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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Aux soldats chrétiens - 15 juillet 1916

freres d armes dans la foi pour la patrie« Soldats chrétiens frères d’armes, fidèles à la foi des aïeux gardée ou reconquise, nous, vos frères d’armes, viendrons à vous, s’il plaît à Dieu, deux fois par mois, porteurs de lumière et de force. 

La religion a le dépôt de ces grands biens, trop souvent trésors cachés et ressources inemployées. Depuis deux années, ils vous sont largement distribués par ces prêtres –aumôniers, chefs ou camarades dans le rang- qui, par milliers, partagent votre rude existence, vos souffrances, vos périls et dont les exemples et les paroles vous ont aidé à accomplir sans défaillance les plus difficiles devoirs.

A notre humble place, nous n’avons d’autre ambition que de venir seconder auprès de vous leurs efforts et faciliter leur tâche qui grandit à mesure que l’épreuve se prolonge.

Entre frères d’armes, unis dans une même Foi pour le service d’une même Patrie, nous nous offrons à vous comme l’agent de liaison attendu qui supprime les isolements et maintient pour l’unité de la tâche l’unisson des âmes.

Fils aimants et dévoués de la Sainte Eglise catholique, nous nous adressons à tous ceux qui partagent notre foi et nos immortelles espérances. Bien éloignés d’ailleurs d’exclure personne, nous serons heureux de coopérer auprès de quiconque nous accueillera à ce ravitaillement des esprits et des cœurs, que les conditions de la guerre moderne rendent plus nécessaire qu’en aucun autre temps.

Chaque numéro de «FRERES D’ARMES» vous portera :
. Une pensée chrétienne, semée au champ fertile de vos âmes, par une main fraternelle ;
. Des notions exactes et claires sur les points de Doctrine mis au premier plan par la guerre, mais pas toujours connus avec la précision et la netteté nécessaires ;
. Des idées et des projets pour les reconstructions de l’avenir, thèmes à vos méditations, à vos conversations, à vos résolutions ;
. Des faits, enfin –non des récits de guerre, vous les vivez !- mais des mots vrais, des exemples qui entraînent et des souvenirs de notre incomparable histoire nationale qui vous fassent mieux connaître et aimer la France éternelle.

Les bureaux de «FRERES D’ARMES», comme le Ministère des Munitions, sont au cœur de France ; mais les prêtres et les jeunes gens qui, pour vous, s’y réunissent, viennent du Front, vont repartir sur le Front, ou du moins, ont toutes leurs pensées au Front.
L’Association Catholique de la Jeunesse Française, à qui en revient l’initiative, a déjà pour ses adhérents un bulletin de famille glorieux, émouvant, plein de vie. Ici, elle aidera de toute sa puissance ce bulletin qui s’adresse à tous, parce qu’elle est désireuse de servir tous ceux qui se battent.

Demandé par les aumôniers et les soldats, encouragé par de vives sympathies et de précieux concours, «FRERES D’ARMES» paraît sous les auspices du Sacré-Cœur.

Que le Cœur de Jésus, que Notre-Dame en bénissent l’entreprise, en étendent et en fécondent l’action, si elles doivent être utiles à l’Eglise, à la France et à vos âmes de soldats chrétiens.

                                                                                              La Rédaction

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Ce que « Frères d’Armes » voudrait être pour vous.

            Sous son nom, qui évoque une des plus grandes et des plus nobles forces de l’état militaire, «FRERES D’ARMES» aspire à être pour vous un ami, un ami dont le contact éclaire, réchauffe, soutienne.
Il voudrait ajouter son humble rayon de lumière à ceux qui de toutes parts viennent trouver les ténèbres dans lesquelles parfois vos corps s’appesantissent et vos âmes se lassent.

Il voudrait vous rendre plus fermes encore et plus généreux, si possible, dans l’acceptation des responsabilités et des servitudes que la vie de guerre vous impose et qui constituent aujourd’hui votre grand devoir, votre devoir d’état.

Il voudrait enfin vous faire entrevoir à travers les obligations redoutables de l’heure présente, les devoirs moins éclatants mais non moins sérieux qui s’imposeront à vous demain et par l’accomplissement desquels seulement vous assurerez aux générations qui viendront après la vôtre le bénéfice de votre victoire.

La guerre vous a habitués à la vie héroïque.

Vous avez appris à donner sans compter à la Patrie votre temps, vos forces, votre vie.

Vous avez appris en réalité à vous donner.

La Paix glorieuse que préparent vos sacrifices, la Paix que nous devrons à l’offrande suprême des martyrs du devoir, tombés par milliers, ne sera-t-elle pour la majorité des Français qu’une occasion de reprendre d’anciennes habitudes, et de s’abandonner de nouveau à ces courants faciles qui, par l’égoïsme effréné, la recherche exclusive du bien-être, le mépris de toute gêne et de toute entrave, conduisaient la France à sa ruine ?

«FRERES D’ARMES» vous aidera à penser qu’il ne peut pas en être ainsi et à vouloir qu’il n’en soit pas ainsi.

«FRERES D’ARMES» espère vous convaincre que les vertus de la guerre seront aussi nécessaires dans la France victorieuse et pacifiée qu’elles le sont en ce moment à la France combattante, - et il tâchera de préparer avec vous cette adaptation.

Ce que « Frères d’Armes » attend de vous.

«FRERES D’ARMES», vous apportant tout son dévouement fraternel, ose compter sur le vôtre, et vous demande de l’aider à réaliser le plus largement possible son œuvre de ravitaillement religieux et moral.

Vous le pouvez de bien des manières :

. En le lisant d’abord, comme il veut être lu, non avec la curiosité d’y trouver des nouvelles sensationnelles –vous seriez déçus- mais lentement, posément, en y revenant au besoin, jusqu’à ce que le contact soit bien établi entre sa pensée et la vôtre.
. En le propageant autour de vous. «FRERES D’ARMES» ne sera connu et ne rendra service que s’il a beaucoup d’amis qui s’intéressent à sa venue, qui se préoccupent de son action et qui lui préparent les voies. S’abonner c’est bien, recueillir autour de soi des abonnements, utiliser l’arrivée de chaque numéro non seulement pour son réconfort personnel, mais pour celui de tout son entourage, voilà qui est mieux encore et c’est ce que nous attendons de vous.
. En vous intéressant à sa rédaction. «FRERES D’ARMES», qui ne s’adresse qu’aux soldats, aura besoin de savoir s’il répond à l’attente de ceux pour lesquels il est fait.
Donnez à ses rédacteurs la joie de sentir vos cœurs battre à l’unisson des leurs. En leur communiquant vos impressions, vos désirs, en leur disant vos besoins, vous contribuerez efficacement à maintenir étroit le contact entre eux et vous.
Ecrivez donc sans hésitation à vos amis de «FRERES D’ARMES» lorsque vous croirez avoir quelque chose d’intéressant à leur transmettre. Mieux encore, venez les voir et apportez-leur votre moisson d’observations et de remarques toutes les fois qu’une heureuse permission vous fera passer par Paris.

Voilà bien des projets d’avenir. Que Dieu daigne les bénir, et que sa grâce toute puissante, venant donner leur plénitude à vos sacrifices et à vos efforts de vaillants soldats, abrège le temps d’épreuve pendant lequel vous aurez encore besoin de nous.

