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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Homélie - Messe d'action de grâces - 23 mars 2017

homelie 23 mars 2017Cathédrale des Invalides 23 mars 2017

 Il faut, c’est à dire on doit et on peut, aller dans ce monde en hommes amicaux, joyeux, courageux et libres…

Je ne sais pas si j’y suis arrivé moi-même au cours de mes sept ans et demi au diocèse aux armées mais c’est un « programme » que je portais en mon cœur en y arrivant et il me porte encore.

Aller  : Aller, c’est à dire marcher vers un but. On peut bouger en tous sens, s’agiter ou être agité : mais tout ce qui bouge n’est pas vie...

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Messe pour la Paix - Cathédrale des Invalides 9 janvier 2017

messe pour la paix 1 2017Monseigneur Luc Ravel

1. La violence et la paix. 

On parle à nouveau de la violence, comme si on la découvrait pour la première fois. Mais la violence est une vieille compagne de l’homme. Une amie fidèle, hélas, un peu « collante », qui ne dit jamais non à ce que nous lui présentons et qui nous embarrasse après coup quand nous avons consenti à lui obéir.

 

La bien-pensance moderne a feint de l’ignorer. Comme si ne pas voir les choses aidait à les éliminer. Mais les bien-pensants passent et la violence reste. Et, en définitive, c’est elle qui les condamne à l’oubli. Regardons plutôt cette violence en face et découvrons la force qui la conquiert.

 

La violence existe et s’exerce à trois niveaux et la force qui lui répond c’est la Paix.

 

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Homélie : Ordinations d’Henry Hyvernat, Pierre-Marie Crespin et Damien Haas

4 juin 2016 à la cathédrale des Invalides

ordinations juin 2016Un jeune prêtre, M. l’abbé Gustave Lapierre, fait partie du 46ème Bataillon de chasseurs alpins en qualité d’infirmier. Mobilisé le 3 août 1914 à 27 ans, il écrit à son évêque (de Viviers) le 22 avril 1915 :

« Si, au soir de mon ordination, le 29 juin 1914, je vous avais demandé : « Monseigneur, quel poste me réservez-vous ? » et que vous m’eussiez répondu : « une aumônerie militaire », j’aurais pris votre réponse pour une plaisanterie. Et pourtant c’est la réalité…/… Ma paroisse comprend 250 âmes environ. Les plus jeunes de mes paroissiens ont 24 ans : aucun n’a dépassé la quarantaine…/… Le 46ème Bataillon de Chasseurs se recrute dans deux départements assez religieux (Ardèche, Gard). Aussi, chaque fois que nous sommes au repos, tous nos alpins assistent aux offices. Je les aime beaucoup, mes alpins ! J’ai entendu dire que le premier « poste » était celui auquel on s’attachait le plus.

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Centenaire de la bataille de Verdun - Cathédrale de Verdun

centenaire verdun 28 05 2016

Homélie du 28 mai 2016
L’homme de Verdun

Cent ans plus tard, ne serions-nous pas les descendants de ces hommes qui livrèrent ici la plus inouïe des batailles ? Cette bataille de Verdun, de février à décembre 1916, offre, à ceux qui l’ont vécu, une expérience ultime. Tout le poids de la Grande Guerre s’entasse sur ces dix mois et sur ces cent collines. D’autres batailles plus décisives...

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Messe à l'intention des victimes du 13 novembre 2015

mgr luc ravel treillisHomélie par Monseigneur Luc Ravel
Dimanche 15 novembre 2015
Eglise Notre-Dame du Val-de-Grâce

 

Dn 12,1-3 ; Ps 16(15) ; He 10, 11-14,18 ; Mc 13, 24-32

Nous sommes là, d'abord, pour partager une douleur. Les résultats tombent : ce ne sont pas seulement les cent-cinquante morts et les centaines de blessés très graves mais, à travers eux...

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Communiqué de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises

mgr ravel6Une douleur énorme s’est emparée de mon cœur au petit matin de ce samedi 14 novembre 2015. Aujourd’hui un acte de guerre a crevé le cœur de Paris. Aujourd’hui la France est blessée comme jamais depuis cinquante ans.

Nos aumôniers militaires sont et seront là, auprès de tous, pour tous, mais surtout auprès de nos soldats mobilisés depuis des mois, auprès de nos pompiers de Paris, intervenus dans les minutes qui ont suivi les massacres, auprès des familles et des corps des victimes évacués dans nos hôpitaux militaires et civils. Nous serons sur tous les fronts pour aider, soulager, accompagner.

J’invite tous les hommes de foi à prier, seuls, avec quelques voisins, en assemblée, dans la mesure de la prudence. Submergé d’émotions mélangées de pleurs et de cris, l’homme de foi réagit par la solidarité et la prière. Prions pour que l’Esprit nous donne le discernement : que devons-nous faire ? Que doit faire le Chef de l’Etat ? Que doivent faire notre armée et nos forces de sécurité ?

J’ajouterai encore quelques remarques à chaud.

Une violence inouïe nous a frappés. Nous, c’est à dire nos enfants, nos parents, nos amis. Nous, c’est à dire nos valeurs, notre histoire, notre avenir. Nous, c’est à dire la France, notre nation, notre patrie derrière un même drapeau. C’est collectivement que nous sommes attaqués. C’est la nation qui est visée. Il s’agit donc bien d’une guerre. Impitoyable. Elle ne fait que commencer.

