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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • Homélie pour les obsèques du Père Michel KOCH

Homélie pour les obsèques du Père Michel KOCH

Père Michel KOCH -  photo © Jean ancien aumônier de la BA 128 MetzJob 19, 1.23-27a
Psaume 129
Jean 15, 1-17

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Pour les homélies de funérailles, il est fortement conseillé de ne pas faire le panégyrique et encore plus, l'hagiographie du défunt. Autrement dit, ne pas le transformer en saint, même si, et nous devons le rappeler ici et aujourd'hui, la sainteté est notre but à tous. Vous savez que si vous voulez devenir quelqu'un de parfait, il vous suffit de mourir pour devenir irréprochable : on ne se souvient que de vos qualités, passant sous le manteau vos défauts.

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas suivre aujourd'hui les prescriptions liturgiques, car prêcher pour les obsèques du Padré Michel Koch, sans parler du personnage, c'est mission impossible...

C'est bien volontairement que je parle de "personnage".

Effectivement, avant de rencontrer Michel, généralement, on l'entendait ... et de loin. Puis venait l'odeur de tabac et enfin on découvrait une espèce d'hurluberlu dont on se demandait : mais qui est ce type ? C'était un peu comme affronter à mains nues (car c'était souvent un affrontement) un peloton voire un escadron de chars Leclerc lancé à l'assaut des plaines de Mourmelon ou des steppes des pays baltes. Et c'était peut-être là un de ses plus grands défauts, même son péché : avec Michel, ça passait ou ça cassait. Et malheureusement, nombreuses sont les personnes avec qui ça a cassé au premier abord.

MAIS.... Mais si on s'accrochait, si on osait affronter la provocation qui était un peu sa marque de fabrique et sa technique d'approche des personnes qu'il rencontrait, quand on osait affronter l'ours sans jouer la mijaurée, alors...

- alors, on découvrait l'homme spirituel qui priait. Comment ne pas parler du Chemin de Croix qu'il a animé à Lourdes durant tant d'années pendant le Pèlerinage Militaire International, et dont sa prédication percutante a profondément marqué des générations de pèlerins.

- alors, on découvrait l'homme sage. L'image que je garderai de lui sera celle de mon premier passage au camp de Bitche, accompagnant des jeunes engagés du 1er RHC de Phalsbourg. Je m'arrête à l'aumônerie pour saluer l'aumônier du camp comme il se doit : la fenêtre de son bureau est grande ouverte ; une pipe se consume dans le cendrier qui, naturellement, déborde. Sur un pupitre d'autel, une bible qu'il consulte. Il est si profondément plongé dans sa lectio qu'il ne m'a pas entendu arriver. C'est sur ce même pupitre, sur ce même bureau, que notre aumônier régional le père Olivier S. a découvert il y a trois jours, un recueil de Bossuet, immense prédicateur et génial orateur du 17ème siècle. Eh oui : Michel lisait Bossuet dans le texte. Ceux qui connaissent, apprécieront.

- alors, on découvrait l'homme étonné et curieux de tout : musique techno et rave party : son immense collection de vinyles l'attend toujours, juste à côté de Bossuet ; proche des motards chrétiens du Pardon de la Madone de Porcaro en Bretagne, passionné de l'Histoire et surtout du vécu militaire : il était devenu un ami du général Bigeard qu'il avait rencontré plusieurs fois.

- alors, on découvrait l'homme qui s'adressait avec le même bagou au général aussi bien qu'au soldat de seconde classe, appelés du contingent ou engagés volontaires d'une armée qu'il a vue devenir professionnelle, de Terre ou de l'Air ; un aumônier qui fustigeait les comportements des officiers chrétiens et de ses confrères << trrradis >>, qu'il jugeait trop timorés au niveau de la foi sans autre forme de procès, jusqu'au moment où il disait : << Tu vois, je me suis trompé : t'es un gars bien tout de même >>.

