La formulation d’une espérance nouvelle au sein de la pensée russe en 1915

egmil bonus webPar Antoine Arjakovsky 

Conférence délivrée lors de la conférence des autorités, samedi 16 mai 2015 à l’occasion du 57ème PMI à Lourdes. La première partie de cette conférence a fait l’objet d’une publication dans la revue EGMIL de SEPTEMBRE 2015. Vous en retrouverez ci-après l’intégralité.

Introduction

Entre 1905 et 1917 toute une génération d’intellectuels russes est revenue à la foi chrétienne orthodoxe. C’est ce qu’on a appelé l’âge d’argent de la culture russe. Cette évolution spectaculaire d’intellectuels tels que Nicolas Berdiaev (1874-1948), le père Serge Boulgakov (1870-1944), Vladimir Ern (1882-1917), autrefois marxistes ou nietzschéens, a connu plusieurs étapes. Le conflit russo-germanique, avec toutes ses conséquences à savoir la révolution russe, la guerre civile, et l’instauration de l’Etat soviétique par Lénine en 1922, a été un jalon important dans cette prise de conscience générationnelle que Dieu n’a pas quitté le monde, qu’il est un Dieu vivant. Boris Pasternak a voulu marquer plus tard cette prise de conscience en appelant le principal héros de son roman éponyme le docteur Jivago (terme utilisé en vieux slavon pour désigner le Dieu vivant). Cette génération intellectuelle a joué un rôle déterminant dans l’histoire du XXe siècle. D’abord parce qu’elle a proposé une alternative théologico-politique à l’idéologie communiste, ce qu’elle paya par une expulsion suivie d’un long exil, ensuite parce qu’elle contribua de façon significative à un nouvel élan philosophique et théologique de la pensée contemporaine, enfin parce qu’elle a été à l’origine du renouveau de l’Eglise Orthodoxe. L’année 1915 on va le voir fut particulièrement importante dans cette évolution générale de toute une génération intellectuelle vers le christianisme.

Comme on le sait l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo a conduit à une succession en chaîne de déclarations de guerre. L’Autriche déclara la guerre à la Serbie le 28 juillet. La Russie, alliée à la Serbie et qui voulait éviter que de nouvelles populations slaves passent sous contrôle de l’Empire austro-hongrois, annonça le lendemain la mobilisation de ses troupes contre l’Autriche Hongrie, puis le 30 juillet contre l’Allemagne. Le Kaiser Guillaume II, qui était allié à l’Empire austro-hongrois et à l’Empire ottoman adressa un ultimatum à la Russie et à la France qui formaient avec la Grande Bretagne la Triple Entente. La Russie entra donc en guerre, comme la France, le 1er août après que l’Allemagne lui ait déclaré la guerre.

L’année 1915 fut dramatique pour l’Empire russe car il était attaqué de tous côtés à la fois par les Turcs dans le Caucase, et à sa frontière ouest par les Allemands et les Autrichiens qui engrangèrent des victoires importantes en Pologne, en Lituanie et en Lettonie. La Russie dont les troupes étaient mal formées et qui ne disposait ni d’artillerie lourde performante ni de gaz asphyxiants perdit cette année-là plus de 2 millions d’hommes, une catastrophe qui ébranla le régime et aboutit à long terme à la révolution de février puis d’octobre 1917. Le nombre de pertes de la Russie pendant l’ensemble du conflit de 1914 à 1917 fut très élevé : plus de 3,3 millions de morts. On considère qu’au total le déficit des naissances en Russie lié à la guerre fut de 26 millions de personnes.1

