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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Messe pour la Paix - Cathédrale des Invalides 9 janvier 2017

 

 

messe pour la paix 1 2017Monseigneur Luc Ravel

1. La violence et la paix. 

On parle à nouveau de la violence, comme si on la découvrait pour la première fois. Mais la violence est une vieille compagne de l’homme. Une amie fidèle, hélas, un peu « collante », qui ne dit jamais non à ce que nous lui présentons et qui nous embarrasse après coup quand nous avons consenti à lui obéir.

La bien-pensance moderne a feint de l’ignorer. Comme si ne pas voir les choses aidait à les éliminer. Mais les bien-pensants passent et la violence reste. Et, en définitive, c’est elle qui les condamne à l’oubli. Regardons plutôt cette violence en face et découvrons la force qui la conquiert.

La violence existe et s’exerce à trois niveaux et la force qui lui répond c’est la Paix.

En l’homme d’abord, où elle se nomme « maladie » : brisure du corps, prise d’otage de l’âme, détournement de l’esprit. En nous, la violence gaspille la joie et entretient la peur. Lui répond la paix du cœur.

 

Entre les hommes ensuite, où la violence se nomme « désordre » : rivalité jalouse, force d’oppression, lien de soumission. Entre nous, elle trahit la fraternité et conduit au meurtre. Lui répond la paix sociale.

 

Entre les Cités enfin, où la violence se nomme « guerre ». Elle repousse les relations stimulantes du sport ou de la compétition, du commerce ou de la concurrence. La guerre naît de la violence au moment où se lève le vent mauvais de la mort. Elle atteint alors l’unité du genre humain. Lui répond la paix des nations.

 

Toutes les stratégies d’évitement de la violence se retournent tôt ou tard contre leurs auteurs. La violence gagne toujours à n’être pas sérieusement prise en compte. Elle profite du mépris dans laquelle on la tient ou de l’ignorance de ses mécanismes insidieux.  Seule la paix assume la violence et, parfois, la retourne à son profit. Comment acquérir cette paix et la construire entre nous ?

 

messe pour la paix 2 2017 2. Le don des mages et le socle de la paix 

Je m’inspire de la fête de l’épiphanie, de l’exemple des mages, en parlant du socle de toutes les formes de la paix qui coïncide avec ce qu’apportent les mages à la crèche. Le don des mages. Qu’apportent les mages à la crèche ?

 

La réponse est trop facile : l’or, l’encens et la myrrhe. Hélas, cette réponse rapide nous échoue sur le rivage de l’accessoire au lieu de nous faire voguer vers l’horizon de l’essentiel.

 

Et l’essentiel le voici : avant toute chose, les mages s’apportent eux-mêmes. L’évangile le note ainsi : « ils virent l’enfant et sa mère, et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. » Fascinés par les biens, nous oublions les personnes. Le plus beau des dons, c’est eux-mêmes. Le reste, c’est « la cerise sur le gâteau ». Si tel n’avait pas été le cas, ils n’auraient pas entrepris ce long et hasardeux voyage mais ils auraient fait « livrer » leurs offrandes par la Poste !

 

Ils s’apportent eux-mêmes en tant qu’homme confronté à leur propre humanité, en tant qu’amis associés dans la même marche, en tant que nations, rassemblées autour du berceau. Et que reçoivent-ils en retour sinon la paix promise à l’homme, aux communautés et aux nations.

 

Il y a donc un socle commun à l’acquisition de toutes les formes de la paix : c’est l’engagement total, le don complet sans retenue de ceux qui la veulent. En réalité, la paix coûte chère. Il n’y a pas « de guerre sans effort de guerre » mais il n’y a pas de paix sans effort de paix. Le prix de la paix, c’est l’offrande de soi jusqu’au sacrifice de sa vie par la mort au combat, par le détachement du nomade, le perpétuel apprentissage, la disposition à l’inconnu, l’abandon au quotidien, la liberté pour être libre comme la lumière. Voilà le prix de la paix. On ne fait de la paix à mi-temps.

