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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Homélie 1er dimanche de Carême du 10 mars 2019

Cathédrale Saint-Louis des Invalides – dimanche 10 mars 2019
1er dimanche de Carême– C
Messe présidée par S.E. Mgr Antoine de Romanet, Evêque aux Armées françaises

 

Homélie de S.E. Mgr Antoine de Romanet, Evêque aux Armées françaises

- Une composition autant théologique qu’historique
Le Carême, un temps pour grandir dans notre liberté. La liberté n’est pas dans la transgression : elle est dans le choix de ce qui est bon. La page d’Evangile que nous venons d’entendre est une composition à la fois théologique et historique.

- Jésus est l’objet d’un conflit entre l’Esprit-Saint et Satan
Elle nous montre la manière dont Jésus est l’objet d’un conflit entre l’Esprit-Saint et Satan. Cette réalité de ce conflit, nous en faisons tous l’expérience. Beaucoup d’entre nous ont lu Coke en stock : Hergé, qui n’est pas un Père de l’Eglise, mais qui nous présente le Capitaine Haddock au milieu du désert, une bouteille de whisky à la main, avec un petit Milou blanc sur l’épaule droite et un petit Milou rouge sur l’épaule gauche ; le petit Milou rouge lui dit : « Si, si, vas-y, prends-en ! Ça va te faire du bien ! » et le petit Milou droit lui dit : « Arrête ! Tu es en train de te détruire ! ». Nous avons tous l’expérience de cette tentation dans notre cœur. Nous avons l’expérience, humainement parlant. Certaines personnes, animées d’un bon esprit nous font du bien et, après les avoir vues, nous sommes heureux, légers, épanouis. La fréquentation d’autres personnes ne nous fait pas de bien, quand des paroles dures de jugement, de haine, de malveillance sur d’autres ont été prononcées devant nous. Il existe, de même, une réalité du monde angélique, des purs esprits, là où nous sommes des esprits dans un corps. Ces purs esprits ont une liberté. Certains sont dans l’adoration de leur Créateur : ce sont les anges et les archanges, qui nous accompagnent en chacune de nos liturgies eucharistiques et tout au long de notre vie, notre ange gardien. D’autres se sont révoltés par orgueil contre le plan de Dieu ; d’où Satan, le chef des démons, voulant gagner à sa cause négative cette réalité. Encore et toujours, le bien et le mal ne sont pas sur le même registre : Dieu EST, il est la vérité, il est la vie, il est la lumière, il est le bien, il est l’amour ; le mal, c’est l’absence, l’absence de Dieu, l’absence de vérité, l’absence d’amour, l’absence de vie, l’absence de justice. Ce combat est en nous, il est dans le monde, il est dans les cieux. Et Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vient l’affronter d’une manière emblématique dans ce récit qui nous est offert ce matin.

- 40 ans de l’Exode, 40 jours pour Jésus - sens biblique de la tentation qui n’est pas une invitation au péché, mais une épreuve de vérité pour ma liberté
40 ans de l’Exode, 40 jours pour Jésus - sens biblique de la tentation qui n’est pas une invitation au péché, mais une épreuve de vérité pour ma liberté.
Trois tentations : celle de l’avoir, celle du pouvoir, celle de la gloire.
Trois antidotes : la pénitence, la prière et le partage. La réponse contemporaine aux trois grands philosophes du soupçon : Freud, Marx et Nietzsche. Rassurez-vous : c’est extrêmement simple !