L’espérance de Vladimir Ern en 1915

C’est précisément au cours de cette année dramatique de 1915 que parut un livre important de Vladimir Ern, Le glaive et la croix.2L’intellectuel russe est ami à la fois de Paul Florensky, de Nicolas Berdiaev, de Serge Boulgakov avec qui il a fondé la célèbre maison d’édition Pout’ à Moscou. Souffrant de maladie chronique il ne fut pas mobilisé mais il participa à l’effort de guerre par sa plume de publiciste. Avec ses amis il publia de nombreux articles dans la presse russe pour soutenir la population russe dans ses efforts pour vaincre ses adversaires de la Triplice. Ses articles de 1914-1915 furent rassemblés dans ce recueil qui parut à la fin de l’année 1915. L’ouvrage eut une immense résonnance et fut l’objet de débats passionnés dans la presse russe. L’auteur y prend position en particulier en faveur de l’Arménie contre l’Empire ottoman. Rappelons-nous en effet que l’une des principales causes du génocide arménien fut la crainte des Jeunes Turcs que les Arméniens de l’Empire ne forment une nation commune avec les Arméniens de l’Empire russe. Vladimir Ern condamne les massacres contre les Arméniens par les Ottomans. Mais il est aussi conscient de la contradiction existant entre le projet théologico-politique de l’Empire et celui de l’Etat-nation. Aussi il demande aux Arméniens de Russie de ne pas militer en faveur d’une Arménie autonome. Dans un autre article du recueil il fait un appel à une réconciliation entre le peuple russe et le peuple polonais. Le philosophe russe est conscient que l’opposition entre la Russie et la Pologne est fondamentalement d’ordre théologico-politique, les deux nations se voulant à l’avant-garde de la mission catholique et orthodoxe dans le monde slave. Mais il rappelle que la division entre les Eglises n’est qu’historique et non pas ontologique. Il fait référence au père Palmieri pour affirmer que les chrétiens catholiques et orthodoxes peuvent se reconnaître comme frères. C’est pourquoi il demande aux catholiques et aux orthodoxes d’Europe de défendre partout les sanctuaires de la Vierge Marie et notamment la cathédrale de Reims qui était alors bombardée par les Allemands. Certes il reconnaît au protestantisme un fondement chrétien mais il demande de ne pas fermer les yeux devant sa décadence et le visage devenu brutal du germanisme.

Dans ce livre figure aussi un article devenu très célèbre qui s’intitule « De Kant à Krupp »3. Le philosophe russe affirme que le conflit entre la Russie et l’Allemagne est un conflit métaphysique. Pour lui Nietzsche a constaté que Dieu était mort mais il a oublié de dire que son assassin avait été le philosophe allemand Emmanuel Kant. « L’ancien Dieu est mort, écrit-il. Il a été guillotiné dans le laboratoire de l’Analytique transcendantale »4. Selon Vladimir Ern la Critique de la raison pure du penseur de Koenigsberg a été mortelle pour la civilisation européenne dans le sens où elle a interdit de penser toute connexion entre le monde des noumènes et le monde des phénomènes. C’est comme si elle avait interdit Dieu d’agir dans le monde au nom de la sacro-sainte liberté humaine. Se faisant, elle a plongé la pensée allemande dans le moralisme et dans le « Tu dois », mais sans indiquer aucune direction existentielle à cet impératif.

A cette critique radicale de « l’immanentisme absolu » de la philosophie allemande issue du luthérianisme, Ern ajoute à sa démonstration une dénonciation du militarisme allemand. Il considère que les armes fabriquées par l’industriel allemand Gustave Krupp von Bolen (1870-1950), fondateur en 1911 de l’entreprise Krupp, sont tout simplement inhumaines. Or ces armes sont le fruit d’une synthèse de connaissances mathématiques, physiques, biologiques, etc. C’est pourquoi, pour Ern, si l’art gothique est ce qui symbolise le mieux la pensée scholastique, l’ingénierie militaire allemande symbolise parfaitement l’intelligence phénoménologique allemande. La philosophie russe fait un parallèle entre l’esprit kantien autocentré et la force de frappe de l’armée allemande autodéterminée et auto-légiférante, n’ayant que faire des considérations humanistes sur l’interdiction des armes de guerre dégradantes. « Les armes de Krupp, écrit-il, sont l’expression la plus pure de l’organisation scientifique et technique propre à ‘l’être en soi’».5

Cette première partie de la conférence
a fait l’objet d’une publication dans le n° d’octobre 2015 d’EGMIL.
Retrouvez ci-dessous la suite de la conférence.

Mais pour Ern si le combat est métaphysique, il est aussi spirituel. Il ne déresponsabilise pas les intellectuels allemands mais il ne diabolise pas pour autant toute la culture allemande. Il cherche au contraire à montrer que cette haute culture allemande a été détournée de ses fins à un niveau spirituel et métaphysique peu visible au commun des mortels. Ce niveau d’intelligence est révélé selon Vladimir Ern dans le livre de la Révélation de Jean. Ce livre raconte en effet la lutte méta-historique que mène Lucifer contre la Vierge couronnée d’étoiles, la lutte du principe des ténèbres contre ce qu’il y a de plus pur et de plus intègre en l’humanité. Et le rôle des chrétiens de toutes confessions est de prier Dieu pour une victoire des anges sur celle des démons. Le philosophe russe conclut son article par l’espoir que la culture européenne puisse à l’avenir l’emporter, non pas seulement à la « périphérie », contre la dégénérescence de la culture allemande, mais qu’elle vaincra, en son cœur, sa propre rébellion contre un Dieu dont elle a fini par oublier qu’il était un Dieu d’amour.

