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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Le mal

  Dans la rubrique philosophons !

« Salut qui nous arrache à l’ennemi »

Luc 1,71

 

           « Hier ist kein warum », (« Ici, il n’y a pas de pourquoi »)[1] : cette phrase, rapportée par Primo Lévi et devenue emblématique de l’inimaginable folie concentrationnaire, nous fait entrevoir la figure innommable du mal. Par son mépris de l’ordre et de la mesure, le mal échappe à la raison, au logos. Certes, l’on peut bien reconnaître une raison calculatrice à l’œuvre dans les camps d’extermination, mais celle-ci ne vient que renforcer l’absurdité de la déshumanisation méthodique de millions de personnes. Si le mal, dont nous présentons ici une forme absolue, dépasse l’entendement, il ne cesse pas pourtant de susciter la question « Pourquoi ? » et c’est sans doute là pour l’homme une façon de ne pas s’y résoudre.

                       Pouvons-nous définir le mal ? Cerner son origine ? L’histoire nous a montré à quels désastres l’ignorance du mal peut conduire l’homme tandis qu’un bon diagnostic du mal ouvre le chemin d’une libération. Car si le mal demeure un abîme insondable, il  reste toujours « ce qui ne doit pas être mais doit être combattu »[2].

 

La réalité du mal

 

           Il semble bien impossible de vivre sans faire l’expérience du mal ou de ce que Gabriel Marcel nomme la « rencontre » avec le mal[3]. Même si la culture européenne, éprise d’une certaine forme d’égalité et de liberté, tend vers l’indifférenciation des valeurs, le mal reste un fait[4].

On peut, pour essayer d’envisager toutes les facettes du mal, reprendre la distinction en vigueur depuis Leibniz. On parlera alors de trois sortes de maux :

-          le mal métaphysique : toute créature est marquée par la finitude et donc par son imperfection qui introduit la différence entre les êtres créés[5] ;

-          le mal physique associé à la privation d’une propriété naturelle d’un être : par exemple, la cécité chez un homme ;

-          le mal moral dont la responsabilité dépend entièrement de l’homme qui agit en toute liberté : par exemple, lorsqu’un homme décide sciemment d’en aveugler un autre.

Cette distinction qui garde encore sa pertinence, a le mérite de souligner qu’il y a, comme disait Pascal, « une infinité » de maux[6] et il est légitime de parler d’une gradation dans le mal, même si au fond, il s’agit toujours de la même réalité : personne ne niera qu’un regard hautain, un propos déplacé ou irréfléchi n’ont pas la même gravité qu’un traitement humiliant, un climat de terreur ou une persécution organisée. Il semble évident, pour un esprit honnête, qu’on ne peut mettre sur le même plan la bêtise ou une certaine indifférence et l’extermination préméditée d’une population ou l’assassinat de personnes, y compris celui des enfants dans le sein maternel ou des personnes âgées en fin de vie. Mais il faut aussi reconnaître, le malaise, voire le vertige engendrés par toutes les sortes de mal, et plus particulièrement le mal moral commis par l’homme :

« Mieczyslaw Brozek se souvient avoir vu un garde allemand cajoler son enfant et d’avoir alors pensé : “Des monceaux de cadavres reposent dans la cave et, à ce moment même, cet homme a de l’affection pour son enfant, son épouse, etc. Cette dualité est incroyable”. »[7]

Il paraît alors juste d’affirmer qu’aucun mal ne peut être dit anodin ou banal : c’est incontestable lorsqu’il s’agit de ce qu’on peut appeler le mal absolu, celui qui s’attaque aux racines mêmes de l’humanité de l’homme, qui représente au sens propre du terme un crime contre l’humanité ; mais c’est aussi vrai pour bien d’autres formes comme le mal gratuit,tels ces jeux d’enfants qui éprouvent un « malin plaisir » à faire souffrir l’un de leurs camarades, ou ces comportements de mauvaise foi par lesquels la personne se fait passer pour ce qu’elle n’est pas[8].

