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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Homélie de la messe de rentrée de Stanislas

Homélie de la messe de rentrée de Stanislas

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Homélie prononcée par Mgr Antoine de Romanet lors de la messe de rentrée du Collège Stanislas, le 7 septembre 2019, à Paris

 

 

Mes amis, en fêtant ce matin la nativité de la Vierge Marie, nous fêtons le don de la vie que nous fait le Seigneur, et la réponse d’amour à laquelle il nous invite. Est-ce que je suis dans le OUI de Marie et de Joseph, le OUI de la Vie ? Mes amis, nous sommes tous nés sur cette terre par la grâce de Dieu. Et Dieu nous offre par Jésus de naître au Ciel. Dieu fait tout pour nous, mais il ne fait rien sans nous. Dieu nous offre tout son amour, et cet amour s’adresse à notre liberté, à la liberté de chacun d’entre nous, à la liberté de chacune de nos vies. Ici à Stanislas, vous avez la grande chance d’être éduqué à la liberté. Et Marie avec Joseph est pour nous le plus beau des modèles. Marie et Joseph sont des chef d’œuvre  de liberté.

Dieu s'adresse toujours à une liberté, à notre liberté. Ce fut la liberté d'Adam et Eve qui ont dit NON au projet de Dieu : « Si vous mangez du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal vous serez l'égal de Dieu » leur dit le malin, le menteur, le manipulateur. Il n'y a pas de pomme, ni de poire, ni d'abricot dans le livre de la Genèse. L'enjeu, c'est la tentation illusoire d'avoir la capacité de décider par moi-même ce qui est bien et ce qui est mal, et ainsi d'être l'égal de Dieu. Cette tentation est celle de l'orgueil, qui est la tentation fondamentale depuis l'origine des temps. 

Et bien là où Eve a dit NON, Marie, la nouvelle Eve, a dit OUI à la volonté de Dieu. Nous sommes tellement habitués à ce que Marie ait dit OUI que nous ne voyons pas l'ampleur de ce que cela peut représenter. Vladimir Volkoff a écrit un roman où il imagine que l'Ange Gabriel est envoyé par Dieu pour demander à une femme si elle accepterait d'être la mère du sauveur. Imaginez que Marie ait dit NON ! Imaginez que l'Ange Gabriel soit toujours en orbite basse autour de la terre en attendant de trouver une femme qui accepterait de dire OUI au projet de Dieu dans son existence ! 

Marie est tout entière dans le OUI. Et ce OUI n'était pas inévitable. C'est une réponse de liberté. Il n'y a pas d'amour sans liberté. Merveille de la liberté de Marie qui était d'emblée accordée à celle de Dieu. Merveille de Dieu venant mendier le OUI de chacune de nos vies. Merveille de Dieu créateur qui fait de sa créature un être capable de lui répondre librement, parfaitement, infiniment. 

Voilà qui nous dit, pour chacun d'entre nous, la merveille et le vertige de la liberté de chacune de nos vies. Nous savons tous à l'intime de nos cœurs que nous sommes faits pour le vrai, pour le bien, pour le beau, pour le juste... Nous savons que nous sommes faits pour le meilleur... Et nous avons expérimenté les uns et les autres que parfois nous sommes capables du « pas très bien », voire du « vraiment pas bien du tout ». Nous sommes blessés. Notre liberté est blessée. Si souvent au quotidien nous disons NON à Dieu et à sa volonté ! Prenons la mesure de cette liberté qui nous est donnée et de la manière dont, par miséricorde, Dieu vient nous donner sa grâce pour nous accompagner sur notre chemin.

Il s'agit pour chacun d'entre nous d'être une femme ou un homme libéré du péché qui conduit à la mort. Nous avons à comprendre ce qu'est la vraie liberté. Et Marie nous éclaire ici d'une façon décisive. Notre vraie liberté n'est pas dans notre capacité à tourner à gauche ou à droite, ou à choisir entre la fraise et la vanille. Notre vraie liberté, paradoxalement, c'est de dire OUI. Dire OUI au projet de Dieu pour ma vie, à la suite de Marie : « Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Dire OUI à ma vocation d'homme, de femme, de chrétien, d'enfant bien-aimé du Père. 

