Témoignages

 

Un lycée militaire à Lourdes

 
Lors de notre pèlerinage, les élèves ont pu se rendre aux piscines du sanctuaire et vivre une expérience forte au plan spirituel. Il est vrai que la démarche n'est pas des plus faciles mais c'est avec joie que les élèves ont pu échanger  entre eux et leur aumônier leur sentiment profond sur cette démarche religieuse. Le chemin jubilaire a été vécu par notre lycée non sans peine puisque nous étions 107 élèves sans omettre l'encadrement ce qui représentait 116 personnes. Les déplacements dans les rues de Lourdes surtout dans les côtes n'étaiant pas des pluq faciles...Deux pelotons se sont naturellement mis en place pour un meilleur déplacement de notre détachement.
Je crois que les élèves ont pu découvrir le visage de sainte Bernadette d'une manière plus concrète. Et surtout ils ont pu vivre, suivre sainte Bernadette dans ces lieux que sont l'église paroissiale, le cachot, l'oratoire et la grotte. La pluie abondante ne les a pas empêchés d'être heureux et de rencontrer d'autre unités militaires et de faire de nombreux échanges d'insignes...Le LMA d'Autun a rencontré le LMA d'Aix lors d'un verre de l'amitié comme cela se fait chaque année...Petit moment convivial entre les deux lycées, leurs encadrement et leurs aumôniers...Les élèves sont bien sûr déjà volontaires pour partir l'année prochaine au pèlerinage de Lourdes! Chic à Autun! Chic à Lourdes!
Aumônier du lycée militaire d'Autun

TEMOIGNAGES

Dès notre arrivée à Lourdes, nous sommes allés à la grotte. Dans la pénombre de la nuit, la Vierge Marie nous apparaissait toute en lumière, telle une lampe allumée guidant les pèlerins. Deux jours plus tard, nous marchions en procession vers Marie avec un cierge allumé. Dans la prière, nous lui tendions nos lampes allumées, nous lui offrions la lumière de notre foi…
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Durant ces trois jours, le quotidien et son lot d'agressivité, d'égoïsme et de non-dits m'a paru bien loin. Tous les pèlerins rencontrés ont fait preuve, certes d'une grande ferveur, mais également d'une générosité de tous les instants.
Jean-Marie
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A mon retour, les collègues m'ont demandé avec ironie, s'il s'était produit un miracle. Je n'ai pu que répondre "oui". Bien sur, eux ne pouvaient pas comprendre…
Marie
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Toujours riche en émotions, ce pèlerinage reste un événement fort dans notre vie de militaire.
Une escale spirituelle indispensable pour remercier, pour prier, pour espérer, pour partager, pour raviver notre lumière…
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Comme les années précédentes, le PMI est signe de fraternité. Amitiés. Prières. C'est pour moi une occasion de faire le point, de me ressourcer, de recharger mes "batteries". Je reviens avec beaucoup d'énergie et d'espoir que j'ai envie de faire partager.
Annick
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Chaque PMI est différent mais combien enrichissant ! Cela nous permet de nous ressourcer et de conforter notre foi. Nous revenons avec l'envie de faire partager notre joie.
Joëlle et Alain
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Et si moi aussi prévoyais de m'y rendre cette année ?

Depuis le temps que Gaël, mon mari m'en parle… Il était temps d'y aller…
Je me suis toujours posé quelques questions comme celles-ci : pourquoi les hommes se détestent-ils ? Pourquoi les hommes se haïssent-ils ? Pourquoi les hommes font-ils la guerre ? Pourquoi les hommes se déchirent-ils ? pourquoi les hommes ne sourient plus ? Alors qu'il est si simple d'aimer, de partager, de sourire, bref de vivre heureux.
Ne vous posez plus de questions et venez à Lourdes reposer vos esprits, partager cette fraternité, cette amitié…
En effet, à Lourdes ce n'est que du bonheur: des échanges de paroles, des échanges de regards, des échanges de sourires, des échanges de prières, des échanges de recueillement.
Tout ça vous le trouvez à Lourdes, et c'est ce que j'ai fait, j'y suis allée. On s'y sent bien, merveilleusement bien…
Les messes sont émouvantes, pleines de "surprises", de force, de pitié face à tous ces malades remplis d'espoir. La première messe à sainte Bernadette m'a beaucoup touchée, ces chants, cette voix de choriste qui vous prend les tripes… Et oui, on s'y sent bien, on se sent vidé de tout ce stress, ces angoisses que l'on accumule jour après jour. Ensuite la procession mariale, tous ces pèlerins réunis qui répondent à l'amour maternel de la Vierge Marie, tenant à la main le cierge allumé et qui ne cessent de répéter "je vous salue Marie", que d'émotion !
Le passage à la grotte, fort moment de paix, de recueillement, d'espoir, d'amour, de méditation. Tous ces gens qui prient à la recherche de quelque chose, de quelqu'un…peut-être… tout reste touchant et prenant, on s'y sent bien.
Le sourire d'un enfant reste gravé dans ma mémoire. Pas n'importe quel enfant. Il s'appelle Alexandre. Il est malade, il a une leucémie, quelle souffrance aux yeux d'une maman, de sa maman ! Je le vois encore qui sourit, qui danse aux sons de la cornemuse et de la bombarde, et sa maman qui pleure… qui ne cesse de pleurer. Est-ce de la joie, de la tristesse de voir son petit bonhomme heureux…venu à Lourdes chercher un espoir, l'espoir de la vie… Je prie depuis chaque jour pour Alexandre.
Valérie
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Dieu est lumière : tenez vos lampes allumées

