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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • diocese
  • Message de Mgr Antoine de Romanet sur les mesures de prévention contre le COVID-19

Message de Mgr Antoine de Romanet sur les mesures de prévention contre le COVID-19

Chers amis,

Compte tenu de la gravité de la situation sanitaire de notre pays, nous voici appelés à prendre notre part de l’effort commun tout en faisant preuve d’un grand esprit de foi, de responsabilité et de sérénité. Il s’agit de freiner la propagation du coronavirus, de protéger les personnes les plus fragiles et de permettre ainsi aux services médicaux et hospitaliers de faire face à l’augmentation probable et prochaine du nombre de personnes lourdement touchées.

Nous avons également à être créatifs pour que la vie ecclésiale ne s’endorme pas et que tous – en particulier les plus fragiles – se sentent spirituellement accompagnés dans cette épreuve collective. Les dispositions qui suivent auront à être réajustées régulièrement en fonction des directives des autorités publiques et militaires, en lien avec les diocèses qui nous entourent et avec la Conférence des Evêques de France.  

1. Rappel des décisions présidentielles et gouvernementales

- « Dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycéens et les universités seront fermés ».

- Il est demandé « à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile ».

- Il est demandé « aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance ».

- Tous les commerces non indispensables à la vie du pays sont fermés (y compris restaurants, théâtres, cinémas… ). Seuls restent ouverts les commerces d’alimentation, les pharmacies, les banques, les bureaux de tabac et journaux, les pompes à essence).

- Les Français sont invités « à limiter leurs déplacements au strict nécessaire ».

2. Célébration de la Messe et des sacrements, activités pastorales

- Dès ce dimanche 15 mars, et jusqu’à nouvel ordre, aucune célébration publique ne pourra avoir lieu dans aucune église ou chapelle du pays, même si celles-ci pourront rester ouvertes.

- A partir du lundi 16 mars, ni messes, ni baptêmes, ni mariages ne pourront être célébrés en public. Seules les obsèques pourront l’être avec moins de 100 personnes réparties comme indiqué précédemment (au moins un mètre entre chaque personne, soit une chaise vide entre deux personnes et un rang vide entre deux rangs occupés).

Je dispense donc de l’obligation dominicale les fidèles du diocèse jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision est extrêmement douloureuse pour tous. L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne, et depuis toujours les chrétiens se réunissent le dimanche pour fêter la Résurrection du Seigneur. Cette situation inscrit fortement dans nos cœurs l’épreuve que nous avons à porter fraternellement, par le Christ, avec Lui et en Lui.

Les prêtres continueront de célébrer tous les jours à l’intention de tous. Certains pourront diffuser leur Messe dominicale par les réseaux sociaux. Le Christ, notre grand prêtre, à la fois celui qui offre et celui qui est offert, continuera par leurs voix à présenter à Dieu ce grand sacrifice d’amour pour le salut de tous les hommes. Les fidèles baptisés pourront s’unir dans une communion spirituelle et s’engager à vivre le dimanche une prière en famille ou en petits groupes autour de la Parole de Dieu.

Je vous invite à vous unir à la prière de l’Église et aux célébrations par les moyens audiovisuels (Messe du dimanche matin à 11h sur France 2, messe du dimanche soir à 18h30 sur KTO, messe à la radio sur France Culture à 10h05).

Nous pouvons également nous associer à la grande neuvaine de prière conduite depuis les sanctuaires de Lourdes selon les indications disponibles sur le site www.lourdes-france.org. Vous trouverez à la fin de ce message un « acte de communion spirituelle » qui nous est proposé par Mgr Raymond Centène, evêque de Vannes. Vous trouverez également à la suite une courte note sur la communion spirituelle.

- Des temps d’adoration eucharistique pourront être proposés durant des plages horaires suffisamment amples pour étaler l’affluence.

- Pour la confession, il convient de veiller à une distance suffisante entre confesseur et pénitent.