Je ne suis pas libre du fait que j’ai été créer par Dieu pour aimer et pour être aimé. Je ne suis pas libre du sens de ma vie. Je ne suis pas libre de la question de Dieu.! Je ne suis pas libre de la question du Christ, « pour toi, qui suis-je ? ». Personne ne peut faire que cette question de ne pose pas. Marie n’était pas libre de la question. Elle a été pleinement libre de sa réponse.

Etre libre, c'est être sans entraves pour avoir la capacité d'accomplir par moi-même ce pour quoi je suis fait. Et je suis fait pour dire OUI à Dieu par ma vie. Je ne suis pas maître de ce pour quoi je suis fait. Je ne me suis pas donné à moi-même la vie, et je ne me donne pas à moi-même le sens de ma vie. Je ne suis pas libre de la question que Dieu me pose, je suis libre de la réponse que j'y apporte par ma vie. 

En d'autres termes, être libre c'est ne pas être esclave du péché qui conduit à la mort. Le péché qui conduit à la mort c'est de dire NON au Seigneur, c'est l'orgueil. La liberté qui est chemin de vie c'est de dire OUI au Seigneur, avec humilité. C'est aussi simple et bouleversant que cela, car pour chacun d'entre nous c'est le lieu d'une conversion décisive.

Une vraie question se pose ici pour chacun d'entre nous : est-ce que véritablement je désire et j'accepte d'être authentiquement libre par la grâce du Seigneur ? Ne répondez pas trop vite ! Est-ce que véritablement je désire et j'accepte de me convertir, de quitter mon orgueil pour choisir avec Marie une authentique humilité ? Est-ce que véritablement je désire et j'accepte d'être touché, d'être fécondé, d'être renouvelé par l'Esprit Saint, Esprit de vie et de sainteté ? 

Marie est comblée de grâce parce que humblement elle accueille la grâce. C'est tout simple, et c'est bouleversant ! Marie n'a aucun triomphe ! Elle ne fait aucun miracle ! C'est bien là, dans l'apparente banalité du quotidien, que l'essentiel se joue, se vit, se déploie, pour chacune de nos vies. Marie l'humble servante invite ce matin chacun d'entre nous à être des êtres libres, libérés et libérants.

* Etre libre pour dire OUI à la volonté de Dieu

* Etre libre pour être comblé de grâce

* Etre libre pour être vivant. 

Voilà une vraie question pour chacun d'entre nous ce matin : à quel OUI le Seigneur m'invite t-il aujourd'hui ? Quel est le point de libération de ma vie auquel aujourd'hui Marie m'invite à coopérer en disant OUI au Seigneur ! 

Mes amis, si la réusssite de nos vies passait par la simple réalisation de nos petits projets humains, nous serions les plus malheureux de tous les hommes ! Est-ce qu’une vie réussie serait simplement une réussite dans ce monde qui passe, et dont il ne restera pas pierre sur pierre ? Stanislas n’est pas la simplement pour but de vous faire réussir des concours et une vie matérielle. Il ne s’agit pas de réussir dans la vie mais de réussir sa vie ! La seule réussite est une réussite spirituelle, une réussite du cœur et de l’Esprit, à la suite du Christ, en semance d’éternité.

Marie et Joseph avaient des projets. De beaux projets. Des projets humains. Et toute leur vie a été celle d’un OUI à Dieu. Oui à l’appel de Dieu. Oui à l’impévu de Dieu. Oui à l’inconcevable. Oui à l’inimaginable. Oui à l’accomplissement par leur vie de la parole qui leur fut dites de la part du Seigneur. 

