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  • Homélie du 20 mai 2017 Messe de l’initiation chrétienne 59ème PMI

Homélie du 20 mai 2017 Messe de l’initiation chrétienne 59ème PMI

 

bapteme confirmation 2013« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là environ 3000 personnes se joignirent à eux. Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » Ac 2, 42 (1ère lecture)

Un événement majeur survient à cette heure et ici pour nous tous mais surtout pour ceux qui vont recevoir un des trois sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’Eucharistie.

Pour nous, pour eux, crions encore une fois : Deo gratias ! Merci Seigneur de ton don !

Et ajoutons immédiatement : que dois-je faire pour que ce don se dilate en moi et irradie autour de moi ? Car ce que Dieu donne, c’est de la vie, c’est du vivant et non de la matière fixe et pétrifiée. Quand on reçoit une belle plante, on s’en occupe. Avant qu’il ne devienne un chêne immense, on arrose le gland. Quand on reçoit la vie en nous, on l’entretient pour qu’un jour elle devienne belle et féconde.

 

Les Actes des Apôtres nous donnent le programme de cette croissance. Les premiers baptisés sont assidus à quatre activités indispensables. Assidus, notons-le bien : il ne s’agit pas de pratiquer une fois de temps en temps mais avec régularité et concentration. Les premiers chrétiens n’y allaient pas en dilettante mais ils prenaient les moyens pour les vivre intensément. S’il manque un de ces quatre moyens, la foi devient bancale, claudicante. Si les quatre manquent, alors elle s’éteint.

 

  • « Assidus à l’enseignement des Apôtres » :

 

L’enseignement des Apôtres ou la première catéchèse. La foi est un don intérieur, elle n’est pas la conséquence de la catéchèse. On peut écouter cent sermons avec bonne volonté et rester incroyant. Mais nous savons que, dès le départ, l’enseignement est indispensable. Les explications pour comprendre ce que l’on croit. Les formations pour rendre compte de ce que l’on croit. Les sermons (ou homélies) pour vivre ce que l’on croit. Et ainsi de toutes les prises de paroles autour de la foi : les témoignages pour raviver notre foi, les veillées pour la nourrir de la prière, les échanges pour la partager… Autant de façons de se mettre à l’écoute de l’Eglise, de ses pasteurs, de ses théologiens, de ses témoins.

 

On note aujourd’hui un intérêt de plus en plus fort pour la formation tant les défis sont grands autour de nous.

  • « Assidus à la communion fraternelle » :

 

A l’époque des premiers chrétiens la communion fraternelle désigne des actions d’entraide concrète. Ainsi ils apportaient tous leurs biens aux pieds des Apôtres qui les redistribuaient ensuite. Cette coutume ne restera pas longtemps comme une pratique habituelle mais saint Paul, quelques années plus tard, invitera les Corinthiens à partager, à donner selon les élans de leur cœur pour les frères de Jérusalem qui vivent très pauvrement.

 

La communion fraternelle n’est pas une quête en passant mais une habitude d’entraide pleine de vie, de proximité et de gestes concrets. On peut ici multiplier les exemples : une attitude de bonté envers celui qui souffre et que nous visitons ; une invitation à une personne esseulée ; une aide financière à un ami en difficulté ; un engagement dans une association…

 

Mais la communion fraternelle ne subsiste qu’à deux conditions : que notre aide implique un contact concret avec la personne, d’une part ; et qu’elle soit ouverte à une réciprocité, d’autre part. Il s’agit en fait d’une entraide non pas symétrique mais ouverte à la réciprocité.

 

  • « Assidus à la fraction du pain » :

 

Sous cette expression « fraction du pain », les Actes nomment l’Eucharistie ou la messe. On ne mesure jamais assez à quel point, les premiers chrétiens tenaient à se retrouver pour cette messe le jour du Seigneur, le dimanche. Ils y tenaient jusqu’à risquer le martyre pour elle quand ces réunions furent interdites lors des persécutions romaines. Il n’était pas imaginables pour ces premières générations de manquer la messe sauf à être malade. Et la distance pour s’y rendre n’éteignait pas leur ferveur.

 

On vit la messe aujourd’hui comme une chose bonne mais facultative : cette attitude évacue tout simplement le Mystère : au final on se fabrique sa propre religion, taillée sur mesure, à ma mesure et non plus à la dimension divine de Dieu. Or c’est de cela qu’il s’agit à la messe : une présence réelle du Dieu immense pour que notre misère et notre beauté soient percutées, en permanence, par la bonté et la lumière divines. Bien sûr si on voit les choses par le petit côté de la répétition des mêmes mots, des mêmes gestes, alors on évacue la messe pour de la nouveauté… et on laisse là le pain de vie.

  • « Assidus aux prières » :

 

Ces prières viennent de l’Ancien Testament : les religieux dans leur monastère ou dans leurs missions poursuivent cet embrasement du temps par la prière. Sept fois dans la journée, nuit comprise, de ces couvents et des bréviaires montent vers Dieu la prière passionnée de l’Eglise avec des psaumes et de libres louanges.

 

Depuis des millénaires désormais, sans cesse, là où ils le peuvent, ces hommes consacrés n’oublient pas que le monde et le temps iraient à leur perte s’ils ne priaient pas. Saura-t-on jamais ce qui se passerait si d’un coup ces chants priant cessaient sur terre ?

 

Des formes diverses se sont rajoutées peu à peu à ces prières que les disciples continuaient de faire à l’instar des juifs. Le chapelet, les oraisons divers…

 

Mais là aussi, deux conditions doivent être réunies pour que ces « prières » soient efficaces : penser au monde tout entier et non pas seulement à ses intérêts propres, d’une part. Prier seul et en silence souvent et ne pas se contenter des prières collectives, d’autre part.

 

Conclusion :

 

On sent l’exigence d’une telle vie. Certains jours ces activités iront d’elles-mêmes et dans la joie. D’autres jours, elles se feront dans l’effort et la résistance.

 

La Parole de Dieu ne les justifie pas mais elle les donne pour nécessaire. Faisons confiance et investissons-nous sans honte : tant d’autres croyants dans d’autres religions s’étonnent de notre peu d’investissement personnel. Répondons à leur regard critique par une ferveur renouvelée.

 

Aidons-nous les uns les autres à tenir dans le temps.

 

Alors le monde découvrira le Christ à travers nous.

 

Luc Ravel
Archevêque de Strasbourg
et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

Mots-clés: baptême, pmi, lourdes, mgr luc ravel, confirmation

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Saint du Jour

Nominis

30 mars 2020

Tous les saints du jour
  • Bienheureux Amédée IX - Duc de Savoie (✝ 1472)
    Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la sœur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d'épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l'exercice du pouvoir. Il fut obligé d'abdiquer en sa faveur. Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d'une grande charité envers les pauvres. "Amédée de Savoie met les pauvres à l'honneur et les riches au rencart", disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677. Il est fêté en Savoie le 27 avril. Béatifié en 1677 suite à une demande faite par saint François de Sales en 1612.Illustration: tableau du XVIIe siècle attribué à Jean Baize - musée de Chambéry (Joconde, portail des collections des musées de France)Des paroisses sont sous son patronage dont la paroisse de La Trinité 06340 - diocèse de Nice Le 30 mars au martyrologe romain: À Verceil dans le Piémont, en 1472, le bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, qui fut plus porté à la dévotion qu'à la gestion des affaires publiques et favorisa, par son action et son zèle continu, la cause des pauvres, des veuves et des orphelins.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout cela » (Dn 13, 41c-62 (lecture brève))

    Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
    le peuple venait de condamner à mort Suzanne.
    Alors elle cria d’une voix forte :
    « Dieu éternel,
    toi qui pénètres les secrets,
    toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
    tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage.
    Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait
    de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

