Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

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Un Jour, un Evêque : 09 janvier 2019

« J’ai eu la joie de visiter nos forces françaises qui sont en Jordanie [...]. Il y a une dimension de fraternité, d’amitié, de chaleur, de soutien, de solidarité qui est magnifique, que j’ai pu toucher du doigt, notamment dans ces moments si sensibles du 31 décembre-1er janvier », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/09-01-2019

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  • Homélie pour le Major David Lannes

Homélie pour le Major David Lannes

obseques Major David LannesChère famille du Major David Lannes, chers amis,

Au moment où nous accompagnons par les prière de l’Église notre frère, notre camarade David, voulez-vous permettre à un aumônier militaire de poser une question brutale ? Devient-on gendarme, pour mourir un dimanche sur une route de Gironde, percuté par un motocycliste en refus d’obtempérer ? La réponse fuse de vos cœurs et du mien : non ! Et pourtant, c’est bien comme cela qu’est mort votre mari, votre père, notre frère d’armes. Alors pourquoi devient-on gendarme ? Pour devenir un héros ? Bien sûr que non. Alors, pourquoi David Lannes, ce mari aimant, ce père affectueux, ce camarade rempli d’humour et de bienveillance, a-t-il choisi, à la suite de son propre père mort en service lui aussi, de devenir gendarme ?

Pour servir. Pour servir, à cause de cette force intérieure, qui ne dit pas toujours son nom par pudeur. Cette force qui nous pousse à vouloir nous mettre au service de ce qui nous dépasse. Elle a un nom : c’est l’amour de notre pays, de notre patrie, la France pour laquelle nous dépassons notre égoïsme pour la servir au travers de ses enfants, nos concitoyens. Ce service pour le gendarme passe par le respect de la Loi, il devient même un devoir, comme le dit la prière du gendarme : celui d’assurer sur le territoire national la paix, l’ordre et la sécurité, de sauver les vies menacées. Cet amour du pays, ce service sont devenus d’autant plus exigeants pour le gendarme que la société actuelle, vit trop souvent à l’opposé de cet engagement tant elle est marquée par le règne de l’argent roi, de l’individualisme, par les manques de respect, par l’hédonisme et l’égoïsme. Alors, parfois le gendarme lui-même se pose la question du sens de son engagement, et confronté à la mort d’un camarade se met à douter.
C’est qu’il y a là un héroïsme du quotidien dans le service de l’État au sein d’une société fragile et atomisée. Cet héroïsme est mal reconnu. D’abord parce que, pour que les héros soient reconnus, il est nécessaire que les vertus soient le référentiel de la société avec, en tête, la vertu de l’honneur. Nous en sommes loin ! Ensuite, il serait nécessaire que soit clair, pour tous les citoyens, que le soucis du Bien commun dépasse les intérêts individuels ou communautaires. Nous en sommes loin aussi. Enfin, pour que l’héroïsme soit justement reconnu, il exige que la société sorte d’un horizontalisme matérialiste et athée désespérant, pour retrouver le sens de la transcendance, de ce qui élève, de ce qui fait voir grand, beau et vrai ! Cet héroïsme du quotidien, habitait David Lannes. C’est dans cet amour de la Patrie, vécu humblement au quotidien, qu’il a puisé la force d’aller jusqu’au bout de son engagement, comme le dit encore la prière du gendarme : « s’il me faut aller jusqu’au sacrifice de ma fierté, de mon bien-être, de ma vie (..) Seigneur, soutien mon service, ranime mon courage et fortifie ma foi »
David Lannes a voulu être gendarme pour assumer ce service et cet amour de la Patrie. Il l’a vécu, jour après jour, durant sa vie. Cet engagement, héroïque et exigeant, de la quotidienneté du serviteur de la Loi l’a mené jusqu’au sacrifice ultime, qui fait de lui désormais un héros ; et même si la société a du mal à reconnaître cela, notre devoir est de le clamer, et surtout à la suite de son exemple d’être, à notre tour, par respect pour lui, vertueux et courageux dans notre propre service des armes de la France.
Au moment où nous allons lui dire un dernier adieu, nous le confions, par nos prières et nos pensées, ici à l’Église, par l’intercession de sainte Geneviève, au Seigneur Jésus. Puisse David entendre ces paroles du Christ : « Bon et fidèle serviteur entre dans la joie de ton maître ». Amen.

