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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • PMI
  • Intervention de S.E. le Cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Évêques - 54 PMI Samedi 12 mai

Intervention de S.E. le Cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Évêques - 54 PMI Samedi 12 mai

CINQUANTE-QUATRIÈME
P
ÈLERINAGE MILITAIRE INTERNATIONAL

Lourdes, 12 mai 2012


« L’APPORT SPÉCIFIQUE DES AUMONERIES MILITAIRES

DANS LA RECHERCHE DE LA PAIX ENTRE LES NATIONS »

S.E. le Cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Évêques

Je tiens d’abord à exprimer mes salutations respectueuses aux Ordinaires Militaires et aux Délégués présents, aux Officiers généraux et aux Membres de gouvernements des différents pays qui participent à ce Pèlerinage; je salue, en particulier, S.E. Monseigneur Luc Ravel, Évêque aux Armées françaises, ainsi que tous ses collaborateurs, à commencer par le directeur du Pèlerinage Militaire International, et le remercie de m'avoir invité et offert l’occasion d’exposer un sujet d'une grande actualité et d’une importance croissante.

L’aumônerie militaire est au service des militaires. C’est la raison d’être de l’Ordinariat Militaire, d’un Diocèse aux armées.

Comme l'a souligné le Bienheureux Pape Jean-Paul II, l'Église « a toujours voulu offrir avec un zèle louable et proportionné [...] la prise en charge spirituelle des soldats »[1], en effet, poursuit Jean-Paul II : les militaires « constituent une catégorie sociale particulière »[2] , « en raison des conditions particulières de leur vie [...] ils ont besoin d'un soin pastoral concret et spécifique »[3]. Ces déclarations ont une double signification, individuelle et communautaire. D'une part, chaque militaire, en tant que baptisé, en raison de son état de vie, a besoin d'un soutien spécifique. D'autre part, le militaire, est membre d'une Église particulière, l'Église de l’Ordinariat Militaire, composée (en plus d'une hiérarchie ecclésiastique) par le « peuple chrétien militaire », c’est-à-dire les militaires et les employés des forces armées; leurs familles et le personnel de service; les élèves des écoles militaires, les patients et les employés des hôpitaux et des maisons de repos militaires ainsi que tous les fidèles, qu'ils soient ou non membres d'un institut religieux, qui exercent une activité de façon stable à la demande ou avec le consentement de l'Ordinaire Militaire[4].

Il en résulte que l'assistance spirituelle des militaires, pour être concrète et précise, doit être adaptée au statut du militaire, qui, avant d'être un membre d'une catégorie socio-professionnelle, celle de l’armée, est membre d'une communauté familiale et ecclésiale, mais qu’elle doit tenir compte aussi de l’évolution du rôle des militaires dans le contexte actuel.

Évolution du rôle des militaires dans le contexte contemporain

Nous assistons, dans le monde contemporain, à une évolution du rôle des militaires, toujours plus engagés dans des opérations humanitaires et dans des missions de paix qui suivent la guerre (les missions dites de maintien de la paix et de consolidation de la paix dans le langage juridique international). Les militaires sont appelés à devenir des « artisans de paix » (Mt 5:12), "des ministres de la sécurité et la liberté des peuples"[5], tel que l’enseigne le Concile Vatican II, et ils sont perçus de cette façon par la société civile. Le vaste point de vue du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église se résume en ces termes: «Toute personne qui sert dans l'armée est effectivement appelé à défendre le bien, la vérité et la justice dans le monde"[6].

De 1948 à 2012, il y a eu 66 missions de paix sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies dans toutes les régions du monde ou dans les pays traversés par de graves conflits et des tensions de nature politique, culturelle ou religieuse (Il y en a plus de 16 actuellement). Dans ce contexte, le VIème Congrès des Ordinaires Militaires a réaffirmé que le militaire chrétien, en particulier, est appelé à se distinguer « non seulement par l'intégrité de sa vie et l'accueil inconditionnel de tous, mais aussi pour la clarté des raisons morales qui l'inspirent dans sa profession "[7].

Quel apport des aumôneries militaires dans ce contexte ?