    Le Seigneur entendit sa voix.
    Comme on la conduisait à la mort,
    Dieu éveilla l’esprit de sainteté
    chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
    qui se mit à crier d’une voix forte :
    « Je suis innocent
    de la mort de cette femme ! »
    Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda :
    « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
    Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit :
    « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ?
    Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité,
    vous avez condamné une fille d’Israël.
    Revenez au tribunal,
    car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

    Tout le peuple revint donc en hâte,
    et le collège des anciens dit à Daniel :
    « Viens siéger au milieu de nous
    et donne-nous des explications,
    car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
    Et Daniel leur dit :
    « Séparez-les bien l’un de l’autre,
    je vais les interroger. »
    Quand on les eut séparés,
    Daniel appela le premier et lui dit :
    « Toi qui as vieilli dans le mal,
    tu portes maintenant le poids des péchés
    que tu as commis autrefois
    en jugeant injustement :
    tu condamnais les innocents
    et tu acquittais les coupables,
    alors que le Seigneur a dit :
    “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
    Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme,
    dis-nous sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un sycomore. »
    Daniel dit :
    « Voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu,
    et il va te mettre à mort. »
    Daniel le renvoya, fit amener l’autre
    et lui dit :
    « Tu es de la race de Canaan et non de Juda !
    La beauté t’a dévoyé
    et le désir a perverti ton cœur.
    C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël,
    et, par crainte, elles se donnaient à vous.
    Mais une fille de Juda
    n’a pu consentir à votre crime.
    Dis-moi donc sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un châtaignier. »
    Daniel lui dit :
    « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu attend, l’épée à la main,
    pour te châtier,
    et vous faire exterminer. »

    Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur
    et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
    Puis elle se retourna contre les deux anciens
    que Daniel avait convaincus de faux témoignage
    par leur propre bouche.
    Conformément à la loi de Moïse,
    on leur fit subir la peine
    que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
    on les mit à mort.
    Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

    Refrain psalmique : (cf. 22, 4)

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi, Seigneur.

    Le Seigneur est mon berger :
    je ne manque de rien.
    Sur des prés d’herbe fraîche,
    il me fait reposer.

    Il me mène vers les eaux tranquilles
    et me fait revivre ;
    il me conduit par le juste chemin
    pour l’honneur de son nom.

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi :
    ton bâton me guide et me rassure.

    Tu prépares la table pour moi
    devant mes ennemis ;
    tu répands le parfum sur ma tête,
    ma coupe est débordante.

    Grâce et bonheur m’accompagnent
    tous les jours de ma vie ;
    j’habiterai la maison du Seigneur
    pour la durée de mes jours.

  • Évangile : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)

    Acclamation : (cf. Ez 33, 11)

    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    À employer de préférence les années A et B

              En ce temps-là,
      Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
                              Dès l’aurore, il retourna au Temple.
    Comme tout le peuple venait à lui,
    il s’assit et se mit à enseigner.
      Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
    qu’on avait surprise en situation d’adultère.
    Ils la mettent au milieu,
      et disent à Jésus :
    « Maître, cette femme
    a été surprise en flagrant délit d’adultère.
      Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
    de lapider ces femmes-là.
    Et toi, que dis-tu ? »
      Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
    afin de pouvoir l’accuser.
    Mais Jésus s’était baissé
    et, du doigt, il écrivait sur la terre.
      Comme on persistait à l’interroger,
    il se redressa et leur dit :
    « Celui d’entre vous qui est sans péché,
    qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
      Il se baissa de nouveau
    et il écrivait sur la terre.
      Eux, après avoir entendu cela,
    s’en allaient un par un,
    en commençant par les plus âgés.
    Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
      Il se redressa et lui demanda :
    « Femme, où sont-ils donc ?
    Personne ne t’a condamnée ? »
      Elle répondit :
    « Personne, Seigneur. »
    Et Jésus lui dit :
    « Moi non plus, je ne te condamne pas.
    Va, et désormais ne pèche plus. »

                            – Acclamons la Parole de Dieu.