• Chapelle de Saint-Mandrier

Chapelle de Saint-Mandrier

Chapelle Militaire Saint Louis
C.I.N. de Saint-Mandrier

La chapelle saint Louis est construite à flanc de colline, côté nord, sous le sémaphore de Cépet, face à Toulon et sa célèbre rade, dans un écrin de verdure qui fut longtemps le jardin botanique de l’hôpital militaire. L’édifice, de style néo-classique, est une œuvre d’art méconnue mais que les spécialistes considèrent comme un pièce maîtresse de l’architecture religieuse provençale du XIXè siècle.[...]

facade_principale_st_mandrier

La chapelle saint Louis, édifice circulaire sur le modèle de monuments romains tels le temple de Vesta ou le panthéon, est construite en appareil régulier de dimension moyenne. [...]

Bâtie sur un soubassement de 1,30 m de haut, recouvrant une citerne souterraine destinée autrefois à alimenter l’hôpital en eau potable, elle a un diamètre de 16,50 m. A l’extérieur, sa coupole repose sur un ensemble de 24 colonnes à chapiteaux ioniques formant péristyle. La hauteur totale est de 17 m sous voûte.[...]

 

choeur_st_mandrier

A l’intérieur, le maître-autel est encadré par deux colonnes à chapiteaux corinthiens. Il est en marbre blanc, très sobre, surmonté d’un grand tableau représentant le baptême de saint Mandrier par saint Cyprien, évêque de Toulon.[...]

Au sommet de la coupole, un grand oculus éclaire l’édifice comme dans les temples antiques.[...]

La coupole est constituée de caissons à l’antique, décorés de motifs floraux. Malheureusement nombre d’entre eux ont aujourd’hui disparu. Elle repose sur un tambour ajouré par une série de huit ouvertures en plein cintre avec balustrade et donnant sur une galerie intérieure qui permet de faire le tour complet de la chapelle en surplombant l’ensemble.[...]

 

dome_st_mandrier

Les bénitiers sont deux gros coquillages ramenés lors d’une expédition maritime dans l’Océan Pacifique et placés de chaque côté de la porte d’entrée nord en 1840.[...]

La chapelle, actuellement fermée depuis 1998, attend les crédits nécessaires qui permettront de rendre sa coupole étanche et d’autoriser ainsi sa réouverture.

© EGMIL - octobre - novembre 2001

 

Retrouver l'intégralité de cet article ainsi que l'histoire du site de Saint-Mandier
dans les deux articles du père Poinard

paru dans EGMIL d'octobre et novembre 2001.

 

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Sainte Brigitte de Suède - Veuve, fondatrice de l'ordre du Saint-Sauveur (✝ 1373)
    Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation." Les papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena. Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par un religieuse de l'adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît "La figure de la sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale"...En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la fondation de son ordre consacré au Saint Sauveur. Moines et moniales se trouvent sous l'autorité d'une abbesse, une formule classique au Moyen Age. "La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, si elle ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté". Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut canonisée dès 1391. Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant copatronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens". Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. (source: VIS 20101027 590)Pourquoi l’Eglise a-t-elle choisi des saints patrons pour l’Europe? Qui sont-ils et qu’ont-ils fait pour l’Europe?...Saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l’Europe en 1999 par Jean-Paul II: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)...Mémoire (en Europe: Fête) de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.