Message de Pâques 2019 de Mgr de Romanet

Pâques : Message de Mgr de Romanet aux aumôniers militaires

SAINTE BARBE (4 décembre)

stebarbePatronne des artilleurs et du génie

La vie de sainte Barbe, martyre à Nicomédie au IIIème siècle, est mal connue. Elle serait la fille d'un riche païen Dioscore. Ce dernier l'enferma dans une tour pour la protéger (d'où les représentations de sainte Barbe tenant une tour), puis voulu l'obliger à un mariage avec un païen. Barbe n'y consentit pas, en raison de ses convictions chrétiennes. Furieux, son père va la persécuter et, finalement, la faire décapiter. Mais alors, justice immanente venue du ciel, la foudre le pulvérisa.

Le culte de la sainte est ancien. Son intercession protégeait de la mort subite. Elle était aussi invoquée contre la foudre et, très tôt, elle fut prise comme patronne par les arquebusiers (c'est le cas, façon attestée, à Florence, dès 1529), puis par les canonniers, et par tous ceux qui "jouent" avec le feu et les explosifs.

Les artilleurs contemporains, de même que les artificiers, les sapeurs et les pompiers du Génie, n'ont fait que s'inscrire dans cette tradition.
Il est à noter que le Génie célèbre aussi son grand fondateur, Vauban.

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Saint du Jour

Nominis

24 avril 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Fidèle de Sigmaringen - Capucin, prêtre et martyr (✝ 1622)
    Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix". Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques.Illustration: peinture murale église Saint Venance, Pfärrenbach, Allemagne->Un internaute nous écrit: Marc Rey naquit en 1577, après ses études de droit, il exerça la charge d'avocat à Colmar, avec un tel souci de justice à l'égard des malheureux, qu'on le surnommait l'avocat des pauvres. Ordonné prêtre en 1612, il se dépensa avec ardeur pendant dix années contre l'hérésie protestante. Le 24 avril 1622, dans le bourg de Sévis, il fut arrêté par une bande d'hérétiques fanatisés qui voulurent le contraindre à renier le catholicisme: "Je ne ne crains pas la mort, répondit-il, je défends la vérité qu'ont soutenue les martyrs; ma cause est la leur, leur sort sera le mien". Il fut tué à coups de sabre.Mémoire de saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr. Né à Sigmaringen, Marc Roy, fut avocat à Colmar avant d'entrer chez les capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il reçut le nom de Fidèle. Menant une vie austère dans les veilles et la prière, assidu à prêcher la parole de Dieu, il fut envoyé au pays des Grisons, en Suisse, pour y affermir la vérité catholique, pour laquelle il fut massacré à Scewis, en 1622, par un groupe de soldats fanatiques.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus, lève-toi et marche » (Ac 3, 1-10)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    Pierre et Jean montaient au Temple
    pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
    On y amenait alors un homme, infirme de naissance,
    que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
    appelée la « Belle-Porte »,
    pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
    Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple,
    il leur demanda l’aumône.
    Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui,
    et il dit :
    « Regarde-nous ! »
    L’homme les observait,
    s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
    Pierre déclara :
    « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ;
    mais ce que j’ai, je te le donne :
    au nom de Jésus Christ le Nazaréen,
    lève-toi et marche. »
    Alors, le prenant par la main droite,
    il le releva
    et, à l’instant même,
    ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
    D’un bond, il fut debout
    et il marchait.
    Entrant avec eux dans le Temple,
    il marchait, bondissait, et louait Dieu.
    Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
    On le reconnaissait :
    c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple
    pour demander l’aumône.
    Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
    devant ce qui lui était arrivé.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)

    Refrain psalmique : (104, 3b)

    Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! ou : Alléluia !

    Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
    annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
    chantez et jouez pour lui,
    redites sans fin ses merveilles.

    Glorifiez-vous de son nom très saint :
    joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
    Cherchez le Seigneur et sa puissance,
    recherchez sans trêve sa face.

    Vous, la race d’Abraham son serviteur,
    les fils de Jacob, qu’il a choisis.
    Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
    ses jugements font loi pour l’univers.

    Il s’est toujours souvenu de son alliance,
    parole édictée pour mille générations :
    promesse faite à Abraham,
    garantie par serment à Isaac.

  • Évangile : Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)

    Acclamation : (Ps 117, 24)

    Alléluia. Alléluia.
    Voici le jour que fit le Seigneur,
    qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
    deux disciples faisaient route
    vers un village appelé Emmaüs,
    à deux heures de marche de Jérusalem,
    et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

    Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
    Jésus lui-même s’approcha,
    et il marchait avec eux.
    Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
    Jésus leur dit :
    « De quoi discutez-vous en marchant ? »
    Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
    L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
    « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
    qui ignore les événements de ces jours-ci. »
    Il leur dit :
    « Quels événements ? »
    Ils lui répondirent :
    « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
    cet homme qui était un prophète
    puissant par ses actes et ses paroles
    devant Dieu et devant tout le peuple :
    comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
    ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
    Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
    Mais avec tout cela,
    voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe
    nous ont remplis de stupeur.
    Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
    elles n’ont pas trouvé son corps ;
    elles sont venues nous dire
    qu’elles avaient même eu une vision :
    des anges, qui disaient qu’il est vivant.
    Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
    et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
    mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors :
    « Esprits sans intelligence !
    Comme votre cœur est lent à croire
    tout ce que les prophètes ont dit !
    Ne fallait-il pas que le Christ
    souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
    il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
    ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
    Jésus fit semblant d’aller plus loin.
    Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
    « Reste avec nous,
    car le soir approche et déjà le jour baisse. »
    Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux,
    ayant pris le pain,
    il prononça la bénédiction
    et, l’ayant rompu, il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
    mais il disparut à leurs regards.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
    « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
    tandis qu’il nous parlait sur la route
    et nous ouvrait les Écritures ? »
    À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
    Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
    qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité :
    il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
    et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
    à la fraction du pain.

    – Acclamons la Parole de Dieu.