I – La tentation de l’Avoir = Défi-Orgueil/Confiance-Humilité

La première tentation, c’est celle de l’Avoir. Satan joue avec la vie et avec la mort : « Si tu es le Fils de Dieu, tu n’as pas besoin de passer par la mort ; ordonne à cette pierre de devenir du pain ». Autrement dit : tentation d’éviter la Croix.

a - la manne (Ex 16) – « ordonne à cette pierre de devenir du pain » (Cf. Mt 3,9)

Nous retrouvons ici cette tentation fondamentale en Exode au chapitre 16, là où le peuple murmure contre le Seigneur : « Donne-nous du pain pour que nous mangions », dit le peuple à Moïse. Ce sera le don de la manne, préfiguration de l’Eucharistie.

b - le plaisir, les instincts - Freud - esclavage/déterminisme de nos appétits

La question, c’est celle de notre rapport aux plaisirs et aux instincts de notre corps. Est-ce que – comme Freud voudrait nous le donner à penser –, nous sommes dans une forme d’esclavage, de soumission, de déterminisme de nos appétits et de nos instincts corporels ? Est-ce que je suis soumis à cette réalité de ce monde qui passe, de ce corps qui est poussière et qui retournera à la poussière ? Ou est-ce que je suis habité par l’Esprit du Seigneur ?

c - être homme : ouverture spirituelle. Jésus s’oppose doublement à Satan : au lieu d’ordonner, il obéit, il s’identifie à « tout homme »

Être homme, c’est être dans cette dimension d’ouverture spirituelle fondamentale de ma vie. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre. Et Jésus s’oppose ici doublement à Satan : au lieu d’ordonner, il obéit, et il s’identifie à « tout homme ».

II – La tentation du Pouvoir = Défi-Orgueil / Confiance-Humilité

Deuxième tentation : celle du Pouvoir. « Je te donne le monde si tu te prosternes devant moi ».

a - les idoles (Ex 32 - veau d’or) – « Si tu te prosternes devant moi… »

C’est la tentation de l’idolâtrie qui fait écho au chapitre 32 du Livre de l’Exode, ce veau en métal fondu devant lequel le peuple se prosterne, Satan qui revendique pour lui-même l’adoration.

b - la matière, la puissance temporelle - Marx - totalitarisme de la créature

A la vérité, se mettre du côté de Satan, humainement parlant, ça marche pas mal ! Pour acquérir beaucoup de pouvoir, beaucoup d’argent, beaucoup de domination : le mensonge, la calomnie, le meurtre, le faux témoignage, la malversation, c’est assez efficace ! L’histoire humaine l’illustre depuis ses origines. Donc, si tel est notre but de guerre, effectivement, se mettre sous la coupe de Satan, c’est plutôt un bon plan ! Sauf qu’il est mortifère, parce que l’idole c’est une réalité de ce monde qui passe, qui ne m’a pas donné la vie et qui ne me donnera pas la vie éternelle. Nous ne le savons que trop ! L’idole, par excellence – l’Ecriture ne cesse de le dénoncer –, c’est l’argent. Que signifie se prosterner devant cette réalité qui ne donnera jamais le salut à quiconque ? Quel est le sens d’être le plus riche de son allée du cimetière ? Et, nous le savons également, les linceuls n’ont pas de poche. Que signifie entrer dans cette tentation de l’idolâtrie ? Là encore, il s’agit de résister à cette dimension d’être comme esclave et soumis aux réalités matérielles. Marx aurait voulu nous faire croire que ces réalités matérielles sont déterminantes et que nous serions tous l’enjeu d’une dialectique de pouvoirs humains auxquels nous ne pourrions rien si ce n’est d’entrer dans ce sens de l’histoire.

c - être fils : se soumettre humblement à son Père – « adorer Dieu seul »

Être homme, c’est être fils, c’est se soumettre humblement à son Père, c’est adorer Dieu seul. « Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu et c’est Lui seul que tu adoreras ». La prière est ici ce mouvement essentiel de confiance et d’humilité. La prière, c’est ce petit Milou blanc qui ne cesse de nous rappeler, à notre oreille et à notre cœur, le meilleur de ce qui habite notre cœur. De même que le jeûne qui, dans la maîtrise de nos instincts, est signe sensible que la vie vient de Dieu, que je ne suis pas autonome. La prière me redit, d’une manière décisive, que je suis fils recevant tout du Père.