Ce troisième PMI auquel je participe, dont le thème était ′tenez vos lampes allumées" restera le moment fort de mon année.
Comme d’habitude le voyage commence dans le “train rouge” qui ne l’est pas, les habitués se retrouvent et présentent les petits nouveaux.
A l’arrivée malgré la fatigue d’une nuit de transport l’enthousiasme est là quand on passe devant la grotte.
A 10 heures, chacun arborant son badge et son insigne, le  petit livret en main tout le monde est au rendez-vous de la première messe (NDLR : le numéro de juillet-août d'EGMIL présente les cérémonies).
Au cours de cette première messe on nous invite à réfléchir sur ce thème de la lumière. Lumière élément indispensable à la vie, cette lampe de l’espoir va être le fil rouge de notre séjour.
L’enfant qui a peur dans le noir demande qu’on lui laisse une lampe allumée, le chrétien est comme l’enfant, il a besoin de cette lumière pour marcher dans sa vie de tous les jours et suivre ainsi la parole de Jésus “celui qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie”.
Tous les jours cette lumière nous aidera à voir clair dans notre vie et nous aidera à être meilleur. 
Lumière que les catéchumènes vont rencontrer lors de leur baptême et qui continuera de les guider dans leur nouvelle vie de chrétien. Cette année ils sont encore plus nombreux et pour tous ils représentent l’espoir de notre Eglise.
La lumière on la retrouve aussi le samedi soir, elle nous guide pour la procession mariale où chacun descend en chantant la Vierge Marie, un flambeau à la main, du centre-ville jusqu’à la grotte.
Nous irons comme l’an dernier allumer le cierge des pompiers de Paris. Cette flamme brillera longtemps, elle portera notre prière vers tous ceux qui nous ont quitté, lumière du souvenir des “morts au feu”.
Mais le pèlerinage c’est aussi des rencontres, une occasion unique de côtoyer les autres armées, cette année trente quatre pays sont représentés et charge à chacun de réfléchir dans les différents débats qui sont proposés.
Pour autant nous n’oublions pas la nourriture terrestre et chaque repas est l’occasion de raconter “son” pèlerinage. Cette année notre évêque Patrick a partagé un déjeuner avec nous. En son honneur, et avec notre aumônier Marc, nous avons formé une "table Marine-Paris" représentant l’ensemble des personnels, civils et militaires du matelot à l’officier.
Dimanche matin c’est la grand messe internationale, Madame Alliot-Marie est là pour assister à l'office avec nous. Nous sommes loin de l’autel, aussi suivons nous la messe sur grand écran et les haut-parleurs nous transmettent l’office.
A l'issue de la cérémonie, notre évêque a reçu des mains du responsable des sanctuaires une lampe représentant une colombe les deux symboles objet de notre rassemblement “la lumière et la réconciliation”
L’après-midi c’est déjà l’au-revoir, le voyage de retour avec cette lumière que nous allons ramener dans notre quotidien.
C.E. Marie-France Dumoulin
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Mon Dieu, que c'était beau !