- Catéchismes, aumôneries, patronages, scoutisme interrompent leurs activités, tout comme la plupart des lieux de formation du ministère des Armées.

3. Semaine sainte et activités diocésaines

- A grand regret, le diocèse aux Armées annule et/ou reporte les rassemblements prévus dans les prochaines semaines et invite à limiter au maximum les déplacements des aumôniers et des fidèles. Il est probable que ces mesures aillent pour le moins jusqu’à la fin du mois d’avril. Ainsi pour ce qui concerne la semaine sainte, l’installation du Chapitre et la messe Chrismale prévues le mardi 7 avril, la plupart d’entre nous sont invités à rester dans leur garnison et à participer, là où ce sera éventuellement possible, aux célébrations locales. Les saintes huiles vous parviendront en temps voulu. Pour ce qui concerne les ordinations sacerdotales prévues le samedi 25 avril à la cathédrale Saint Louis des Invalides une communication spécifique sera faite prochainement.

- La retraite diocésaine prévue du 22 au 27 mars à Sept Fons est annulée.

- Le 62ème PMI n’aura pas lieu les 15, 16 et 17 mai 2020 et se trouve reporté aux 21, 22 et 23 mai 2021 à Lourdes. Une communication spécifique sera faite sur les sacrements de l’initiation chrétienne qui y étaient initialement prévus.

Il s’agit pour nous tous de chercher tous les moyens de manifester notre sollicitude aux personnes qui souffrent le plus de cette situation, au premier rang desquelles les personnes âgées et les malades, sans leur faire prendre de risques et en respectant les règles de prudence définies par les pouvoirs publics. Nous pensons aussi à la communauté scientifique, aux soignants, malades, défunts de cette épidémie et à leurs familles éprouvées, ainsi qu’à toutes les familles ou parents isolés qui doivent réorganiser en profondeur leurs habitudes de vie. Tentons de les soutenir au mieux.

Personne ne connaît à la date d’aujourd’hui la durée de ces décisions. Ayons à cœur de vivre ce temps dans l’espérance. L’oraison d’ouverture de la messe « Pour toute détresse » peut nous y aider : « Dieu Notre Père, tu es notre force dans la faiblesse et notre consolation dans la misère, relève l’espérance de ton peuple : qu’il sorte grandi de ses épreuves, et reprenne souffle en ton amour par Jésus Christ notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec toi dans l’unité de l’Esprit-Saint maintenant et pour les siècles des siècles. ».

Continuons de vivre ce temps de carême dans la foi, l’espérance et la charité. En ce moment d’épreuve je vous assure de ma communion de prière, de mon entier dévouement et de mon affection. 

+ Antoine de Romanet  Evêque aux Armées françaises    

 

ACTE DE COMMUNION SPIRITUELLE  

 

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie.

Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.

« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (ps 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie,

avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir dans le sacrement,

viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême,

que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances

et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié :

« Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère  

et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au Temple de Jérusalem, 

aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.  

 

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église,

partout dans le monde où les persécutions,  

ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre

que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour  

et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu

dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage

ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement  

avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituel­le­ment par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves. Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Mgr Raymond Centene Evêque de Vannes    

 

La Communion spirituelle ou communion de désir    

 

La communion spirituelle, ou communion de désir, est un acte que nous pouvons poser, ou plutôt un don de Dieu que nous pouvons recevoir, lorsque nous sommes géographiquement éloignés du lieu liturgique, ou encore lorsque notre situation personnelle ne nous permet pas de nous approcher physiquement des saintes espèces. (Cf. Concile de Trente, sess. XIII, ch. VIII - Denzinger 1648)  

Trois actes constituent la communion spirituelle : 

1. l'acte de foi à la présence réelle de Jésus-Christ au sacrement de l'autel ; 

2. l'acte de désir, dont une forme très recommandable consiste à s'imaginer que l'on s'approche de la table et que l'on reçoit l'hostie de la main du prêtre ;

3. l'acte d'action de grâce, le même que si l'on avait réellement communié.   

