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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Homélie pour le Major David Lannes

Homélie pour le Major David Lannes

obseques Major David LannesChère famille du Major David Lannes, chers amis,

Au moment où nous accompagnons par les prière de l’Église notre frère, notre camarade David, voulez-vous permettre à un aumônier militaire de poser une question brutale ? Devient-on gendarme, pour mourir un dimanche sur une route de Gironde, percuté par un motocycliste en refus d’obtempérer ? La réponse fuse de vos cœurs et du mien : non ! Et pourtant, c’est bien comme cela qu’est mort votre mari, votre père, notre frère d’armes. Alors pourquoi devient-on gendarme ? Pour devenir un héros ? Bien sûr que non. Alors, pourquoi David Lannes, ce mari aimant, ce père affectueux, ce camarade rempli d’humour et de bienveillance, a-t-il choisi, à la suite de son propre père mort en service lui aussi, de devenir gendarme ?

Pour servir. Pour servir, à cause de cette force intérieure, qui ne dit pas toujours son nom par pudeur. Cette force qui nous pousse à vouloir nous mettre au service de ce qui nous dépasse. Elle a un nom : c’est l’amour de notre pays, de notre patrie, la France pour laquelle nous dépassons notre égoïsme pour la servir au travers de ses enfants, nos concitoyens. Ce service pour le gendarme passe par le respect de la Loi, il devient même un devoir, comme le dit la prière du gendarme : celui d’assurer sur le territoire national la paix, l’ordre et la sécurité, de sauver les vies menacées. Cet amour du pays, ce service sont devenus d’autant plus exigeants pour le gendarme que la société actuelle, vit trop souvent à l’opposé de cet engagement tant elle est marquée par le règne de l’argent roi, de l’individualisme, par les manques de respect, par l’hédonisme et l’égoïsme. Alors, parfois le gendarme lui-même se pose la question du sens de son engagement, et confronté à la mort d’un camarade se met à douter.
C’est qu’il y a là un héroïsme du quotidien dans le service de l’État au sein d’une société fragile et atomisée. Cet héroïsme est mal reconnu. D’abord parce que, pour que les héros soient reconnus, il est nécessaire que les vertus soient le référentiel de la société avec, en tête, la vertu de l’honneur. Nous en sommes loin ! Ensuite, il serait nécessaire que soit clair, pour tous les citoyens, que le soucis du Bien commun dépasse les intérêts individuels ou communautaires. Nous en sommes loin aussi. Enfin, pour que l’héroïsme soit justement reconnu, il exige que la société sorte d’un horizontalisme matérialiste et athée désespérant, pour retrouver le sens de la transcendance, de ce qui élève, de ce qui fait voir grand, beau et vrai ! Cet héroïsme du quotidien, habitait David Lannes. C’est dans cet amour de la Patrie, vécu humblement au quotidien, qu’il a puisé la force d’aller jusqu’au bout de son engagement, comme le dit encore la prière du gendarme : « s’il me faut aller jusqu’au sacrifice de ma fierté, de mon bien-être, de ma vie (..) Seigneur, soutien mon service, ranime mon courage et fortifie ma foi »
David Lannes a voulu être gendarme pour assumer ce service et cet amour de la Patrie. Il l’a vécu, jour après jour, durant sa vie. Cet engagement, héroïque et exigeant, de la quotidienneté du serviteur de la Loi l’a mené jusqu’au sacrifice ultime, qui fait de lui désormais un héros ; et même si la société a du mal à reconnaître cela, notre devoir est de le clamer, et surtout à la suite de son exemple d’être, à notre tour, par respect pour lui, vertueux et courageux dans notre propre service des armes de la France.
Au moment où nous allons lui dire un dernier adieu, nous le confions, par nos prières et nos pensées, ici à l’Église, par l’intercession de sainte Geneviève, au Seigneur Jésus. Puisse David entendre ces paroles du Christ : « Bon et fidèle serviteur entre dans la joie de ton maître ». Amen.

