Le Pèlerinage Militaire International approche à grands pas

affiche 61eme pmi lourdes 2019

Télécharger le programme du 61ème PMI

Don pour le projet de la direction diocésaine

img project direction diocesaine

Le Pèlerinage Militaire International approche à grands pas

D. Presse Pelerinage militaire BD 07 05 2019 VF p001

Télécharger le dossier de presse du 61ème PMI

Homélie de la Messe internationale du 60ème pèlerinage militaire international (PMI) à Lourdes

messe inter 2018Solennité de la Pentecôte

Mes Amis,

quelle joie et quelle chance extraordinaire de célébrer la Pentecôte dans cette assemblée unique au monde que nous formons, nous qui sommes de toutes langues, de tous peuples, de toutes nations, de toutes cultures ! Quelle grâce que de célébrer ce don de l’Esprit-Saint que Dieu fait à l’humanité !

Je voudrais partir d’une des réalités qui vous est, sans doute, la plus proche aujourd’hui, les uns et les autres : notre smartphone. La plupart d’entre nous, nous avons dans la poche un smartphone qui est une sorte de couteau suisse, avec lequel on fait à peu près tout dans la vie sauf du café. Si vous voulez désespérer un collégien ou un lycéen, vous lui confisquez son smartphone. Si vous voulez désespérer quelqu’un, vous lui coupez sa connexion internet. Ce smartphone qui nous permet d’être en communication avec tous ceux qui nous entourent et avec le monde entier, et qui est une merveille à bien des égards.

Il y a beaucoup mieux que le smartphone : il y a le « smart-homme », l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme qui, avec son corps, son âme et son esprit, a toutes les facultés de communication, d’échange, de relations interpersonnelles. La question, c’est celle d’avoir le réseau et c’est celle d’avoir la bonne application. Pour nous tous qui sommes baptisés, quelle chance de savoir que le réseau fondamental, pour les questions les plus essentielles de nos vies, c’est Jésus-Christ ! Et, une fois que j’ai le réseau, je peux utiliser la meilleure application au monde : l’Esprit-Saint. Par notre baptême, nous est donné, à nous les « smart-hommes », tous les hommes de toute la terre de toute la Création, de connaître Jésus-Christ, d’avoir accès au réseau et de communiquer par l’Esprit-Saint.

Cette grâce du baptême, c’est la réalité de l’Esprit-Saint vivant en chacun de nos cœurs. Le baptême donné par Jean-Baptiste, c’était un baptême extérieur : plonger dans l’eau. Le baptême donné par le Christ, c’est un baptême intérieur : c’est le don de l’Esprit-Saint. Il y a un épisode de l’Evangile qui peut nous aider à comprendre cela, c’est les noces de Cana : vous vous souvenez, ces jarres, à l’entrée de la salle des noces, destinées aux purifications rituelles des juifs – se laver, de l’extérieur – et Jésus va utiliser cette eau des purifications rituelles pour la transformer en un vin que j’ingère, qui devient partie intégrante de ce que je suis. Notre baptême, c’est cette naissance, cette renaissance à la vie de Dieu.

A bien des égards, à la fête de la Pentecôte, qui nous réunit, c’est la Nativité en chacun d’entre nous de l’Esprit de Dieu, qui s’offre pour naître dans mon cœur et dans nos vies, Dieu qui se donne à l’intime de chacun d’entre nous.

Voilà que se posent les questions les plus décisives de nos existences, à la vérité beaucoup plus importantes que de savoir quel est notre réseau de communication ou quelles sont les applications que nous utilisons : comment l’Esprit-Saint est-il vivant en moi ? Est-ce que j’ai une communication vivante et authentique ? Autrement dit, est-ce que je suis un rameau sec ou est-ce que je porte du fruit ? Est-ce que je suis froid ou est-ce que je suis brûlant ? Est-ce que je suis dans la lumière ou dans l’obscurité ?

I – Un feu – une vie – une énergie qui se reçoit

Cette communication décisive, l’Esprit-Saint, se reçoit par le Christ. « Bienheureux les pauvres de cœur ! ». L’Esprit-Saint est appelé « Père des pauvres ». Parce que, pour recevoir l’Esprit-Saint, il faut commencer par se mettre à genoux, par l’implorer, par le supplier, réaliser combien nous avons vitalement besoin de cette communication avec le Seigneur. Faute de réseau, nous sommes perdus. Faute de réseau, nous n’avons plus accès, pour nous guider, au GPS – GPS : « guidé par le Seigneur ». Il nous faut recevoir l’Esprit-Saint.

a - un feu - une vie - une énergie qui vient de Dieu et de lui seul

Cet Esprit-Saint est à recevoir, en pure gratuité, de Celui qui a fait le ciel et la terre. Les Actes des Apôtres, que nous venons d’entendre, nous parlent d’un bruit qui vient du ciel. Nous sommes bien dans une dimension de nouvelle Genèse, de nouvelle Création.

b - un feu - une vie - une énergie qui est Dieu lui-même

C’est Dieu lui-même qui se donne.

c - un feu - une vie - une énergie qui s’offre au tout de moi-même

C’est Dieu qui s’offre au tout de moi-même, au tout de ce que je suis, au tout de ma vie, de la manière la plus bouleversante et la plus extraordinaire.

