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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

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  • 61ème Pèlerinage Militaire International « Cherche la paix et poursuis la... » (Psaume 34,15)

61ème Pèlerinage Militaire International « Cherche la paix et poursuis la... » (Psaume 34,15)

61ème Pèlerinage Militaire International
« Cherche la paix et poursuis la... » (Psaume 34,15)

A hauteur d'homme, chacun mesure l'extrême difficulté à maintenir équilibrée cette forme d'harmonie que l'on appelle « paix ». Négligée parfois, incertaine souvent, elle est pourtant affaire de tous et à faire par tous !
La thématique 2019 du 61ème Pèlerinage Militaire International, organisé comme tous les ans à Lourdes, nous invite à réfléchir sur cette notion, ô combien fondamentale, de la paix.
Ainsi, le Pèlerinage Militaire International n'est-il pas un formidable lieu où l'on peut se saisir d'une « paix » multiforme conjuguée en toutes les langues ?

• Cherche la paix...

Le militaire est un homme de valeurs. De solides bases humanistes sur lesquelles viennent reposer deux piliers de la condition militaire : une volonté d'engagement au service de l'autre et un profond sens du dévouement.
Cependant, c'est une évidence, le métier des armes entraîne de nombreuses interrogations pour celui qui l'exerce. A vrai dire, il bouscule, il questionne.
D'abord dans nos idéaux moraux. De multiples situations, notamment sur les théâtres d'opérations extérieures, nous soumettent à la difficulté du « cas de conscience ».
Ensuite, dans notre idéal de vie personnelle. Pour servir une cause collective, l'on doit, bien évidemment, faire des choix et des concessions privées. Ce n'est pas toujours simple.
Enfin, plus que tout autre personne, le militaire se tient sur le mince seuil de la porte qui sépare le Bien du Mal.
En tout état de cause, la passerelle entre l'amour de Dieu et la volonté des hommes, est résolument un lieu à l'épreuve du feu mais aussi de la Foi.
De fait, pour être un acteur de la paix, encore faut-il l'être avec soi-même.

•… Poursuis la.

Pour rayonner pleinement sur la communauté, la paix est, sans conteste, une quête individuelle et touche du doigt une autre forme de transcendance, la réconciliation. Cet acte personnel, à l'aura collectif, est un processus nécessaire permettant de retrouver le sens de ce que l'on est réellement et de ce que l'on fait consciemment.
C'est dans cette démarche que s'inscrit le pèlerin militaire lorsqu'il se rend à Lourdes. Il vient se retrouver, auprès de Dieu et de la Vierge Marie, pour une confrontation avec lui-même.
En acceptant la rencontre du sacré et du réel, en recevant la communion d'âme et d'esprit, devant la grotte, aux pieds de Marie, il réalise un acte de réconciliation personnelle. Cela lui permet de retrouver le point d'équilibre avec Dieu et d'accueillir pleinement les grâces de la miséricorde.
Celles-ci laisseront fructifier en lui la paix du cœur, celle procurée par le don de l'amour divin. A ce sujet, l'évangile selon Saint Jean (Jean 14:27) nous rapporte ces paroles du Christ : « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde vous donne. »

Ce passage nous éclaire doublement. A la fois sur la simplicité du cadeau de la charité spirituelle mais aussi, paradoxalement, sur son insaisissabilité matérielle.
Les sociétés modernes, en détournant de l'humain par des artefacts matériels, censés nous procurer un bien-être, nous détachent peu à peu de la réalité de nos vies. La pensée et nos façon d'être se replient et s'individualisent. Pourtant, la parole nous enjoint de ne pas agir égoïstement et de partager allègrement cette paix.
Alors, au final, comment offrir cette paix qu'on ne peut ni voir, ni toucher ni sentir ?

• soldat, témoin de la paix.

C'est dans notre cœur, où réside Dieu, que s'exerce la puissance de l'amour donné. Cela rejailli de façon tangible, derrière des actions humaines et visibles de concorde. Lesquelles irradient d' une énergie incroyable, puisant tout simplement son origine en chacun de nous, on l'appelle la fraternité...
Savoir encore reconnaître l'autre comme un frère, à la fois, de cœur, d'âme et d'armes, c'est la grâce offerte par l'Esprit aux militaires et permet de transmettre la paix à la suite du Dieu Père et Fils « qui n'a pas honte de nous appeler frère » (He 2,11). Ils offrent, à ce titre, un témoignage de la parole Dieu et souligne la nécessité primordiale de veiller sur le feu de la paix qu'il nous a laissé et d'en porter fièrement les flambeaux à travers le monde pour raviver l'espérance dans le tragique.
Le pèlerinage militaire est d'abord l'occasion d'aller à sa propre rencontre. D'ouvrir son cœur à une introspection spirituelle et de panser des maux, quels qu'ils soient, en revenant à l'essentiel de nos vies et de notre engagement militaire : l'humain.
A l'heure où la paix mondiale n'a jamais été aussi fragile, il est peut-être temps de réfléchir sur le message central de fraternité que nous livre le Pèlerinage Militaire International.
Sommes-nous toujours emplis d'empathie, de compassion, d'écoute envers l'autre ? Sommes-nous quotidiennement des facilitateurs de paix ?
Pour les artisans de paix que nous sommes, voici un cheminement spirituel intéressant à mener durant ces trois journées du Pèlerinage Militaire Internationale, aux côtés de Dieu, de Marie et de l'ensemble de nos frères d'armes, à la recherche de ce qui paraît résolument insaisissable...

