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  • Messe de l’Initiation Chrétienne - Samedi 12 mai 2012

Messe de l’Initiation Chrétienne - Samedi 12 mai 2012

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Cardinal Marc Ouellet
Préfet de la Congrégation pour les Evêques

CINQUANTE-QUATRIÈME
P
ÈLERINAGE MILITAIRE INTERNATIONAL
Lourdes, samedi 12 mai 2012

Homélie

   Messe de l’Initiation Chrétienne

 

St Paul aux Colossiens 3, 9-17

Psaume 26

St Jean 3, 1-6

 

                                                          

 

Les textes liturgiques que nous venons d’entendre éclairent bien le sens du Baptême et de la Confirmation que vont recevoir les 30 néophytes et les 74 confirmands, qui participeront ensuite pleinement à l’Eucharistie. Les 30 catéchumènes sont arrivés à la dernière étape de leur initiation chrétienne : par le baptême, ils sont identifiés au Christ pour vivre de sa vie filiale; par la confirmation, ils reçoivent le don de l’Esprit Saint pour témoigner du Christ ; par l’Eucharistie, ils participent au sacrifice de la Nouvelle Alliance et reçoivent pour la première fois le Corps et le sang du Christ en signe d’alliance avec lui. Ces trois sacrements constituent l’Initiation chrétienne. Le mystère de l’Initiation chrétienne est trop riche pour qu’une seule célébration, même si elle a lieu à Lourdes et dans le cadre impressionnant de ce pèlerinage militaire international, puisse suffire à en dévoiler toutes les richesses. Chers amis néophytes, vous aurez, comme nous y invitait la messe du 2ème dimanche de Pâques, à découvrir peu à peu « quel baptême vous a purifiés, quel Esprit vous a fait renaître et quel sang vous a rachetés ». Aujourd’hui, je voudrais seulement souligner combien ces trois sacrements de l’Initiation chrétienne nous associent à la vie trinitaire. C’est au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, que vous serez baptisés tout à l’heure. Un chrétien est d’abord quelqu’un qui croit en Dieu et qui vit au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, quelqu’un qui appartient à la Sainte Trinité. Mais ce sont les trois sacrements, chacun à un titre particulier, qui nous permettent d’entrer dans cette réalité nouvelle, dans la vie même de Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit, en établissant une relation singulière avec chacune des trois personnes divines.

 

L’évangile de St Jean nous a rapporté le conversation nocturne du Christ avec Nicodème. Retenons d’abord cette affirmation du Christ : « En vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. ». Jésus fait passer Nicodème des réalités visibles aux réalités invisibles. Chacun de nous est né d’un père et d’une mère, cette naissance est le point de départ de toute notre existence. Nicodème pense à cette réalité naturelle. Or Jésus lui révèle une autre naissance, la naissance spirituelle, qui ne vient pas de l’union conjugale mais de la Parole de Dieu. Il lui révèle le mystère du baptême comme nouvelle naissance à la vie divine et comme entrée dans le Royaume de Dieu. L’évènement du baptême est constitué par une Parole prononcée sur une personne par un ministre au nom de Dieu, une Parole créatrice qui transforme un pauvre pécheur en enfant bien-aimé du Père. Pour entrer dans le Royaume de Dieu, pour participer à la vie même de Dieu, l’homme doit naître de nouveau, non pas selon les lois de la chair, mais selon l’Esprit. Le baptême fait de vous des enfants de Dieu. Par le baptême, par cette naissance de l’eau et de l’Esprit, le Père vous adopte pour ses enfants et transforme votre existence en une histoire d’amour entre lui et vous. Il vous donne à son Fils bien-aimé, pour que vous puissiez réaliser avec Lui votre vocation personnelle. De même qu’au baptême de Jésus dans le Jourdain qui préfigurait le baptême chrétien, c’est d’abord le Père qui se révèle, de même en tout baptême chrétien le Père révèle son amour en nous incorporant au Christ.

 

L’onction du saint-chrême qui marque les nouveaux baptisés et les confirmands signifie le don de l’Esprit-Saint. L’Esprit va accomplir en eux ce qu’il a réalisé dans les Apôtres le jour de la Pentecôte. Il vient comme une force transfigurante qui donne l’amour et le courage pour témoigner du Christ.

 

L’Eucharistie couronne finalement toute l’initiation chrétienne car celle-ci atteint sa plénitude dans la communion des nouveaux baptisés et confirmés au Corps et au Sang du Christ, vrai Pain du Ciel que nous donne le Père. Mais si l’Eucharistie achève l’initiation chrétienne, elle en est aussi le perpétuel renouvellement. Chaque fois que nous participons au repas du Seigneur, nous devenons davantage ce que nous recevons. La foi nous fait grandir. Nous devenons des membres vivants de la famille de Dieu, l’Eglise.

 

Le chrétien baptisé, confirmé, eucharistié, n’est pas seul dans sa relation au Père, au Fils et à l’Esprit. Il est membre d’un peuple de frères. Par le baptême et la confirmation, Dieu fait de vous ses enfants bien-aimés, mais il vous donne aussi une mère, l’Eglise, avec laquelle nous grandissons spirituellement pour marcher dans la voie de la sainteté. L’Eglise baptise et ce sacrement lui donne des enfants, des chrétiens. Ce sacrement vous intègre dans un peuple, vous rend participants à la vie ecclésiale et nous donne des frères et des sœurs à aimer, pour « être un dans le Christ », car comme le rappelait saint Paul dans la première lecture : « il n’y a plus de Grec et de Juif, d’Israëlite et de païen, il n’y a plus de barbare, de sauvage, d’esclave, d’homme libre ; il n’y a que le Christ : en tous, il est tout ». Dans l’Eglise, il n’y a plus de frontières ; nous sommes un unique peuple solidaire, composé de multiples groupes aux cultures, aux sensibilités et aux modes d’action variés, en communion avec le Saint-Père et les évêques, pasteurs du troupeau. Cette unité est signe de richesse et de vitalité. Ayant entendu le même appel, faisant partie du même corps ecclésial, partageant avec tous ses membres la même et unique espérance, vous trouvez dans cette solidarité une force.

 

Cette unité s’exprime le plus clairement dans l’Eucharistie, sacrement de l’unité et de la charité. Don du Père, accomplissant jusqu’au bout la volonté du Père, Jésus se livre et se donne en nourriture et boisson ; l’eau vive qu’il donne pour que nous ayons la vie en abondance. Celui ou celle qui est invité à la vie chrétienne et qui s’engage par les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie appartient désormais à la communauté ecclésiale et son premier témoignage comme chrétien est la fidélité à la messe dominicale. Tenir son poste comme chrétien, c’est ne pas déserter l’assemblée quand le Seigneur nous convoque, de dimanche en dimanche, pour refaire nos forces et mieux le servir au quotidien. Notre foi en Dieu s’exprime par notre appartenance à l’Eglise à travers la pratique sacramentelle, en particulier la confession et l’Eucharistie. La messe nous fait communier au Corps du Christ ressuscité et nous fortifie en nous unissant les uns aux autres dans la foi et l’amour. Notre foi en Dieu et notre appartenance à l’Eglise se nourrissent de la communion fréquente au Corps du Christ ressuscité.

 

Cependant, le baptême, la confirmation et l’Eucharistie n’éloignent pas du monde, car nous, chrétiens, partageons les joies et les souffrances du monde d’aujourd’hui, et nous apportons notre contribution à la communauté humaine, en particulier pour vous au service de la paix. Le Seigneur nous appelle à remplir notre mission là où nous sommes, car « le poste que Dieu nous a assigné est si beau qu’il ne nous est pas permis de le déserter » (Lettre à Diognète). Entendons encore l’exhortation de saint Paul : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père ! ».

 

Chers jeunes, par l’eau du baptême, vous allez devenirs enfants du Père et membres de l’Eglise. Par l’onction de la confirmation, vous serez invités à participer pleinement à la mission ecclésiale. L’Eglise se réjouit avec vous, mais compte aussi sur vous . Et que Notre-Dame de Lourdes, qui vit en plénitude au cœur de Dieu où elle intercède pour nous, vous accompagne et vous protège. Amen !

 

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Saint du Jour

Nominis

1 avril 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Hugues de Grenoble - évêque de Grenoble (✝ 1132)
    x renvoi pour que la fête de Pâques 2018 soit la première.Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. Saint Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné. A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable. Au bout de deux années, Hugues, découragé, se retira à l'abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay. Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal. Ce fut lui qui procura à saint Bruno, son ancien professeur de Reims, la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre. Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible. Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités. Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux. Saint Hugues prit une part importante au concile de Vienne (1077) où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le pape Grégoire VII.Saint Hugues et Saint Bruno:Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses communautés et de grandes figures religieuses.En 1084 saint Bruno s'installe avec l'accord de saint Hugues, évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux. Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Il fonde aussi le monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)"L'évêque de Grenoble est né vers 1053 à Chateauneuf-sur-Isère dans la famille des seigneurs du lieu.Chanoine de l'Église de Valence, il fut associé à la réforme entreprise par Grégoire VII et son légat, Hugues évêque de Die. Devenu évêque, il accueillera saint Bruno au désert de Chartreuse. Il aurait voulu embrasser lui-même la vie monastique à la Chaise-Dieu. Il meurt après plus de cinquante ans d'épiscopat, le 1er avril 1132." (Saint Hugues, Évêque de Grenoble - diocèse de Valence)À Grenoble, en 1132, saint Hugues, évêque, qui travailla à réformer les moeurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l'exemple, pendant près de cinquante ans.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Dieu a envoyé son ange et délivré ses serviteurs » (Dn 3, 14-20.91-92.95)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
        le roi Nabucodonosor parla ainsi :
    « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago,
    que vous refusez de servir mes dieux
    et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
        Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner
    pour adorer la statue que j’ai faite,
    quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare,
    de la harpe, de la lyre, de la cornemuse
    et de toutes les sortes d’instruments ?
    Si vous n’adorez pas cette statue,
    vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ;
    et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
        Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor :
    « Ce n’est pas à nous de te répondre.
        Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer,
    il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi.
        Et même s’il ne le fait pas,
    sois-en bien sûr, ô roi :
    nous ne servirons pas tes dieux,
    nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »
        Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur
    contre Sidrac, Misac et Abdénago,
    et son visage s’altéra.
    Il ordonna de chauffer la fournaise
    sept fois plus qu’à l’ordinaire.
        Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats
    de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago
    et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

        Le roi Nabucodonosor les entendit chanter.
    Stupéfait, il se leva précipitamment
    et dit à ses conseillers :
    « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés,
    au milieu du feu ? »
    Ils répondirent :
    « Assurément, ô roi. »
        Il reprit :
    « Eh bien moi, je vois quatre hommes
    qui se promènent librement au milieu du feu,
    ils sont parfaitement indemnes,
    et le quatrième ressemble à un être divin. »
        Et Nabucodonosor s’écria :
    « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago,
    qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs !
    Ils ont mis leur confiance en lui,
    et ils ont désobéi à l’ordre du roi ;
    ils ont livré leur corps
    plutôt que de servir et d’adorer
    un autre dieu que leur Dieu. »

                – Parole du Seigneur.

  • Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

    Refrain psalmique : (Dn 3, 52)

    À toi, louange et gloire éternellement !

    Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

    Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

    Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

    Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

    Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

    Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

    Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/

  • Évangile : « Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :
    « Si vous demeurez fidèles à ma parole,
    vous êtes vraiment mes disciples ;
        alors vous connaîtrez la vérité,
    et la vérité vous rendra libres. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Nous sommes la descendance d’Abraham,
    et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.
    Comment peux-tu dire :
    “Vous deviendrez libres” ? »
        Jésus leur répondit :
    « Amen, amen, je vous le dis :
    qui commet le péché
    est esclave du péché.
        L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
    le fils, lui, y demeure pour toujours.
        Si donc le Fils vous rend libres,
    réellement vous serez libres.
        Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham,
    et pourtant vous cherchez à me tuer,
    parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
        Je dis ce que moi, j’ai vu
    auprès de mon Père,
    et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu
    chez votre père. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Notre père, c’est Abraham. »
    Jésus leur dit :
    « Si vous étiez les enfants d’Abraham,
    vous feriez les œuvres d’Abraham.
        Mais maintenant, vous cherchez à me tuer,
    moi, un homme qui vous ai dit la vérité
    que j’ai entendue de Dieu.
    Cela, Abraham ne l’a pas fait.
                Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
    Ils lui dirent :
    « Nous ne sommes pas nés de la prostitution !
    Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »
        Jésus leur dit :
    « Si Dieu était votre Père,
    vous m’aimeriez,
    car moi, c’est de Dieu que je suis sorti
    et que je viens.
    Je ne suis pas venu de moi-même ;
    c’est lui qui m’a envoyé. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.