II – Un feu – une vie – une énergie qui transforme

Cet Esprit-Saint, ce feu, cette vie, cette énergie me transforme.

a - un feu - une vie - une énergie qui est celle de Jésus ressuscité

Parce que cette énergie est celle de Jésus ressuscité. Vous le savez : au cœur de l’Eglise, il y a le Christ. Et c’est l’œuvre de l’Esprit du Christ qui habite l’Eglise. Dans un instant, au moment de la prière consécratoire, nous invoquerons l’Esprit-Saint : « Que ce même Esprit-Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes ! ». C’est l’Esprit du Seigneur qui est présent et agissant au cœur de l’Eglise et au cœur des sacrements. Nous ne sommes pas les disciples d’un texte, d’une doctrine ou d’une théorie, mais de Jésus-Christ, vivant, au cœur de son Eglise, dans cette puissance de l’Esprit, qui s’offre à nous pour une relation de cœur à cœur, la relation la plus décisive, celle qui nous a donné la vie et celle qui veut nous offrir une vie éternelle, de la manière la plus belle et la plus profonde.

b - un feu - une vie - une énergie qui transforme et purifie

Quelle merveille que cet Esprit, ce feu, qui unit, qui transforme et qui purifie. En Eglise, nous sommes si différents et notre assemblée de ce matin, tous les drapeaux qui nous entourent, le manifestent de la manière la plus explicite. C’est l’Esprit du Seigneur qui nous unit, qui nous donne de former un seul corps, qui nous donne de reconnaître que nous sommes des frères. Et c’est la meilleure application du monde. A la vérité, c’est la seule qui nous permet de vivre en paix, avec nos frères, avec notre Créateur et avec nous-mêmes.

c - un feu - une vie - une énergie qui libère mon cœur de toute loi

Cette application, ce feu, cette énergie libère mon cœur de toute loi. La loi est utile ; elle est pédagogue ; elle fixe un cadre. Mais nous sommes invités à aller beaucoup plus loin : ne pas être dans le « faire » mais dans l’« être ». La loi, c’est l’exosquelette, c’est-à-dire le code de la route, le code disciplinaire, la peur du gendarme – et Dieu sait qu’elle est souvent utile ! L’Esprit-Saint, c’est l’endosquelette, c’est ma colonne vertébrale, c’est ce qui habite mon cœur, c’est ce qui me donne d’accomplir, par moi-même, librement, ce pour quoi je suis fait. Accomplir, par amour, la volonté du Père. « Que ta volonté soit faite ! » par ma vie, par mes mains, par mon cœur, par toute mon existence. Mes Amis, quelle merveille que d’être en relation vivante, de cœur à cœur, avec mon Créateur ! Quelle merveille que d’accueillir toutes les Paroles du Seigneur comme des paroles de vie et de libération, qui épanouissent tout ce que je suis ! L’enjeu, c’est d’entrer dans une relation filiale et c’est l’œuvre de l’Esprit-Saint qui fait de nous des fils. Et ces fruits de l’Esprit sont de l’ordre de l’« être » : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». C’est notre être profond qui est habité par le Seigneur et qui rejoint le cœur même du Seigneur.

III – Un feu – une vie – une énergie qui rayonne pour toujours

Ce feu, cette vie, cette énergie rayonne pour toujours.

a - une flamme toujours vivante car toujours nouvelle

Parmi les innombrables souffrances que peut nous causer notre smartphone, il y a le fait d’être à plat, de ne plus avoir de batterie, et vous savez que les batteries durent rarement plus de quelques heures. Aujourd’hui, la vraie charité semble ne pas être tant d’offrir un verre d’eau, mais d’offrir une prise électrique pour recharger son smartphone, étant entendu qu’en principe on a le réseau. Le « smart-homme » a, lui, toujours l’énergie qui lui est donnée par son Créateur. Et cet Esprit qui nous est offert en tant que nous nous connectons à lui, c’est une flamme toujours vivante de l’éternelle jeunesse de Dieu qui nous accompagne jour après jour.

b - une flamme qui réchauffe et qui éclaire

C’est une flamme qui réchauffe et qui éclaire. C’est ce combat entre la chair et l’Esprit, dont nous a parlé saint Paul il y a un instant : « Assouplis ce qui est raide ! Réchauffe ce qui est froid ! Rends droit ce qui est faussé ! ». L’Esprit-Saint, qui est plus fort que toutes nos faiblesses.

c - une flamme qui s’offre pour embraser le monde

Et cette flamme s’offre pour embraser le monde. Hier, dans cette magnifique procession où nous étions 20.000, c’est une même flamme, la flamme du cierge pascal, qui s’est déployée en chacune de nos mains. Merveille de cette flamme qui ne se divise pas, mais qui se multiplie.