Que faire alors ?

Corrigeons nos façons de parler, corrigeons les autres, s’il en est besoin. Personne en France n’a plus le droit de penser ou de dire : que ce n’est qu’un « accident », terrible mais passager ; que par rapport à la Grande Guerre, c’est peu de morts ; qu’il ne faut rien exagérer ; qu’il est outrancier de parler de guerre ; qu’il ne s’agit que de personnes perturbées ; qu’un simple renforcement de sécurité suffit ; etc. J’ai entendu tout cela ces derniers mois depuis les attentats de janvier. Hier, c’était agaçant. Aujourd’hui, c’est insupportable.

J’ajoute que la peur fait partie de la guerre. Tout militaire le sait. Ne pas avoir peur est impossible. Mais canaliser sa peur pour en faire une force d’union est possible. C’est une autre façon de parler du courage et de la fraternité.

Enfin, rappelons-nous que la grandeur d’un peuple se mesure à sa résistance, à sa résilience. La France n’a pas fini d’étonner les autres nations. Serrons-nous les coudes sans mépris de l’adversaire, sans méfiance entre nous.

Le Dieu de la Paix est présent aussi et peut-être surtout dans la guerre.  Il sait faire sortir le meilleur du pire. Je lui confie le monde et la France.

+ Luc Ravel

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Homélie pour la messe de fondation des Invalides - 20 septembre 2015

mgr ravel armesIl y a trois cents ans, s’endormait dans la mort le Roi soleil… Il laissait derrière lui une œuvre considérable. Mais, de toutes ses entreprises, fruits d’un règne de 72 ans, l’une émerge et surpasse toutes les autres : c’est l’édification des Invalides. C’est bien ainsi que le voyait Louis XIV lui-même en affirmant qu’il y découvrait « la plus grande pensée de son règne. » Et l’on trouve ce récit fait par ...

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Dire la naissance de la France

Messe pour la France drapeauxDans le cadre de la Neuvaine : Mode d'emploi

A force de douter de tout, on finit par ne plus croire en rien. Il en va de la France comme du reste. Au fond, la France existe-t-elle ? N’est-elle pas un songe fabriqué par nos sommeils pour nous éloigner du présent, de sa composition multiple, de ses courants divers ? La France, n’est-elle pas une invention bricolée par des nostalgiques d’un temps qui n’a jamais existé ?

A ces questions, extrêmes mais présentes aujourd’hui, il faut répondre. C’est à dire qu’il faut parler. Le silence ne suffit plus, fût-il réprobateur.

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Messe de Requiem pour Charles Pasqua Homélie par Mgr Luc Ravel

mgr luc ravel obseques charles pasquaVendredi 3 juillet 2015 - Saint Louis des Invalides

La vocation chrétienne de l’homme politique

Les nombreux témoins de Charles Pasqua exprimeront mieux que je ne saurais le faire, la densité de sa vie familiale, amicale, professionnelle et politique. Dans le cadre de cette liturgie pour le croyant qu’il était, le baptisé qu’il fut et le chrétien qu’il est de façon éternelle, je souhaite méditer sur la vocation chrétienne d’un homme politique.

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Saint du Jour

Nominis

8 juillet 2020

Tous les saints du jour
  • Saints Aquila et Priscille - convertis par Saint Paul à Corinthe (I siècle)
    Judéo-chrétiens, Aquila et Priscille furent des disciples de saint Paul (Actes 18, 2). Ils étaient juifs de Rome et en avaient été chassés lors de l'édit de l'empereur Claude. Ils avaient la même profession que saint Paul qui travailla chez eux pour fabriquer des tentes.- Illustration: Dès son arrivée à Corinthe, Paul se met au travail pour gagner son pain. Il se lie d'amitié avec deux tisserands: Prisca (Priscille) et Aquilas. (Cursillos francophones du Canada)Prisca et son époux saint Aquila. Ils s'étaient tous deux installés à Rome où ils exerçaient le métier de fabricant de tentes. Juifs expulsés par l'édit de Claude, ils s'établirent à Corinthe et c'est là qu'ils rencontrèrent saint Paul qui travaillait avec eux. Il les salue d'ailleurs dans plusieurs de ses lettres: Rm 16, 3 Saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ,1 Co 16, 19 Les Églises de la province d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur, avec l'Église qui se rassemble chez eux. 2 Tm 4, 19 Salue Prisca et Aquilas, ainsi que ceux de chez OnésiphoreIls s'installèrent à Ephèse et c'est probablement là qu'ils accomplirent leur martyre. A Corinthe, Paul rencontre Priscille et Aquila, un ménage juif chassé de Rome en 49 par l'édit d'expulsion de l'empereur Claude, car «les Juifs se soulevaient continuellement à l'instigation d'un certain Chrestos» (Suétone, Claude, 25,11). On les retrouvera à Rome, après la mort de Claude, en 54, pour accueillir l'apôtre prisonnier. Entre-temps, ils l'auront accompagné à Ephèse, y prenant en charge l'Église et évangélisant. (Les premières structures ecclésiales - Basilique Papale - Saint-Paul-hors-les-murs)Le 8 juillet, commémoraison des saints Aquila et Prisca ou Priscille, époux, qui se firent à Corinthe les compagnons de travail de saint Paul, rassemblant l'Église dans leur maison et risquant leur tête pour sauver la vie de l'Apôtre.