Soutenez-nous !

 

Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

« Pour toi qui suis-je ? »

 

Cette liberté, elle semblerait se fracasser sur ce verset de l’Évangile nous parlant de l’Esprit de Vérité. Voilà une affirmation de nature à faire frémir la plupart de nos contemporains. Si Tâm s’avançait vers vous en prétendant détenir la Vérité, éventuellement avec un bon maillet ou une pioche pour vous la mettre dans la tête de la manière la plus claire et la plus ferme, vous prendriez vos jambes à votre cou, et vous auriez bien raison ! Il faut redire ici, simplement et fortement, que nous ne sommes pas propriétaires de la Vérité. L’Église catholique romaine n’est pas propriétaire de la Vérité. Le pape n’est pas propriétaire et ne possède pas la Vérité. Je ne possède pas la Vérité. Tâm ne possède pas la Vérité, en dépit de ses innombrables qualités. Parce que la vérité est une personne. La Vérité, c’est le Christ. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Et notre mission à chacun, telle que nous l’avons reçue dans l’Église, est de nous remettre devant ces questions fondamentales de l’existence, cette question de Dieu, cette question du sens, cette question du Christ… et cette question de la Vérité, en manifestant, par tout l’engagement de notre être, combien ceci vient résonner avec ce que nous sommes et ce que nous portons. Chacun d’entre nous portons la marque du Dieu vivant, de la manière la plus belle et la plus forte. Et c’est tout l’enjeu de ce déploiement qui se fait en chaque liturgie par la Parole et par le Pain et le Vin consacrés.

C’est merveille que ces deux institutions soient faites en même temps pour Joseph-Tâm aujourd’hui, manifestant que la Parole et le Pain sont intimement liés au cœur de l’Eucharistie et au cœur de nos vies. Le Concile Vatican II a voulu que l’ambon de la Parole soit de même nature et de même importance que la table du Pain consacré, manifestant combien ces deux aspects d’une liturgie sont étroitement liés. Cela exprime le fait que le Christ dont nous célébrons le corps glorieux ressuscité sur l’autel, c’est aussi ce Verbe de vie, ce Verbe créateur, ce Verbe qui est à l’origine et au terme de toutes choses… « Au commencement était le Verbe, le Verbe était avec Dieu, le Verbe était Dieu, Tout fut par lui et sans lui rien ne fut… ». C’est bien ce Verbe, cette Parole, qui est au cœur de nos liturgies et qui vient toucher nos cœurs et nos libertés.

Cela se fait par la pauvreté des instruments que nous sommes et dans la faiblesse de chacun d’entre nous. Recevoir cette institution de la part de l’Église, c’est être envoyé pour articuler par sa bouche, pour tenir entre ses mains, une réalité qui nous dépasse infiniment. Et c’est précisément dans cette faiblesse et dans cette pauvreté que chacun d’entre nous pouvons être touchés, parce que le Seigneur ne cesse de venir à nous dans le doux murmure d’une brise légère, dans cette infinie délicatesse de l’Enfant de la crèche, dans cette réalité du Christ sur la croix qui implore notre liberté et le meilleur de nous-même de mettre nos pas dans les siens.

Mon cher Joseph-Tâm, que cette institution soit une étape pour toi, dans ta vie, dans la manière dont tu vis de la Parole de Dieu et dont tu l’annonces à tes frères, dans la manière dont tu reçois le don de Dieu et le transmets. Et que cette institution puisse être pour notre communauté rassemblée ce matin l’occasion de rendre grâce pour cette Parole et pour ce corps glorieux du Christ ressuscité qui ne cesse de nous être offert au cœur de son Église.

Amen. »

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

4 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jean-Marie Vianney - Curé d'Ars (✝ 1859)
    Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble(*). Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants: Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.Illustration: Statue du Curé d'Ars dans l'église Saint-Jean-Marie-Vianney à Rennes (*) En 1815, la chapelle du Grand séminaire, à deux pas de la cathédrale, accueille l'ordination du curé d'Ars, fait patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905. (diocèse de Grenoble)- Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI, il sera proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers" (Sanctuaire d'Ars) En 2009, année sacerdotale et célébration des 150 ans de sa mort.- Jubilé 2009 à Ars: «Je te montrerai le chemin du Ciel»- Pour le 150e anniversaire du décès du curé d'Ars, le sanctuaire d'Ars organisa les 3 et 4 août 2009 deux jours de festivités tournées autour du saint curé.- Le cardinal Barbarin a publié un décret élevant la mémoire liturgique du saint curé d'Ars, célébrée le 4 août, au rang de fête à l'intérieur du diocèse de Lyon. C'est une manière d'honorer de façon particulière saint Jean-Marie Vianney, que le pape Benoît XVI donne comme saint patron à tous les prêtres du monde, à l'occasion du 150e anniversaire de sa mort.- 2009-2010: une année sacerdotale.- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) Confesseur exceptionnel, le Curé d'Ars a consacré l'essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- Un grand témoin spirituel Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, par Mgr Dupleix.Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Curé de la paroisse d'Ars, au diocèse de Belley, pendant plus de quarante ans, jusqu'à sa mort en 1859, il accomplit son ministère d'une manière admirable par sa prédication, sa prière continue et son exemple de pénitence. Chaque jour, il catéchisait enfants et adultes, réconciliait les pénitents, et une telle charité, puisée dans la sainte Eucharistie comme à sa source, resplendissait en lui qu'on venait de loin rechercher ses conseils, et qu'il conduisit à Dieu, avec sagesse, un grand nombre de personnes.