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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Homélie du 20 mai 2017 Messe de l’initiation chrétienne 59ème PMI

Homélie du 20 mai 2017 Messe de l’initiation chrétienne 59ème PMI

 

bapteme confirmation 2013« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là environ 3000 personnes se joignirent à eux. Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Ac 2, 42 (1ère lecture)

Un événement majeur survient à cette heure et ici pour nous tous mais surtout pour ceux qui vont recevoir un des trois sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’Eucharistie.

Pour nous, pour eux, crions encore une fois : Deo gratias ! Merci Seigneur de ton don !

Et ajoutons immédiatement : que dois-je faire pour que ce don se dilate en moi et irradie autour de moi ? Car ce que Dieu donne, c’est de la vie, c’est du vivant et non de la matière fixe et pétrifiée. Quand on reçoit une belle plante, on s’en occupe. Avant qu’il ne devienne un chêne immense, on arrose le gland. Quand on reçoit la vie en nous, on l’entretient pour qu’un jour elle devienne belle et féconde.

 

Les Actes des Apôtres nous donnent le programme de cette croissance. Les premiers baptisés sont assidus à quatre activités indispensables. Assidus, notons-le bien : il ne s’agit pas de pratiquer une fois de temps en temps mais avec régularité et concentration. Les premiers chrétiens n’y allaient pas en dilettante mais ils prenaient les moyens pour les vivre intensément. S’il manque un de ces quatre moyens, la foi devient bancale, claudicante. Si les quatre manquent, alors elle s’éteint.

 

  • « Assidus à l’enseignement des Apôtres » :

 

L’enseignement des Apôtres ou la première catéchèse. La foi est un don intérieur, elle n’est pas la conséquence de la catéchèse. On peut écouter cent sermons avec bonne volonté et rester incroyant. Mais nous savons que, dès le départ, l’enseignement est indispensable. Les explications pour comprendre ce que l’on croit. Les formations pour rendre compte de ce que l’on croit. Les sermons (ou homélies) pour vivre ce que l’on croit. Et ainsi de toutes les prises de paroles autour de la foi : les témoignages pour raviver notre foi, les veillées pour la nourrir de la prière, les échanges pour la partager… Autant de façons de se mettre à l’écoute de l’Eglise, de ses pasteurs, de ses théologiens, de ses témoins.

 

On note aujourd’hui un intérêt de plus en plus fort pour la formation tant les défis sont grands autour de nous.

  • « Assidus à la communion fraternelle » :

 

A l’époque des premiers chrétiens la communion fraternelle désigne des actions d’entraide concrète. Ainsi ils apportaient tous leurs biens aux pieds des Apôtres qui les redistribuaient ensuite. Cette coutume ne restera pas longtemps comme une pratique habituelle mais saint Paul, quelques années plus tard, invitera les Corinthiens à partager, à donner selon les élans de leur cœur pour les frères de Jérusalem qui vivent très pauvrement.

 

La communion fraternelle n’est pas une quête en passant mais une habitude d’entraide pleine de vie, de proximité et de gestes concrets. On peut ici multiplier les exemples : une attitude de bonté envers celui qui souffre et que nous visitons ; une invitation à une personne esseulée ; une aide financière à un ami en difficulté ; un engagement dans une association…

 

Mais la communion fraternelle ne subsiste qu’à deux conditions : que notre aide implique un contact concret avec la personne, d’une part ; et qu’elle soit ouverte à une réciprocité, d’autre part. Il s’agit en fait d’une entraide non pas symétrique mais ouverte à la réciprocité.

 

  • « Assidus à la fraction du pain » :

 

Sous cette expression « fraction du pain », les Actes nomment l’Eucharistie ou la messe. On ne mesure jamais assez à quel point, les premiers chrétiens tenaient à se retrouver pour cette messe le jour du Seigneur, le dimanche. Ils y tenaient jusqu’à risquer le martyre pour elle quand ces réunions furent interdites lors des persécutions romaines. Il n’était pas imaginables pour ces premières générations de manquer la messe sauf à être malade. Et la distance pour s’y rendre n’éteignait pas leur ferveur.

 

On vit la messe aujourd’hui comme une chose bonne mais facultative : cette attitude évacue tout simplement le Mystère : au final on se fabrique sa propre religion, taillée sur mesure, à ma mesure et non plus à la dimension divine de Dieu. Or c’est de cela qu’il s’agit à la messe : une présence réelle du Dieu immense pour que notre misère et notre beauté soient percutées, en permanence, par la bonté et la lumière divines. Bien sûr si on voit les choses par le petit côté de la répétition des mêmes mots, des mêmes gestes, alors on évacue la messe pour de la nouveauté… et on laisse là le pain de vie.

  • « Assidus aux prières » :

 

Ces prières viennent de l’Ancien Testament : les religieux dans leur monastère ou dans leurs missions poursuivent cet embrasement du temps par la prière. Sept fois dans la journée, nuit comprise, de ces couvents et des bréviaires montent vers Dieu la prière passionnée de l’Eglise avec des psaumes et de libres louanges.

 

Depuis des millénaires désormais, sans cesse, là où ils le peuvent, ces hommes consacrés n’oublient pas que le monde et le temps iraient à leur perte s’ils ne priaient pas. Saura-t-on jamais ce qui se passerait si d’un coup ces chants priant cessaient sur terre ?

 

Des formes diverses se sont rajoutées peu à peu à ces prières que les disciples continuaient de faire à l’instar des juifs. Le chapelet, les oraisons divers…

 

Mais là aussi, deux conditions doivent être réunies pour que ces « prières » soient efficaces : penser au monde tout entier et non pas seulement à ses intérêts propres, d’une part. Prier seul et en silence souvent et ne pas se contenter des prières collectives, d’autre part.