Les aumôneries militaires ont pour mission d’apporter aux militaires une assistance spirituelle concrète et spécifique. Cette spécificité est motivée par l'état de vie et par le service rendu par le militaire, appelé à être artisan de paix, mais plus encore par le sens que la paix revêt pour le chrétien. Le militaire chrétien, en effet, est appelé non seulement à prévenir, gérer ou mettre fin à un conflit, mais aussi à contribuer à la réconciliation et à la construction d'un ordre fondé sur la vérité, la justice, l'amour et la liberté, selon la magistrale définition de paix laissée par le Bienheureux Jean XXIII dans l’Encyclique Pacem in Terris (n°18 et suivants). Le militaire chrétien en mission est appelé à être témoin de l'Évangile dans des situations difficiles et parfois dramatiques, et à donner de l'espoir aux plus faibles et à ceux qui sont sans défense; il est également appelé à coopérer à l'édification du Corps du Christ au sein de la réalité militaire même, comme ferment apostolique et missionnaire, tel que prescrit par la Constitution Apostolique Spirituali militum curae (n° IX).

Sur ces bases se révèlent d'une importance fondamentale l'évangélisation et la catéchèse des militaires. La pastorale militaire doit promouvoir la charité et la dignité humaine, l’unité de la famille humaine et la paix. Comme le faisait remarquer le Bienheureux Jean Paul II, lors du Jubilé de l'armée et des forces de police en 2000, aux militaires : « convient le rôle de sentinelle, qui regarde loin pour éviter le danger et promouvoir en tout lieu la justice et la paix » (n ° 2).

Enfin, puisque les missions de paix sont principalement de nature internationale et qu’elles offrent en conséquence au militaire catholique l'opportunité d'interagir avec des militaires et des civils de différentes religions, devraient être cultivés, en cohérence avec le Magistère, un esprit œcuménique envers les chrétiens des autres confessions, et un esprit de dialogue avec les fidèles des autres religions.

Les missions à l’étranger, mais aussi les temps de formation peuvent être des périodes de stress et les aumôneries sont un point de référence pour les soldats, les plus jeunes surtout, en particulier pour ceux qui se sentent seuls et ceux qui sont besoin de soutien. Par ailleurs, une attention particulière doit être accordée à la prise en charge spirituelle de la famille du soldat, appelée à soutenir humainement et spirituellement le militaire en sa mission.

Cette proximité et cet accompagnement que les aumôneries militaires apportent pendant la formation et à l’étranger ne sont jamais perdus. Les jeunes soldats reviendront à la maison, dans leur famille ou au travail avec une meilleure appréciation des valeurs spirituelles qui contribuent au bien de la société.

   La formation du militaire au droit humanitaire

Comme cela a été réaffirmé lors du VIème Congrès des Ordinaires Militaires à Rome, la formation du militaire au droit international humanitaire apparait, aujourd’hui, toujours plus nécessaire. Comme l'a souligné à plusieurs reprises le Saint-Père Benoît XVI dans son Message pour la célébration de la XXXIXème Journée mondiale de la paix : « le droit humanitaire doit être considéré parmi les expressions les plus heureuses et les plus efficaces des exigences qui émanent de la vérité de la paix » (n ° 7). Le droit humanitaire, en fait, est animé par la noble intention d'affirmer la dignité humaine et la solidarité entre les partis adverses, et de « réduire l'ampleur de la guerre »[8]. Le christianisme, avec son patrimoine humain et spirituel, et avec le témoignage de prêtres et de fidèles laïcs qui se sont consacrés au cours des siècles à l’assistance matérielle et spirituelle des militaires, a joué un rôle central dans la genèse et le développement du droit humanitaire.

Le Saint-Siège soutient le développement du droit humanitaire, depuis ses débuts, et en plus d’avoir reconnu tous les instruments en vigueur, il a adopté un engagement spécial pour la promotion et la formation au droit humanitaire. En particulier, la Congrégation pour les Évêques, conjointement avec le Conseil Pontifical pour la Justice et la Paix, a organisé à cet effet, trois Cours Internationaux pour la formation des Aumôniers militaires.