III – La tentation de la Gloire = Défi-Orgueil /Confiance-Humilité

La troisième tentation, c’est celle de la Gloire : « Si tu es le Fils de Dieu… ».

a - les prodiges (Ex 17) – « ils te porteront sur leurs mains »

Voilà qui fait rappel du chapitre 17 du livre de l’Exode où on demande des prodiges : « Donne-nous de l’eau que nous buvions. Ils te porteront sur leurs mains ». Jésus qui est invité à définir son identité messianique et qui, une fois encore, va affirmer son refus du merveilleux et de l’extraordinaire. Jésus dont chaque Parole a toujours une visée spirituelle de conversion du cœur.

b - mise au défi de Dieu - Nietzsche - athéisme, par-delà le bien et le mal

C’est cette mise au défi de Dieu, dont Nietzche est un symbole, lui qui définissait une forme d’athéisme par-delà le bien et le mal. Nous avons en mémoire ce petit épisode où quelqu’un avait écrit sur un mur : « Dieu est mort. Signé Nietzsche ». Et quelqu’un avait rajouté peu après : « Nietzsche est mort. Signé Dieu ». Ramener Dieu à un être que je défie et que je mets à l’épreuve. Cette tentation redoutable, permanente, de l’esprit du mal, de travestir l’image de Dieu. On ne fait que rejouer le chapitre 3 de la Genèse, où Satan, le menteur, le manipulateur, donne à penser à Adam et Eve qu’ils sont dans un rapport d’opposition avec leur Créateur, qu’ils pourraient être leur égal, que ce Dieu, législateur, juge est oppressant et vient limiter leur liberté, alors que c’est tout le contraire dont il s’agit. Drame quand l’homme se met à entrer dans un défi avec son Créateur, dans un illusoire bras de fer. Mensonge redoutable, perversité absolue, lorsque l’image de Dieu, Père miséricordieux, est travestie par le Malin.

c - être croyant : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » - Confiance absolue au Père au-delà des épreuves

Être croyant, c’est entrer dans cette relation fondamentale de confiance : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». C’est la dimension du partage, de l’amitié fraternelle, de l’ouverture du cœur. Non pas tout ramener à soi, mais être dans une relation vivante avec son Créateur et avec ses frères, c’est-à-dire vivre tout simplement, concrètement, du grand commandement de l’amour de Dieu et de l’amour de ses frères. Il ne s’agit pas – nous le comprenons – d’être préservé des tentations : il s’agit d’en triompher.

Satan est redoutable, parce qu’il y a une part de vrai dans ses propos tirés de l’Ecriture. Mais le propos est détourné de son sens profond.

Jésus – et cela est très impressionnant ! – ne discute jamais les arguments : il cite l’Ecriture dans sa rectitude.

Face à l’esprit du mal, n’ayons pas l’orgueil de vouloir le fixer dans les yeux et le combattre par nos propres forces ! C’est la puissance de l’Esprit du Seigneur qui, seule, peut véritablement le mettre en déroute.

Voilà qui nous invite, au seuil de ce Carême, à trois questions, toutes simples.

La première : est-ce que j’identifie des lieux de combat spirituel dans ma vie ? Si je n’identifie aucun lieu de combat spirituel, cela veut dire que, spirituellement, je dors à poings fermés. Satan n’a pas de temps à perdre. Il va me laisser dormir tranquillement jusqu’au bout et passer son chemin. Identifier les points de combat spirituel de ma vie. En identifier un plus particulièrement, pour en faire un lieu de combat et de libération au cœur de ce Carême.

Deuxième question : est-ce que je suis habité par l’Ecriture pour répondre à ces tentations et à ces défis ? Est-ce que, jour après jour, je médite l’Evangile ? Est-ce que je me nourris de cette Parole, vivante ? Quel est mon rapport à la Parole de Dieu ? Dieu ne cesse de me parler ; il ne cesse de vouloir féconder mon cœur et féconder ma vie. Quels sont les moyens concrets que je prends pour me laisser habiter par la Parole de Dieu ?

