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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Lettre de Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux Armées (octobre 2019)

Lettre de Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux Armées (octobre 2019)

61 PMI Messe dinitiation chrétienne Antoine Langlois 68

Depuis deux ans, je suis plongé au coeur d'un diocèse tout entier mobilisé au côté de nos soldats. Au quotidien, nos aumôniers accompagnent ces femmes et ces hommes qui engagent leur vie au service de notre paix, de notre sécurité, de notre liberté...

UN MONDE PLUS QUE JAMAIS INCERTAIN ET INSTABLE

Nous découvrons chaque jour la partie émergée d'un iceberg de tensions, de rapports de force entre des pays et des continents qui ne portent pas les mêmes systèmes de valeurs ni les mêmes visions du monde. Qu'il s'agisse des grands accords stratégiques de contrôle des armements remis en cause, des périls identifiés dans l'espace, de la course effrénée à l'avance technologique dans la cyber-défense où menaces et contre-menaces se font face en une inquiétante dialectique... Qu'il s'agisse de la bande sahélo-saharienne, de la frontière entre le Liban et Israël, de la situation en Syrie et en Irak, ou encore de la réalité critique du détroit d'Ormuz... Qu'il s'agisse des risques d'attentat dans l'hexagone ou à l'autre bout du monde... Partout des femmes et des hommes veillent pour nous 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, afin d'observer, discerner, stabiliser, prévenir, agir... en exposant leur vie... et cela pour notre sécurité, notre pays, notre avenir, notre liberté.

L'HOMME AU CŒUR DE TOUT

Si les armes et les technologies semblent figurer aujourd'hui en première place, c'est pourtant bien l'homme qui est au cœur de tout. L'homme dont l'esprit, la volonté et la vision font et feront la différence entre les Nations. Nul n'engage son existence au risque du sacrifice suprême pour de simples enjeux matériels. Certains - et les militaires français sont de ceux là - acceptent un tel engagement pour sauver des vies, et pour en préserver les valeurs fondamentales. Il faut pouvoir y réfléchir, échanger et être accompagné sur ce chemin redoutable. L'aumônier est ce compagnon de tous les instants qui pas à pas, instant après instant, dans les peines comme dans les joies, donne sens et espérance au cœur des défis de la vie.

SUR LE TERRAIN, DES FEMMES ET DES HOMMES DONNENT TOUT

Nous avons tous été frappés par le décès le 10 mai dernier au Burkina Faso de Cédric de Pierrepont et d'Alain Bertoncello, commandos Marine, membres des forces spéciales, qui ont donné leurs vies pour libérer des otages. Sur le terrain, l'épreuve a touché aussi leurs camarades que nos aumôniers ont pu accompagner de chapelles ardentes en paroles personnelles. Aux Invalides, dans l'intimité de la Cathédrale, la prière de l'Église a rejoint celle des familles et des camarades demeurés en France. Dans le secret des inhumations, d'autres aumôniers ont témoigné de l'espérance chrétienne face au drame de la séparation.

DU BURKINA FASO À LA GUYANE, LE MÊME ENGAGEMENT ET LE MÊME ACCOMPAGNEMENT

En juillet, un drame survient en Guyane lors d'une opération de lutte contre l'orpaillage illégal : une explosion au fond d'une mine. Deux morts. Des blessés. Nos aumôniers ont immédiatement assuré présence, écoute, prière auprès des camarades meurtris, tant sur place qu'en France où ils ont entouré les familles et les proches, civils comme militaires au moment du dernier« à Dieu ».
C'est avec émotion que bien simplement, je partage avec vous ces deux évènements. Au Burkina Faso comme en Guyane, j'avais rencontré peu de temps auparavant les aumôniers concernés et connaissais parfaitement leurs conditions de vie et d'action. Je n'y avais pas rencontré les acteurs directs, mais nombre de leurs camarades. Pour certains, l'accomplissement du devoir requiert le sacrifice de leur vie, pour d'autres, il exige de demeurer « fidèle au poste » dans la plus extrême adversité. Mais tous doivent être soutenus spirituellement et humainement. Pour qu'aucun sacrifice ne soit vain. Pour que la cohésion et la force intérieure continuent à animer chacun au service de la mission reçue.

DEPLOYER UNE FRATERNITÉ AU SERVICE DE LA LIBERTÉ

Au mois d'août, la commémoration du 75ème anniversaire de la Libération de Paris fut une magnifique occasion de fêter l'amitié franco-américaine. Deux messes furent célébrées de part et d'autre de l'Atlantique : le 25 à Saint-Eustache réunissant autorités françaises et représentants américains, le 29 à la Cathédrale saint Matthieu de Washington en mémoire de la cérémonie qui s'y était déroulée exactement le même jour en 1944. Aux mêmes dates, se déroulèrent les prises d'armes, devant l'hôtel de ville de Paris et devant le mémorial du National Mali de Washington dédié aux combattants de la Seconde Guerre mondiale où, pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, y retentit un hymne étranger : la Marseillaise !

À l'émotion qui a été la mienne de participer à ces quatre cérémonies s'est joint l'honneur de représenter l'aumônerie militaire catholique et de contribuer à sa vocation : offrir une présence de gratuité accompagnée d'un soutien humain et spirituel hors hiérarchie, au-delà de toute finalité opérationnelle. Puissions-nous au service de tous contribuer à éclairer notre temps, à tisser des liens, à construire une paix véritable et durable, en hommes et en frères libres et dignes de l'Esprit qui les habite.