- et puis enfin, tout au fond, sous ses tenues exotiques dont il nous gratifiait (citons rapidement le treillis/babouche/pieds nus ou encore son inénarrable jogging bleu dont l'AdT a fait bénéficier durant de si longues années les consultants des infirmeries militaires et qu'il revêtait religieusement lors des voyages dans les trains spéciaux vers Lourdes), alors on découvrait sous la voix tonitruante et l'aspect peu engageant, comme un petit enfant ... ; surtout quand il admettait s'être trompé et cela lui arrivait souvent avec beaucoup d'humilité. Son visage se transformait pour vraiment devenir comme celui d'un poupon (un beau bébé tout de même) et il prononçait alors son fameux << aeeeui >>, qui signifiait : << C'est bon ; tu ne t'es pas laissé avoir par ma grande gueule >>.

Pour résumer Michel, il faudrait un savant mélange de Don Camillo, de soeur Marie-Thérèse des Batignolles et puis j'aurais voulu dire de Rambo ou de Terminator, mais ce serait plus juste de dire du général Patton (encore plus que Bigeard), tant il n'en avait rien à faire de ce qu'on pouvait penser ou dire de lui. Ce mélange détonnant autant qu'étonnant, était lié et je n'ai pas peur de la comparaison, par le personnage du Curé d'Ars, car avant tout, n'en déplaise à certains, Michel était un homme de foi, un authentique soldat de Dieu, toute comparaison avec des déséquilibrés existants ou ayant cessé d'exister n'étant bien sûr pas à faire, faut-il le préciser.

C'est justement de cette foi que Michel aurait peut-être aimé que l'on parle plus que de lui aujourd'hui. Mais elle lui était tant chevillée au corps qu'il serait bien présomptueux de différencier les deux. Son amour viscéral pour l'Eglise, sa dévotion au saint pape Jean-Paul II et à son saint Patron, l'archange Michel, sont pour nous autant de points de repère parmi d'autres qu'il nous laisse pour un héritage vivant qui tourne vers Dieu celui qui veut bien l'accepter.

Sur son lit d'hôpital, dont il semblait qu'il allait se lever, arracher les tuyaux et autres câbles qui le maintenaient en vie, tellement son aspect physique n'avait pas changé (bien sûr à l'intérieur ça se passait moins bien), il semblait nous dire qu'il n'allait pas perdre la dernière bataille. L'équipe médicale qui l'a assisté remarquablement, nous avait informés que s'il survivait, jamais il ne pourrait reprendre sa vie d'avant. En fin tacticien, il ne s'est pas laissé prendre au piège tentateur d'une survie qu'il aurait bien eue du mal à accepter, d'une retraite paisible que pourtant il calculait à l'annuité prête. La mort a été pour lui le passage vers la vraie Vie, le saut avec ces paras dont il rêvait de faire partie. C'est ce que nous allons célébrer dans quelques jours, après ce carême que nous vivons actuellement, j'espère, carême qu'il aura donc vécu d'une manière si spéciale, en traversant la Pâques, résurrection de notre Seigneur Jésus. Comme me l'écrivait dernièrement un prêtre dont la mère venait de mourir : << Comme nous sommes heureux d'être de la Sainte Eglise Catholique : quelle plénitude >> devant la mort.

C'est dans cette Vérité, dans cette foi simple en Jésus-Christ Sauveur des Hommes, que nous allons confier Michel à Dieu par la célébration de l'Eucharistie ; Eucharistie qui doit lui paraître bien conventionnelle, tant son approche de la liturgie pouvait être qualifiée ... d'ésotérique, comme me l'a écrit un aumônier. Michel, en serviteur infatigable de l'Evangile dans la Vigne du Seigneur, n'a pas ménagé sa peine tout au long du jour pour buriner la Parole de Dieu avec le ciseau de fer et le poinçon dans le roc et le bronze de nos vies. Demandons à Dieu de l'accueillir dans cette Vérité qu'il n'a eue de cesse de nous annoncer.

Pour conclure, j'aimerai vous transmettre deux choses.

Tout d'abord, Michel, avec sa finesse légendaire et sa manie d'annoncer ses quatre vérités, a blessé des personnes, s'est même brouillé durablement avec certaines. Ne lui en voulez pas. Mieux même : pardonnez-lui. Car, humblement, le petit enfant qui apparaissait parfois en lui, vous demande ce pardon. Si vous n'avez pas pu vous réconcilier avec lui de son vivant terrestre, laissez Dieu notre Père miséricordieux vous réconcilier avec Michel, maintenant qu'il est entré dans la Vie Eternelle. Sans avoir su peut-être l'exprimer, il nous aimait chacun profondément, comme le prêtre qu'il n'a cessé d'être, comme un frère, comme un pécheur tout simplement.

