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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • PMI reporté - interview de Mgr Antoine de Romanet

PMI reporté - interview de Mgr Antoine de Romanet

 

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Reportée au mois de mai 2021 en raison de la crise sanitaire, la 62ème édition du Pèlerinage Militaire International devait se tenir les 15, 16 et 17 mai 2020. Pour Mgr Antoine de Romanet, "Cette année sans PMI creuse en nous la vive conscience de l’importance de ces trois jours" qui offrent au militaire de "se ressourcer pour persévérer dans ces exigeantes missions" du métier des armes. "Leurs rôles : maitriser la puissance pour contenir la violence ; être au service des plus pauvres et de plus faibles ; lutter contre toute tentative d’oppression ou de domination", affirme dans cette interview le président du PMI. 

 

-  Comment vivre cette année sans le PMI, Pèlerinage Militaire International ? 

 

Le PMI est un événement unique au monde, bâtit en 1958 sur la réconciliation franco-allemande après le drame des trois guerres de 1870, 1914 et 1940. Sa dimension internationale témoigne de la volonté de fraternité entre les peuples, au-delà de nos différences de cultures, d’histoires ou de géographies. La crise actuelle du Covid a sur nous tous un effet de sidération par la vitesse avec laquelle le virus s’est répandu. Elle nous fait prendre conscience de l’unité de destin de l’humanité. Nous sommes ensemble sur la même et unique terre, nous en sommes  collectivement responsables, et cela dit l’urgence d’une fraternité que le PMI illustre et édifie d’une manière emblématique. Le manque avive le désir. Cette année sans PMI creuse en nous la vive conscience de l’importance de ces trois jours chaque année à Lourdes, précieux entre tous.

 

-  Que représente le PMI pour la vie des armées ?
 

 

Le PMI ce sont des temps de fraternité, de prières, de rencontres, de joies, d’échanges, de découvertes… Une occasion remarquable offerte à chacun d’élargir son cœur et sa compréhension du monde et des autres. Un moment de cohésion où, dans la diversité de nos itinéraires, nous conjuguons l’essentiel de ce qui nous fait vivre. Pour ces hommes et ces femmes confrontés à la violence des théâtres d’opérations, le PMI est aussi un temps d’apaisement et de ressourcement. Les Armées sont au service de la paix. Leurs rôles : maitriser la puissance pour contenir la violence ; être au service des plus pauvres et de plus faibles ; lutter contre toute tentative d’oppression ou de domination. Lourdes leur offre de se ressourcer pour persévérer dans ces exigeantes missions.

 

- Quelle est la place des malades et des blessés des armées au PMI ?

 

Les malades et les blessés des Armées sont au cœur du PMI. Le challenge des blessés l’exprime par ces équipes de tous les pays composés de valides et de blessés portés en « goélettes », par les épreuves les plus diverses ou l’adresse et la force, le sens de l’équipe et la performance individuelle s’associent pour une démonstration spectaculaire qui exprime la cohésion et la solidarité entre tous au service d’une mission commune. À Lourdes les malades et les blessés sont au premier rang de toutes les célébrations, comme chaque dimanche en la cathédrale Saint Louis des Invalides, église des soldats. L’engagement de ces femmes et de ces hommes au service des autres nous oblige et nous inspire. Ils sont une bénédiction en venant toucher le cœur de chacun, sans mots, dans l’intensité des regards et la vulnérabilité bouleversante des corps.

 

- Qu'est ce que ces rencontres avec 15.000 militaires de 40 pays apportent aux participants ? 

 

On ne repart jamais du PMI comme on y est arrivé. On y a découvert des visages, des frères, des itinéraires qui ouvrent le cœur et l’intelligence : on y a été touché par une parole de l’Évangile, un chant, une action liturgique, une démarche de pèlerinage, un moment de fête… toutes les habitudes sont bouleversées, les cultures des pays s’expriment joyeusement par la musique et les chants, par les tenues et par les traditions… en des harmonies aussi diverses qu’inattendues venant toucher les cinq sens. Et si cette fraternité qui nous remplit le cœur de joie et d’espérance venait désigner un horizon de paix pour tous les peuples de la terre ? Et si nous en étions les messagers ? Et si nous nous laissions transformer par la simplicité du message de Lourdes qui parle au cœur de tous, dans toutes les langues : le seul message universel qui vaille, celui de cet amour dont nous sommes aimés, et que nous sommes invités à déployer.

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Saint du Jour

Nominis

29 mai 2020

Tous les saints du jour
  • Sainte Ursule Ledochowska - fondatrice des Ursulines du Coeur de Jésus (✝ 1939)
    Marie Ursule (Julie) Ledóchowska. Elle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Cœur de Jésus" pour rayonner l'Evangile. A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.Vie de Notre fondatrice Sainte Ursule Ledochowska - Toujours en route... Jamais déracinée Le zèle de la maison de Dieu la dévore Ursulines CJA - France Illustration: source - Sœurs Ursulines du Cœur de Jésus - PologneSur le site du Vatican: bibliographie, photo, homélie pour la canonisation de quatre bienheureux.Mémoire obligatoire en Finlande - facultative au Danemark.À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l'Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, la Finlande et la Russie.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirme être en vie » (Ac 25, 13-21)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    le roi Agrippa et Bérénice
    vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
    Comme ils passaient là plusieurs jours,
    Festus exposa au roi la situation de Paul en disant :
    « Il y a ici un homme
    que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
    Quand je me suis trouvé à Jérusalem,
    les grands prêtres et les anciens des Juifs
    ont exposé leurs griefs contre lui
    en réclamant sa condamnation.
    J’ai répondu que les Romains
    n’ont pas coutume de faire la faveur
    de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé,
    avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs
    et puisse se défendre du chef d’accusation.
    Ils se sont donc retrouvés ici,
    et sans aucun délai, le lendemain même,
    j’ai siégé au tribunal
    et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
    Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge
    aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
    Ils avaient seulement avec lui certains débats
    au sujet de leur propre religion,
    et au sujet d’un certain Jésus qui est mort,
    mais que Paul affirmait être en vie.
    Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction,
    j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem
    pour y être jugé sur cette affaire.
    Mais Paul a fait appel
    pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale.
    J’ai donc ordonné de le garder en prison
    jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab)

    Refrain psalmique : (Ps 102, 19a)

    Le Seigneur a son trône dans les cieux.
    ou : Alléluia !

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Comme le ciel domine la terre,
    fort est son amour pour qui le craint ;
    aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
    il met loin de nous nos péchés.

    Le Seigneur a son trône dans les cieux :
    sa royauté s’étend sur l’univers.
    Messagers du Seigneur, bénissez-le,
    invincibles porteurs de ses ordres !

  • Évangile : « Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)

    Acclamation : (cf. Jn 14, 26)

    Alléluia. Alléluia.
    L’Esprit Saint vous enseignera tout,
    et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    Jésus se manifesta encore aux disciples
    sur le bord de la mer de Tibériade.
    Quand ils eurent mangé,
    Jésus dit à Simon-Pierre :
    « Simon, fils de Jean,
    m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
    Il lui répond :
    « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
    « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
    Pierre fut peiné
    parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
    « M’aimes-tu ? »
    Il lui répond :
    « Seigneur, toi, tu sais tout :
    tu sais bien que je t’aime. »
    Jésus lui dit :
    « Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
    quand tu étais jeune,
    tu mettais ta ceinture toi-même
    pour aller là où tu voulais ;
    quand tu seras vieux,
    tu étendras les mains,
    et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
    pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
    Pierre rendrait gloire à Dieu.
    Sur ces mots, il lui dit :
    « Suis-moi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.