Les fruits de la prise de conscience de 1915

Vladimir Ern est mort d’une néphrite en 1917 mais son espoir d’une renaissance spirituelle de la culture européenne lui a survécu et s’est même approfondi encore. Son ami Nicolas Berdiaev a certes pris ses distances vis-à-vis de certains aspects de la pensée de son ami Ern (ce qui conduisit ce dernier à consacrer le dernier chapitre de son livre à répondre à Berdiaev). Nicolas Berdiaev craignait une certaine glorification de l’âme russe chez Ern. C’est la raison pour laquelle Berdiaev s’est opposé en 1915 au chauvinisme croissant chez certains intellectuels de son temps comme Vassili Rozanov. Plus tard en France Berdiaev fut l’un des premiers à affirmer que les émigrés russes devaient se repentir pour avoir trop longtemps accepté l’ordre injuste de la symphonie byzantine qu’il appelait aussi césaro-papisme. Cependant l’espoir de Vladimir Ern d’un renouveau spirituel de la culture européenne ne s’est pas éteint au sein de sa génération intellectuelle.

Dès 1917 l’Eglise russe obtint en effet de se réunir en concile. Elle rétablit le patriarcat contre l’organisation synodale imposée par Pierre le Grand (selon un schéma protestant) et coupa enfin ses liens avec l’Etat russe. Au point que le père Serge Boulgakov, l’un des principaux acteurs de ce concile, dira que l’Eglise orthodoxe est entrée enfin dans « une ère post-constantinienne ». Les intellectuels russes ont brisé en effet l’idée fausse, formulée par Eusèbe de Césarée au IVe s ap. J.C, selon laquelle l’empereur devait s’occuper des corps tandis que le patriarche devait s’occuper des âmes. Cette vision plus néo-platonicienne que chrétienne a conduit l’Empire romain d’Orient vers la symphonie byzantine, puis après la chute de Constantinople en 1453 vers l’idée orgueilleuse de la Troisième Rome, et en définitive vers la décadence. La nouvelle ère théologico-politique ne pouvait commencer que par l’affirmation d’une séparation ontologique entre l’Eglise et l’Etat. L’Eglise est l’anticipation du Royaume de Dieu sur la terre, elle ne peut se désintéresser des corps. Mais elle ne doit pas se substituer à l’Etat, qui doit incarner l’autonomie régulée donnée par Dieu à l’humanité, et encore moins au pouvoir du Christ sur la terre à qui Dieu le Père a donné toute autorité. C’est pourquoi aux images théologico-politiques du corps et de l’âme, il faut ajouter un troisième élément pour fonder une théologie politique post moderne à savoir l’esprit. L’Esprit des Lois selon Montesquieu est précisément ce qui doit unir par aimantation la formation de la cité terrestre avec l’avènement sur la terre de la cité céleste annoncé dans l’Apocalypse. Malheureusement les penseurs russes n’eurent pas le temps de proposer un nouveau modèle alternatif au modèle de la symphonie byzantine. Ils furent expulsés d’URSS en 1922 par Lénine.

Cette renaissance spirituelle s’est traduite également dans l’émigration russe par l’avènement de nouveaux courants de pensée qui ont cherché à dépasser l’idéalisme allemand et la philosophie phénoménologique. Pour le dire brièvement cette pensée post-idéaliste a voulu réaliser une synthèse entre la révélation judéo-chrétienne, la synthèse patristique cappadocienne, et la pensée moderne de Jakob Boehme, Nicolas de Cues et Pic de la Mirandolle. Elle s’est définie comme symbolique (et non pas strictement conceptualiste), antinomique (et non pas dialectique) et eschatologique (et non pas positiviste). Ce furent les amis de Vladimir Ern, Berdiaev et Boulgakov qui furent à l’origine de ce qu’on appelle la pensée personnaliste et la pensée sophiologique. Ces deux courants ont influencé de nombreux penseurs contemporains tels que Emmanuel Mounier, Jacques Maritain, Karol Wojtyla, Reinhold Niehbur ou Martin Luther King, mais aussi Pierre Teilhard de Chardin, Henri Corbin, Rowan Williams, Louis Bouyer, ou Paul Evdokimov.

