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Sainte Clotilde, patronne de l’ALAT

Sainte Clotilde a été instituée patronne de l’aviation légère de l’armée de Terre le 22 mai 1994 par monseigneur Michel Dubost, alors évêque aux Armées françaises. Elle est fêtée le 4 juin. 

Sainte Clotilde, Reine de France (474-545)

Née à Lyon vers 474, Clotilde était burgonde et passa sa jeunesse à Lyon dans le palais de son père Chilpéric. Sa mère Carétène était chrétienne. Demandée en mariage par le jeune roi des Francs Clovis, elle l’épousa en 492 à Soissons.

Durant son existence, Clotilde connut bien des épreuves. Leur premier enfant, Ingomer, mourut à peine baptisé. Or, Clovis, qui était encore païen, reprochait à Clotilde de n’avoir pas consacré l’enfant à ses dieux.

On connaît l’appel de Clovis : « Dieu de Clotilde, donne moi la victoire et tu seras mon Dieu ». Sa prière fut exaucée et peu de temps après, le roi des Francs fut baptisé à Reims par saint Rémi.

Devenue veuve en 511, à l’âge de 40 ans, elle eut la douleur de voir mourir son fils Clodomir (524), puis deux des enfants de celui-ci tués par leurs oncles Clotaire et Childebert. Seul le jeune Clodoald échappa à la mort.

« Après la mort de Clovis, elle se retira à Tours pour vivre près du tombeau de Saint-Martin dans la prière et les œuvres de charité. Elle mourut le 3 Juin 545. Ses restes longtemps conservés à Paris en l’église Sainte-Geneviève furent brûlés en 1 793 pour éviter la profanation. Ses cendres furent remises plus tard à l’église Saint-Leu à Paris.

Clotilde exerça sur son époux une influence bienfaisante et l’amena a se convertir à la foi chrétienne avec son Royaume.

La France invoque et chante en Clotilde celle qui lui a valu le don de la Foi. Malgré l’hérésie arienne, Clotilde est restée fidèle à la foi de l’Eglise.

Le 22 mai 1994, Mgr Michel Dubost proclame saint Clotilde comme patronne de l’ALAT :

La place que sainte Clotilde occupe dans la victoire de Tolbiac qui marque pour beaucoup la véritable naissance de la France sa foi sans faille, le courage physique qui lui fit plusieurs fois braver la mort, sa constante préoccupation de servir ceux qui avaient besoin d’aide, son souci des siens, sa totale abnégation, sa patience dans les épreuves peuvent facilement expliquer le choix de son patronage.

Mais la fougue et l’enthousiasme de sainte Clotilde jeune ne font pas oublier qu’elle fut, par la pensée, par l’amitié, très proche de saint Georges (patron de l’arme blindé cavalerie), saint Maurice (patron de  l’infanterie), saint Martin (patron du SCA) et sainte Geneviève (patronne de la Gendarmerie nationale). Enterrée auprès de cette dernière, elle passe, avec elle, pour avoir souvent protégé Paris au cours des siècles et innombrables sont ceux qui ont eu recours à elle dans les moments difficiles de la vie de notre pays.

Voici qu’aujourd’hui l’ALAT vient se joindre à cette foule nombreuse qui a demandé le patronage de sainte Clotilde. Ce patronage ne peut qu’aider l’ALAT à donner un sens plein à sa mission.

Monseigneur Michel Dubost