Troisième question, qui lui est connexe : est-ce que, par la prière, je respire l’air de l’Esprit de Dieu, l’air pur de mon baptême ? Au jour de notre baptême, chacun, nous avons été greffés sur le Christ. Par notre baptême et notre confirmation, nous avons reçu l’expression du don de l’Esprit-Saint. Comment est-ce que, concrètement, quotidiennement, je viens me ressourcer à l’Esprit du Seigneur ? Comment est-ce qu’il informe ma vie, il informe mes choix, il informe mes décisions, et il me donne de discerner, dans ma vie, ce qui est de l’ordre du Seigneur, de la confiance et de l’humilité, et ce qui est de l’ordre de l’ego, de l’orgueil et du défi ?

C’est avec Lui, et avec Lui seul, que nous serons vainqueurs de toute chose, et que, dans l’éternité, nous vivrons de cet Esprit avec le Père, et le Fils, dans l’Amour.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.

…………………….

+ Satan : une part de vrai, tirée de l’Ecriture, détournée de son sens profond.
+ Jésus ne discute jamais les arguments, il cite l’Ecriture dans sa rectitude.
+ Drame de la perversion de ce qu’est Dieu. Et moi ? Quel est mon Dieu ? Comment est-ce que je veux lui ressembler ? Est-ce que je le tente ? A quels signes suis-je décidé à le reconnaître ?
Attention : nous risquons de devenir le Dieu que nous imaginons, au lieu de nous modeler sur celui qui se révèle à nous en Jésus-Christ.
La prière, la pénitence et le partage, balises sur le chemin de la confiance et de l’humilité, lieux d’accueil de l’Esprit-Saint qui seul triomphe du péché. A.R.

 