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Saint du Jour

Nominis

28 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saints Laurent Ruiz et 15 compagnons - martyrs à Nagasaki au Japon (✝ v. 1635)
    A Nagasaki, 16 martyrs, les uns brûlés vifs, d'autres décapités quelques années auparavant et plusieurs autres qui moururent témoins de la foi au Christ.Saint Laurent Ruiz de Manille et quinze compagnons: Dominique Ibanez de Erquicia, Jacques Kyushei Gorobioye Tomonaga, Antoine Gonzalez, Michel de Aozaraza, Guillaume Courtet, Vincent Shiwozuka, Luc Alphonse Gorda, Jourdain (Hyacinthe Ansalone) et Thomas Hioji Rokuzayemon Nishi, prêtres dominicains, François Shoyemon, Michel Kurobioye et Matthieu Kohioye, religieux dominicains - Madeleine de Nagasaki, vierge du Tiers-Ordre de Saint-Augustin, Marine de Omura, vierge du Tiers-Ordre dominicain, Lazare de Kyoto, laïc. Après avoir semé la foi chrétienne dans les Îles Philippines, Formose et les îles du Japon, ils consommèrent leur martyre pour l'amour du Christ à Nagasaki, en vertu d'un décret du chef suprême Togugawa Yemitsu, à des jours différents, de 1633 à 1637, mais sont commémorés dans une même vénération.Voir sur le site du Vatican, Lawrence Ruiz, Dominic Ibáñez de Erquicia, James Kyushei Tomonaga, and 13 companions, Philippines, martyrs in Japan - biography (en anglais) Piazza San Pietro, 18 ottobre 1987
  • Saint Venceslas - duc de Bohême et martyr (✝ 929)
    Vratislas, duc de Bohème, laissait deux fils en mourant: Venceslas, l'héritier âgé de treize ans, et Boleslas, de deux années plus jeune. Drahomira leur mère exerça la régence, mais restait attachée à l'ancien culte comme Boleslas, alors que Venceslas était devenu chrétien. Durant les cinq années de sa régence, elle persécuta les chrétiens et Venceslas lui-même devait se cacher pour entendre la messe. A 18 ans, quand il monta sur le trône, il construisit des églises, ouvrit des monastères, rappela les prêtres exilés. Il gouvernait sagement et ses mœurs étaient pures. Il fut assassiné par son frère qui convoitait le trône et avait pris la tête du parti païen. Boleslas l'attaqua par surprise devant l'église où il se rendait à la messe. Venceslas ne tira pas son épée: "Je ne serai pas fratricide. Je te pardonne." Il avait vingt-trois ans.Saint Venceslas est le patron de la République tchèque et le 28 septembre y est fête nationale.- vidéo: visite de la Basilique Saint Venceslas.Mémoire de saint Venceslas, martyr. Duc de Bohême élevé par sa grand-mère, sainte Ludmilla, dans la sagesse divine et humaine, il se montra sévère pour lui-même, pacifique dans l'administration de son pays, plein de bonté pour les pauvres; il racheta des foules d'esclaves païens sur le marché de Prague, pour qu'ils soient baptisés; après bien des difficultés supportées pour gouverner ses sujets et les instruire de la foi chrétienne, il fut trahi par son frère Boleslas et tué par des sicaires dans l'église de Boleslava, en 935.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Si le méchant se détourne de sa méchanceté, il sauvera sa vie » (Ez 18, 25-28)

    Lecture du livre du prophète Ézékiel

    Ainsi parle le Seigneur :
        « Vous dites :
    ‘La conduite du Seigneur n’est pas la bonne’.
    Écoutez donc, fils d’Israël :
    est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ?
    N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
        Si le juste se détourne de sa justice,
    commet le mal, et meurt dans cet état,
    c’est à cause de son mal qu’il mourra.
        Si le méchant se détourne de sa méchanceté
    pour pratiquer le droit et la justice,
    il sauvera sa vie.
        Il a ouvert les yeux
    et s’est détourné de ses crimes.
    C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9)

    Refrain psalmique : (Ps 24, 6a)

    Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse.

    Seigneur, enseigne-moi tes voies,
    fais-moi connaître ta route.
    Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
    car tu es le Dieu qui me sauve.

    Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
    ton amour qui est de toujours.
    Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
    dans ton amour, ne m’oublie pas.

    Il est droit, il est bon, le Seigneur,
    lui qui montre aux pécheurs le chemin.
    Sa justice dirige les humbles,
    il enseigne aux humbles son chemin.

  • Deuxième lecture : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-11)

    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

    Frères,
        s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,
    si l’on s’encourage avec amour,
    si l’on est en communion dans l’Esprit,
    si l’on a de la tendresse et de la compassion,
        alors, pour que ma joie soit complète,
    ayez les mêmes dispositions,
    le même amour,
    les mêmes sentiments ;
    recherchez l’unité.
        Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,
    mais ayez assez d’humilité
    pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
        Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;
    pensez aussi à ceux des autres.

        Ayez en vous les dispositions
    qui sont dans le Christ Jésus :
        ayant la condition de Dieu,
    il ne retint pas jalousement
    le rang qui l’égalait à Dieu.

        Mais il s’est anéanti,
    prenant la condition de serviteur,
    devenant semblable aux hommes.

    Reconnu homme à son aspect,
        il s’est abaissé,
    devenant obéissant jusqu’à la mort,
    et la mort de la croix.

        C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
    il l’a doté du Nom
    qui est au-dessus de tout nom,

        afin qu’au nom de Jésus
    tout genou fléchisse
    au ciel, sur terre et aux enfers,

        et que toute langue proclame :
    « Jésus Christ est Seigneur »
    à la gloire de Dieu le Père.

        – Parole du Seigneur.

    Ou bien, lecture brève :

     

    OU LECTURE BREVE