Don pour le projet de la direction diocésaine

img project direction diocesaine

La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • PMI
  • Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

lourdes 59 pmi images« Si quelqu’un m’aime… Celui qui ne m’aime pas… Si vous m’aimiez… » Jn 14 (évangile du jour)

 

Nous sommes au dernier repas du dernier soir : par trois fois le Christ interpelle ses disciples sur l’amour qu’ils ont pour lui.  Après sa résurrection, au bord du lac de Galilée, il interroge Pierre par trois fois : « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21)

 

Terrible question que nous pouvons nous poser : Aimons-nous le Christ ? Il aime tendrement chacun de nous. Mais la réciproque est-elle vraie ? Entendons-bien cette question roulant dans nos esprits : comme Pierre, nous Le suivons sur les routes de la vie. Comme Pierre, nous croyons en sa Seigneurie.  Alors comme Pierre, nous  sommes interrogés par Jésus : m’aimes-tu ?

 

  • La foi en lui jusqu’à l’amour pour Lui.

 

Lorsque nous avons été baptisés ou parce que nous l’avons rencontré, la foi est née en nous. La foi est une connaissance même si elle est une connaissance donnée. Or nous pouvons connaître sans aimer. Nous pouvons suivre un homme parce qu’il nous inspire confiance. Ainsi dans le commandement ou dans l’expertise. Mais sans pour autant l’aimer. De la même façon, nous pouvons par la foi connaître le Christ sans élan pour lui, sans ressentir une réelle émotion pour lui. Car si l’amour ne s’arrête pas à l’émotion, il ne l’élimine pas : tendresse sympathie, douceur, attachement, désir… une multitude de sentiments et d’émotions accompagnent l’amour. En cas contraire, nous éprouvons bien un intérêt pour une personne mais sans l’aimer encore.

 

Aimer présuppose une certaine connaissance de l’autre. Mais souvent l’amour déborde rapidement cette connaissance. La connaissance de l’autre prend son temps et parfois une existence tout entière ne suffit pas à percer les secrets du cœur. Mais l’amour va plus vite et il va plus loin que la connaissance. Sur un champ de bataille, on peut donner sa vie pour un camarade sans bien le connaître. Dans le champ de la famille, on aime sans étudier l’autre sous toutes ses coutures.

 

Cette différence entre connaître et aimer renouvelle la question du Christ : « tu crois vraiment en moi, je n’en doute pas, mais m’aimes-tu vraiment ? »

 

  • Aimer l’Invisible.

 

Une grande difficulté pour aimer le Christ tient à ce que nous ne le voyons pas. Notre connaissance par la foi n’est pas une vision par les yeux. Tout se complique : connaître n’est pas aimer. Mais, en plus, dans la foi, cette connaissance ne nous donne pas de voir le Christ ! Comment pourrions-nous l’aimer si nous ne le voyons pas ?

 

Revenons à cette vérité : l’invisible n’est pas l’irréel. Ni l’inefficace. Ni l’inimaginable. L’invisible traverse nos vies et il laisse ses effets visibles. Au point que nous pourrions avancer la formule : l’invisible, c’est l’essentiel pour le cœur. Pensons à l’amour de notre épouse, invisible mais bien réel.

 

De plus, si Jésus est aujourd’hui pour nous retenu dans le filet de l’invisible, il s’était montré aux disciples qui en ont témoigné. Cette mémoire vivante s’est gardée et elle traverse les siècles. Cet Invisible divin a bouleversé des vies humaines avant la nôtre et nous pouvons nous fier à ces témoins de l’histoire sainte.

A défaut de le voir, pour aimer l’Invisible divin, nous avons à reconnaître ses signes. Car il signe son action. Il laisse des traces visibles. Et il donne de les voir et de les lire. Qui serait-il pour exiger de voir des signes si nous étions aveugles ? Qui serait-Il pour réclamer de les comprendre s’ils sont en une langue inconnue ? Mais la capacité de voir ne sert de rien si nous n’ouvrons pas les yeux. Pour reconnaître les signes de l’Invisible divin, nous avons à emprunter l’attitude du chasseur. Il avance le pas tendu par le regard,  rien ne le détourne de sa recherche de la trace laissée par le gibier. Guettons, quêtons les signes du Christ invisible.

 

  • Les signes de l’Invisible divin pour aimer le Christ.

 

Deux sortes de signes nous pressent d’aimer le Christ comme notre meilleur ami, comme notre seul Sauveur.

 

Avant tout, il y a le grand signe adressé à tous. Le signe de sa grande geste d’amour pour nous. Saint Paul n’a pas croisé le Christ dans sa marche en Galilée. Il l’a rencontré sur son chemin de Damas. Il s’écrie quand même : « Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu  qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2, 20) La mémoire de l’Eglise est encore fraîche. Tout le monde parle encore de ce sacrifice d’amour un sombre après-midi à Jérusalem. Les chrétiens acceptent de tout souffrir car ils l’ont vu tout subir pour eux. Et le souvenir de cet amour déchire leur cœur. A chaque fois que cette mémoire nous fait défaut, notre foi, bien réelle malgré tout, devient froide. Les premiers pères l’ont bien compris : ils nous laissent le signe de la croix et nous pressent de faire mémoire souvent et longuement de la Passion du Christ. C’est ainsi que, dès les premiers siècles, le Vendredi saint nous exposons et nous adorons la Croix après avoir entendu le récit de la Passion. C’est ainsi qu’on revisite cette contemplation avec le chemin de croix et ses quatorze stations. Pas à pas, le disciple s’immerge dans cette réalité qui le touche au cœur : il s’est livré pour moi !