Dans le monde d’aujourd’hui, le droit humanitaire est aussi confronté à des questions très complexes, tellement complexes qu’elles poussent à mettre en doute sa propre adhésion à la réalité et son application concrète: il suffit de mentionner la guerre globale contre le terrorisme, le nombre croissant de conflits locaux, avec leurs graves implications internationales; l’avancée des concepts de guerre asymétrique et de guerre préventive, la mise en place de la Cour Pénale Internationale, l'utilisation d'armes de plus en plus sophistiquées et meurtrières. Cependant, malgré l’exigence d'une amélioration toujours grande de ce droit, comme l'a souligné le Saint-Père Benoît XVI dans le Message pour la célébration de la XXXIXème Journée mondiale de la Paix (n ° 7), il faut réaffirmer les principes et les fondements et l'application correcte du droit humanitaire, de façon à ce que puisse grandir toujours plus « la vérité de la paix », même au milieu des situations de guerre et de conflit.

On comprend, par conséquent, l'importance aujourd'hui de la formation du militaire au droit humanitaire, considérée par l'Église dans les Ordinariats Militaires comme une étape préliminaire et un élément essentiel de l'évangélisation même du militaire.[9] L'histoire montre clairement la voie à suivre autant que possible; l'Église de l’Ordinariat Militaire, en effet, se propose d'accorder une attention intelligente, prudente et respectueuse à la culture militaire, aux méthodes et aux systèmes d'enseignements, aux principes et contenus s’inspirant de la doctrine et de la pratique militaire; cela afin d'intégrer avec les principes de la religion Catholique la formation des forces armées.

Conclusion

Dans la perspective chrétienne, la paix représente une valeur qui doit être poursuivie dans tous les domaines de la vie humaine, privée et publique, elle est un droit fondamental de chaque personne et de chaque peuple. En fait, elle constitue, le don et le message de Jésus-Christ, venu apporter la paix (cf. Jn 14, 27), et la mission de l'Église, laquelle est, dans le Christ, « sacrement, c’est-à-dire, un signe et un instrument de la paix dans le monde et pour le monde »[10]. Toutefois, comme il est indiqué par le Concile Vatican II, la guerre n’est pas éradiquée de la condition humaine; une circonstance qui justifie l'existence, dans les États, des forces armées, dont l'action doit être mise au service de la paix[11].

Dans ce contexte, les missions de paix assument un rôle particulier grâce auxquelles on cherche à consolider ou à rétablir la paix à la suite d’un conflit armé; missions dans lesquelles le militaire est appelé à être artisan de paix. C’est particulièrement en ces missions que le militaire chrétien doit témoigner de l'Évangile de la vie et de la solidarité.

Le Saint-Père Benoît XVI à l'occasion de l'Audience accordée aux participants au VIème Congrès International des Ordinaires Militaires (22 Octobre 2011), a rappelé: "La vie militaire d'un chrétien doit être mise en relation avec le premier et le plus grand des commandements, celui de l'amour de Dieu et du prochain, parce que le militaire chrétien est appelée à réaliser une synthèse à travers laquelle il est possible d'être aussi militaire par amour, en accomplissant le « ministerium pacis inter arma ». Le Pape a conclu en disant: « Les raisons pastorales qui sont la base de l'Ordinariat Militaire sont de grande actualités. L'œuvre d'évangélisation dans le monde militaire exige une croissante responsabilisation, de sorte que dans ce contexte, elle soit une annonce toujours nouvelle, convaincue et joyeuse de Jésus-Christ, seul espoir de vie et de paix pour l’humanité ».



1 Jean-Paul II, Const. ap. Spirituali militum curae, part introductive.

2 Ibidem

3 Ibidem

4 Cf. Jean-Paul II, Const. ap. Spirituali militum curae, n° I et X.

[5] Concile Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, n°79.

[6] CONSEIL PONTIFICAL « JUSTICE ET PAIX », Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église, n.502

7 Église Ordinariat Militaire, n°45.

[8]Concile Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, n°79.

[9]Cf. Église Ordinariat Militaire,n. 8.

[10] Cf. Église Ordinariat Militaire,n°9.

