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75ème anniversaire du Débarquement

Conseil Régional de Basse Normandie National Archives USA

« Pour toi qui suis-je ? »

 

Cette liberté, elle semblerait se fracasser sur ce verset de l’Évangile nous parlant de l’Esprit de Vérité. Voilà une affirmation de nature à faire frémir la plupart de nos contemporains. Si Tâm s’avançait vers vous en prétendant détenir la Vérité, éventuellement avec un bon maillet ou une pioche pour vous la mettre dans la tête de la manière la plus claire et la plus ferme, vous prendriez vos jambes à votre cou, et vous auriez bien raison ! Il faut redire ici, simplement et fortement, que nous ne sommes pas propriétaires de la Vérité. L’Église catholique romaine n’est pas propriétaire de la Vérité. Le pape n’est pas propriétaire et ne possède pas la Vérité. Je ne possède pas la Vérité. Tâm ne possède pas la Vérité, en dépit de ses innombrables qualités. Parce que la vérité est une personne. La Vérité, c’est le Christ. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Et notre mission à chacun, telle que nous l’avons reçue dans l’Église, est de nous remettre devant ces questions fondamentales de l’existence, cette question de Dieu, cette question du sens, cette question du Christ… et cette question de la Vérité, en manifestant, par tout l’engagement de notre être, combien ceci vient résonner avec ce que nous sommes et ce que nous portons. Chacun d’entre nous portons la marque du Dieu vivant, de la manière la plus belle et la plus forte. Et c’est tout l’enjeu de ce déploiement qui se fait en chaque liturgie par la Parole et par le Pain et le Vin consacrés.

C’est merveille que ces deux institutions soient faites en même temps pour Joseph-Tâm aujourd’hui, manifestant que la Parole et le Pain sont intimement liés au cœur de l’Eucharistie et au cœur de nos vies. Le Concile Vatican II a voulu que l’ambon de la Parole soit de même nature et de même importance que la table du Pain consacré, manifestant combien ces deux aspects d’une liturgie sont étroitement liés. Cela exprime le fait que le Christ dont nous célébrons le corps glorieux ressuscité sur l’autel, c’est aussi ce Verbe de vie, ce Verbe créateur, ce Verbe qui est à l’origine et au terme de toutes choses… « Au commencement était le Verbe, le Verbe était avec Dieu, le Verbe était Dieu, Tout fut par lui et sans lui rien ne fut… ». C’est bien ce Verbe, cette Parole, qui est au cœur de nos liturgies et qui vient toucher nos cœurs et nos libertés.

Cela se fait par la pauvreté des instruments que nous sommes et dans la faiblesse de chacun d’entre nous. Recevoir cette institution de la part de l’Église, c’est être envoyé pour articuler par sa bouche, pour tenir entre ses mains, une réalité qui nous dépasse infiniment. Et c’est précisément dans cette faiblesse et dans cette pauvreté que chacun d’entre nous pouvons être touchés, parce que le Seigneur ne cesse de venir à nous dans le doux murmure d’une brise légère, dans cette infinie délicatesse de l’Enfant de la crèche, dans cette réalité du Christ sur la croix qui implore notre liberté et le meilleur de nous-même de mettre nos pas dans les siens.

Mon cher Joseph-Tâm, que cette institution soit une étape pour toi, dans ta vie, dans la manière dont tu vis de la Parole de Dieu et dont tu l’annonces à tes frères, dans la manière dont tu reçois le don de Dieu et le transmets. Et que cette institution puisse être pour notre communauté rassemblée ce matin l’occasion de rendre grâce pour cette Parole et pour ce corps glorieux du Christ ressuscité qui ne cesse de nous être offert au cœur de son Église.

Amen. »

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Saint du Jour

Nominis

25 juin 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Prosper d'Aquitaine - Théologien laïc (✝ v. 460)
    Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme: "Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son oeuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Église d'Occident.Commémoraison de saint Prosper d'Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.