Et puis, enfin, quelque chose qu'il n'a certainement pas eu le temps de vous dire. Entre ces deux séjours à l'hôpital, il était revenu à l'aumônerie. Je l'ai eu au bout du fil pour préparer une visite qu'avec le Père Sylvain S. nous voulions lui faire. Quand nous sommes arrivés à l'aumônerie de Bitche : personne ! Je venais quand même de Belfort... mais je n'ai été surpris qu'à moitié, car ça lui aurait bien ressemblé un peu. En fait, il venait de repartir pour l'hôpital. Dans la conversation téléphonique que nous avions donc eue, il se disait étonné, surpris, par tant de visites reçues à l'hôpital et à l'aumônerie. Il n'osait pas le dire, mais je le sentais dans le ton de sa voix : il était bouleversé, comme s'il ne pouvait pas concevoir d'être le centre de tant de petits gestes, comme cette soupe apportée quotidiennement à l'aumônerie (je ne connais pas cette personne, mais elle se reconnaîtra) ; être le centre de tant d'attentions, lui, la poterie sans valeur dans laquelle Dieu avait placé un trésor pour nous le transmettre. Il disait que pour vous remercier tous, dès que ça irait mieux, il allait << organiser une messe et un repas, parce qu'on était une religion incarnée >>. Alors, de sa part, je vous transmets, pas un grand, mais un gros merci, ça lui correspondra certainement mieux. Et je vous invite à prendre place, non pas à un de ses repas choucroute, mais plus sérieusement et plus dignement au Festin des Noces de l'Agneau que nous allons célébrer à présent en communion avec et pour Michel.

Amen.

Mots-clés: obsèques, homélie, Padré

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Saint du Jour

Nominis

4 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jean-Marie Vianney - Curé d'Ars (✝ 1859)
    Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble(*). Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants: Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie: «Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.Illustration: Statue du Curé d'Ars dans l'église Saint-Jean-Marie-Vianney à Rennes (*) En 1815, la chapelle du Grand séminaire, à deux pas de la cathédrale, accueille l'ordination du curé d'Ars, fait patron de tous les curés du monde par Pie X en 1905. (diocèse de Grenoble)- Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, "patron des prêtres de France". Canonisé en 1925 par Pie XI, il sera proclamé en 1929 "patron de tous les Curés de l'univers" (Sanctuaire d'Ars) En 2009, année sacerdotale et célébration des 150 ans de sa mort.- Jubilé 2009 à Ars: «Je te montrerai le chemin du Ciel»- Pour le 150e anniversaire du décès du curé d'Ars, le sanctuaire d'Ars organisa les 3 et 4 août 2009 deux jours de festivités tournées autour du saint curé.- Le cardinal Barbarin a publié un décret élevant la mémoire liturgique du saint curé d'Ars, célébrée le 4 août, au rang de fête à l'intérieur du diocèse de Lyon. C'est une manière d'honorer de façon particulière saint Jean-Marie Vianney, que le pape Benoît XVI donne comme saint patron à tous les prêtres du monde, à l'occasion du 150e anniversaire de sa mort.- 2009-2010: une année sacerdotale.- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) Confesseur exceptionnel, le Curé d'Ars a consacré l'essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- Un grand témoin spirituel Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, par Mgr Dupleix.Mémoire de saint Jean-Marie Vianney, prêtre. Curé de la paroisse d'Ars, au diocèse de Belley, pendant plus de quarante ans, jusqu'à sa mort en 1859, il accomplit son ministère d'une manière admirable par sa prédication, sa prière continue et son exemple de pénitence. Chaque jour, il catéchisait enfants et adultes, réconciliait les pénitents, et une telle charité, puisée dans la sainte Eucharistie comme à sa source, resplendissait en lui qu'on venait de loin rechercher ses conseils, et qu'il conduisit à Dieu, avec sagesse, un grand nombre de personnes.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Tes péchés n’ont cessé de s’accroître : c’est pourquoi je t’ai infligé cela. Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob » (Jr 30, 1-2.12-15.18-22)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Parole du Seigneur adressée à Jérémie :
        Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël :
    Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.
        Ainsi parle le Seigneur :
    Sion, incurable est ta blessure,
    et profonde, ta plaie.
        Nul ne défend ta cause pour qu’on soigne ton ulcère ;
    pas de remède pour le cicatriser.
        Tous tes amants t’ont oubliée,
    aucun ne te recherche.
    Oui, comme un ennemi je t’ai blessée
    – sévère correction !
    Sur la masse de tes fautes,
    tes péchés n’ont cessé de s’accroître.
        Qu’as-tu à crier à cause de ta blessure ?
    Ta peine est incurable.
    Sur la masse de tes fautes,
    tes péchés n’ont cessé de s’accroître :
    c’est pourquoi je t’ai infligé cela.

        Ainsi parle le Seigneur :
    Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob,
    pour ses demeures j’aurai de la compassion ;
    la ville sera rebâtie sur ses ruines,
    la citadelle sera rétablie en sa juste place.
        Les actions de grâce en jailliront
    avec des cris de joie.
    Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ;
    bien loin de les abaisser, je les glorifierai.
        Ils seront comme autrefois,
    leur communauté se maintiendra devant moi,
    car je punirai tous ses oppresseurs.
        Jacob aura pour maître l’un des siens,
    un chef qui sera issu de lui.
    Je lui permettrai d’approcher
    et il aura accès auprès de moi.
    Qui donc, en effet, a jamais osé
    de lui-même s’approcher de moi ?
    – oracle du Seigneur.
        Vous serez mon peuple,
    et moi, je serai votre Dieu.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 101 (102), 16-18, 19-21, 29.22-23)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 101, 17)

    Le Seigneur rebâtira Sion,
    il apparaîtra dans sa gloire.

    Les nations craindront le nom du Seigneur,
    et tous les rois de la terre, sa gloire :
    quand le Seigneur rebâtira Sion,
    quand il apparaîtra dans sa gloire,
    il se tournera vers la prière du spolié,
    il n’aura pas méprisé sa prière.

    Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
    et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
    « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
    du ciel, il regarde la terre
    pour entendre la plainte des captifs
    et libérer ceux qui devaient mourir. »

    Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
    et devant toi se maintiendra leur descendance.
    On publiera dans Sion le nom du Seigneur
    et sa louange dans tout Jérusalem,
    au rassemblement des royaumes et des peuples
    qui viendront servir le Seigneur.

  • Évangile : « Seigneur, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-36)

    Acclamation : (Jn 1, 49b)

    Alléluia. Alléluia.
    Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
    C’est toi le roi d’Israël !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    On peut choisir entre les deux textes suivants.

    1. (à employer de préférence les années B et C)


    Jésus avait nourri la foule dans le désert.
        Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
    et à le précéder sur l’autre rive,
    pendant qu’il renverrait les foules.
        Quand il les eut renvoyées,
    il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
    Le soir venu, il était là, seul.
        La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
    elle était battue par les vagues,
    car le vent était contraire.

        Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
    en marchant sur la mer.
        En le voyant marcher sur la mer,
    les disciples furent bouleversés.
    Ils dirent :
    « C’est un fantôme. »
    Pris de peur, ils se mirent à crier.
        Mais aussitôt Jésus leur parla :
    « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
        Pierre prit alors la parole :
    « Seigneur, si c’est bien toi,
    ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
        Jésus lui dit :
    « Viens ! »
    Pierre descendit de la barque
    et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
        Mais, voyant la force du vent, il eut peur
    et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
    « Seigneur, sauve-moi ! »
        Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
    et lui dit :
    « Homme de peu de foi,
    pourquoi as-tu douté ? »
        Et quand ils furent montés dans la barque,
    le vent tomba.
        Alors ceux qui étaient dans la barque
    se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
    « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

        Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
        Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
    ils firent avertir toute la région,
    et on lui amena tous les malades.
        Ils le suppliaient de leur laisser seulement
    toucher la frange de son manteau,
    et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

                – Acclamons la Parole de Dieu.

     

    OU BIEN :