Poursuivons l’exemple et la démarche des mages.

 

  • L’homme et la paix du cœur :

 

La violence en l’homme s’explique par la confrontation entre un débordement de vie et les limites de l’existence concrète. Que se passe-t-il en chacun des mages ? Si nous regardons de près, nous pouvons esquisser la paix du cœur qu’obtient l’homme affronté à sa misère, ses limites, et à sa grandeur, son débordement de vie. Cette paix du cœur qu’obtient l’homme en lien avec le paradoxe qu’il est.

 

Les mages surgissent de l’Orient, pour nous l’Orient du Moyen-Orient. Ils sont d’une contrée innomée, un pays hors la Bible. Chaque nuit ils interrogent l’ordre du ciel et la marche des étoiles. Ils scrutent l’ordre immobile de l’univers, ses lois, mais ils interprètent aussi le changement mobile de l’homme, son histoire, son destin. Astronomes et astrologues. L’immobile et le mobile les fascinent en levant les yeux sur le ciel.

 

Soulevés par cette double et dispendieuse recherche, ils s’aperçoivent un jour, ou un soir, que l’immense inconnue, introduite dans l’équation complexe de leur existence, allait peut-être, enfin, jeter son masque. La nuit n’était plus aussi noire qu’à l’habitude. Un astre leur faisait signe : l’étoile mobile du Roi des juifs. Rien ne nous est dit sur la façon qu’elle eut de solliciter la sagacité des mages. Par ce silence, mille chemins sont laissés à notre imagination, autant que de voies pour questionner notre vie. En revanche, quelque chose de l’homme universel se détache nettement sur le décor infiniment varié des individualités.

 

Ce paradoxe douloureux qui source en nous la violence, jusque-là suscitait de multiples hypothèses jamais confirmées. Mais voilà qu’une certitude apparaît. Grâce à l’étoile mobile, la quête immobile de réponses incertaines se transforme en une marche imprévue vers une présence certaine.

 

Et par cette métamorphose de sa quête intérieure, l’homme plonge dans la paix du cœur.

 

Cela est le fruit de l’expérience et je peux la résumer ainsi : la paix du cœur, qui répond à la première des violences, ne se fonde pas sur une connaissance précise du chemin. Tant pis pour ceux qui n’apprécient que les pistes reconnues par avance. Les mages ignorent et la longueur et les risques et les croisements du chemin. Mais la paix du cœur repose sur la certitude du but et non les aléas du chemin. Et cette certitude suffit à lancer l’homme sur les chemins.

 

Quel calme alors dans la vie, quelle liberté pour suivre les routes imprévisibles qu’offre l’existence. La violence qui surgissait de l’incertitude sur le terme se brise  sur la forte et claire vison du but atteignable ici-bas.

 

 

  • Les nations et la paix du monde :

Laissons l’Orient de l’homme, cette contrée innomée, celle de notre mystère intérieur, dont parle l’évangile, pour la royauté des mages, dont ne parle pas l’évangile. Mais selon la liturgie, selon la tradition les mages sont rois : « Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore. » (Isaïe 60, 2) Comme le roi résume son peuple, les mages représentent les nations du monde venues depuis l’Orient vers une autre aurore. Des « nations associées au même héritage » (Ep 3, 5)

 

Par cette épiphanie, il nous est révélé que la paix entre les nations s’établit autour d’un Etre mystérieux. Cela ne va pas de soi. Pour notre histoire, la paix des nations se construit à travers un seul lien, la reconnaissance d’une identité commune qui fonde notre dignité d’homme. Depuis la fin du XIXème siècle, en effet, on revient à la notion ancienne de « droit des peuples » : des conventions de Genève jusqu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, émerge une juste idée, celle d’une dignité humaine intangible. Des organisations internationales veillent à mettre en œuvre ou à défendre ces droits des peuples.