Lourdes, sur les pas de Bernadette, … Oui bien sûr, ……Et pourquoi pas et simplement Lourdes, sur les pas de l’Homme ?
Que dire,  ou comment parler de ce 48ème pèlerinage militaire international de Lourdes 2006 ?
En fait quelques mots me suffiraient : mon Dieu, que c'était beau !
Tiens, j’ai dit la même chose l’an dernier pour ma toute première participation. Cela montre à quel point c’est extraordinairement beau.
Fin 2004, après avoir lu la prière du gendarme à l’église, lors de la messe pour la sainte Geneviève, notre dynamique aumônier  gendarmerie m’a parlé du P.M.I. Il m’a même invité à y venir. Mais comme beaucoup de gendarmes chrétiens, le temps nous manque pour nous rendre à l’église. Alors nous prions parfois à la maison. Et je ne voyais pas trop ce que je pouvais bien aller faire à ce P.M.I. Parce qu’en fait je ne savais certainement pas ce que c’était !
Notre aumônier m’en a tellement bien parlé que je me suis inscrit pour le 47 P.M.I. de 2005.
J’y suis donc allé et j’ai vu ! Mon Dieu que c’était beau !
Et j’y suis donc revenu cette année !
34 pays ont participé à cette manifestation. 15000 à 16000 militaires et leurs familles étaient présents.
Personne  se connaît et pourtant tout le monde se parle. Un regard, un sourire, un signe de la main et les cœurs grossissent de joie.
Chacun peut y venir, croyant ou non. La place est grande et chacun trouvera ses repères.
C’est la fête des militaires, de tous ces militaires venus des quatre coins du monde et de leur famille. C’est la fête de tous ces hommes, les uns plus éloignés que les autres et pour quelques jours tous proches les uns des autres.  Tous unis pour la même cause lors de ce P.M.I. 
Nous nous émerveillons devant ces femmes et hommes en tenues militaires de cérémonie et prenons des photos pour immortaliser ces instants.
Certes, c’est un lieu où la foi transpire, mais même le non croyant y trouvera de la beauté dans ce lieu où l’Amour, l’Entraide, la Disponibilité, et l’Emotion ne cessent de fleurir les allées.
C’est un lieu où l’on peut se recueillir et faire le point  « intérieur », P.M.I. … ? Premiers Pas Intérieurs ? …….
C’est un lieu de rencontre et d’approche différente avec nos officiers et  bon nombre de militaires.
C’est un lieu haut en couleur par toutes ces belles tenues !
Trois jours intenses d’Amour entre des hommes qui se sont fait la guerre pour certains.
Faire une carrière militaire sans avoir assisté à un P.M.I. est bien dommage ! On parle souvent de chose que l’on ne connaît pas. Seuls ceux qui ont assisté à un P.M.I. pourront en parler avec cette émotion vraie qui naturellement vous interpellera.
Alors comme moi, venez au moins une fois et voyez !
Vraiment, mon Dieu que c'était beau !
Jean-Christophe
B.A. 118
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Là où on dépose des cierges…

Hier soir après la procession mariale, nous sommes rendus à la grotte. Puis j'ai découvert un peu plus loin l'endroit où l'on mettait les cierges. En 1997, dans le cadre des JMJ, je suis venu à Lourdes mais je n'avais pas repéré cet endroit des Sanctuaires. Alors, je suis parti marcher tout seul vers ce lieu, lorsque j'ai vu trois militaires fondre en larmes. Là, j'ai compris qu'il se vivait quelque chose de très fort à Lourdes. Les militaires vivent des situations difficiles pendant l'année, ils arrivent ici en ayant gardé cela en eux pendant plus ou moins longtemps. La prière, l'agapè, l'échange vécus lors du PMI leur permettent de déposer leur fardeau et  de venir se ressourcer. Oui, ça vaut la peine !
Père Jean Bourgeois
Aumônier militaire canadien
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Ce pélè aura été pour moi un moment charnière pour ma foi et mon engagement.
J'ai beaucoup reçu et je tente de garder tout cela très fort en moi.
Tout l'amour reçu à Lourdes s'est transformé en une grande force et une grande espérance à vivre à jamais dans la lumière du Christ.
Frédéric
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LOURDES, sur les pas de Bernadette, … Oui bien sûr, ……Et pourquoi pas et simplement LOURDES, sur les pas de l’Homme ?
Que dire  ou comment parler de ce 48 ème pèlerinage militaire international de LOURDES 2006 ?
En fait quelques mots me suffiraient : mon dieu que c'était beau!
Tiens, j’ai dit la même chose l’an dernier pour ma toute première participation. Cela montre à quel point c’est extraordinairement beau.
Fin 2004, après avoir lu la prière du gendarme à l’église, lors de la messe pour la sainte Geneviève, notre dynamique aumônier gendarmerie m’a parlé du P.M.I. Il m’a même invité à y venir. Mais comme beaucoup de gendarmes chrétiens, le temps nous manque pour nous rendre à l’église. Alors nous prions parfois à la maison. Et je ne voyais pas trop ce que je pouvais bien aller faire à ce P.M.I. Par ce qu’en fait je ne savais certainement pas ce que c’était !
Notre aumônier m’en a tellement bien parlé que je me suis inscrit pour le 47 P.M.I. de 2005.
J’y suis donc allé et j’ai vu ! Mon Dieu que c’était beau !
Et j’y suis donc revenu cette année !
Environs 31 pays ont participés à cette manifestation. 16000 à 17000 militaires et leurs familles étaient présents.
Personne ne se connaît et pourtant tout le monde se parle. Un regard, un sourire, un signe de la main et les cœurs grossissent de joie.
Chacun peut y venir, croyant ou non. La place est grande et chacun trouvera ses repères.
C’est la fête des militaires, de tous ces militaires venus des quatre coins du monde et de leur famille. C’est la fête de tous ces hommes, les uns plus éloignés que les autres et pour quelques jours tous proches les uns des autres.  Tous unis pour la même cause lors de ce P.M.I. 
Nous nous émerveillons devant ces femmes et hommes en tenues militaires de cérémonie et prenons des photos pour immortaliser ces instants.
Certes, c’est un lieu ou la foi transpire, mais même le non croyant y trouvera de la beauté dans ce lieu où l’Amour, l’Entraide, la Disponibilité, et l’Emotion ne cessent de fleurir les allées.      
C’est un lieu ou l’on peut se recueillir et faire le point  « intérieur », P.M.I. … ? Premiers Pas Intérieurs ? …….
C’est un lieu de rencontre et d’approche différente avec nos officiers et  bon nombre de militaires.
C’est un lieu haut en couleur par toutes ces belles tenues !
Trois jours intenses d’Amour entre des hommes qui se sont fait la guerre pour certains.
Faire une carrière militaire sans avoir assisté à un P.M.I. est bien dommage ! On parle souvent de chose que l’on ne connaît pas. Seuls ceux qui ont assisté à un P.M.I. pourront en parler avec cette émotion vraie qui naturellement vous interpellera.
Alors comme moi, venez au moins une fois et voyez !
Vraiment, mon dieu que c'était beau !
Jean-Christophe
EGMIL Juillet-Août 2006
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LE PÈLERIN MILITAIRE DE LOURDES

