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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

nuclear threat

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Veni, Sancte Spiritus !

Jean-Pierre CALLOC’H

a-genoux

chant de bienvenue à l’an nouveau (extraits)      

IV

Je ne dors plus. Il y a une voix, dans la nuit d’hiver, qui m’appelle, une voix étrange ;

Une voix forte, une voix âpre et habituée à commander : une voix comme celle-là est agréable aux jeunes hommes ;
(Et ce n’est pas la voix d’une femme, ni la voix de ces sirènes qui errent sur la mer celtique) ;
Une voix à qui nul ne peut désobéir : le hurlement de la Guerre aux frontières.

J’obéirai. Bientôt je serai avec mes frères, soldat à la suite des soldats ;
Bientôt je serai dans la tuerie… Quels signes y a t il sur mon front ? Année nouvelle, verrai-je ta fin ?
Et qu’importe ? Que ce soit tôt ou tard, quand l’heure sonnera d’aller vers le Père, j’irai joyeux : Jésus sait consoler nos mères.

Sois bénie, année nouvelle, quand bien même, au milieu de tes trois cent soixante-cinq jours, il y aurait mon dernier jour !
Sois bénie ! Car plus de cent années ont passé sur ce pays sans avoir connu autre chose que la colère de Dieu, et tu contempleras, toi, ses miséricordes.
Tu verras le retour des croyances bannies, la victoire flotter de nouveau sous les plis du drapeau de la France, et la patrie exaltée pour toujours ;
Tu verras ma Bretagne enfin libre, et sa langue honorée, comme quand ses chevaliers étaient vivants pour la défendre.

Année nouvelle, année de guerre ! Sois bénie quand bien même tu apporterais dans ton manteau, en même temps que le printemps pour le monde, la mort pour moi.
Qu’est-ce que la mort d’un, ou de cent, ou la mort de cent mille, pourvu que la patrie soit vivante et glorieuse, pourvu que la race continue…

Quand je mourrai dites les prières et enterrez-moi comme mes pères, le front tourné vers l’ennemi,
Et ne demandez rien pour moi à mon Rédempteur, si ce n’est la dernière place dans Son Paradis…

(V)

VI

Une plaine. Des cadavres sur la plaine, ils sont des milliers et des milliers. Et debout au milieu des cadavres, comme Ezéchiel en exil autrefois, le pauvre barde, Esprit, vous appelle.
Venez, Esprit Saint !


Votre venue a été prédite par Un qui ne dit pas de mensonges : Celui qui porta Sa Douleur tout seul et mourut renié, entre les bras durs d’une croix.
Venez, Esprit Saint !


Plusieurs depuis, Vous ont attendu, ô Esprit ! Et parce qu’ils ne pouvaient plus contenir la hâte qu’ils avaient de vous voir venir, ils sont allés tôt dans leurs tombes.
Venez, Esprit Saint !


Et aujourd’hui, ah ! Aujourd’hui ! plus d’un encore pleure après Vous et Vous cherche dans les ténèbres d’un monde qui a perdu son Dieu.
Venez, Esprit Saint !


Oh ! Nous ne demandons pas de contempler Votre gloire à son midi, mais seulement, comme Dieu fit à Moïse pour la Terre Promise, de voir de loin, une heure, le visage du monde renouvelé par Vous, et mourir.
Venez, Esprit Saint !


Ne pourrons-nous donc jamais asseoir sur Votre paix un foyer ? Sera-ce toujours en vain que nous bâtirons des maisons et des cités que l’haleine de la Guerre viendra renverser ?
Venez, Esprit Saint !


Comment pourrons-nous vivre, si vous ne venez pas à nous fortifier ? Le fils de l’homme est vieux, et froide la terre sous son pauvre corps.
Venez, Esprit Saint !


Père des Pauvres, Lumière des cœurs ! Consolateur, ô Consolateur excellent, dans la misère de cette guerre à qui on ne vit jamais d’égale nous Vous supplions : venez à nous avec l’an nouveau.


(VII)

                                                                                                              J.-P. C.     Paris,  janvier 1915

(paru dans « A GENOUX »,   Plon-Nourrit et Cie, imprimeurs-éditeurs, 1921)                               

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Saint du Jour

Nominis

30 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jérôme - Père et Docteur de l'Église (✝ 420)
    Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu. A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au cœur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l'Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l'apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d'une manière admirable, de bien des besoins de l'Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? » (Jb 9, 1-12.14-16)

    Lecture du livre de Job

        Job prit la parole et répondit à ses amis :
        « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi :
    Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ?
        Si l’on s’avise de discuter avec lui,
    on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille.
        Il est plein de sagesse et d’une force invincible,
    on ne lui tient pas tête impunément.
        C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu,
    qui les renverse dans sa colère ;
        il secoue la terre sur sa base,
    et fait vaciller ses colonnes.
        Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas,
    et sur les étoiles il appose un sceau.
        À lui seul il déploie les cieux,
    il marche sur la crête des vagues.
        Il fabrique la Grande Ourse, Orion,
    les Pléiades et les constellations du Sud.
        Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables,
    d’innombrables merveilles.
        S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ;
    s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas.
        S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise,
    qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?”
        Et moi, je prétendrais lui répliquer !
    je chercherais des arguments contre lui !
        Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ?
    Je ne puis que demander grâce à mon juge.
        Même s’il répond quand je fais appel,
    je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 87 (88), 10bc-11, 12-13, 14-15)

    Refrain psalmique : (Ps 87, 3a)

    Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur !

    Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
    je tends les mains vers toi :
    fais-tu des miracles pour les morts ?
    leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?

    Qui parlera de ton amour dans la tombe,
    de ta fidélité au royaume de la mort ?
    Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
    et ta justice, au pays de l’oubli ?

    Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
    dès le matin, ma prière te cherche :
    pourquoi me rejeter, Seigneur,
    pourquoi me cacher ta face ?

  • Évangile : « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57-62)

    Acclamation : (Ph 3, 8-9)

    Alléluia. Alléluia.
    J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
    afin de gagner un seul avantage, le Christ
    et, en lui, d’être reconnu juste.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        en cours de route, un homme dit à Jésus :
    « Je te suivrai partout où tu iras. »
        Jésus lui déclara :
    « Les renards ont des terriers,
    les oiseaux du ciel ont des nids ;
    mais le Fils de l’homme
    n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

        Il dit à un autre :
    « Suis-moi. »
        L’homme répondit :
    « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
        Mais Jésus répliqua :
    « Laisse les morts enterrer leurs morts.
    Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

        Un autre encore lui dit :
    « Je te suivrai, Seigneur ;
    mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
    aux gens de ma maison. »
        Jésus lui répondit :
    « Quiconque met la main à la charrue,
    puis regarde en arrière,
    n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.