonosor, roi de Babylone.
    Et elles le serviront.
    Je lui ai donné même les bêtes sauvages. »
        Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie :
    « Écoute bien, Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé,
    et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge.
        C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur :
    Je te renvoie de la surface de la terre ;
    tu mourras cette année,
    car c’est la révolte que tu as prêchée contre le Seigneur. »
        Le prophète Ananie mourut cette même année,
    au septième mois.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 118 (199), 29.43, 79-80, 95.102)

    Refrain psalmique : (Ps 118, 68b)

    Seigneur, apprends-moi tes commandements.

    Détourne-moi de la voie du mensonge,
    fais-moi la grâce de ta loi.
    N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité,
    car j’espère tes décisions.

    Qu’ils se tournent vers moi, ceux qui te craignent,
    ceux qui connaissent tes exigences.
    Que j’aie par tes commandements le cœur intègre :
    alors je ne serai pas humilié.

    Des impies escomptent ma perte :
    moi, je réfléchis à tes exigences.
    De tes décisions, je ne veux pas m’écarter,
    car c’est toi qui m’enseignes.

  • Évangile : « Seigneur, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-36)

    Acclamation : (Jn 1, 49b)

    Alléluia. Alléluia.
    Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
    C’est toi le roi d’Israël !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Année A

    Jésus avait nourri la foule dans le désert.
        Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
    et à le précéder sur l’autre rive,
    pendant qu’il renverrait les foules.
        Quand il les eut renvoyées,
    il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
    Le soir venu, il était là, seul.
        La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
    elle était battue par les vagues,
    car le vent était contraire.

        Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
    en marchant sur la mer.
        En le voyant marcher sur la mer,
    les disciples furent bouleversés.
    Ils dirent :
    « C’est un fantôme. »
    Pris de peur, ils se mirent à crier.
        Mais aussitôt Jésus leur parla :
    « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
        Pierre prit alors la parole :
    « Seigneur, si c’est bien toi,
    ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
        Jésus lui dit :
    « Viens ! »
    Pierre descendit de la barque
    et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
        Mais, voyant la force du vent, il eut peur
    et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
    « Seigneur, sauve-moi ! »
        Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
    et lui dit :
    « Homme de peu de foi,
    pourquoi as-tu douté ? »
        Et quand ils furent montés dans la barque,
    le vent tomba.
        Alors ceux qui étaient dans la barque
    se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
    « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

        Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
        Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
    ils firent avertir toute la région,
    et on lui amena tous les malades.
        Ils le suppliaient de leur laisser seulement
    toucher la frange de son manteau,
    et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

                – Acclamons la Parole de Dieu.

    OU BIEN