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L’aumônier militaire d’Ancien Régime

 

couvertureMgr Robert Poinard, notre vicaire général, que vous connaissez surtout pour ses "Billets" réguliers sur notre site, nous annonce la parution, aux Editions L'Harmattan, de son livre « L’aumônier militaire d’Ancien Régime » (1568-1795) sur la vie et le ministère des aumôniers attachés aux armées du roi de France, fruit de recherches de plusieurs années dans les archives historiques du ministère de la Défense et de l'Eglise de France.

 Pour commander directement l'ouvrage à prix éditeur http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38828

Depuis l’époque carolingienne les chefs de guerre emmènent à leur suite, lorsqu’ils partent au combat, des clercs appelés chapelains. Mais les aumôniers, au sens où nous l’entendons actuellement, c’est-à-dire au service de toute la troupe, apparaissent véritablement au XVIe siècle. L’aumônerie militaire s’organise pendant les guerres de religion et se structure sous Louis XIV. De grandes ordonnances royales permettent à des aumôniers de suivre les armées sur terre et en mer. Ces aumôniers accompagnent les grandes expéditions maritimes aux Amériques, en Afrique et jusqu’en Asie, alors que se constitue le premier empire colonial français.

Cette aumônerie d’Ancien Régime est présente dans les régiments, sur les vaisseaux du roi, dans les hôpitaux militaires, les forteresses mais aussi outre-mer. Hormis le monde des officiers, les gens de guerre sont alors souvent recrutés de force. C’est auprès de cette armée d’origine populaire, avec son imposante proportion d’aventuriers et de marginaux, que l’aumônier est envoyé pour tenter de l’humaniser. L’apostolat auprès des soudards est alors un ministère très décrié et peu envié : la piètre réputation des soldats rejaillit souvent sur l’aumônier méprisé du reste du clergé français. L’organisation même de l’aumônerie, prise entre une Grande Aumônerie de France sans pouvoirs et des évêques diocésains jaloux de leurs pouvoirs, rend l’apostolat encore plus difficile. Pourtant les soldats sont attachés à leurs aumôniers et cet attachement est réciproque : les vieux prêtres, arrivés à un âge avancé, ont du mal à quitter le service.

Jusqu’à la suppression de l’aumônerie militaire par le Directoire en 1795 des centaines d'aumôniers auront payé de leur vie l’attachement à leurs hommes dans un contexte ardu mais enthousiasmant. C’est cette histoire de trois siècles que nous décrit l'ouvrage de Mgr Robert Poinard, uniquement fondé sur des documents d'époque. 

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