Les effets de la communion spirituelle sont identiques à ceux de la communion sacramentelle, sauf leur intensité, qui est moindre. Toutefois, ceci doit s'entendre à égalité des dispositions, car, autrement, une communion spirituelle, faite avec plus de ferveur, pourra produire plus de fruit qu'une communion sacramentelle faite avec tiédeur.  (S Saint Thomas d'Aquin,, Sum. theol,, III, q. lxxx, a. 1, ad 3um.)  

La communion spirituelle est hautement approuvée et recommandée par l'Église. Le concile de Trente signifie clairement que communier spirituellement c'est participer très véritablement aux fruits du sacrement de l'autel. (Concile de Trente Sess. XXII, ch. VI  - Denzinger 1747)

Mots-clés: aumônerie militaire

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Saint du Jour

Nominis

8 avril 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Gautier - Abbé de Saint-Martin de Pontoise (✝ 1099)
    Ce Picard entra au monastère de Rebais dans la Brie champenoise. Il n'était encore que novice quand il ouvrit la porte à un manant qui moisissait dans la prison de l'abbaye. "Donne à qui te demande", répondit-il au Père abbé qui s'en étonnait. Douze ans plus tard, il reçut du roi la charge de l'abbaye de Saint Germain devenue Saint Martin de Pontoise. Il ne sut pas, là non plus, résister aux demandes raisonnables de ses moines. Mais il quitta en cachette le monastère pour reprendre "la dernière place" selon l'Évangile. Il cherchait la solitude. Il alla ainsi se cacher au milieu des neuf cents moines de Cluny, mais, reconnu un beau jour, ses moines le ramenèrent à Pontoise. Il se retira dans un îlot sur la Loire près de Tours. Là encore, il fut reconnu par un pèlerin et ses moines le ramenèrent à la raison et à la maison. Il partit pour Rome afin que le Pape accepte sa démission. Grégoire VII donna au saint homme sa bénédiction et le renvoya à Pontoise avec défense de quitter désormais son poste. Il obéit.Illustration: © archives de Pontoise - Saint-Gautier et Pontoise (site de la ville de Pontoise)"Né en Picardie vers 1030, Gautier fut d'abord moine à l'abbaye bénédictine de Rebais-en-Brie. Par son renom, il fut choisi abbé d'une communauté implantée à l'intérieur de la ville fortifiée (castrum) de Pontoise, au N°7 de la rue de la Coutellerie, non loin de l'église St Germain.En 1069 le roi de France Philippe 1er confirme les possessions de l'abbaye de St Germain. C'est Gautier qui obtient l'autorisation de faire édifier une nouvelle abbaye autour de l'église St Martin, située hors les murs, aux abords d'une ancienne route entre Paris et la Normandie. Les moines se déplacent alors à cet endroit. Gautier devient le 1er abbé connu vers 1070. Grâce à lui l'abbaye acquiert un grand renom et bénéfice de nombreuses donations. Humble, modeste, Gautier va même jusqu'à demander au pape Grégoire VII de le relever des ses fonctions, mais celui-ci lui demande obéissance. Gautier a longtemps été tiraillé entre sa quête sans cesse grandissante de Dieu et la solitude de sa fonction.Gautier meurt le 8 avril 1099, très aimé de sa communauté."(source: parcours pédestre - Saint Gautier et l'abbaye de Saint Martin - diocèse de Pontoise)Canonisé en 1153.Un internaute nous précise que Saint Gautier est né à Andainville dans la Somme (80140) non loin de la chapelle qui porte son nom.Il figure également au 9 avril sur certains calendriers.Les diocèses d'Ile de France le célèbrent le 4 mai.
  • Sainte Julie Billiart - Fondatrice de l'Institut de Notre-Dame (✝ 1816)
    A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades. A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents. Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres. Des difficultés avec les autorités diocésaines l'obligèrent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur. - vidéo: Sainte Julie Billiart et la Mission de Sœurs de Notre-Dame de Namur hier et aujourd'hui (webTV de la CEF)"Julie Billiart est née le 12 juillet 1751 au bourg de Cuvilly près de Compiègne dans le diocèse de Beauvais, de parents modestes. Très pieuse dès son plus jeune âge, elle est admise à la première communion à l'âge de neuf ans.Miraculeusement guérie d'une paralysie l'ayant clouée au lit durant de longues années, elle fonde la congrégation des Sœurs de Notre-Dame en 1804, dont le but principal est l'enseignement et l'éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.En 1809, des difficultés l'obligent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur où elle décède au milieu des sœurs le 8 avril 1816."Site de l'Église catholique en Oise.À Namur en Belgique, l'an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l'Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l'éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages » (Is 50, 4-9a)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

             Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
    pour que je puisse, d’une parole,
    soutenir celui qui est épuisé.
    Chaque matin, il éveille,
    il éveille mon oreille
    pour qu’en disciple, j’écoute.
              Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
    et moi, je ne me suis pas révolté,
    je ne me suis pas dérobé.
              J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
    et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
    Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
              Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
    c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
    c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
    je sais que je ne serai pas confondu.
              Il est proche, Celui qui me justifie.
    Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
    Comparaissons ensemble !
    Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
    Qu’il s’avance vers moi !
              Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
    qui donc me condamnera ?

                            – Parole du Seigneur.

  • Psaume (68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34)

    Refrain psalmique : (68, 14cb)

    Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
    c’est l’heure de ta grâce.

    C’est pour toi que j’endure l’insulte,
    que la honte me couvre le visage :
    je suis un étranger pour mes frères,
    un inconnu pour les fils de ma mère.
    L’amour de ta maison m’a perdu ;
    on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

    L’insulte m’a broyé le cœur,
    le mal est incurable ;
    j’espérais un secours, mais en vain,
    des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
    À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
    quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

    Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
    je vais le magnifier, lui rendre grâce.
    Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
    « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
    Car le Seigneur écoute les humbles,
    il n’oublie pas les siens emprisonnés.

  • Évangile : « Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! » (Mt 26, 14-25)

    Acclamation :

    Louange à toi, Seigneur,
    Roi d’éternelle gloire !

    Salut, ô Christ notre Roi :
    obéissant au Père,
    comme l’agneau vers l’abattoir
    tu te laisses conduire à la croix.
    Louange à toi, Seigneur,
    Roi d’éternelle gloire !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
              l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
    se rendit chez les grands prêtres
              et leur dit :
    « Que voulez-vous me donner,
    si je vous le livre ? »
    Ils lui remirent trente pièces d’argent.
              Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
    pour le livrer.

              Le premier jour de la fête des pains sans levain,
    les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
    « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
    pour manger la Pâque ? »
              Il leur dit :
    « Allez à la ville, chez untel,
    et dites-lui :
    “Le Maître te fait dire :
    Mon temps est proche ;
    c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
    avec mes disciples.” »
              Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
    et ils préparèrent la Pâque.

              Le soir venu,
    Jésus se trouvait à table avec les Douze.
              Pendant le repas, il déclara :
    « Amen, je vous le dis :
    l’un de vous va me livrer. »
              Profondément attristés,
    ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
    « Serait-ce moi, Seigneur ? »
              Prenant la parole, il dit :
    « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
    celui-là va me livrer.
                       Le Fils de l’homme s’en va,
    comme il est écrit à son sujet ;
    mais malheureux celui
    par qui le Fils de l’homme est livré !
    Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
    cet homme-là ! »
              Judas, celui qui le livrait,
    prit la parole :
    « Rabbi, serait-ce moi ? »
    Jésus lui répond :
    « C’est toi-même qui l’as dit ! »

                     – Acclamons la Parole de Dieu.