Père Christian Venard – aumônier militaire
Bordeaux, église Saint-Augustin, samedi 10 février 2018

Mots-clés: gendarmerie, Major Lannes , gironde

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Saint du Jour

Nominis

23 janvier 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Ildefonse de Tolède - Evêque de Tolède (✝ 669)
    Ildefonse ou Alphonse.  Neveu de saint Eugène de Tolède, il étudia à Séville ayant pour maître saint Isidore. Moine, il devint abbé de Tagli, sur le Tage. Archevêque de Tolède en 657, il uniformisa les liturgies espagnoles. Pami les nombreux ouvrages qu'il écrivit, il composa un traité pour défendre la virginité perpétuelle de la Très sainte Mère de Dieu. <- Saint Ildefonse, évêque de Tolède. Initiale d'un recueil bénédictin d'Alspach du XIIe siècle. Colmar, bibliothèque Municipale. À Tolède en Espagne, vers 607, saint Ildefonse, évêque. Moine et supérieur de son couvent, il fut élu évêque et écrivit de nombreux ouvrages dans un style très élégant et honora la bienheureuse Marie Mère de Dieu et toujours Vierge avec un admirable zèle de dévotion.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 7, 1-3.15-17)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
    Melkisédek était roi de Salem,
    prêtre du Dieu très-haut ;
    il vint à la rencontre d’Abraham
    quand celui-ci rentrait de son expédition contre les rois ;
    il le bénit,
    et Abraham lui remit le dixième de tout ce qu’il avait pris.
    D’abord, Melkisédek porte un nom
    qui veut dire « roi de justice » ;
    ensuite, il est roi de Salem, c’est-à-dire roi « de paix »,
    et à son sujet on ne parle
    ni de père ni de mère, ni d’ancêtres,
    ni d’un commencement d’existence ni d’une fin de vie ;
    cela le fait ressembler au Fils de Dieu :
    il demeure prêtre pour toujours.

    Les choses sont encore beaucoup plus claires
    si un autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek
    et devient prêtre,
    non pas selon une exigence légale de filiation humaine,
    mais par la puissance d’une vie indestructible.
    Car voici le témoignage de l’Écriture :
    Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek
    pour l’éternité.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (109 (110), 1, 2, 3, 4)

    Refrain psalmique : (cf. 109, 4)

    Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre de Melkisédek.

    Oracle du Seigneur à mon seigneur :
    « Siège à ma droite,
    et je ferai de tes ennemis
    le marchepied de ton trône. »

    De Sion, le Seigneur te présente
    le sceptre de ta force :
    « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

    Le jour où paraît ta puissance,
    tu es prince, éblouissant de sainteté :
    « Comme la rosée qui naît de l’aurore,
    je t’ai engendré. »

    Le Seigneur l’a juré
    dans un serment irrévocable :
    « Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre du roi Melkisédek. »

  • Évangile : « Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

    Acclamation : (cf. Mt 4, 23)

    Alléluia. Alléluia.
    Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
    et guérissait toute infirmité dans le peuple.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps- là,
    Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
    il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
    On observait Jésus
    pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
    C’était afin de pouvoir l’accuser.
    Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
    « Lève-toi, viens au milieu. »
    Et s’adressant aux autres :
    « Est-il permis, le jour du sabbat,
    de faire le bien ou de faire le mal ?
    de sauver une vie ou de tuer ? »
    Mais eux se taisaient.
    Alors, promenant sur eux un regard de colère,
    navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
    il dit à l’homme :
    « Étends la main. »
    Il l’étendit, et sa main redevint normale.

    Une fois sortis,
    les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
    contre Jésus,
    pour voir comment le faire périr.

    – Acclamons la Parole de Dieu.