 

Puis il y a les signes, au pluriel, adressés à chacun. Ces signes s’inscrivent dans notre existence et l’émaillent d’une joie singulière.

 

Cette joie est le meilleur indicateur de l’amour du Christ pour nous. Elle ne sonne pas comme les autres joies souvent détachées de toute souffrance. Celle-ci inscrit un vrai bonheur mais un bonheur issu du don de soi. Un bonheur partagé de blessures et d’inquiétudes. Un bonheur mâtiné d’angoisses. Un bonheur mélangé de tension et de sacrifice.

 

Voyez cet homme qui accepte de mourir pour son frère : comment son frère pourrait ne pas en tirer de la tristesse ? Mais en même temps, il retient le geste d’amour. Il découvre la valeur qu’il a puisque un autre accepte de mourir pour lui. C’est là un acte ultime et rare, sauf en temps de guerre. Mais notre existence nous offre des expériences semblables en lesquelles nous reconnaissons le miracle d’un Amour éternel :

 

Cette joie tenace en nous que rien ne fait tomber alors que les menaces rôdent tout autour pour nous l’arracher. D’où vient-elle ? Cet amour d’un frère capable de perdre pour nous quelque chose de lui-même. D’où vient-il ? Cette capacité à revenir à la vie alors que tout semble briser nos rêves, nos familles, nos entreprises ? D’où vient-elle ? Ces témoins de Dieu laissant tout pour suivre le Christ dans un monastère ou une mission ? D’où viennent leurs élans ?

 

Conclusion :

 

Pouvons-nous mesurer notre amour réel pour le Christ ? Existe-t-il et si oui à quel degré ? Revenons à notre cœur car c’est l’ardeur de notre cœur qui révèle l’amour que nous avons pour le Christ.

 

Et cette ardeur intérieure s’exprime immanquablement dans la ferveur. La ferveur de la foi : une foi qui ne se pose pas de question. Qui se lève plus tôt le matin pour aller prier. Qui ne renâcle pas devant les efforts. Qui libère l’intensité de la grâce. Vraiment une église sans ferveur, c’est un christianisme sans ardeur. Il brûle mais n’éclaire pas. Il brûle mais ne réchauffe pas.

 

Implorons l’amour pour le Christ.

 

Demandons cette ferveur pour nous et nos communautés.

Luc Ravel

Archevêque de Strasbourg

et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

 

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

22 octobre 2019

Tous les saints du jour
  • Saintes Elodie et Nunilon - Martyres à Cordoue (✝ 851)
    Elodie ou Alodie et sa soeur Nunilo ou Nunilone à Huesca en Espagne. Nées d'un père sarrasin et d'une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil (diocèse de Poitiers): elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église.À Huesca en Aragon, l'an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d'un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d'abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d'un édit de l'émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d'un coup de sabre.
  • Sainte Salomé la Myrophore - épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (I siècle.)
    Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Si par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus régneront-ils dans la vie » (Rm 5, 12.15b.17-19.20b-21)

    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

    Frères,
        nous savons que par un seul homme,
    le péché est entré dans le monde,
    et que par le péché est venue la mort ;
    et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
    étant donné que tous ont péché.

        Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul,
    combien plus la grâce de Dieu
    s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,
    cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
        Si, en effet, à cause d’un seul homme,
    par la faute d’un seul,
    la mort a établi son règne,
    combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,
    régneront-ils dans la vie,
    ceux qui reçoivent en abondance
    le don de la grâce qui les rend justes.

        Bref, de même que la faute commise par un seul
    a conduit tous les hommes à la condamnation,
    de même l’accomplissement de la justice par un seul
    a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
        En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain
    la multitude a été rendue pécheresse,
    de même par l’obéissance d’un seul
    la multitude sera-t-elle rendue juste.
        Là où le péché s’est multiplié,
    la grâce a surabondé.

        Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort,
    de même la grâce doit établir son règne
    en rendant juste pour la vie éternelle
    par Jésus Christ notre Seigneur.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 39, 8a.9a)

    Me voici, Seigneur :
    je viens faire ta volonté.

    Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
    tu as ouvert mes oreilles ;
    tu ne demandais ni holocauste ni victime,
    alors j’ai dit : « Voici, je viens.

    « Dans le livre, est écrit pour moi
    ce que tu veux que je fasse.
    Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
    ta loi me tient aux entrailles. »

    J’annonce la justice
    dans la grande assemblée ;
    vois, je ne retiens pas mes lèvres,
    Seigneur, tu le sais.

    Tu seras l’allégresse et la joie
    de tous ceux qui te cherchent ;
    toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
    ceux qui aiment ton salut.

  • Évangile : « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » (Lc 12, 35-38)

    Acclamation : (cf. Lc 21, 36)

    Alléluia. Alléluia.
    Restez éveillés et priez en tout temps :
    ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
        « Restez en tenue de service,
    votre ceinture autour des reins,
    et vos lampes allumées.
        Soyez comme des gens qui attendent leur maître
    à son retour des noces,
    pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
        Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,
    trouvera en train de veiller.
    Amen, je vous le dis :
    c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
    les fera prendre place à table
    et passera pour les servir.
        S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
    et qu’il les trouve ainsi,
    heureux sont-ils ! »

                – Acclamons la Parole de Dieu.