Mes amis, nous sommes dans la même situation que Marie et Joseph ! Quelle est notre capacité à dire OUI au projet de Dieu dans ma vie. Quelle est ma capacité à entendre l’appel de Dieu à l’intime de mon cœur. Un appel de perfection, un appel d’amour, un appel d’absolu, un appel d’éternité ! 

La vie éternelle avec Dieu n’est pas à la portée de nos pauvres forces humaines, ni les votres ni les miennes. Seul Dieu peut nous offrir en pure gratuité la vie éternelle à ses côtés. Dieu offre à chacun d’entre nous une Alliance de Liberté. Dieu attend de chacun d’entre nous une réponse, un engagement, un OUI.

Cela appelle de notre part un choix, le choix de Dieu. Mes amis, faisons attention : ne pas choisir c'est déjà choisir ! Ne pas dire OUI c'est déjà dire NON ! Mes amis ne nous laissons pas voler notre vie et notre liberté. Et pour nous tous posons-nous la question : Seigneur, à quel OUI décisif m'appelles-tu dans ma vie ? Par quel OUI veux-tu combler ma vie en lui faisant porter beaucoup de fruit ? Seigneur, quel appel mets-tu dans mon cœur aujourd'hui, toi qui veux m’offrir beaucoup plus encore que je ne saurai jamais demander ?

Heureux ceux et celles, chacun de nous, qui par l'engagement de leur vie accomplissent les paroles qui aujourd'hui encore nous sont dites de la part du Seigneur ! Notre Dame du OUI, Notre Dame de liberté, Notre Dame de la rue du Bac et de la médaille miraculeuse, Notre Dame de Paris, priez pour nous ! Donnez nous de faire de chacune de nos vies un immense OUI à la vie que Dieu veut nous partager en semence d’éternité.

+ Antoine de Romanet 

Mots-clés: aumônerie militaire, diocese aux armees, Evêque aux Armées, antoine de romanet, homélie, catholiques

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Saint du Jour

Nominis

19 novembre 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Tanguy - Abbé en Bretagne (date ?)
    et sa sœur sainte Haude.A quelle époque a-t-il vécu, nul ne peut le dire. Ce qu'il a fait, seule la légende peut en parler. Ce qui est sûr c'est qu'il fut très tôt l'objet d'un culte populaire à l'abbaye de Saint Matthieu, au Conquet, à la pointe océane du Finistère. Les statues qui l'honorent ne se comptent plus dans le Finistère et le Léon.Voir aussi l'abbaye de Saint-Matthieu ou Saint-Mathieu ou Saint-Mahé de Fine-Terre (Loc Mazé Pen-ar-Bed ou Fin ar Bed) ou de Fine-Poterne. La légende dit qu'il était fils d'un seigneur de Tremazan qui a laissé sa sœur Haude au pays alors qu'il est envoyé à la cour pour son éducation. A son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant la famille. Tanguy la tue, la victime prend sa tête et rentre à la maison pour demander les sacrements. Horrifié Tanguy se repent sévèrement et se forme à la vie monastique sous la direction de l'évêque saint Pol de Léon avant de fonder sa propre abbaye.Illustration: Tanguy et Haude, chapelle de Kersaint (29860). "Le souvenir de St Tanguy et de Ste Haude n'a pas totalement disparu: en dehors de la pointe St Matthieu et du Conquet, ils sont vénérés surtout à la chapelle de Kersaint, qui touche Trémazan."Saint Tanguy et Sainte Haude (diocèse de Quimper et Léon) 

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « En choisissant de mourir pour nos vénérables et saintes lois, j’aurai laissé le noble exemple d’une belle mort » (2 M 6, 18-31)

    Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël

    En ces jours-là,
        Éléazar était l’un des scribes les plus éminents.
    C’était un homme très âgé,
    et de très belle allure.
    On voulut l’obliger à manger du porc
    en lui ouvrant la bouche de force.
        Préférant avoir une mort prestigieuse
    plutôt qu’une vie abjecte,
    il marchait de son plein gré vers l’instrument du supplice,
        après avoir recraché cette viande,
    comme on doit le faire
    quand on a le courage de rejeter
    ce qu’il n’est pas permis de manger,
    même par amour de la vie.

        Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège
    le connaissaient de longue date.
    Ils le prirent à part et lui conseillèrent
    de faire apporter des viandes dont l’usage était permis,
    et qu’il aurait préparées lui-même.
    Il n’aurait qu’à faire semblant
    de manger les chairs de la victime
    pour obéir au roi ;
        en agissant ainsi, il échapperait à la mort
    et serait traité avec humanité
    grâce à la vieille amitié qu’il avait pour eux.
        Mais il fit un beau raisonnement,
    bien digne de son âge,
    du rang que lui donnait sa vieillesse,
    du respect que lui valaient ses cheveux blancs,
    de sa conduite irréprochable depuis l’enfance,
    et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu.
    Il s’exprima en conséquence,
    demandant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts :
        « Une telle comédie est indigne de mon âge.
    Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu’Éléazar,
    à 90 ans,
    adopte la manière de vivre des étrangers.
        À cause de cette comédie, par ma faute,
    ils se laisseraient égarer eux aussi ;
    et moi, pour un misérable reste de vie,
    j’attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur.
        Même si j’évite, pour le moment,
    le châtiment qui vient des hommes,
    je n’échapperai pas, vivant ou mort,
    aux mains du Tout-Puissant.
        C’est pourquoi, en quittant aujourd’hui la vie avec courage,
    je me montrerai digne de ma vieillesse
        et, en choisissant de mourir avec détermination et noblesse
    pour nos vénérables et saintes lois,
    j’aurai laissé aux jeunes gens
    le noble exemple d’une belle mort. »
    Sur ces mots, il alla tout droit au supplice.

        Pour ceux qui le conduisaient,
    ces propos étaient de la folie ;
    c’est pourquoi ils passèrent subitement
    de la bienveillance à l’hostilité.
        Quant à lui, au moment de mourir sous les coups,
    il dit en gémissant :
    « Le Seigneur, dans sa science sainte, le voit bien :
    alors que je pouvais échapper à la mort,
    j’endure sous le fouet
    des douleurs qui font souffrir mon corps ;
    mais dans mon âme je les supporte avec joie,
    parce que je crains Dieu. »

        Telle fut la mort de cet homme.
    Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse
    mais à l’ensemble de son peuple,
    un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 3, 2-3, 4-5, 6-7)

    Refrain psalmique : (Ps 3, 6b)

    Le Seigneur est mon soutien !

    Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires,
    nombreux à se lever contre moi,
    nombreux à déclarer à mon sujet :
    « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

    Mais toi, Seigneur, mon bouclier,
    ma gloire, tu tiens haute ma tête.
    À pleine voix je crie vers le Seigneur ;
    il me répond de sa montagne sainte.

    Et moi, je me couche et je dors ;
    je m’éveille : le Seigneur est mon soutien.
    Je ne crains pas ce peuple nombreux
    qui me cerne et s’avance contre moi.

  • Évangile : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)

    Acclamation : (1 Jn 4, 10b)

    Alléluia. Alléluia.
    Dieu nous a aimés,
    il a envoyé son Fils
    comme Pardon pour nos péchés.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
        Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
    il était le chef des collecteurs d’impôts,
    et c’était quelqu’un de riche.
        Il cherchait à voir qui était Jésus,
    mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
    car il était de petite taille.
        Il courut donc en avant
    et grimpa sur un sycomore
    pour voir Jésus qui allait passer par là.
        Arrivé à cet endroit,
    Jésus leva les yeux et lui dit :
    « Zachée, descends vite :
    aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
        Vite, il descendit
    et reçut Jésus avec joie.
        Voyant cela, tous récriminaient :
    « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
        Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
    « Voici, Seigneur :
    je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
    et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
    je vais lui rendre quatre fois plus. »
        Alors Jésus dit à son sujet :
    « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
    car lui aussi est un fils d’Abraham.
        En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
    ce qui était perdu. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.