Ce renouveau spirituel a contribué enfin à former ce qu’on a appelé très vite « l’Ecole de Paris ». En effet la plupart des intellectuels russes expulsés d’Union soviétique par Lénine en 1922 se sont retrouvés à Paris où ils fondèrent l’Institut de théologie orthodoxe saint Serge, l’Action chrétienne des étudiants russes, l’Académie de philosophie religieuse et sa fameuse revue Pout’ (La Voie). Les plus grands penseurs chrétiens orthodoxes du XXe siècle sont liés d’une façon ou d’une autre à cette Ecole de Paris, soit parce qu’ils y ont enseigné comme Boulgakov, Berdiaev, Florovski ou Fedotov, soit parce qu’ils y ont étudié comme le prêtre Dimitri Klépinine devenu martyr pendant la seconde guerre mondiale en raison de son soutien à des juifs pourchassés par les nazis, soit parce qu’ils y ont œuvré au plan social, comme la mère Marie Skobtsoff, la fondatrice de l’Action orthodoxe, une œuvre en faveur des plus démunis, qui fut canonisée en 2004 en même temps que le père Dimitri Klépinine, soit enfin parce qu’ils ont été marqués par ce renouveau comme le métropolite Jean Zizioulas, Olivier Clément, ou Mgr Kallistos Ware. Ce renouveau intellectuel et spirituel pour le dire brièvement consiste en une redécouverte de la théanthropie, de la dimension divino-humaine de l’évolution et donc du projet divin de création, d’incarnation, et de résurrection en vue du salut de toute l’humanité. Ceci implique bien entendu une redéfinition de l’orthodoxie comme gouvernail de la foi et non comme seule appartenance confessionnelle exclusive, d’engagement œcuménique, et bien entendu d’engagement politique en faveur de la dignité de chaque personne et pour une économie sapientielle respectueuse des rythmes propres à la création.6

Conclusion

Ce renouveau intellectuel et spirituel né au début du XXe siècle dans la pensée russe, et notamment pendant la première guerre mondiale en réaction contre une modernité nationaliste et destructrice, n’a pas encore été évalué cependant à sa juste mesure. Comme vous le savez il y a aujourd’hui une guerre violente entre la Russie et l’Ukraine. Malheureusement les penseurs religieux russes sont méconnus de la part des élites russes. Le patriarcat de Moscou a même formulé de sérieuses critiques à l’égard de l’Ecole de Paris. Le patriarche Kirill de Moscou est favorable en effet à un retour à l’ordre impérial et à la symphonie byzantine.

Il y a donc bien une urgence à commémorer l’année 1915. Une commémoration qui je l’espère donnera l’occasion aux gouvernants européens et aux armées européennes de tirer des enseignements du passé pour le temps présent. L’un de ses enseignements selon moi est qu’il y a toujours une lueur d’espoir au plus profond de l’angoisse et de la terreur. Mais à condition de reconnaître la dimension métaphysique et spirituelle des conflits, de ne pas diaboliser son ennemi, de comprendre que des forces invisibles cherchent à instrumentaliser les peurs des uns et des autres à des fins destructrices, de lutter contre ses propres penchants nationalistes, de prendre sur soi la responsabilité du mal, de reconnaître enfin que ce monde est créé et que son créateur n’est pas absent, qu’il est même tout proche, dès lors que nous acceptons de le reconnaître comme pur amour.


1 Boris Urlanis, Wars and Population, Moscow, 1971.
2 В. Эрн, Меч и крест. Статьи о современных событиях. М., Типография Т-ва И. Д. Сытина, 1915.
3 Il s’agit d’une conférence prononcée le 6 octobre 1914 à la Société de philosophie religieuse V. Soloviev à Moscou.
4 V. Ern, Le glaive et la croix, op. cit. p. 311.
5 Op.cit., p. 315.
6 A. Arjakovsky, La génération des penseurs religieux de l’émigration russe, Paris, L’esprit et la Lettre, 2002.

 

Bibliographie

Ouvrage

ARJAKOVSKY A., La génération des penseurs religieux de l’émigration russe, Paris, L’esprit et la Lettre, 2002.

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Ibid., p.55.

URLANIS Boris, Wars and Population, Moscow, 1971.

В. Эрн, Мечикрест. Статьиосовременныхсобытиях. М., ТипографияТ-ваИ. Д. Сытина, 1915.

 

 Monsieur Antoine ARJAKOVSKY

Descendant de la diaspora russe de l'entre deux-guerres, historien orthodoxe, co-directeur depuis 2011, avec Antoine de Romanet, du pôle « Société, liberté, paix » au Collège des Bernardins, Monsieur ARJAKOVSKY a travaillé au ministère des Affaires étrangères français de 1989 à 2002 en tant que directeur du Collège universitaire français de Moscou et directeur adjoint de l'Institut français d'Ukraine.

En 2004, il a créé et dirigé l'Institut d'Etudes œcuméniques, au sein de l'Université ukrainienne dont il demeure encore directeur émérite.

En 2000, il a soutenu sa thèse à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, intitulée : « La génération des penseurs religieux de l'émigration russe. »

Il a enseigné à Louvain, à Moscou, à Kiev et au Centre Sèvres. 

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