Qui vient à Lourdes ? · Il serait faux de dire que ceux qui se rendent à Lourdes appartiennent à une catégorie sociale bien précise. Au contraire, se réunissent des soldats de tous grades qui forment une foule immense véritablement représentative de nos armées. · Il y a aussi les familles et les enfants, les amis, toute une population que réunit la même foi et qui forme la communauté militaire dans laquelle nous vivons tous les jours. Il y a encore des groupes qui accompagnent un blessé, un aumônier ou encore ceux qui encouragent les nouveaux baptisés et confirmés.· Il y a des groupes bruyants, des autorités de tous les pays, des engagés ressortissants des territoires d'outre-mer.· Il y a des musiques militaires, les unités chargées du soutien et de la sécurité, des étrangers et des uniformes rutilants. Ce sont eux qui viennent voir Notre-Dame, un peuple conquis tout de suite et touché au fond du cœur ; un peuple fervent aux offices, recueilli à la grotte et joyeux dans la rue.
Pourquoi viennent-ils à Lourdes ?· Ils viennent à Lourdes parce que Notre-Dame l'a demandé! Il s'agit d'une démarche de foi qui bien avant eux a déjà levé des foules immenses.. · Ils viennent à Lourdes au pèlerinage militaire car c'est un des lieux de rassemblement annuel du diocèse aux armées et à cette occasion il est possible à chacun d'entamer une démarche de conversion…· Le chemin conduit le chrétien à la solidarité avec ses frères et le prépare à la rencontre avec son Seigneur ; la visite des sanctuaires l'invite à l'écoute de la parole de Dieu et à la célébration sacramentelle ; le retour enfin lui rappelle sa mission dans le monde comme témoin du Salut et sentinelle de la paix…
(extrait du témoignage d'un pèlerins paru dans EGMIL octobre 2000)

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Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Sainte Brigitte de Suède - Veuve, fondatrice de l'ordre du Saint-Sauveur (✝ 1373)
    Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation." Les papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena. Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par un religieuse de l'adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît "La figure de la sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale"...En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la fondation de son ordre consacré au Saint Sauveur. Moines et moniales se trouvent sous l'autorité d'une abbesse, une formule classique au Moyen Age. "La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, si elle ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté". Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut canonisée dès 1391. Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant copatronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens". Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. (source: VIS 20101027 590)Pourquoi l’Eglise a-t-elle choisi des saints patrons pour l’Europe? Qui sont-ils et qu’ont-ils fait pour l’Europe?...Saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l’Europe en 1999 par Jean-Paul II: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)...Mémoire (en Europe: Fête) de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.