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Des aumôniers engagés pour notre « Maison commune »

Les aumôniers militaires Marie-Armande et Valence ont participé à la réflexion des évêques sur le thème « Cultiver la terre et se nourrir »

Cette année, pas de réunion physique à Lourdes pour les 120 évêques et leurs invités participant à l’assemblée plénière élargie les 3 et 4 Novembre, mais une rencontre virtuelle et active depuis nos diocèses respectifs, en raison du confinement.

Nous avons été fidèles au rendez-vous, à l’invitation de notre évêque pour réfléchir avec l’ensemble des participants sur le thème « Cultiver la terre et se nourrir ».

Un thème qui nous va droit au cœur puisque, suite à la session de Novembre 2019, nous avons mis en œuvre dans le cadre de notre pastorale d’aumônerie un projet de jardin partagé avec les sœurs du monastère de la Visitation à Scy-Chazelles.

En effet, si la transition écologique reste complexe, à travers les différentes interventions de ces 2 jours, nous voyons qu’elle n’est pas une option mais un appel à l’engagement dans le temps et à la responsabilité de tous pour sauvegarder notre maison commune. Cette terre nous est donnée pour la cultiver et la faire fructifier de façon saine, respectueuse et responsable afin que toute l’humanité puisse se nourrir ! Dans la terre se trouve une force créatrice où tout un univers travaille harmonieusement le sol. C’est cela même que nous avons expérimenté dans le projet de jardin partagé. Nous apportions également un complément nutritionnel au sol en le nourrissant de notre compost à partir de déchets alimentaires… Grande fut notre joie de nous enrichir des savoir-faire des uns et des autres, joie de voir pousser, grandir, fructifier nos cultures ! joie de se nourrir sainement, de partager, d’échanger fraternellement nos produits ! Joie de la cohésion et de la convivialité ! Joie de la contemplation ! Laudato Si !

 

Un héritage commun

 

Il nous a été rappelé que l’homme est au centre de la création, il est donc celui qui est capable de la préserver et de la réparer en apportant des solutions écologiques. Tout est donné, tout est lié, aussi, il n’y aura pas de santé pour l’homme, sans santé pour l’animal, le végétal, le cosmos. « Tout trouve son identité dans la connexion » selon le père Euvé, sj. Nous avons découvert la dimension de « communion » avec le cosmos en cultivant la terre. Si le travail est exigeant, ardu, la terre reste généreuse et nous communique ses secrets…Elle est aussi une thérapie pour l’homme, nous aidant à nous déconnecter de ce monde agité.

Conscients de cette interdépendance, nous pourrons réconcilier notre société avec le monde de l’agriculture pour repenser la question de l’écologie aujourd’hui et se mettre ensemble dans une perspective de construction.

Pour faire face aux menaces, à l’incertitude qui planent sur notre monde, nous trouverons dans la tradition chrétienne une source d’inspiration et d’espérance car « La terre est un héritage commun dont les fruits doivent bénéficier à tous » Laudato Si, 93. De même, le Concile de Constantinople nous rappelle qu’il y a « un seul Dieu et Père de qui sont toutes choses, un seul Seigneur par qui sont toutes choses et un seul Esprit en qui sont toutes choses ». Si la Trinité est créatrice, Dieu sait s’arrêter pour laisser place à l’homme afin que lui aussi coopère à son œuvre créatrice !

Et nous, que faisons-nous pour l’avènement d’une autre Création ?

Marie-Armande et Valence Mkojera aumôniers de la base de défense Metz et Nancy

Participants à l’assemblée plénière élargie des évêques, les 3 et 4 Novembre