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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

« Pour toi qui suis-je ? »

 

Cette liberté, elle semblerait se fracasser sur ce verset de l’Évangile nous parlant de l’Esprit de Vérité. Voilà une affirmation de nature à faire frémir la plupart de nos contemporains. Si Tâm s’avançait vers vous en prétendant détenir la Vérité, éventuellement avec un bon maillet ou une pioche pour vous la mettre dans la tête de la manière la plus claire et la plus ferme, vous prendriez vos jambes à votre cou, et vous auriez bien raison ! Il faut redire ici, simplement et fortement, que nous ne sommes pas propriétaires de la Vérité. L’Église catholique romaine n’est pas propriétaire de la Vérité. Le pape n’est pas propriétaire et ne possède pas la Vérité. Je ne possède pas la Vérité. Tâm ne possède pas la Vérité, en dépit de ses innombrables qualités. Parce que la vérité est une personne. La Vérité, c’est le Christ. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Et notre mission à chacun, telle que nous l’avons reçue dans l’Église, est de nous remettre devant ces questions fondamentales de l’existence, cette question de Dieu, cette question du sens, cette question du Christ… et cette question de la Vérité, en manifestant, par tout l’engagement de notre être, combien ceci vient résonner avec ce que nous sommes et ce que nous portons. Chacun d’entre nous portons la marque du Dieu vivant, de la manière la plus belle et la plus forte. Et c’est tout l’enjeu de ce déploiement qui se fait en chaque liturgie par la Parole et par le Pain et le Vin consacrés.

C’est merveille que ces deux institutions soient faites en même temps pour Joseph-Tâm aujourd’hui, manifestant que la Parole et le Pain sont intimement liés au cœur de l’Eucharistie et au cœur de nos vies. Le Concile Vatican II a voulu que l’ambon de la Parole soit de même nature et de même importance que la table du Pain consacré, manifestant combien ces deux aspects d’une liturgie sont étroitement liés. Cela exprime le fait que le Christ dont nous célébrons le corps glorieux ressuscité sur l’autel, c’est aussi ce Verbe de vie, ce Verbe créateur, ce Verbe qui est à l’origine et au terme de toutes choses… « Au commencement était le Verbe, le Verbe était avec Dieu, le Verbe était Dieu, Tout fut par lui et sans lui rien ne fut… ». C’est bien ce Verbe, cette Parole, qui est au cœur de nos liturgies et qui vient toucher nos cœurs et nos libertés.

Cela se fait par la pauvreté des instruments que nous sommes et dans la faiblesse de chacun d’entre nous. Recevoir cette institution de la part de l’Église, c’est être envoyé pour articuler par sa bouche, pour tenir entre ses mains, une réalité qui nous dépasse infiniment. Et c’est précisément dans cette faiblesse et dans cette pauvreté que chacun d’entre nous pouvons être touchés, parce que le Seigneur ne cesse de venir à nous dans le doux murmure d’une brise légère, dans cette infinie délicatesse de l’Enfant de la crèche, dans cette réalité du Christ sur la croix qui implore notre liberté et le meilleur de nous-même de mettre nos pas dans les siens.

Mon cher Joseph-Tâm, que cette institution soit une étape pour toi, dans ta vie, dans la manière dont tu vis de la Parole de Dieu et dont tu l’annonces à tes frères, dans la manière dont tu reçois le don de Dieu et le transmets. Et que cette institution puisse être pour notre communauté rassemblée ce matin l’occasion de rendre grâce pour cette Parole et pour ce corps glorieux du Christ ressuscité qui ne cesse de nous être offert au cœur de son Église.

Amen. »

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Saint du Jour

Nominis

26 août 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Césaire d'Arles - Evêque d'Arles, Père de l'Église (✝ 542)
    Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'évêque auquel il succéda en 503. Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Église des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.Voir aussi: Saint Césaire d'Arles, site internet pour le 1500e anniversaire de la remise du pallium à saint Césaire par le pape Symmaque en 513 - association 'Les Amis de saint Trophime' - Né près de Chalon-sur-Saône vers 470, Césaire se fit moine à l'abbaye de Lérins, à l'âge de 20 ans, puis l'évêque d'Arles Éon l'agrégea à son clergé en attendant qu'il lui succède dans sa charge. (Césaire d'Arles - diocèse d'Avignon)En 507, S. Césaire, moine de Lérins devenu Évêque d'Arles, fonde un couvent de moniales, ce qui est à l'époque, en Gaule, une grande innovation. (Diocèse d'Aix et Arles - Une histoire)Césaire naît à Cavaillon, devient moine à Lérins mais doit se retirer à Arles pour raison de santé. L'évêque du lieu en fait un prêtre et l'attache à son Église, dans l'intention d'en faire son successeur. Pour se soustraire à cet honneur, Césaire se cache. Découvert, il est obligé d'accepter. Avec lui, Arles possède un grand évêque. Âme de prière, prédicateur inlassable, il transforme son Église. Maltraité par les Goths, maîtres du pays, il connaît la prison et l'exil. Il crée auprès de son église un monastère de moniale sous la direction de sa soeur Casarie. Il prend part au second concile d'Orange (529), contre les Pélagiens. Père des pauvres et des orphelins, il fut l'admirable défenseur de la cité en ces temps de calamité publique. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)... Dans ses homélies simples et vivantes, il a fait passer le plus assimilable de la pensée de saint Augustin, si bien que le Moyen-âge a souvent confondu l'oeuvre du disciple avec celle du maître.Son enseignement doctrinal s'affirma encore dans les nombreux conciles qu'il présida dont le célèbre concile d'Orange en 529 pour sa formulation théologique de la grâce.Arrêté deux fois par les rois Goths, il subit la prison et l'exil avant d'être reconnu innocent. Il mourut le 27 août 543, la veille de la fête de saint Augustin après avoir gouverné son diocèse pendant quarante ans. (Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)...le village de Saint Cézaire sur Siagne dans le 06, dont les terres étaient régies par les moines, a reçu son nom de l'abbé de Lérins en hommage à l'évêque d'Arles qui avait été l'un des leurs. Le s a glissé en z, sans doute par une erreur de transcription...Il est le saint patron de la commune de Charleval (13350) - page 6 de 'côté Charleval', le magazine municipal de Novembre 2011.À Arles en Provence, en 542, saint Césaire, évêque. Après avoir mené la vie monastique dans l'île de Lérins, il reçut, malgré lui, l'épiscopat. Dès lors, il composa des sermons simples que les prêtres devaient lire aux fêtes pour l'enseignement du peuple, prépara le texte des canons de six conciles provinciaux et écrivit des règles monastiques pour les hommes et pour les femmes.