 

Tout cela est excellent, tout à fait indispensable, mais insuffisant. Déroutante conclusion, certes, mais validée par l’histoire de ce dernier siècle. Ni dans l’antiquité ni aujourd’hui, la seule reconnaissance de ce lien de nature ne suffit à exorciser la tragédie de la guerre. Et je ne parle pas de « guerre propre », si tant est qu’elle existe, mais de camps d’extermination, de génocides, de massacres de masse, d’idéologies insensées dont la dernière en date à laquelle nous sommes affrontés et qui n’a pas fini de porter son fruit, l’islamisme et son terrorisme aveugle.

 

Nous sentons bien à regarder l’histoire et en particulier l’histoire récente que la seule reconnaissance d’une commune humanité n’assure pas la paix entre les nations.

 

Aussi j’aimerais, en conclusion, attirer notre regard sur ce rassemblement des nations autour du berceau divin. « Autre chose » de totalement incarné mais de complètement transcendant peut seul achever cette paix des nations. Le seul effort de nos organisations et de nos déclarations internationales achoppe sur des points durs, inexpugnables. Unis par le bas, il nous faut trouver aujourd’hui, et c’est un appel, une façon d’être unis par le Haut.

 

Seule l’intervention « extérieure » d’un Père peut apaiser les cœurs des frères et rendre le rire au monde. C’est la leçon de l’Epiphanie, des mages, des nations autour du berceau.

 

+ Luc Ravel

Mots-clés: invalides, messe pour la paix

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Saint du Jour

Nominis

4 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jean-Marie Vianney - Curé d'Ars (✝ 1859)
    Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble(*). Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants: Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.Illustration: Statue du Curé d'Ars dans l'église Saint-Jean-Marie-Vianney à Rennes (*) En 1815, la chapelle du Grand séminaire, à deux pas de la cathédrale, accueille l'ordination du curé d'Ars, fait patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905. (diocèse de Grenoble)- Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI, il sera proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers" (Sanctuaire d'Ars) En 2009, année sacerdotale et célébration des 150 ans de sa mort.- Jubilé 2009 à Ars: «Je te montrerai le chemin du Ciel»- Pour le 150e anniversaire du décès du curé d'Ars, le sanctuaire d'Ars organisa les 3 et 4 août 2009 deux jours de festivités tournées autour du saint curé.- Le cardinal Barbarin a publié un décret élevant la mémoire liturgique du saint curé d'Ars, célébrée le 4 août, au rang de fête à l'intérieur du diocèse de Lyon. C'est une manière d'honorer de façon particulière saint Jean-Marie Vianney, que le pape Benoît XVI donne comme saint patron à tous les prêtres du monde, à l'occasion du 150e anniversaire de sa mort.- 2009-2010: une année sacerdotale.- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) Confesseur exceptionnel, le Curé d'Ars a consacré l'essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- Un grand témoin spirituel Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, par Mgr Dupleix.Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Curé de la paroisse d'Ars, au diocèse de Belley, pendant plus de quarante ans, jusqu'à sa mort en 1859, il accomplit son ministère d'une manière admirable par sa prédication, sa prière continue et son exemple de pénitence. Chaque jour, il catéchisait enfants et adultes, réconciliait les pénitents, et une telle charité, puisée dans la sainte Eucharistie comme à sa source, resplendissait en lui qu'on venait de loin rechercher ses conseils, et qu'il conduisit à Dieu, avec sagesse, un grand nombre de personnes.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Tes péchés n’ont cessé de s’accroître : c’est pourquoi je t’ai infligé cela. Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob » (Jr 30, 1-2.12-15.18-22)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Parole du Seigneur adressée à Jérémie :
        Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël :
    Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.
        Ainsi parle le Seigneur :
    Sion, incurable est ta blessure,
    et profonde, ta plaie.
        Nul ne défend ta cause pour qu’on soigne ton ulcère ;
    pas de remède pour le cicatriser.
        Tous tes amants t’ont oubliée,
    aucun ne te recherche.
    Oui, comme un ennemi je t’ai blessée
    – sévère correction !
    Sur la masse de tes fautes,
    tes péchés n’ont cessé de s’accroître.
        Qu’as-tu à crier à cause de ta blessure ?
    Ta peine est incurable.
    Sur la masse de tes fautes,
    tes péchés n’ont cessé de s’accroître :
    c’est pourquoi je t’ai infligé cela.