Alors, mes Frères, nous comprenons bien l’enjeu : l’enjeu, c’est d’avoir le réseau et la bonne application. Quelle chance merveilleuse, quelle grâce est la nôtre que de connaître Jésus-Christ ! « Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ». « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Mes Amis, ne nous trompons pas de réseau ! N’allons pas nous fournir chez les marchands de soupe, les marchands de sommeil ou les marchands d’illusions ! Abreuvons-nous à la source du Fils bien-aimé qui nous conduit vers le Père ! Et utilisons la bonne application !

Vous le savez, avec nos smartphones, tout est possible, du meilleur au plus tragique, du plus beau au plus sombre, du plus lumineux au plus ténébreux. Nous avons un choix à faire dans nos existences. Nous avons à faire le choix de Dieu. Nous avons à faire le choix de l’Esprit-Saint. Et c’est au quotidien, par la prière personnelle, par la méditation de l’Ecriture, par l’examen de conscience, par la vie sacramentelle, que nous avons à nous greffer sur l’Esprit du Seigneur pour être alimentés par ce qu’il y a de plus beau et de plus grand en ce monde, pour le vivre, pour le déployer, pour porter du fruit, un fruit de charité, un fruit d’amour, d’espérance, de confiance, de paix pour notre monde et pour chacune de nos vies.

Mes Amis, au cœur de nos existences, il y a le choix de Dieu, le choix que Dieu a fait de chacun d’entre nous, et vous pouvez être assurés que Dieu vous a, chacun, choisi personnellement, que Dieu vous aime d’un amour exclusif, que Dieu vous offre son cœur. Il vous a offert son Fils, il vous offre sa Parole et c’est son Corps glorieux ressuscité qui va nous être offert dans un instant. Ce choix que Dieu fait de chacun d’entre nous vient rencontrer notre liberté. C’est notre dignité et l’enjeu de nos vies que de faire, chacun personnellement, le choix de Dieu, que de faire le choix de nous greffer sur l’Esprit du Seigneur, que de nous engager dans la voie de la lumière, du vrai, du bien, du beau, du juste, en réalisant que c’est dès aujourd’hui notre joie et notre fécondité. Et c’est dès aujourd’hui de ce Royaume que le Père tout aimant veut pour chacun d’entre nous dans son éternité.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Amen.

Mgr Antoine de Romanet
Dimanche 20 mai 2018 – Basilique Saint-Pie X

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

20 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Bernardin de Sienne - Frère mineur (✝ 1444)
    Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa charité trouve à s'exprimer pleinement au cours de l'épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu'on lui confie la direction provisoire de l'hôpital. Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute l'Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s'écrasent pour l'entendre et qui l'entendent parfaitement malgré l'épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d'une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l'ordre franciscain connue sous le nom de "réforme de l'observance". Il présentait à tous le monogramme du Christ inscrit dans un disque. Ici, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot Caritas (charité). Source: église Saint-Eleusippe de Quinçay.Le culte populaire dont il fut l'objet en Corse est lié à la place prépondérante des franciscains dans l'évangélisation de l'île. Ce prénom, autrefois très répandu et d'où est issu le patronyme des Bernardini, fut illustré par deux franciscains de Calenzana: Bernardin Alberti, vénérable moine mort en 1653 au couvent de Marcasso et un de ses petits parents qui fut maître des novices de S. Léonard de Port-Maurice... Dans nombre de villages on peut voir encore la gravure JHS sur les façades des maisons... (d'après 'Église de Corse en prière')Voir aussi recherches sur le site du diocèse d'Ajaccio Par sa parole et son exemple, à travers bourgs et villes d'Italie, il annonça l'Évangile au peuple, diffusa la dévotion au saint nom de Jésus et poursuivit inlassablement sa mission de prédicateur avec de grands résultats jusqu'à son dernier jour à L'Aquila dans les Abruzzes, en 1444.
  • Sainte Lydie - Commerçante en pourpre convertie par Saint Paul (I siècle.)
    Elle venait de la Grèce d'Asie et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. C'est là qu'elle rencontra saint Paul et saint Luc (Actes des Apôtres 16. 11). Ils vinrent habiter chez elle "Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi."Les Églises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la foi juive et qui fut convertie au Christ par saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine. Elle l'accueillit avec ses compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.Au 20 mai, commémoraison de sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l'Évangile, après la prédication de l'Apôtre saint Paul.