Le camp militaire

 

Le camp militaire du Pèlerinage Militaire International de la litière en paille au lit Picot : 60 ans d'histoire

 

Lors des pèlerinages organisés après la seconde guerre mondiale par le père Besombes pour la garnison de Toulouse et ses environs, les pèlerins logent dans les hôtels et pensions de famille. Mais dès 1948, le pèlerinage s'étend à d'autres garnisons, devient au fur et à mesure national et interarmées ; les hôtels ne suffisent plus et l'on voit des tentes installées le long du Gave.
photo_1961 
D.R. Entrée d'une tente du camp militaire Milhas pour le 4ème PMI en 1961. Les militaires dormaient sur la paille
le camp militaire en 1961 
D.R. Au fur et à mesure, la logistique du camp s'affine. En 1961,
les rampes d'eau apparaissent.
En 1949, le secrétaire d'Etat aux Forces armées met à disposition du pèlerinage militaire, une cinquantaine de tentes collectives et trois mille lits pliants. En 1950, les pèlerins sont 15 000 ! Grâce à l'aide de la 5ème région militaire, 500 tentes collectives pourront abriter 7 000 pèlerins (les autres logeant dans les hôtels). Mais il ne peut plus être question de dresser autant de tentes le long du Gave ! L'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Théas, permet aux militaires de s'installer au domaine de Milhas, une ferme située sur les pentes sud du "chemin de croix de la colline" où un camp scout vient planter quelques tentes au moment du 15 août. Le terrain est sans aucun aménagement.
 

 

C'est aux garnisons de Pau et de Tarbes que la 5ème région militaire confie le montage-démontage du camp ainsi que l'aménagement sanitaire. Pour les parachutistes chargés de l'installation, c'est le camp "saint Michel".

Les tentes sont remplies de paille pour le couchage, un réservoir avec des rampes à eau est mis en place pour la toilette. Des paniers-repas sont prévus (préparés par l'économat de Pau et payés par les pèlerins). Ce lieu prend le nom de "camp militaire" pendant la durée du pèlerinage et de "camp des jeunes" le reste de l'année.

En 1953, 12 000 militaires sont logés au camp. Devant l'afflux de pèlerins, le secrétariat d'Etat à la guerre demande à la 5ème région militaire de faire une étude en vue de travaux d'infrastructure au camp Milhas pour l'accueil de 25 000 personnes. Les gros travaux réalisés par l'armée plusieurs années de suite sont pris en charge financièrement par la ville de Lourdes et les sanctuaires : ils concernent la viabilité des lieux, des aménagements sanitaires, des constructions (pour cuisine, services), les voies d'accès etc.

Ainsi se transforme au fil des années le pâturage en camp de toile capable d'accueillir des pèlerins avec un maximum de confort. Le père Besombes écrit à Mgr Badré : "ce terrain fut dès 1950, au sens étymologique du terrain 'inventé' par l'aumônerie militaire car jusque là le domaine de Milhas était une ferme louée pour 6000 francs par an à un fermier, un espace restreint était laissé à la disposition d'un camp scout".

Depuis quelques années, des restrictions imposées par l'Armée a réduit la capacité d'accueil du camp militaire à 1500 personnes. Pour le 50ème PMI, il est prévu exceptionnellement de loger plus de 2000 jeunes militaires. Le camp connaît auprès des soldats de tous les pays un grand succès. Ils y vivent une expérience internationale forte de convivialité et de prière animée par des aumôniers.

Elisabeth Creton

 

lieu d'hébergement au camp militaire
D.R Des lits Picot dans les tentes, des allées en bois en cas de pluie accueillent maintenant les soldats qui logent au camp militaire à Lourdes pendant le pèlerinage.
D.R Des tentes à la fonction spécifique de foyer sont dressées afin de favoriser les rencontres entre les jeunes des différentes nationalités.
camp de Milhas
la délégation hongroise au camp de Milhas
D.R  Des jeunes militaires hongrois au camp.

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Saint du Jour

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Tous les saints du jour
  • Sainte Claire de Montefalco - abbesse (✝ 1308)
    Abbesse de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin. Élevée très chrétiennement, elle fut très tôt désireuse de se donner à Dieu totalement. Très tôt, elle rejoignit sa sœur dans son couvent et elle ne le quitta plus, marquant ses journées par la prière et de nombreuses austérités. Comme leur communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de charité de la part des passants. Choisie pour être leur supérieure, elle exerça cette charge avec beaucoup d'humilité et une grande attention à la vocation spécifique de chacune des sœurs. Elle connut bien des tentations, mais aussi des moments de rencontres mystiques avec le Seigneur.Illustration: fresque sur une colonne de l'église Sainte-Marie couronnée à Milan (photo: Giovanni Dall'Orto).À Montefalco en Ombrie, l’an 1308, sainte Claire de la Croix, vierge, moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui fut abbesse du monastère de la Sainte-Croix, brûlant d’amour pour la passion du Christ.
  • Saint Dimitrios le Jeune - martyr en Epire (✝ 1808)
    ou Démètre le jeune.Originaire de Samarine en Epire, il parcourait la région en soutenant les populations après l'insurrection manquée contre les Turcs et en prêchant l’Évangile, jusqu’au jour où il fut arrêté. Il connut la torture des roseaux enfilés sous les ongles, puis il fut pendu par les pieds au dessus d'un brasier où brûlaient des bois résineux et enfin, il fut emmuré en laissant seulement la tête sortir à l'air libre, sans boire ni manger, ni pouvoir faire un mouvement. Il mourut après dix jours de cet horrible supplice.