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Denier Toussaint 2019 extérieur

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Le camp militaire

 

Le camp militaire du Pèlerinage Militaire International de la litière en paille au lit Picot : 60 ans d'histoire

 

Lors des pèlerinages organisés après la seconde guerre mondiale par le père Besombes pour la garnison de Toulouse et ses environs, les pèlerins logent dans les hôtels et pensions de famille. Mais dès 1948, le pèlerinage s'étend à d'autres garnisons, devient au fur et à mesure national et interarmées ; les hôtels ne suffisent plus et l'on voit des tentes installées le long du Gave.
photo_1961 
D.R. Entrée d'une tente du camp militaire Milhas pour le 4ème PMI en 1961. Les militaires dormaient sur la paille
le camp militaire en 1961 
D.R. Au fur et à mesure, la logistique du camp s'affine. En 1961,
les rampes d'eau apparaissent.
En 1949, le secrétaire d'Etat aux Forces armées met à disposition du pèlerinage militaire, une cinquantaine de tentes collectives et trois mille lits pliants. En 1950, les pèlerins sont 15 000 ! Grâce à l'aide de la 5ème région militaire, 500 tentes collectives pourront abriter 7 000 pèlerins (les autres logeant dans les hôtels). Mais il ne peut plus être question de dresser autant de tentes le long du Gave ! L'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Théas, permet aux militaires de s'installer au domaine de Milhas, une ferme située sur les pentes sud du "chemin de croix de la colline" où un camp scout vient planter quelques tentes au moment du 15 août. Le terrain est sans aucun aménagement.
 

 

C'est aux garnisons de Pau et de Tarbes que la 5ème région militaire confie le montage-démontage du camp ainsi que l'aménagement sanitaire. Pour les parachutistes chargés de l'installation, c'est le camp "saint Michel".

Les tentes sont remplies de paille pour le couchage, un réservoir avec des rampes à eau est mis en place pour la toilette. Des paniers-repas sont prévus (préparés par l'économat de Pau et payés par les pèlerins). Ce lieu prend le nom de "camp militaire" pendant la durée du pèlerinage et de "camp des jeunes" le reste de l'année.

En 1953, 12 000 militaires sont logés au camp. Devant l'afflux de pèlerins, le secrétariat d'Etat à la guerre demande à la 5ème région militaire de faire une étude en vue de travaux d'infrastructure au camp Milhas pour l'accueil de 25 000 personnes. Les gros travaux réalisés par l'armée plusieurs années de suite sont pris en charge financièrement par la ville de Lourdes et les sanctuaires : ils concernent la viabilité des lieux, des aménagements sanitaires, des constructions (pour cuisine, services), les voies d'accès etc.

Ainsi se transforme au fil des années le pâturage en camp de toile capable d'accueillir des pèlerins avec un maximum de confort. Le père Besombes écrit à Mgr Badré : "ce terrain fut dès 1950, au sens étymologique du terrain 'inventé' par l'aumônerie militaire car jusque là le domaine de Milhas était une ferme louée pour 6000 francs par an à un fermier, un espace restreint était laissé à la disposition d'un camp scout".

Depuis quelques années, des restrictions imposées par l'Armée a réduit la capacité d'accueil du camp militaire à 1500 personnes. Pour le 50ème PMI, il est prévu exceptionnellement de loger plus de 2000 jeunes militaires. Le camp connaît auprès des soldats de tous les pays un grand succès. Ils y vivent une expérience internationale forte de convivialité et de prière animée par des aumôniers.

Elisabeth Creton

 

lieu d'hébergement au camp militaire
D.R Des lits Picot dans les tentes, des allées en bois en cas de pluie accueillent maintenant les soldats qui logent au camp militaire à Lourdes pendant le pèlerinage.
D.R Des tentes à la fonction spécifique de foyer sont dressées afin de favoriser les rencontres entre les jeunes des différentes nationalités.
camp de Milhas
la délégation hongroise au camp de Milhas
D.R  Des jeunes militaires hongrois au camp.

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Saint du Jour

Nominis

13 décembre 2019

Tous les saints du jour
  • Sainte Lucie de Syracuse - Vierge et martyre en Sicile (✝ v. 305)
    Vierge et martyre à Syracuse, elle est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l'ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s'étendit jusqu'en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle, a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l'hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa 'passion' date du Ve voire du VIe siècle et beaucoup de détails y sont légendaires: enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance; attelée à deux bœufs pour l'écarteler, ils ne purent bouger; mise sur un bûcher, les flammes s'éloignèrent d'elle. Ses reliques vénérées à Syracuse ont été transportées d'abord à Constantinople et actuellement à Venise. Saint Thomas d'Aquin parle d'elle à deux reprises dans sa 'Somme théologique'. Elle se serait rendue en pèlerinage à Catane sur le tombeau de sainte Agathe pour demander la guérison de sa mère. Ce miracle accompli elle distribua sa fortune aux pauvres. Dénoncée comme chrétienne, condamnée à être livrée à des débauchés, elle fut comme une 'colonne inébranlable' d'après une hymne... De cette 'fabuleuse' passion, nous retiendrons la réponse qu'elle fit à son juge: "Toi tu gardes les volontés de tes princes et moi j'observe nuit et jour les volontés de mon Dieu... Toi tu désires leur plaire et moi je n'ai d'autre ambition que de plaire au Christ seul. Fais donc ce qui te semble utile et moi je ferai ce qui sera utile au salut de mon âme".De Syracuse où elle était l'objet d'une dévotion fort tendre dès le IVe siècle, son culte se répandit dans tout l'occident. La Corse du Moyen Age lui a dédié quelque vingt-neuf sanctuaires. (d'après 'Église de Corse en prière' - diocèse d'Ajaccio)- vidéo de la webTV de la CEF: Fête de Sainte Lucie à Ville di Pietrabugno.Illustration: photo prise dans une église de la citadelle de Rhodes. Elle représente Sainte Lucie (XIVe siècle, école toscane)Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre à Syracuse en Sicile, vers 300. Tant qu'elle vécut, elle garda sa lampe allumée pour aller au-devant de l'Époux et, conduite à la mort pour le Christ, elle mérita d'entrer avec lui dans la salle des noces et de posséder la lumière qui n'a pas de fin.