Je vous assure de ma prière et de mon cordial et religieux dévouement

+Antoine de Romanet
Évêque aux Armées Françaises

Crédit Photo : Antoine Langlois

Mots-clés: aumônerie militaire, militaire, Evêque aux Armées, aumonier militaire, aumônier en chef, Mgr Antoine de Romanet

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Saint du Jour

Nominis

22 janvier 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Vincent - Diacre de Saragosse, martyr à Valence (✝ 304)
    (avec son frère saint Oronce et saint Victor)La vie du patron des vignerons s'est tellement améliorée au cours des temps qu'il est difficile de démêler l'histoire de la légende. Trois faits sont historiques: il était diacre; il sut dominer les plus cruels supplices et, malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour aux humeurs de son tortionnaire, au point que saint Augustin dira de lui: "A travers cette ténacité, on discerne la puissance de Dieu." "Vincent, diacre de Saragosse, fut mis à mort à Valence (Espagne) avec son évêque Valère en 304 ou 305, après avoir subi la torture. Comme Laurent de Rome, Vincent offre le modèle accompli du service dans l'Église: ministre de l'évêque pour l'offrande du sacrifice et le gouvernement de la communauté, le diacre doit l'accompagner aussi à l'heure suprême du témoignage. Son culte, très répandu dans les pays de vignobles, le fut également à Viviers, où la Cathédrale lui fut dédiée dès le VIe siècle. Vincent signifie 'vainqueur', et la liturgie joue volontiers sur le sens de son nom." (Saint Vincent, diacre et martyr - Titulaire de la cathédrale et patron du diocèse - Église catholique en Ardèche) "Au cours des années 304 et 305, plus d'un millier de chrétiens périront en Espagne sous la torture. Le martyre de Vincent a été rapporté très tôt par le poète Prudence (348-v.415) dans son ouvrage 'La couronne des martyrs'. Son culte s'étendait à la totalité de l'empire romain dès l'époque de saint Augustin (354-430). L'iconographie le représente, en habit de diacre portant l'évangéliaire (proclamé par lui au cours de la messe) et la palme du martyre. Il est encadré de deux ceps de vigne portant des grappes de raisins." (paroisse Saint-Vincent en Narbonnais - Prières à Saint Vincent - Chanson des vignerons pour la fête - site des catholiques de l'Aude)Quant à l'origine de son patronage des vignerons, plusieurs hypothèses sont envisagées.Avec saint Oronce, il fait partie des saints du diocèse de Gap et d'Embrun.Mémoire de saint Vincent, diacre de Sarragosse et martyr. Dans la persécution de Dioclétien, en 304, avec son évêque saint Valère, il fut conduit à Valence, et là, après avoir subi la prison, la faim, le chevalet, des plaques brûlantes, il s'envola au ciel, vainqueur, pour recevoir la couronne du martyre.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou » (1 S 17, 32-33.37.40-51)

    Lecture du premier livre de Samuel

    En ces jours-là,
    le Philistin Goliath venait tous les jours défier l’armée d’Israël.
        David dit à Saül :
    « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin.
    Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. »
        Saül répondit à David :
    « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui,
    car tu n’es qu’un enfant,
    et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
        David insista :
    « Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours,
    me délivrera des mains de ce Philistin. »
    Alors Saül lui dit :
    « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
        David prit en main son bâton,
    il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses
    et les mit dans son sac de berger, dans une poche ;
    puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.
        Le Philistin se mit en marche
    et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.
        Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris
    car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
        Le Philistin lui dit :
    « Suis-je donc un chien,
    pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? »
    Puis il le maudit en invoquant ses dieux.
        Il dit à David :
    « Viens vers moi,
    que je te donne en pâture
    aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
        David lui répondit :
    « Tu viens contre moi
    avec épée, lance et javelot,
    mais moi, je viens contre toi
    avec le nom du Seigneur des armées,
    le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.
        Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains,
    je vais t’abattre, te trancher la tête,
    donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine
    aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
    Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël,
        et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur
    ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance,
    mais que le Seigneur est maître du combat,
    et qu’il vous livre entre nos mains. »
        Goliath s’était dressé, s’était mis en marche
    et s’approchait à la rencontre de David.
    Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis
    à la rencontre du Philistin.
        Il plongea la main dans son sac,
    et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde.
    Il atteignit le Philistin au front,
    le caillou s’y enfonça,
    et Goliath tomba face contre terre.
        Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou :
    quand il frappa le Philistin et le mit à mort,
    il n’avait pas d’épée à la main.
        Mais David courut ;
    arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau,
    et le tua en lui coupant la tête.
    Quand les Philistins virent que leur héros était mort,
    ils prirent la fuite.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 143 (144), 1, 2, 9-10)

    Refrain psalmique : (Ps 143, 1a)

    Béni soit le Seigneur, mon rocher !

    Béni soit le Seigneur, mon rocher !
    Il exerce mes mains pour le combat,
    il m’entraîne à la bataille.

    Il est mon allié, ma forteresse,
    ma citadelle, celui qui me libère ;
    il est le bouclier qui m’abrite,
    il me donne pouvoir sur mon peuple.

    Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
    pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
    pour toi qui donnes aux rois la victoire
    et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.

  • Évangile : « Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

    Acclamation : (cf. Mt 4, 23)

    Alléluia. Alléluia.
    Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
    et guérissait toute infirmité dans le peuple.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
        Jésus entra dans une synagogue ;
    il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
        On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
    C’était afin de pouvoir l’accuser.
        Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
    « Lève-toi, viens au milieu. »
        Et s’adressant aux autres :
    « Est-il permis, le jour du sabbat,
    de faire le bien ou de faire le mal ?
    de sauver une vie ou de tuer ? »
    Mais eux se taisaient.
        Alors, promenant sur eux un regard de colère,
    navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
    il dit à l’homme :
    « Étends la main. »
    Il l’étendit, et sa main redevint normale.

        Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil
    avec les partisans d’Hérode
    contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

                – Acclamons la Parole de Dieu.