Le pire danger est de ne pas savoir reconnaître le mal et de refouler le trouble qu’il provoque. Car si, selon le mot de Pascal, l’homme semble bien misérable au sein de l’univers, il n’en est pas moins relié par tout son être à tout ce qui l’entoure. On a bien conscience de nos jours de cette immense solidarité entre tous les êtres de la nature[9]. Et si l’on peut donc admettre l’existence de degrés dans la façon dont le mal apparaît aux hommes, celui-ci n’en poursuit pas moins continuellement une même œuvre destructrice qui annonce la mort, ou même qui est déjà la mort.

                                               Cette réalité du mal nous met devant son énigme : comment le mal, aux manifestations toujours odieuses et, dans certaines situations, d’une horreur inqualifiable, peut-il être en même temps séduisant. Le mystère du mal, n’est-il pas dû au fait que celui-ci invite à choisir la mort en se faisant passer pour la vie ? Qu’est-ce donc que le mal ? D’où vient-il ?

D’où vient le mal ?

 

                                                                       Le mal peut-il avoir son origine en l’homme ? Dans sa réflexion philosophique sur le mal, Kant s’interroge sur ce qu’il appelle le mal radical, c’est-à-dire sur ce qui est la racine du mal que nous commettons. Selon Kant, l’homme, défini comme un être de raison, porte en lui la loi morale qui lui commande, indépendamment des circonstances, d‘agir selon son devoir, c’est-à-dire en considérant autrui toujours comme une personne (une fin) et non comme une chose (un moyen)[10]. L’homme agit bien lorsqu’il obéit à cette loi morale dictée par la raison. Or l’homme étant doté de raison, il est difficile de comprendre comment il peut se déterminer à l’encontre de cette loi morale. Pour répondre à cette question, Kant introduit la distinction entre l’action morale et l’action légale. L’homme agit moralement lorsque sa volonté se laisse guider par le pur respect de la loi morale dictée par la raison ; en revanche son action est dite légale, ou en conformité à la loi, lorsqu’il subordonne la loi morale à ses intérêts et ses inclinations propres : par exemple, je ne vole pas mon client non pas parce que la loi morale interdit le vol[11], mais par intérêt, pour ne pas perdre mon client.Il y a donc une certaine façon de vouloir qui subordonne l’universalité de la loi morale à la subjectivité de l’intérêt particulier. Selon l’analyse kantienne, le mal moral découlerait d’une perversion de l’intention.

                        Mais qui peut vivre selon les principes de cette morale kantienne ? Kant reconnaît lui-même « qu’il est absolument impossible d’établir par expérience avec une entière certitude » qu’une action ait été accomplie par pur respect du devoir. Qui peut connaître avec précision le motif ou le mobile qui l’ont conduit à agir[12] ? Cette leçon de lucidité laisse sans réponse la question de l’origine du mal.  La racine du mal nous reste cachée :

« Il n’existe pas (…) pour nous de raison compréhensible pour savoir d’où le mal moral aurait pu tout d’abord nous venir.[13] »

 

           Contemporain de Kant, Sade[14] prétend fonder de manière rationnelle une société dont la loi prescrit ce que la morale interdit. Dans son écrit, Français, encore un effort si vous voulez être républicains, violente diatribe contre la religion et la morale[15], Sade considère que, ce qui pouvait être interdit sous un gouvernement monarchique, peut au contraire être permis dans un État républicain[16] :

« En accordant la liberté de conscience et celle de la presse, songez, citoyens, qu’à bien peu de chose près, on doit accorder celle d’agir, et qu’excepté ce qui choque directement les bases du gouvernement, il vous reste on ne saurait moins de crimes à punir, parce que, dans le fait, il est fort peu d’actions criminelles dans une société dont la liberté et l’égalité font les bases, et qu’à bien peser et bien examiner les choses, il n’y a vraiment de criminel que ce que réprouve la loi (…). »

Aussi Sade va-t-il, dans son premier article de la moralité à instituer, prôner la calomnie comme vertu républicaine. L’argumentation est la suivante : si la calomnie tombe sur un homme méchant, elle devient une façon de faire connaître le malfaiteur ; si au contraire la calomnie porte sur un homme vertueux, alors celui-ci s’en défendra,

« et tout le venin du calomniateur retombera bientôt sur lui-même. La calomnie, pour de telles gens, n’est qu’un scrutin épuratoire dont leur vertu ne sortira que plus brillante ».

Et Sade utilise ce même genre d’arguments à propos du vol, du viol et même du meurtre, voulant démontrer rationnellement le bien-fondé de l’inversion des valeurs.

           Poser que le mal est le bien relève de la perversion. Cette perversité  n’est pas d’abord dans les actes mais dans le discours de la raison. On retrouve en écho chez Sade, cette logique perverse présente dans ce qu’on appelle le paradoxe d’Épiménide le Crétois[17]. Épiménide prétendait que « tous les Crétois sont menteurs » : si la proposition est vraie, comme elle est énoncée par un menteur, alors elle est fausse ou l’on ne sait pas si elle est vraie ; si la proposition est fausse, celui qui la prononce ment, donc la proposition est vraie. Ce paradoxe qui enferme la raison dans un va-et-vient des contraires, la trahit : il abolit la possibilité d’établir la différence entre le vrai et le faux sur un plan logique, entre la vérité et le mensonge sur un plan moral.

Platon dénonçait déjà cet usage perverti de la raison chez les Sophistes dont la philosophie part de l’idée que :

« L’homme est la mesure de toutes choses : pour celles qui sont, mesure de leur être ; pour celles qui ne sont pas, mesure de leur non-être. »[18]

Platon fait résumer cette thèse par Socrate :

« Telles les choses me paraissent, telles elles me sont ; telles elles te paraissent, telles elles te sont. »[19]

Thèse philosophique redoutable, puisque l’homme[20] est le seul juge et décide en fonction de ses opinions, ses sensations et ses impressions. Aussi, le bien et le mal, le beau et le laid, le juste et l’injuste,

 “se mettent à flotter, sans rien pour leur servir d’ancre »[21].

C’est là, manifestement, un des dangers contemporains que court la raison et qui renforce le caractère « aporétique »[22] de la réflexion sur l’origine du mal.

La lutte contre le mal

 

           Devant ce caractère totalement irrationnel du mal, nous éprouvons le besoin de déplacer la question « D’où vient le mal ? » et de prendre l’attitude du croyant pour écouter Dieu qui nous interroge et qui nous parle.

            La tradition chrétienne admet que l’origine du mal puisse avoir plusieurs dimensions. Si la conviction de départ, telle qu’elle nous est exprimée au chapitre 3 de la Genèse, établit un lien entre le mal et la liberté de la créature humaine, on admet aussi que le mal puisse venir de plus loin. L’homme n’est pas la seule créature qui ait pu manifester son refus à Dieu. Ce que le christianisme nomme « péché » n’épuise pas tout le domaine du mal. Et l’existence de Satan[23], l’un des noms que la Bible utilise pour identifier la logique du mal, occupe une place indéniable.

Lorsque nous lisons dans le livre de la Genèse le récit du premier péché[24], que la tradition appellera le « péché originel », nous rencontrons un Dieu qui, après avoir établi l’homme « dans le jardin d’Éden pour cultiver le sol et le garder »[25], le laisse devant l’épreuve de sa liberté[26]. L’échec de l’homme, qui selon l’auteur du récit, consiste en une méconnaissance de l’autorité souveraine de Dieu, sera sanctionné par de terribles châtiments. Le texte laisse cependant entrevoir un avenir à travers l’annonce de la victoire de la femme et de sa descendance sur les puissances du mal :

            « Le Seigneur dit au serpent : “Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les bestiaux et toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon.”»[27]

Lorsque nous lisons dans les évangiles synoptiques les récits de l’agonie[28], nous rencontrons dans un autre jardin, celui de Gethsémani, Jésus, Fils de Dieu,  abandonné de tous, qui après avoir prié son Père, s’offre en victime pour prendre sur lui le Mal et en délivrer les hommes.[29]

Il y a d’un texte à l’autre, le long chemin de la Révélation : 

            « Dans le jardin de l’Agonie, le mal n’apparaît plus comme la simple transgression d’un commandement mais comme une blessure d’amour faite à Quelqu’un, de même que réciproquement, le bien s’y révèle comme Quelqu’un à aimer. »[30]

Seule la Présence divine peut obliger le mal à se démasquer. La logique diabolique (diabolos en grec, signifie qui désunit, accusateur, médisant) est toujours la même, celle que nous montre le récit du péché originel, celle qui est à l’œuvre dans le récit de la « tentation de Jésus »[31] : la ruse pour séduire ses victimes. Satan est l’adversaire qui veut la mort de l’homme et, pour cela, tente de priver l’homme de sa relation à Dieu. Il cherche à le « dépersonnaliser » en méprisant en lui l’image de l’Infini divin ; Satan peut être compris comme « non-personne », terme utilisé par le pape Benoît XVI.

Si par sa Passion, par sa mort et sa résurrection, Jésus Sauveur a détrôné l’Adversaire, celui-ci continuera jusqu’à la fin des temps de s’attaquer à ses disciples et comme l’a dit Pascal :

« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. »[32]

Ainsi peut s’expliquer cette attitude de compassion envers Dieu dans toute une tradition mystique du christianisme dont Saint François d’Assise est la très haute figure : ce saint, marqué des stigmates de la crucifixion du Christ, percevait dans tout mal, l’amour souffrant du Christ qu’il voulût partager dans un attachement toujours plus grand à Dieu et à tout homme, son frère.

La foi du chrétien est un continuel affrontement avec les forces du mal. Le rituel du baptême comporte encore aujourd’hui une invitation à « renoncer à Satan, au péché et à tout ce qui conduit au péché ». S’attacher à Jésus Christ implique que l’on renonce au Mal. Le combat spirituel du disciple du Christ est d’abord, selon les mots de Saint Paul, une lutte avec le diable :

« Car nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous. Pour cela, prenez l’équipement de Dieu pour le combat (…). Prenez le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »[33]

L’Église qui confesse la Seigneurie du Christ a reçu l’assurance que jamais,

« la puissance de la Mort ne l’emportera sur elle. »[34]

Ce que ne cesse de nous dire l’Histoire du salut, c’est l’engagement de Dieu envers l’homme. La Bible nous révèle un Dieu fidèle à son Alliance, il donne sa Vie en plénitude et sa fidélité demeure à jamais.

                        Élisabeth Gueneley



[1] Primo Levi, Si c’est un homme, éd. Julliard, Coll. Pocket, 1987, p. 38. L’auteur poussé par le soif avise un glaçon sur l’extérieur d’une fenêtre : « J’ouvre, et je n’ai pas plus tôt détaché le glaçon, qu’un grand et gros gaillard qui faisait les cent pas dehors vient à moi et me l’arrache brutalement. “Warum ?” dis-je dans mon allemand hésitant. “Hier est kein warum” (“Ici, il n’y a pas de pourquoi”), me répond-il en me repoussant rudement à l’intérieur. »

[2] Paul Ricœur, Réflexion faite, éd. Esprit, Paris, 1995.

[3]Gabriel Marcel, Pour une sagesse tragique et sans au-delà, éd. Plon 1968, p. 192.

[4] Nous reviendrons dans notre deuxième partie sur ce comportement fondé sur l’indifférenciation ou la négation des valeurs : comment distinguer le bien et le mal, le beau et le laid, le juste et l’injuste ?

[5] « Dieu ne pouvait pas lui (la créature) donner tout sans en faire un Dieu ; il fallait donc qu’il y eût des degrés dans la perfection des choses, et qu’il y eût des limitations de toute sorte. » Théodicée, I, § 31.

[6] « Le mal est aisé, il y en a une infinité, le bien est presque unique », Pensées 526 éd. Lafuma, 408 éd. Brunschvicg.

[7] Cf. Laurence Rees, (historien), Ils ont vécu sous le nazisme, éd. Perrin 2009, p. 126. C’est nous qui soulignons.

[8] On peut se reporter aux analyses éloquentes de J.P. Sartre in L’Être et le Néant, « Les conduites de mauvaise foi », chap. 2, éd. Gallimard, Paris 1943.

[9] L’effet Papillon est l’une des expressions contemporaines utilisées pour souligner cette solidarité entre l’homme et  le cosmos : « Un simple battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout du monde. »

[10] « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne d’autrui, toujours et en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen », Fondements de la métaphysique des mœurs, Deuxième section, Traduction V. Delbos, 1997, Librairie Delagrave.

[11] La raison ne peut en effet admettre le vol sans entrer en contradiction avec l’idée même de propriété. De même, la raison ne peut admettre le mensonge sans mettre en péril l’idée même de vérité, etc. On reconnaît à travers ces exemples, le caractère universel de la loi morale.

[12] « En fait, il est absolument impossible d’établir par expérience avec une entière certitude un seul cas où la maxime d’une action d’ailleurs conforme au devoir, ait uniquement reposé sur des principes moraux et sur la représentation du devoir » Fondements de la métaphysique des mœurs, Deuxième section, éd. Vrin. p. 112. C’est nous qui soulignons.

[13] Kant, La religion dans les limites de la simple raison, éd. Vrin, p. 85.

[14] Kant, 1724-1804 ; Sade, 1740-1814.

[15] Cet écrit s’insère avant le « Cinquième Dialogue » de La Philosophie dans le Boudoir.

[16] Il s’agit de l’État républicain issu de la Révolution française de 1789.

[17] Épiménide le Crétois, philosophe du VIe siècle avant J.C.

[18] Protagoras (Ve siècle avant J.C.), La Vérité ou Discours destructifs.

[19] Platon, Le Cratyle, 386 a.

[20] L’homme, c’est-à-dire aussi bien l’individu, la collectivité voire l’humanité. Si certains interprètent cette affirmation comme le fondement de l’humanisme, on peut y voir – c’est l’interprétation de Platon (et la nôtre), le rejet de toute transcendance et la source du relativisme. Platon répond : « La divinité pourrait bien être pour nous plus que quoi que ce soit, la mesure de toutes choses » Les Lois, 716 c.

[21] Jacqueline de Romilly, Les grands sophistes dans l’Athènes de Périclès, éd. de Fallois, 1988, p. 122.

[22] En philosophie, on appelle « aporie » la difficulté à résoudre une question.

[23] Satan, terme hébreu signifiant adversaire, ennemi, accusateur.

[24] Gn 2, 4b – 3, 24.

[25] Gn 2, 15 (Nous utilisons la traduction de la TOB).

[26] Cf. le livre du Siracide 15, 14 ou 15, 17.

[27] Gn 3, 14-15. C’est nous qui soulignons.

[28] L’étymologie grecque du mot agonie, signifie lutte et angoisse.

[29] Cf. Mt 26, 30-46 ; Mc 14, 32-42 ; Lc 22, 39-46.

[30] Maurice Zundel, Je est un autre, éd. Anne Sigier, p. 42.

[31] Mt 4, 1-11 ; Mc, 1, 12-13 ; Lc 4, 1-13.

[32] Pascal, Pensées 553, éd. Brunschvicg ; 919, éd. Lafuma.

[33] Ép. 6, 12-13a-17. (Nous utilisons la traduction liturgique).

[34] Mt, 16, 18.

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