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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Arnaud Beltrame, un militaire sur les pas de saint Maximilien Kolbe

Arnaud Beltrame, un militaire sur les pas de saint Maximilien Kolbe

 

© Claude Boyer /PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPPLe geste du lieutenant-colonel qui a pris la place d’un otage dans le supermarché de Trèbes rappelle celui du franciscain qui se sacrifia à Auschwitz. À la veille des Rameaux, son sacrifice a une résonance particulière. 

Il a risqué sa vie pour en sauver une autre. Le geste du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s’est volontairement substitué à un otage dans le Super U de Trèbes et a été grièvement blessé – avant de succomber à ses blessures – en rappelle un autre, tout aussi héroïque. Comment, en effet, ne pas tourner le regard vers saint Maximilien Kolbe (1894-1941) ? Pour sauver un père de famille, ce franciscain polonais a librement consenti à une fin tragique dans le bunker de la faim d’Auschwitz. La scène, vivante incarnation de l’Évangile de la Passion qui sera lu en ce dimanche des Rameaux, reste gravée dans nos mémoires.

Le 31 juillet 1941, vers quinze heures, des sirènes hurlent à la mort dans le camp de concentration. Un homme s’est évadé. Dix innocents sont condamnés. Une terreur silencieuse s’abat sur les rangs. Soudain, l’un des malheureux éclate en sanglots : « Ma femme !... Mes enfants !... » La détresse de ce François Gajowniczek se brise contre le cœur cuirassé des SS. Mais transperce celui, si vulnérable, du franciscain. Le père Kolbe sort de sa ligne. Remonte vers la file de tête. S’arrête devant le kapo ahuri. « Herr Kommandant, je désire vous soumettre une requête », commence-t-il, le béret à la main. « – Que veux-tu ? – Je voudrais mourir à la place de ce prisonnier », répond-il en désignant le père de famille secoué de larmes. Le tortionnaire recule d’un pas, se tait, puis aboie : « – Qui es-tu ? – Un prêtre catholique. » Après quelques secondes d’un silence funèbre, la réponse claque comme un fouet : « Requête accordée ! » D’un coup de pied, François Gajowniczek est renvoyé dans les rangs des détenus. Il est incapable de comprendre ce qui vient de se passer et qui le dépasse infiniment : lui, le condamné, il allait vivre, parce qu’un homme venait de livrer sa vie pour lui. Les prisonniers ayant reçu l’ordre de se disperser, le rescapé ne peut que remercier son sauveur avec les yeux. Et de ces yeux sidérés, suivre le petit troupeau des condamnés conduits vers le block 11, vers ces souterrains où ils seront enterrés vifs.

« Pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir », avance saint Paul(Romains 5, 7). Mais pour un inconnu ? De même que le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame dans le supermarché de Trèbes s’est sacrifié pour une personne innocente, ce François Gajowniczek, le père Kolbe ne le connaissait ni d’Ève ni d’Adam, mais de Jésus. De ce Dieu en qui tous nous sommes frères. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13), a dit le Christ la veille de sa Passion. Et saint Jean d’insister : « À ceci nous avons connu l’Amour : celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jean 3, 16). Ce commandement de l’amour rédempteur – qui est désintéressé, gratuit, parfait –, Maximilien Kolbe l’a vécu sang pour sang. En octobre 1982, pour appuyer sa décision de canoniser son compatriote au titre de martyr, Jean Paul II s’est ainsi interrogé : « Cette mort affrontée spontanément, par amour pour l’homme, ne constitue-t-elle pas un accomplissement particulier des paroles du Christ ? Ne rend-elle pas Maximilien particulièrement semblable au Christ, modèle de tous les martyrs, qui donne sa vie sur la Croix pour ses frères ? »

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a qualifié le comportement du gendarme d’« acte héroïque ». Pour les chrétiens, à la veille des Rameaux, il prend une autre dimension.

Auteur ALEXIA VIDOT pour le journal LA VIE

Mots-clés: militaire, Arnaud Beltrame, Saint Maximilien Kolbe, Trèbes, franciscain

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Saint du Jour

Nominis

23 août 2019

Tous les saints du jour
  • Sainte Rose de Lima - Vierge (✝ 1617)
    Première sainte du Nouveau Monde, elle fut canonisée en 1671. Rose de Flores (*) était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou. Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités. A 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière. Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle. A 5 ans, elle se consacre à Dieu. A 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérité effrayante. En échange, elle reçoit des grâces mystiques étonnantes. Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition. Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs. A sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.(*) Née Isabel De Flores Y Del Oliva, elle était si belle que, déjà quant elle était bébé, on l'appela Rose.Elle faisait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid en 2011. Après une enfance déjà très mortifiée, elle prit l'habit des Soeurs du Tiers-Ordre dominicain et, à demi-recluse dans le jardin de ses parents, se livra à la pénitence et à l'oraison. Avec un zèle ardent pour le salut des pécheurs et des Indiens, pour qui elle souhaitait donner sa vie, elle se soumettait volontiers à toutes sortes d'austérités et de souffrances, pour les gagner au Christ. Elle mourut le 24 août 1617.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Noémi revint avec sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléem » (Rt 1, 1.3-6.14b-16.22)

    Lecture du livre de Ruth

    À l’époque où gouvernaient les Juges,
    il y eut une famine dans le pays.
    Un homme de Bethléem de Juda
    émigra avec sa femme et ses deux fils
    pour s’établir dans la région appelée Champs-de-Moab.
        Élimélek, le mari de Noémi, mourut,
    et Noémi resta seule avec ses deux fils.
        Ceux-ci épousèrent deux Moabites ;
    l’une s’appelait Orpa (c’est-à-dire : Volte-face)
    et l’autre, Ruth (c’est-à-dire : Compagne).
    Ils demeurèrent là une dizaine d’années.
        Mahlone et Kilyone moururent à leur tour,
    et Noémi resta privée de ses deux fils et de son mari.
        Alors, avec ses belles-filles,
    elle se prépara à quitter les Champs-de-Moab
    et à retourner chez elle,
    car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple
    et lui donnait du pain.
         En cours de route, Orpa embrassa sa belle-mère et la quitta,
    mais Ruth restait attachée à ses pas.
        Noémi lui dit :
    « Tu vois, ta belle-sœur est retournée
    vers son peuple et vers ses dieux.
    Retourne, toi aussi, comme ta belle-sœur. »
        Ruth lui répondit :
    « Ne me force pas à t’abandonner et à m’éloigner de toi,
    car où tu iras, j’irai ;
    où tu t’arrêteras, je m’arrêterai ;
    ton peuple sera mon peuple,
    et ton Dieu sera mon Dieu. »
        Noémi revint donc des Champs-de-Moab
    avec sa belle-fille, Ruth la Moabite.
    Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l’orge.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 145 (146), 5-6ab, 6c-7, 8-9a, 9bc-10)

    Refrain psalmique : (Ps 145, 1b)

    Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur !
    ou : Alléluia !

    Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
    qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
    lui qui a fait le ciel et la terre
    et la mer et tout ce qu’ils renferment !

    Il garde à jamais sa fidélité,
    il fait justice aux opprimés ;
    aux affamés, il donne le pain ;
    le Seigneur délie les enchaînés.

    Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
    le Seigneur redresse les accablés,
    le Seigneur aime les justes,
    le Seigneur protège l’étranger.

    Il soutient la veuve et l’orphelin,
    il égare les pas du méchant.
    D’âge en âge, le Seigneur régnera :
    ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

  • Évangile : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

    Acclamation : (Ps 24, 4b.5a)

    Alléluia. Alléluia.
    Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ;
    dirige-moi par ta vérité.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
        Les pharisiens,
    apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
    se réunirent,
        et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
    pour le mettre à l’épreuve :
        « Maître, dans la Loi,
    quel est le grand commandement ? »
        Jésus lui répondit :
    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
    de tout ton cœur,
    de toute ton âme et de tout ton esprit.

        Voilà le grand, le premier commandement.
        Et le second lui est semblable :
    Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
        De ces deux commandements dépend toute la Loi,
    ainsi que les Prophètes. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.