[11] Cf. Concile Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, n°79

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Saint du Jour

Nominis

1 avril 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Hugues de Grenoble - évêque de Grenoble (✝ 1132)
    x renvoi pour que la fête de Pâques 2018 soit la première.Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. Saint Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné. A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable. Au bout de deux années, Hugues, découragé, se retira à l'abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay. Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal. Ce fut lui qui procura à saint Bruno, son ancien professeur de Reims, la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre. Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible. Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités. Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux. Saint Hugues prit une part importante au concile de Vienne (1077) où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le pape Grégoire VII.Saint Hugues et Saint Bruno:Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses communautés et de grandes figures religieuses.En 1084 saint Bruno s'installe avec l'accord de saint Hugues, évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux. Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Il fonde aussi le monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)"L'évêque de Grenoble est né vers 1053 à Chateauneuf-sur-Isère dans la famille des seigneurs du lieu.Chanoine de l'Église de Valence, il fut associé à la réforme entreprise par Grégoire VII et son légat, Hugues évêque de Die. Devenu évêque, il accueillera saint Bruno au désert de Chartreuse. Il aurait voulu embrasser lui-même la vie monastique à la Chaise-Dieu. Il meurt après plus de cinquante ans d'épiscopat, le 1er avril 1132." (Saint Hugues, Évêque de Grenoble - diocèse de Valence)À Grenoble, en 1132, saint Hugues, évêque, qui travailla à réformer les moeurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l'exemple, pendant près de cinquante ans.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Dieu a envoyé son ange et délivré ses serviteurs » (Dn 3, 14-20.91-92.95)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
        le roi Nabucodonosor parla ainsi :
    « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago,
    que vous refusez de servir mes dieux
    et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?
        Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner
    pour adorer la statue que j’ai faite,
    quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare,
    de la harpe, de la lyre, de la cornemuse
    et de toutes les sortes d’instruments ?
    Si vous n’adorez pas cette statue,
    vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ;
    et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
        Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor :
    « Ce n’est pas à nous de te répondre.
        Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer,
    il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi.
        Et même s’il ne le fait pas,
    sois-en bien sûr, ô roi :
    nous ne servirons pas tes dieux,
    nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »
        Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur
    contre Sidrac, Misac et Abdénago,
    et son visage s’altéra.
    Il ordonna de chauffer la fournaise
    sept fois plus qu’à l’ordinaire.
        Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats
    de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago
    et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

        Le roi Nabucodonosor les entendit chanter.
    Stupéfait, il se leva précipitamment
    et dit à ses conseillers :
    « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés,
    au milieu du feu ? »
    Ils répondirent :
    « Assurément, ô roi. »
        Il reprit :
    « Eh bien moi, je vois quatre hommes
    qui se promènent librement au milieu du feu,
    ils sont parfaitement indemnes,
    et le quatrième ressemble à un être divin. »
        Et Nabucodonosor s’écria :
    « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago,
    qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs !
    Ils ont mis leur confiance en lui,
    et ils ont désobéi à l’ordre du roi ;
    ils ont livré leur corps
    plutôt que de servir et d’adorer
    un autre dieu que leur Dieu. »

                – Parole du Seigneur.

  • Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

    Refrain psalmique : (Dn 3, 52)

    À toi, louange et gloire éternellement !

    Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

    Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

    Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

    Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

    Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

    Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

    Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/

  • Évangile : « Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres » (Jn 8, 31-42)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :
    « Si vous demeurez fidèles à ma parole,
    vous êtes vraiment mes disciples ;
        alors vous connaîtrez la vérité,
    et la vérité vous rendra libres. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Nous sommes la descendance d’Abraham,
    et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.
    Comment peux-tu dire :
    “Vous deviendrez libres” ? »
        Jésus leur répondit :
    « Amen, amen, je vous le dis :
    qui commet le péché
    est esclave du péché.
        L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
    le fils, lui, y demeure pour toujours.
        Si donc le Fils vous rend libres,
    réellement vous serez libres.
        Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham,
    et pourtant vous cherchez à me tuer,
    parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.
        Je dis ce que moi, j’ai vu
    auprès de mon Père,
    et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu
    chez votre père. »
        Ils lui répliquèrent :
    « Notre père, c’est Abraham. »
    Jésus leur dit :
    « Si vous étiez les enfants d’Abraham,
    vous feriez les œuvres d’Abraham.
        Mais maintenant, vous cherchez à me tuer,
    moi, un homme qui vous ai dit la vérité
    que j’ai entendue de Dieu.
    Cela, Abraham ne l’a pas fait.
                Vous, vous faites les œuvres de votre père. »
    Ils lui dirent :
    « Nous ne sommes pas nés de la prostitution !
    Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »
        Jésus leur dit :
    « Si Dieu était votre Père,
    vous m’aimeriez,
    car moi, c’est de Dieu que je suis sorti
    et que je viens.
    Je ne suis pas venu de moi-même ;
    c’est lui qui m’a envoyé. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.