 

Conclusion :

 

On sent l’exigence d’une telle vie. Certains jours ces activités iront d’elles-mêmes et dans la joie. D’autres jours, elles se feront dans l’effort et la résistance.

 

La Parole de Dieu ne les justifie pas mais elle les donne pour nécessaire. Faisons confiance et investissons-nous sans honte : tant d’autres croyants dans d’autres religions s’étonnent de notre peu d’investissement personnel. Répondons à leur regard critique par une ferveur renouvelée.

 

Aidons-nous les uns les autres à tenir dans le temps.

 

Alors le monde découvrira le Christ à travers nous.

 

Luc Ravel
Archevêque de Strasbourg
et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

Mots-clés: baptême, pmi, lourdes, mgr luc ravel, confirmation

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Saint du Jour

Nominis

22 juillet 2019

Tous les saints du jour
  • Sainte Marie-Madeleine - Pénitente, disciple du Christ (I siècle.)
    Elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. C'est pour cela qu'on l'a même appelée 'l'apôtre des Apôtres'.Outre Marie, mère de Jésus, les évangiles nous parlent de plusieurs Marie. Nous fêtons aujourd'hui Marie de Magdala, Madeleine dont Jésus avait chassé sept démons. Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres. Lors du crucifiement, elle se tient à distance, mais, après la descente de croix, elle suit Joseph d'Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques pour les rites de sépulture. C'est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître. "Rabbouni, Maître" c'est son acte de foi. Le culte de Marie Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay.- à lire: Le culte de Marie Madeleine en Occident des origines à la fin du moyen âge.- Basilique de Vézelay.- Découvrez aussi la grotte où selon la tradition de Provence sainte Marie-Madeleine aurait vécu les trente dernières années de sa vie.- Elle est la patronne du diocèse du Var - Dès les premiers siècles chrétiens, pénitents, saints, rois, papes viennent accomplir leur pèlerinage à la grotte de la Sainte-Baume auprès de sainte Marie-Madeleine. (Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)- Marie-Madeleine fera désormais l'objet d'une fête liturgique (Radio Vatican): 'Sainte Marie-Madeleine est un exemple d'une véritable et authentique évangélisatrice, c'est-à-dire d'une évangéliste qui annonce le joyeux message central de la Pâque. Le Pape François a pris cette décision précisément dans le contexte du jubilé de la miséricorde pour signifier l'importance de cette femme qui manifesta un grand amour envers le Christ et qui fut tant aimée du Christ.' Arthur Roche, archevêque secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.vidéos:- webTV de la CEF: Marie-Madeleine avec frère David Macaire, dominicain et Enguerrand Guépy, écrivain, émission 'la Foi prise au mot' KTO- Marie-Madeleine: La femme qui a combattu pour la sainteté et pour l'annonce de la Bonne Nouvelle, messe à Magdala, petit village de Galilée où la sainte a vécu (Christian Media Center)Marie Madeleine dans la Bible (source AELF):- Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. [Mt - 27 : 61]- Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. [Mt - 28 : 01]- Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, [Mc - 15 : 40]- Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis. [Mc - 15 : 47]- Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. [Mc - 16 : 01]- Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. [Mc - 16 : 09]- ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), [Lc - 8 : 02]- C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. [Lc - 24 : 10]- Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. [Jn - 19 : 25]- Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. [Jn - 20 : 01]Délivrée de sept démons par le Seigneur Jésus, elle s'attacha avec amour à ses pas, le suivit jusqu'au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d'entre les morts et de porter aux autres disciples l'annonce de la Résurrection.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « J’ai trouvé celui que mon âme désire » (Ct 3, 1-4a)

    Lecture du Cantique des Cantiques

    Paroles de la bien-aimée.
        Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché
        celui que mon âme désire ;
    je l’ai cherché ;
    je ne l’ai pas trouvé.
        Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville,
    par les rues et les places :
    je chercherai
    celui que mon âme désire ;
    je l’ai cherché ;
    je ne l’ai pas trouvé.
        Ils m’ont trouvée, les gardes,
    eux qui tournent dans la ville :
    « Celui que mon âme désire,
    l’auriez-vous vu ? »
        À peine les avais-je dépassés,
    j’ai trouvé celui que mon âme désire :
    je l’ai saisi
    et ne le lâcherai pas.

        – Parole du Seigneur.


    OU BIEN

     

  • Première lecture : « Nous ne comprenons plus le Christ d’une manière simplement humaine » (2 Co 5, 14-17)

    Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

    Frères,
    l’amour du Christ nous saisit
    quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
    et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
    Car le Christ est mort pour tous,
    afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
    mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
    Désormais nous ne regardons plus personne
    d’une manière simplement humaine :
    si nous avons connu le Christ de cette manière,
    maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
    Si donc quelqu’un est dans le Christ,
    il est une créature nouvelle.
    Le monde ancien s’en est allé,
    un monde nouveau est déjà né.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9)

    Refrain psalmique : (Ps 62, 2b)

    Mon âme a soif de toi,
    Seigneur mon Dieu !

    Dieu, tu es mon Dieu,
         je te cherche dès l’aube :
    mon âme a soif de toi ;
    après toi languit ma chair,
    terre aride, altérée, sans eau.

    Je t’ai contemplé au sanctuaire,
    j’ai vu ta force et ta gloire.
    Ton amour vaut mieux que la vie :
    tu seras la louange de mes lèvres !

    Toute ma vie je vais te bénir,
    lever les mains en invoquant ton nom.
    Comme par un festin je serai rassasié ;
    la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

    Oui, tu es venu à mon secours :
    je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
    Mon âme s’attache à toi,
    ta main droite me soutient.