Mots-clés: pelerinage, paix, pmi, pèlerinage militaire international, psaumes

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Saint du Jour

Nominis

30 mars 2020

Tous les saints du jour
  • Bienheureux Amédée IX - Duc de Savoie (✝ 1472)
    Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la sœur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d'épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l'exercice du pouvoir. Il fut obligé d'abdiquer en sa faveur. Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d'une grande charité envers les pauvres. "Amédée de Savoie met les pauvres à l'honneur et les riches au rencart", disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677. Il est fêté en Savoie le 27 avril. Béatifié en 1677 suite à une demande faite par saint François de Sales en 1612.Illustration: tableau du XVIIe siècle attribué à Jean Baize - musée de Chambéry (Joconde, portail des collections des musées de France)Des paroisses sont sous son patronage dont la paroisse de La Trinité 06340 - diocèse de Nice Le 30 mars au martyrologe romain: À Verceil dans le Piémont, en 1472, le bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, qui fut plus porté à la dévotion qu'à la gestion des affaires publiques et favorisa, par son action et son zèle continu, la cause des pauvres, des veuves et des orphelins.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout cela » (Dn 13, 41c-62 (lecture brève))

    Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
    le peuple venait de condamner à mort Suzanne.
    Alors elle cria d’une voix forte :
    « Dieu éternel,
    toi qui pénètres les secrets,
    toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
    tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage.
    Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait
    de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

    Le Seigneur entendit sa voix.
    Comme on la conduisait à la mort,
    Dieu éveilla l’esprit de sainteté
    chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
    qui se mit à crier d’une voix forte :
    « Je suis innocent
    de la mort de cette femme ! »
    Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda :
    « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
    Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit :
    « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ?
    Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité,
    vous avez condamné une fille d’Israël.
    Revenez au tribunal,
    car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

    Tout le peuple revint donc en hâte,
    et le collège des anciens dit à Daniel :
    « Viens siéger au milieu de nous
    et donne-nous des explications,
    car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
    Et Daniel leur dit :
    « Séparez-les bien l’un de l’autre,
    je vais les interroger. »
    Quand on les eut séparés,
    Daniel appela le premier et lui dit :
    « Toi qui as vieilli dans le mal,
    tu portes maintenant le poids des péchés
    que tu as commis autrefois
    en jugeant injustement :
    tu condamnais les innocents
    et tu acquittais les coupables,
    alors que le Seigneur a dit :
    “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
    Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme,
    dis-nous sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un sycomore. »
    Daniel dit :
    « Voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu,
    et il va te mettre à mort. »
    Daniel le renvoya, fit amener l’autre
    et lui dit :
    « Tu es de la race de Canaan et non de Juda !
    La beauté t’a dévoyé
    et le désir a perverti ton cœur.
    C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël,
    et, par crainte, elles se donnaient à vous.
    Mais une fille de Juda
    n’a pu consentir à votre crime.
    Dis-moi donc sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un châtaignier. »
    Daniel lui dit :
    « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu attend, l’épée à la main,
    pour te châtier,
    et vous faire exterminer. »

    Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur
    et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
    Puis elle se retourna contre les deux anciens
    que Daniel avait convaincus de faux témoignage
    par leur propre bouche.
    Conformément à la loi de Moïse,
    on leur fit subir la peine
    que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
    on les mit à mort.
    Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

    Refrain psalmique : (cf. 22, 4)

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi, Seigneur.

    Le Seigneur est mon berger :
    je ne manque de rien.
    Sur des prés d’herbe fraîche,
    il me fait reposer.

    Il me mène vers les eaux tranquilles
    et me fait revivre ;
    il me conduit par le juste chemin
    pour l’honneur de son nom.

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi :
    ton bâton me guide et me rassure.

    Tu prépares la table pour moi
    devant mes ennemis ;
    tu répands le parfum sur ma tête,
    ma coupe est débordante.

    Grâce et bonheur m’accompagnent
    tous les jours de ma vie ;
    j’habiterai la maison du Seigneur
    pour la durée de mes jours.

  • Évangile : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)

    Acclamation : (cf. Ez 33, 11)

    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    À employer de préférence les années A et B

              En ce temps-là,
      Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
                              Dès l’aurore, il retourna au Temple.
    Comme tout le peuple venait à lui,
    il s’assit et se mit à enseigner.
      Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
    qu’on avait surprise en situation d’adultère.
    Ils la mettent au milieu,
      et disent à Jésus :
    « Maître, cette femme
    a été surprise en flagrant délit d’adultère.
      Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
    de lapider ces femmes-là.
    Et toi, que dis-tu ? »
      Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
    afin de pouvoir l’accuser.
    Mais Jésus s’était baissé
    et, du doigt, il écrivait sur la terre.
      Comme on persistait à l’interroger,
    il se redressa et leur dit :
    « Celui d’entre vous qui est sans péché,
    qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
      Il se baissa de nouveau
    et il écrivait sur la terre.
      Eux, après avoir entendu cela,
    s’en allaient un par un,
    en commençant par les plus âgés.
    Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
      Il se redressa et lui demanda :
    « Femme, où sont-ils donc ?
    Personne ne t’a condamnée ? »
      Elle répondit :
    « Personne, Seigneur. »
    Et Jésus lui dit :
    « Moi non plus, je ne te condamne pas.
    Va, et désormais ne pèche plus. »

                            – Acclamons la Parole de Dieu.