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Denier Toussaint 2019 extérieur

L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Parfumez-vous la tête !

Parfumez-vous la tête !

Je revois ce grand garçon, maigre, brun l’ai tendu, prendre la parole. Cela commença par une longue lamentation : sa caserne était vétuste, l’ordinaire mauvais, l’adjudant borné, le capitaine inexistant, le colonel trop calotin, l’aumônier trop militaire et les militants invisibles… « et puis il faut avoir une gueule de ressuscité ! »
Nous ne sortirons jamais du cercle infernal du cafard, à moins de le dominer par la foi… Dénoncer le péché sans en même temps crier de joie, parce qu’il y a la grâce, c’est abandonner l’un des deux bouts de la chaîne ; alors qu’il fallait les tenir tous les deux. C’est supprimer les Béatitudes et la possibilité pour l’homme de notre temps de connaitre la joie, même dans les larmes, même dans la misère, même dans les persécutions. C’est en fin de compte, et voici le pire, attribuer à la sottise, à l’orgueil et à la méchanceté plus de poids qu’à la Charité d’un Dieu qui se définit par elle ; plus de puissance à la chute qu’à la rédemption.Au moment où le Carême va nous emporter dans l’offensive annuelle contre le péché, sous toutes ses formes et en toutes ses conséquences, par une pénitence du cœur et du corps, ne copiez pas les pleureuses, ne jouez pas les prophètes tonitruants, n’entonnez pas de complaintes. Parfumez-vous la tête, çà n’empêche pas de faire pénitence.Donnez au monde l’exemple du sourire et de la joie, avec la certitude de l’espérance dont il manque. Sans la joie pascale le Carême n’irait nulle part ; mais la grâce a surabondé là où le péché inondait, c’est cela qu’il s’agit d’évoquer pour mieux en vivre. Joie intérieure d’abord, et il est entendu qu’il est des cas où il n’en faut pas demander plus.Seulement, ce n’est pas en constatant les méfaits du péché, à travers les informations d’actualité, que vous en trouverez la source : c’est en remontant, de là, vers le Seigneur de Noël et de Pâques, dans la foi.A moins pourtant que vous ne sachiez lire aussi, dans l’actualité, ce qu’on y met trop rarement en relief, les signes de la grâce à l’œuvre dans un monde racheté. Cela aussi mérite bien qu’on se réjouisse, mais cela aussi suppose qu’on ait foi en un Sauveur mort et ressuscité pour diviniser les hommes.  Année de la foi… année de la foi ?

Aumônier Hubert Vallet 1968

 

Année de la foi…  

Année de la joie ?...

careme

Le Carême :

mercredi des Cendres – mercredi 13 février 2013- au samedi saint – samedi 30 mars 2013.

 

Quarante jours pour nous préparer à célébrer la résurrection de Jésus-Christ.

 

Quarante jours, c’est le temps que le peuple de Dieu à passer dans le désert avant d’entrer dans la Terre Promise (livre de l’Exode).

 

 

 

Aumônier Hubert VALLET

1916 – 2009

 

prêtre du diocèse de Paris, le père Vallet a été aumônier militaire de 1946 à 1973.

Aumônier Air puis aumônier de la Marine il est devenu en 1963 Directeur de l’aumônerie de la Marine. Pendant plusieurs années il a été responsable de la revue «Lettre aux Séminaristes et Religieux Soldats » dont le passage cité est un extrait pour le Carême 1968

Paul VI avait décrété une année de la foi 1967-1968. 

cle-vatican

Exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ

Benoît XVI - Porta Fidei 2

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Saint du Jour

Nominis

30 septembre 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Jérôme - Père et Docteur de l'Église (✝ 420)
    Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu. A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l'Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l'apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d'une manière admirable, de bien des besoins de l'Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? » (Jb 9, 1-12.14-16)

    Lecture du livre de Job

        Job prit la parole et répondit à ses amis :
        « En vérité, je sais bien qu’il en est ainsi :
    Comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ?
        Si l’on s’avise de discuter avec lui,
    on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille.
        Il est plein de sagesse et d’une force invincible,
    on ne lui tient pas tête impunément.
        C’est lui qui déplace les montagnes à leur insu,
    qui les renverse dans sa colère ;
        il secoue la terre sur sa base,
    et fait vaciller ses colonnes.
        Il donne un ordre, et le soleil ne se lève pas,
    et sur les étoiles il appose un sceau.
        À lui seul il déploie les cieux,
    il marche sur la crête des vagues.
        Il fabrique la Grande Ourse, Orion,
    les Pléiades et les constellations du Sud.
        Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables,
    d’innombrables merveilles.
        S’il passe à côté de moi, je ne le vois pas ;
    s’il me frôle, je ne m’en aperçois pas.
        S’il s’empare d’une proie, qui donc lui fera lâcher prise,
    qui donc osera lui demander : “Que fais-tu là ?”
        Et moi, je prétendrais lui répliquer !
    je chercherais des arguments contre lui !
        Même si j’ai raison, à quoi bon me défendre ?
    Je ne puis que demander grâce à mon juge.
        Même s’il répond quand je fais appel,
    je ne suis pas sûr qu’il écoute ma voix ! »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 87 (88), 10bc-11, 12-13, 14-15)

    Refrain psalmique : (Ps 87, 3a)

    Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur !

    Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
    je tends les mains vers toi :
    fais-tu des miracles pour les morts ?
    leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?

    Qui parlera de ton amour dans la tombe,
    de ta fidélité au royaume de la mort ?
    Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
    et ta justice, au pays de l’oubli ?

    Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
    dès le matin, ma prière te cherche :
    pourquoi me rejeter, Seigneur,
    pourquoi me cacher ta face ?

  • Évangile : « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57-62)

    Acclamation : (Ph 3, 8-9)

    Alléluia. Alléluia.
    J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
    afin de gagner un seul avantage, le Christ
    et, en lui, d’être reconnu juste.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        en cours de route, un homme dit à Jésus :
    « Je te suivrai partout où tu iras. »
        Jésus lui déclara :
    « Les renards ont des terriers,
    les oiseaux du ciel ont des nids ;
    mais le Fils de l’homme
    n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

        Il dit à un autre :
    « Suis-moi. »
        L’homme répondit :
    « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
        Mais Jésus répliqua :
    « Laisse les morts enterrer leurs morts.
    Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

        Un autre encore lui dit :
    « Je te suivrai, Seigneur ;
    mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
    aux gens de ma maison. »
        Jésus lui répondit :
    « Quiconque met la main à la charrue,
    puis regarde en arrière,
    n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.