Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

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Un Jour, un Evêque : 09 janvier 2019

« J’ai eu la joie de visiter nos forces françaises qui sont en Jordanie [...]. Il y a une dimension de fraternité, d’amitié, de chaleur, de soutien, de solidarité qui est magnifique, que j’ai pu toucher du doigt, notamment dans ces moments si sensibles du 31 décembre-1er janvier », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/09-01-2019

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ARNAUD BELTRAME : Un officier chrétien héroïque qui a donné sa vie pour en sauver d'autres

 Témoignage d'un chanoine de l'abbaye de Lagrasse (Aude), le jour de sa mort, 24 mars 2018.

lieutenant colonel Arnaud Beltrame 20180324C'est au hasard d'une rencontre lors d'une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m'ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l'abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, ND de Cana. Ils faisaient partie de l'équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.

Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l'abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu'il a redécouvertes avec sa conversion.

En se livrant à la place d'otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d'officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu'il prend.

Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu'il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu'il aime tendrement, j'en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous. Il savait comme nous l'a dit Jésus, qu' « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d'appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

J'ai pu le rejoindre à l'hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m'ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J'ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l'ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l'office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s'il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

Je n'ai pas pu le marier comme l'a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

Arnaud n'aura jamais d'enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d'eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne.

Père Jean-Baptiste, crmd, Chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'Abbaye de Lagrasse

Mots-clés: gendarmerie, temoignage, abbaye de Lagrasse, Arnaud Beltrame, hommage, prise d'otage

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Saint du Jour

Nominis

18 février 2019

Tous les saints du jour
  • Sainte Bernadette Soubirous - jeune fille à laquelle la Vierge Marie apparut (✝ 1879)
    Fille aînée d'une famille de meunier que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle. Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- vidéo du CFRT, Jour du Seigneur, sur la WebTV de la CEF.- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait 14 ans quand l'Immaculée l'appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu'elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu'au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes: le jeudi 25 mars, fête de l'Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l'Immaculée Conception'.Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l'humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879)... En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879.(diocèse de Nevers) Le site de l'Espace Bernadette à Nevers À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d'une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l'habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Gn 4, 1-15.25)

    Lecture du livre de la Genèse

    L’homme s’unit à Ève, sa femme :
    elle devint enceinte, et elle mit au monde Caïn.
    Elle dit alors :
    « J’ai acquis un homme
    avec l’aide du Seigneur ! »
    Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn.
    Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
    Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre
    en offrande au Seigneur.
    De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau,
    en offrant les morceaux les meilleurs.
    Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande,
    mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas.
    Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
    Le Seigneur dit à Caïn :
    « Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
    Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ?
    Mais si tu n’agis pas bien…,
    le péché est accroupi à ta porte.
    Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
    Caïn dit à son frère Abel :
    « Sortons dans les champs. »
    Et, quand ils furent dans la campagne,
    Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
    Le Seigneur dit à Caïn :
    « Où est ton frère Abel ? »
    Caïn répondit :
    « Je ne sais pas.
    Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
    Le Seigneur reprit :
    « Qu’as-tu fait ?
    La voix du sang de ton frère
    crie de la terre vers moi !
    Maintenant donc, sois maudit
    et chassé loin de cette terre
    qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère,
    versé par ta main.
    Tu auras beau cultiver la terre,
    elle ne produira plus rien pour toi.
    Tu seras un errant,
    un vagabond sur la terre. »
    Alors Caïn dit au Seigneur :
    « Mon châtiment est trop lourd à porter !
    Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre.
    Je dois me cacher loin de toi,
    je serai un errant,
    un vagabond sur la terre,
    et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
    Le Seigneur lui répondit :
    « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. »
    Et le Seigneur mit un signe sur Caïn
    pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

    Adam s’unit encore à sa femme,
    et elle mit au monde un fils.
    Elle lui donna le nom de Seth
    (ce qui veut dire : accordé),
    car elle dit :
    « Dieu m’a accordé une nouvelle descendance
    à la place d’Abel, tué par Caïn. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (49 (50), 1.5a, 7ac- 8, 16bc- 17, 20-21abc)

    Refrain psalmique : (49, 14a)

    Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce.

    Le Dieu des dieux, le Seigneur,
    parle et convoque la terre
    du soleil levant jusqu’au soleil couchant :
    « Assemblez, devant moi, mes fidèles.

    « Écoute, mon peuple, je parle.
    Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
    Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
    tes holocaustes sont toujours devant moi.

    « Qu’as-tu à réciter mes lois,
    à garder mon alliance à la bouche,
    toi qui n’aimes pas les reproches
    et rejettes loin de toi mes paroles ?

    « Tu t’assieds, tu diffames ton frère,
    tu flétris le fils de ta mère.
    Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
    Penses-tu que je suis comme toi ? »

  • Évangile : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » (Mc 8, 11-13)

    Acclamation : (Jn 14, 6)

    Alléluia. Alléluia.
    Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie,
    dit le Seigneur.
    Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    les pharisiens survinrent
    et se mirent à discuter avec Jésus ;
    pour le mettre à l’épreuve,
    ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit :
    « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?
    Amen, je vous le déclare :
    aucun signe ne sera donné à cette génération. »
    Puis il les quitta, remonta en barque,
    et il partit vers l’autre rive.

    – Acclamons la Parole de Dieu.