Père Christian Venard – aumônier militaire
Bordeaux, église Saint-Augustin, samedi 10 février 2018

Mots-clés: gendarmerie, Major Lannes , gironde

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Saint du Jour

Nominis

29 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Gabriel - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages.Illustration: Icône de l'archange Gabriel provenant de Novgorod, XIIe siècle."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". (Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)Patron des Transmetteurs - L'arme récente des transmissions ne pouvait trouver meilleur patronage que ce saint archange, messager de la Bonne Nouvelle, prompt et fidèle à exécuter sa mission. (diocèse aux Armées françaises)Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui, jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)
  • Saint Michel - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)...combattant céleste descendant sur la terre des hommes, il était légitime de le choisir comme protecteur du pays et de ses armées; déjà en 709, l'évêque d'Avranches, saint Aubert, fonda une chapelle qui deviendra l'abbaye du Mont Saint-Michel, où viendront en pèlerinage, entre autres, Charlemagne, saint Louis, Louis IX, pour demander la protection pour la France. Dans la même ligne, après la deuxième guerre mondiale, les troupes aéroportées le choisirent comme saint patron, voyant dans l'ange "ailé" qui descend du ciel comme un ancêtre, certes plus agile encore, du parachutiste contemporain... (diocèse aux armées françaises)- Le Pape consacre le Vatican à Saint Michel et Saint Joseph, vidéo de la webTV de la CEF.Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui , jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)
  • Saint Raphaël - Saint Archange
    Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages."Trois ou sept?""La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste. Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Église a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances." (diocèse de Coutances)Pour l'arme des renseignements, il reste un protecteur enviable, même si peu d'éléments précis explicitent ce patronage. (Diocèse aux Armées françaises)... Ce n'est qu'en 1690, que les Raphaëlois se choisissent comme armoiries de la ville, l'archange Raphaël donnant la main au jeune Tobie. (Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges. Au jour de la dédicace d'une basilique édifiée très anciennement sous le titre de saint Michel sur la voie Salarienne, à six milles* de Rome, l'Église célèbre les trois archanges dont la sainte Écriture révèle les missions et qui , jour et nuit au service de Dieu, contemplent sa face et ne cessent de le glorifier.*un peu moins de 9 km (un mille romain, le milliarium, vaut environ 1,48 km)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Des millions d’êtres le servaient » (Dn 7, 9-10.13-14)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    La nuit, au cours d’une vision,
        moi, Daniel, je regardais :
    des trônes furent disposés,
    et un Vieillard prit place ;
    son habit était blanc comme la neige,
    et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ;
    son trône était fait de flammes de feu,
    avec des roues de feu ardent.
        Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui.
    Des milliers de milliers le servaient,
    des myriades de myriades se tenaient devant lui.
    Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.

        Je regardais, au cours des visions de la nuit,
    et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
    comme un Fils d’homme ;
    il parvint jusqu’au Vieillard,
    et on le fit avancer devant lui.
        Et il lui fut donné
    domination, gloire et royauté ;
    tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
    le servirent.
    Sa domination est une domination éternelle,
    qui ne passera pas,
    et sa royauté,
    une royauté qui ne sera pas détruite.

         – Parole du Seigneur.

     

    OU BIEN

  • Première lecture : « Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon » (Ap 12, 7-12a)

    Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

    Il y eut un combat dans le ciel :
    Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.
    Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges,
        mais il ne fut pas le plus fort ;
    pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
        Oui, il fut rejeté, le grand Dragon,
    le Serpent des origines,
    celui qu’on nomme Diable et Satan,
    le séducteur du monde entier.
    Il fut jeté sur la terre,
    et ses anges furent jetés avec lui.
        Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,
    qui proclamait :
    « Maintenant voici le salut,
    la puissance et le règne de notre Dieu,
    voici le pouvoir de son Christ !
    Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères,
    lui qui les accusait, jour et nuit,
        devant notre Dieu.
        Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau,
    par la parole dont ils furent les témoins ;
    détachés de leur propre vie,
    ils sont allés jusqu’à mourir.
        Cieux, soyez donc dans la joie,
    et vous qui avez aux cieux votre demeure ! »

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5)

    Refrain psalmique : (cf. 137, 1c)

    Je te chante, Seigneur, en présence des anges.

    De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
    tu as entendu les paroles de ma bouche.
    Je te chante en présence des anges,
    vers ton temple sacré, je me prosterne.

    Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
    car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
    Le jour où tu répondis à mon appel,
    tu fis grandir en mon âme la force.

    Tous les rois de la terre te rendent grâce
    quand ils entendent les paroles de ta bouche.
    Ils chantent les chemins du Seigneur :
    « Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »