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Homélie - Unis dans l’amour et la fidélité - Messe internationale du 54ème PMI

blason-cardinal-ouellet 

Cardinal Marc Ouellet
Préfet de la Congrégation pour les Evêques

CINQUANTE-QUATRIÈME
P
ÈLERINAGE MILITAIRE INTERNATIONAL
Dimanche 13 mai 2012

                                                           Homélie

Unis dans l’amour et la fidélité

«Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez en mon amour ”

 

Chers amis, chers frères et sœurs,

 

Cette admirable page de l’Evangile de saint Jean est un hymne à l’amour. Le mot « aimer », « amour », « ami », y est répété 11 fois. Ce sont les dernières confidences de Jésus, son testament, à quelques heures de sa Passion et de sa mort sur la Croix. L’enseignement de Jésus ne fait qu’un avec sa propre Personne. Tout ce qu’il dit du mystère de Dieu, de l’amour de Dieu pour nous, du prix de nos destinées, vient de sa propre relation filiale avec le Père. «Tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».  En ce passage de l’Evangile de saint Jean, Jésus nous donne à connaître ce qui constitue son secret : sa communion totale, sans ombre, sans réserve avec Dieu son Père. Parce qu’il est le Fils unique, né de Dieu de toute éternité, Jésus vit constamment devant son Père, recevant de lui tout ce qu’il est, tenant de lui toutes ses paroles. Ce texte est pour nous éblouissant. Pendant toute sa vie publique et jusqu’à la Croix, le Christ n’a cessé de chercher à faire la volonté de son Père, de rendre honneur à son Père, de nous révéler le vrai visage du Père.

  

            Cette révélation culmine dans la connaissance d’un Dieu qui est amour. « Dieu est amour » nous redisait saint Jean dans la deuxième lecture. Cela signifie que Dieu nous aime, il nous le dit par Jésus, il nous le manifeste par Jésus qui est mort pour nous. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». N’oublions jamais jusqu’où le Christ nous a aimés. Jusqu’à mourir sur une croix ! L’extrême de l’amour, c’est la croix glorieuse. Mais l’expression « Dieu est Amour » en saint Jean signifie encore davantage. Il n’est pas amour seulement parce qu’il nous aime, il est Amour en Lui-même. Il est Père, Fils et Saint-Esprit. Dieu nous aime et veut nous introduire dans cette communion d’amour qui règne entre le Père et le Fils dans l’Esprit-Saint. Le Père aime le Fils, le Fils aime le Père, et ils partagent la joie de leur amour avec le Saint Esprit d’Amour. Cet amour invisible s’est fait chair en Jésus de Nazareth. Le mystère d’amour divin est devenu visible, repérable : il a fait battre un cœur d’homme, Jésus-Christ : « Le Père m’a aimé ». En Jésus, le mouvement d’amour trinitaire commence à se répandre sur l’humanité.

 

            Nous avons donc à accueillir cet amour de Dieu, à y demeurer fidèle et à y répondre en aimant comme le Christ nous a aimés. Le grand fleuve de l’amour divin ne s’arrête pas. Il faut que les hommes, en étant « aimés » de Dieu, deviennent eux-mêmes « amour » à l’image de son amour. « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aimés… ». « Comme je vous aimés, aimez-vous les uns les autres ». Long apprentissage, qui ne peut pas se faire en dehors de l’obéissance à son commandement et en dehors de l’amour ! « Celui qui a mes commandements et qui les garde, dit le Seigneur, voilà celui qui m’aime ». L’amour de Dieu nous veut donc attentif, d’abord, à tout ce qui peut en nous développer le sens de Dieu, le sens du primat de Dieu. Aux premiers siècles, les disciples de Jésus ne se distinguaient pas uniquement par leur amour fraternel. Il y avait – et cela impressionnait beaucoup autour d’eux – leurs mœurs et le courage qu’ils manifestaient pour se défendre contre le paganisme décadent. Dans ce refus aussi on pouvait voir l’originalité chrétienne. « Nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus, écrit saint Paul aux Corinthiens, afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre existence mortelle » (2 Co 4, 10-11). Le Christ ne peut transparaître à travers ses disciples, faire d’eux des témoins de l’amour de Dieu, des témoins de la vie nouvelle en Dieu, que s’ils portent, dans leur chair et dans leur esprit, son amour crucifié. Seule l’humble soumission à ce commandement nouveau, à cette loi d’amour – même si elle est opposée à toutes les formes de l’égoïsme - nous apprend peu à peu qu’elle est une loi de liberté.

            La fidélité est une des caractéristiques de l’amour de Dieu. Dieu est fidèle, redit avec émerveillement toute la Bible. Son amour pour nous est fidèle. Et Jésus est le témoin fidèle de cet amour. Je voudrais avec vous réfléchir à divers aspects de la fidélité:

-  la fidélité est la dignité de l'homme,

-  la fidélité est le signe de l’amour.

 

1) La fidélité est l'honneur de l'homme : Vous ne vous y trompez pas: un homme inconstant, infidèle à sa parole, n'a pas votre estime. Le soldat infidèle a sa mission sera appelé lâche, le citoyen infidèle à sa patrie, un traître, le croyant infidèle à sa foi, un apostat. La fidélité est aux yeux de tous la noblesse de l'homme. Et particulièrement celle des soldats. Le soldat met son honneur à tenir ferme, à son poste, dans une fidélité qui peut aller jusqu'à la mort. Dans toutes les armées du monde, on garde la mémoire de tel ou tel combat, où, submergée par le nombre des attaquants, une petite troupe a tenu bon jusqu'au dernier. La fierté de notre Garde Suisse, au Vatican, est ce jour de mai 1527, où, dans Rome envahie par les troupes impériales, la petite troupe de la Garde Suisse s'est fait tuer pour protéger la vie du pape Clément VII. Oui, la fidélité est une haute valeur humaine.

2) La fidélité est la preuve de l'amour. Elle est la plus authentique preuve du véritable amour. “Si vous m'aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements... Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole”. Le véritable amour n'est jamais une flambée passagère, un feu de paille. Il se prouve dans la durée, dans la fidélité. Il n'est pas facile à l'homme de dominer le temps, mais c'est ainsi qu'il prouve la vérité et la profondeur de son amour. Souvent des vieux époux, chargés d'années, en portent témoignage devant de jeunes amoureux: “ Nous nous aimons toujours, comme au premier jour". En réalité, bien mieux encore, car la fidélité n'est pas une pure répétition, c'est 1'amour vivant. Le temps use les vieilles pierres inertes, il détruit les choses mortes, mais il enracine toujours plus profondément les grands arbres vivants. La fidélité, dans l'amitié, dans 1'amour humain, dans les engagements de la vie chrétienne, dans la foi, c'est toujours d’approfondir, d’épanouir davantage...

Mais comment peut-on vivre la fidélité, direz-vous, dans un monde où tout change si vite. Nous avons l'impression d'être emportés par des courants plus forts que nous. Les techniques, les modes, se succèdent. Aucun de nous n'est assuré de l'avenir. N'est-ce pas alors impossible, et même naïf, irresponsable, de promettre la fidélité ? C'est vrai: tous, nous avons au cœur cette inquiétude. Mais celle-ci doit nous aider à ne pas oublier l'essentiel : nous ne sommes pas seuls. La fidélité ne se vit pas tout seul. Elle ne consiste pas à se durcir en affirmant que l'on ne changera jamais. Elle s’appuie sur la grâce du Christ et la prière de l’Eglise. Elle compte sur l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise.

Votre fidélité s'approfondira donc de découverte en découverte, si vous la vivez aux côtés du Christ, au rythme de sa marche. Car il marche auprès de nous, il nous guide quand il fait nuit, et peut être nous porte-t-il lorsque nous sommes épuisés. Lui, il est fidèle, et notre fidélité, à nous, c'est de répondre à la sienne.

Chers amis, vous qui remplissez une mission de “service”, de service militaire, et vous qui avez choisi d'y consacrer votre vie, vous sentez tous que la fidélité, parfois difficile, est une haute preuve de la dignité de l'homme, et qu'elle est le signe authentique du véritable amour. “ Si vous aimez, vous serez fidèles”... Et vous saurez vivre cette fidélité dans la confiance humble du cœur à cœur. Fidélité d'une amitié qui ne lâche pas dans les moments difficiles. Fidélité au Dieu éternellement fidèle, à Jésus-Christ, le Témoin fidèle, qui sera pour toujours le modèle, le témoin, le garant et la source inépuisable de nos fidélités.

« Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».   Amen.

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Saint du Jour

Nominis

1 avril 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Hugues de Grenoble - évêque de Grenoble (✝ 1132)
    x renvoi pour que la fête de Pâques 2018 soit la première.Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. Saint Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné. A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable. Au bout de deux années, Hugues, découragé, se retira à l'abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay. Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal. Ce fut lui qui procura à saint Bruno, son ancien professeur de Reims, la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre. Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible. Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités. Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux. Saint Hugues prit une part importante au concile de Vienne (1077) où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le pape Grégoire VII.Saint Hugues et Saint Bruno:Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses communautés et de grandes figures religieuses.En 1084 saint Bruno s'installe avec l'accord de saint Hugues, évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux. Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Il fonde aussi le monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)"L'évêque de Grenoble est né vers 1053 à Chateauneuf-sur-Isère dans la famille des seigneurs du lieu.Chanoine de l'Église de Valence, il fut associé à la réforme entreprise par Grégoire VII et son légat, Hugues évêque de Die. Devenu évêque, il accueillera saint Bruno au désert de Chartreuse. Il aurait voulu embrasser lui-même la vie monastique à la Chaise-Dieu. Il meurt après plus de cinquante ans d'épiscopat, le 1er avril 1132." (Saint Hugues, Évêque de Grenoble - diocèse de Valence)À Grenoble, en 1132, saint Hugues, évêque, qui travailla à réformer les moeurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l'exemple, pendant près de cinquante ans.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Dieu a envoyé son ange et délivré ses serviteurs » (Dn 3, 14-20.91-92.95)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
        le roi Nabucodonosor parla ainsi :
    « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago,
    que vous refusez de servir mes dieux
    et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
        Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner
    pour adorer la statue que j’ai faite,
    quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare,
    de la harpe, de la lyre, de la cornemuse
    et de toutes les sortes d’instruments ?
    Si vous n’adorez pas cette statue,
    vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ;
    et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
        Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor :
    « Ce n’est pas à nous de te répondre.
        Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer,
    il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi.
        Et même s’il ne le fait pas,
    sois-en bien sûr, ô roi :
    nous ne servirons pas tes dieux,
    nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »
        Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur
    contre Sidrac, Misac et Abdénago,
    et son visage s’altéra.
    Il ordonna de chauffer la fournaise
    sept fois plus qu’à l’ordinaire.
        Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats
    de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago
    et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

        Le roi Nabucodonosor les entendit chanter.
    Stupéfait, il se leva précipitamment
    et dit à ses conseillers :
    « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés,
    au milieu du feu ? »
    Ils répondirent :
    « Assurément, ô roi. »
        Il reprit :
    « Eh bien moi, je vois quatre hommes
    qui se promènent librement au milieu du feu,
    ils sont parfaitement indemnes,
    et le quatrième ressemble à un être divin. »
        Et Nabucodonosor s’écria :
    « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago,
    qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs !
    Ils ont mis leur confiance en lui,
    et ils ont désobéi à l’ordre du roi ;
    ils ont livré leur corps
    plutôt que de servir et d’adorer
    un autre dieu que leur Dieu. »

                – Parole du Seigneur.

  • Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

    Refrain psalmique : (Dn 3, 52)

    À toi, louange et gloire éternellement !

    Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

    Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

    Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

    Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

    Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

    Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

    Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/

  • Évangile : « Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :
    « Si vous demeurez fidèles à ma parole,
    vous êtes vraiment mes disciples ;
        alors vous connaîtrez la vérité,
    et la vérité vous rendra libres. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Nous sommes la descendance d’Abraham,
    et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.
    Comment peux-tu dire :
    “Vous deviendrez libres” ? »
        Jésus leur répondit :
    « Amen, amen, je vous le dis :
    qui commet le péché
    est esclave du péché.
        L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
    le fils, lui, y demeure pour toujours.
        Si donc le Fils vous rend libres,
    réellement vous serez libres.
        Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham,
    et pourtant vous cherchez à me tuer,
    parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
        Je dis ce que moi, j’ai vu
    auprès de mon Père,
    et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu
    chez votre père. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Notre père, c’est Abraham. »
    Jésus leur dit :
    « Si vous étiez les enfants d’Abraham,
    vous feriez les œuvres d’Abraham.
        Mais maintenant, vous cherchez à me tuer,
    moi, un homme qui vous ai dit la vérité
    que j’ai entendue de Dieu.
    Cela, Abraham ne l’a pas fait.
                Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
    Ils lui dirent :
    « Nous ne sommes pas nés de la prostitution !
    Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »
        Jésus leur dit :
    « Si Dieu était votre Père,
    vous m’aimeriez,
    car moi, c’est de Dieu que je suis sorti
    et que je viens.
    Je ne suis pas venu de moi-même ;
    c’est lui qui m’a envoyé. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.