        Ainsi parle le Seigneur :
    Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob,
    pour ses demeures j’aurai de la compassion ;
    la ville sera rebâtie sur ses ruines,
    la citadelle sera rétablie en sa juste place.
        Les actions de grâce en jailliront
    avec des cris de joie.
    Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ;
    bien loin de les abaisser, je les glorifierai.
        Ils seront comme autrefois,
    leur communauté se maintiendra devant moi,
    car je punirai tous ses oppresseurs.
        Jacob aura pour maître l’un des siens,
    un chef qui sera issu de lui.
    Je lui permettrai d’approcher
    et il aura accès auprès de moi.
    Qui donc, en effet, a jamais osé
    de lui-même s’approcher de moi ?
    – oracle du Seigneur.
        Vous serez mon peuple,
    et moi, je serai votre Dieu.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 101 (102), 16-18, 19-21, 29.22-23)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 101, 17)

    Le Seigneur rebâtira Sion,
    il apparaîtra dans sa gloire.

    Les nations craindront le nom du Seigneur,
    et tous les rois de la terre, sa gloire :
    quand le Seigneur rebâtira Sion,
    quand il apparaîtra dans sa gloire,
    il se tournera vers la prière du spolié,
    il n’aura pas méprisé sa prière.

    Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
    et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
    « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
    du ciel, il regarde la terre
    pour entendre la plainte des captifs
    et libérer ceux qui devaient mourir. »

    Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
    et devant toi se maintiendra leur descendance.
    On publiera dans Sion le nom du Seigneur
    et sa louange dans tout Jérusalem,
    au rassemblement des royaumes et des peuples
    qui viendront servir le Seigneur.

  • Évangile : « Seigneur, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-36)

    Acclamation : (Jn 1, 49b)

    Alléluia. Alléluia.
    Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
    C’est toi le roi d’Israël !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    On peut choisir entre les deux textes suivants.

    1. (à employer de préférence les années B et C)


    Jésus avait nourri la foule dans le désert.
        Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
    et à le précéder sur l’autre rive,
    pendant qu’il renverrait les foules.
        Quand il les eut renvoyées,
    il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
    Le soir venu, il était là, seul.
        La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
    elle était battue par les vagues,
    car le vent était contraire.

        Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
    en marchant sur la mer.
        En le voyant marcher sur la mer,
    les disciples furent bouleversés.
    Ils dirent :
    « C’est un fantôme. »
    Pris de peur, ils se mirent à crier.
        Mais aussitôt Jésus leur parla :
    « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
        Pierre prit alors la parole :
    « Seigneur, si c’est bien toi,
    ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
        Jésus lui dit :
    « Viens ! »
    Pierre descendit de la barque
    et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
        Mais, voyant la force du vent, il eut peur
    et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
    « Seigneur, sauve-moi ! »
        Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
    et lui dit :
    « Homme de peu de foi,
    pourquoi as-tu douté ? »
        Et quand ils furent montés dans la barque,
    le vent tomba.
        Alors ceux qui étaient dans la barque
    se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
    « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

        Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
        Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
    ils firent avertir toute la région,
    et on lui amena tous les malades.
        Ils le suppliaient de leur laisser seulement
    toucher la frange de son manteau,
    et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

                – Acclamons la Parole de Dieu.

     

    OU BIEN :