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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Communiqué de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises

mgr ravel6Une douleur énorme s’est emparée de mon cœur au petit matin de ce samedi 14 novembre 2015. Aujourd’hui un acte de guerre a crevé le cœur de Paris. Aujourd’hui la France est blessée comme jamais depuis cinquante ans.

Nos aumôniers militaires sont et seront là, auprès de tous, pour tous, mais surtout auprès de nos soldats mobilisés depuis des mois, auprès de nos pompiers de Paris, intervenus dans les minutes qui ont suivi les massacres, auprès des familles et des corps des victimes évacués dans nos hôpitaux militaires et civils. Nous serons sur tous les fronts pour aider, soulager, accompagner.

J’invite tous les hommes de foi à prier, seuls, avec quelques voisins, en assemblée, dans la mesure de la prudence. Submergé d’émotions mélangées de pleurs et de cris, l’homme de foi réagit par la solidarité et la prière. Prions pour que l’Esprit nous donne le discernement : que devons-nous faire ? Que doit faire le Chef de l’Etat ? Que doivent faire notre armée et nos forces de sécurité ?

J’ajouterai encore quelques remarques à chaud.

Une violence inouïe nous a frappés. Nous, c’est à dire nos enfants, nos parents, nos amis. Nous, c’est à dire nos valeurs, notre histoire, notre avenir. Nous, c’est à dire la France, notre nation, notre patrie derrière un même drapeau. C’est collectivement que nous sommes attaqués. C’est la nation qui est visée. Il s’agit donc bien d’une guerre. Impitoyable. Elle ne fait que commencer.

Que faire alors ?

Corrigeons nos façons de parler, corrigeons les autres, s’il en est besoin. Personne en France n’a plus le droit de penser ou de dire : que ce n’est qu’un « accident », terrible mais passager ; que par rapport à la Grande Guerre, c’est peu de morts ; qu’il ne faut rien exagérer ; qu’il est outrancier de parler de guerre ; qu’il ne s’agit que de personnes perturbées ; qu’un simple renforcement de sécurité suffit ; etc. J’ai entendu tout cela ces derniers mois depuis les attentats de janvier. Hier, c’était agaçant. Aujourd’hui, c’est insupportable.

J’ajoute que la peur fait partie de la guerre. Tout militaire le sait. Ne pas avoir peur est impossible. Mais canaliser sa peur pour en faire une force d’union est possible. C’est une autre façon de parler du courage et de la fraternité.

Enfin, rappelons-nous que la grandeur d’un peuple se mesure à sa résistance, à sa résilience. La France n’a pas fini d’étonner les autres nations. Serrons-nous les coudes sans mépris de l’adversaire, sans méfiance entre nous.

Le Dieu de la Paix est présent aussi et peut-être surtout dans la guerre.  Il sait faire sortir le meilleur du pire. Je lui confie le monde et la France.

+ Luc Ravel

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Saint du Jour

Nominis

3 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Sainte Lydie - Commerçante en pourpre convertie par Saint Paul (I siècle)
    Elle venait de la Grèce d'Asie et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. C'est là qu'elle rencontra saint Paul et saint Luc (Actes des Apôtres 16. 11). Ils vinrent habiter chez elle "Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi."Les Églises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la foi juive et qui fut convertie au Christ par saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine. Elle l'accueillit avec ses compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.Au 20 mai, commémoraison de sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l'Évangile, après la prédication de l'Apôtre saint Paul.
  • Sainte Salomé la Myrophore - épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (I siècle)
    Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)