Mots-clés: Evêque aux Armées, careme, antoine de romanet

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Saint du Jour

Nominis

11 août 2020

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  • Sainte Claire d'Assise - fondatrice des Clarisses (✝ 1253)
    Il n'est pas possible de séparer l'histoire de sainte Claire de celle de saint François d'Assise. Née à Assise, elle a 11 à 12 ans de moins que lui. Elle est de famille noble et lui fils de marchand. Au moment de la 'commune' d'Assise vers 1200, soulèvement violent contre le pouvoir féodal, auquel participe saint François, les parents de Claire quittent la ville par sécurité et se réfugient à Pérouse, la ville rivale. Ils ne reviendront à Assise que 5 à 6 ans plus tard. Claire ne commence à connaître saint François que vers 1210, quand celui-ci, déjà converti à la vie évangélique, se met à prêcher dans Assise. Elle est séduite par lui et par cette vie pauvre toute donnée au Christ. Elle cherche donc à rencontrer François par l'intermédiaire de son cousin Rufin qui fait partie du groupe des frères. Ensemble, ils mettent au point son changement de vie. Le soir des Rameaux 1212, elle quitte la demeure paternelle et rejoint saint François à la Portioncule. Elle a 18 ans et se consacre à Dieu pour toujours. L'opposition de sa famille n'y pourra rien. Rapidement d'autres jeunes filles se joignent à Claire, dont sa sœur Agnès, sa maman Ortolana et son autre sœur Béatrice. La vie des 'Pauvres Dames' prospère rapidement et d'autres monastères doivent être fondés. Le Pape Innocent III leur accorde 'le privilège de pauvreté'. Mais après la mort de saint François, les papes interviendront pour aménager la vie matérielle des Clarisses et leur permettre une relative sécurité. Claire refuse de toutes ses forces. Elle veut la pauvreté totale et la simplicité franciscaine. En 1252, le pape Innocent IV rend visite aux Sœurs, accepte leur Règle de vie et la bulle d'approbation arrive le 9 août 1253. Claire meurt le 11 août tenant la bulle dans ses mains dans la paix et la joie.La communauté des clarisses de Cormontreuil (Reims) vous propose de découvrir Claire d'Assise par sa vie en 10 épisodes.- méditation sur les symboles dans la vie et les écrits de sainte Claire d'Assise, vidéo de la WebTV de la CEF.Le 15 septembre 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à Claire d'Assise (1193-1253), une des saintes les plus aimées dans l'Église. Son témoignage "montre ce que l'Église doit aux femmes courageuses et remplies de foi, capables de donner une forte impulsion à sa rénovation". Puis il a rappelé qu'elle naquit dans une famille aristocratique, qui décida de la marier à un bon parti. Mais à dix huit ans, Claire et son amie Bonne quittèrent leurs foyers et décidèrent de suivre le Christ en entrant dans la communauté de la Portioncule. C'est François qui l'y accueillit, lui tailla les cheveux et la revêtit d'un grossier vêtement de pénitence. Dès lors fut elle une vierge, épouse du Christ, humble et pauvre, totalement consacrée au Seigneur".Dès le début de sa vie religieuse, a ensuite rappelé le Pape, "Claire trouva en François un maître avec ses enseignements, et plus encore un ami fraternel. Cette amitié fut considérable car, lorsque deux âmes pures brûlent ensemble du même amour de Dieu, elles trouvent dans l'amitié un encouragement à la perfection. L'amitié est l'un des sentiments les plus nobles et élevés que la grâce divine purifie et transfigure". L'évêque Jacques de Vitry, qui connut les débuts du mouvement franciscain, a rapporté que la pauvreté radicale, liée à la confiance absolue en la Providence, était caractéristique de sa spiritualité, et que Claire y était très sensible. C'est pourquoi elle obtint du Pape "le Privilegium Paupertatis, confirmant que Claire et ses compagnes du couvent de San Damiano ne pourraient jamais posséder de biens fonciers. "Ce fut une exception totale au droit canonique de l'époque, accordée par les autorités ecclésiastiques devant les fruits de sainteté évangélique produits par le mode de vie de la sainte et de ses sœurs".Ce point, a-t-il ajouté, "montre combien au Moyen Âge le rôle de la femme était important. D'ailleurs, Claire fut la première femme de l'histoire de l'Église à rédiger une règle qui fut soumise à l'approbation papale, par laquelle elle voulut que le charisme de saint François fut conservé dans toutes les communautés féminines s'inspirant de leur exemple". A San Damiano, elle "pratiqua les vertus héroïques qui devraient distinguer tous les chrétiens, l'humilité, la piété, la pénitence et la charité. Sa réputation de sainteté et les prodiges opérés grâce à elle conduisirent Alexandre IV à canoniser Claire en 1255, à peine deux ans après sa mort". Ses filles spirituelles, les clarisses, poursuivent dans la prière une œuvre inappréciable au sein de l'Église.(source: VIS 20100915 430)Pie XII, Lettre Apostolique (en forme brève) proclamant Ste Claire Patronne Céleste de la Télévision (21 août 1958)- Sainte Claire est présente sur les vitraux de plusieurs églises du diocèse d'Autun.Mémoire de sainte Claire, vierge. Première plante des pauvres Dames de l'Ordre des Mineurs, elle suivit saint François d'Assise et mena au couvent de Saint-Damien une vie très austère, mais riche d’œuvres de charité et de piété. Aimant par-dessus tout la pauvreté, elle n'accepta jamais de s'en écarter, pas même dans l'extrême indigence ou dans la maladie. Elle mourut à Assise en 1253.
  • Sainte Suzanne - martyre romaine
    Martyre romaine des premiers siècles, la légende la dit belle et savante. L'empereur Dioclétien la voulait pour épouse du futur empereur Maximien. Lorsqu'elle révéla qu'elle était chrétienne, les deux officiers chargés de l'amener au palais impérial se convertirent. Ils furent tous trois décapités.Un 11 août du IVe ou Ve siècle, était consacrée, à Rome, près des Thermes de Dioclétien, une basilique fondée par le prêtre Gaïus, qui sera dédiée à sainte Suzanne, laquelle serait une martyre romaine ensevelie à Coazzo, près de Rome. À Rome, commémoraison de sainte Suzanne. Sous son nom, célébré dans les fastes antiques comme celui d'une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien.