Implication des SŒURS DU BON SECOURS de PARIS

chapelle-soeur-du-bon-secoursDURANT LE PREMIER CONFLIT MONDIAL DE 1914-1918 

La congrégation des sœurs du Bon Secours de Paris a reçu en juillet 1920 la médaille d’argent du Service de Santé des Armées pour avoir accepté que sa maison mère (18, rue Notre-Dame des Champs, Paris VI) devienne l’hôpital militaire auxiliaire n° 234. Au total 25 religieuses de la congrégation ont œuvré dans divers hôpitaux auxiliaires de Paris et de province. Parmi elles plusieurs ont été citées et décorées.

L’hôpital militaire auxiliaire n°49, plusieurs fois cité, était la clinique privée du docteur Bonnet où plusieurs religieuses du Bon Secours étaient infirmières. Il était situé 7, rue de la Chaise (Paris VII). Le couvent de Boulogne-sur-Mer servait également d’infirmerie militaire.

bsi blue logoLa congrégation ayant alors des couvents en Belgique et en Irlande on ne s’étonnera pas de trouver des religieuses de ces nationalités servant en France.

Voici la liste des religieuses de la congrégation du Bon Secours de Paris citées et décorées.

 

palme-croix-rouge-grand-vermeilMadeleine LAMOUREUX (en religion sœur Anne Marie) : née à Clécy (Calvados) le 19 mais 1887. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 49 de Paris.

En novembre 1919 elle se voit décerner la médaille de vermeil de la Croix rouge avec palme, puis, en mai 1922,  la médaille commémorative 14-18.

Médaille belge Reine Elisabeth

Marie LEVEUGLE (en religion sœur Sainte Fidéline) : née à Moucron (Belgique), religieuse infirmière à Eu (Seine Maritime).

Médaille belge Reine Elisabeth

 En en juillet 1919 elle reçoit la médaille (belge) Reine Elisabeth « en reconnaissance de son dévouement aux œuvres de guerre » (photo ci-contre).

            En décembre 1920 elle est citée à l’ordre du Ministère de l’Intérieur (France) : « en récompense des services rendus aux personnes civiles victimes de la guerre réfugiées et rapatriées ».

Hélène PARENT (en religion sœur Saint Omer) : née à Paris le 8 août 1890. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n°49 de Paris.

            Elle reçoit la médaille de bronze du service de santé des armées en novembre 1919 puis, en novembre 1922, la médaille commémorative 14-18.

Marie RICE (en religion sœur Sainte Alexandrine) : née à Ballinhassing (Irlande) le 22 novembre 1883. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n°49 de Paris.

            En novembre 1919 elle est décorée de la médaille d’or du service de santé des armées et de la médaille de vermeil de la Croix Rouge. Le 9 mai 1922 elle reçoit la médaille commémorative 14-18.

Médaille commémorative de la Première Guerre mondialeJulia TWOMEY (en religion sœur Saint Pacifique) : né à Dromdrough (Irlande) le 3 août 1873. Infirmière à l’hôpital militaire complémentaire n° 25 à Eu (Seine Maritime) durant toute la durée de la guerre (août 1914 à novembre 1918).

            Cette religieuse reçoit en 1919 la médaille d’or de la Croix Rouge avec palme et, en 1922 la médaille commémorative 14-18 avec insigne spécial.

Médaille commémorative de la Première Guerre mondiale

Mélanie BAROIN (en religion sœur Marie de la Miséricorde) : née à Vitry-sur-Seine (Val de Marne) le 30 décembre 1886. Infirmière bénévole à l’hôpital militaire auxiliaire n° 283 à Arpajon (Essonne).

A obtenu le 11 mars 1920 la médaille de bronze de la Reconnaissance Française avec la citation suivante : « Depuis le début de la guerre a prodigué ses soins aux blessés avec le plus entier dévouement et la plus grande aptitude » tandis que le 20 juillet 1920 lui fut décernée la médaille d’honneur de la guerre 14-18 avec cette citation : « A rendu les meilleurs services et fait preuve du plus grand dévouement pendant toute la durée de la guerre. A été la collaboratrice assidue de sa compagnie. S’est particulièrement distinguée pendant l’épidémie de grippe et a contracté elle-même en service une grippe grave à forme broncho-pulmonaire ».

Thérèse BERRY (en religion sœur Ernest) : née à Coulmiers (Loiret) le 27 mai 1860. Supérieure du couvent du Bon Secours de Boulogne-sur-Mer.

            Décorée de la médaille d’honneur - échelon argent - de l’Assistance Publique le 9 juillet 1919.

Berthe BLANCHARD (en religion sœur Saint Ferdinand) : née à Saint-Hilaire (Loiret) le 2 janvier 1870. Infirmière au couvent du Bon Secours de Boulogne-sur-Mer.

            Médaillée de la Croix Rouge française avec palme (1919).

Marie COURLET (en religion sœur Bernadette) : née à Grand-Montrouge (Paris) le 15 janvier 1881. Infirmière au couvent du Bon Secours de Boulogne-sur-Mer.

         A reçu la médaille de vermeil de la Croix Rouge française (1919).

Marie DALMAR (en religion sœur Saint Fulgence) : née à Lille (Nord) le 30 avril 1889. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 49 de Paris.

            Reçoit en 1919 la médaille de vermeil de la Croix Rouge française avec palme puis, en 1922, la médaille commémorative de la guerre de 14-18.

Ismérie DANGLOS (en religion sœur Saint Justin) : née à Lille (Nord) le 22 mars 1883. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 49 de Paris.

            Reçoit en 1919 la médaille de vermeil de la Croix Rouge française avec palme puis, en 1922, la médaille commémorative de la guerre de 14-18.

Mary DEASY (en religion sœur Saint Vincent) : née à Brandon (Irlande) le 10 décembre 1881. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 283 d’Arpajon (Essonne).

            Elle reçoit la médaille d’Honneur de la guerre 1914-1918 avec épingle de bronze en 1919.

Elizabeth GAFFREY (en religion sœur Saint Germanus) : née à Munchwood (Irlande) le 30 juillet 1877. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 49 à Paris.

            On lui décerne en 1919 la médaille de vermeil de la Croix Rouge française avec palme puis, en 1922, la médaille commémorative de la guerre de 14-18.

Césarine JAMET (en religion sœur Saint Philippe) : née à Merdrignac (Côtes d’Armor) le 30 avril 1883. Infirmière à l’hôpital militaire auxiliaire n° 49 à Paris.

            Elle est titulaire de la médaille d’or du Service de Santé des Armées (avec insigne spécial) décernée en février 1919 avec la citation suivante : «  En raison de la durée et de l’assiduité des soins prodigués aux soldats blessés ou malades et du dévouement de tous les instants dont elle a fait preuve à leur égard pendant la durée de la guerre ». Elle reçoit également la médaille de vermeil de la Croix Rouge française avec palme en novembre 1919, puis, en 1922, la médaille commémorative de la guerre de 14-18.

la-preuve-par-le-sangToutes ces indications se trouvent dans La Preuve du Sang, le livre d’or du clergé et des congrégations paru en 1925 (éditions de la Bonne Presse).

 

Mgr Robert Poinard

 

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