Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

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Un Jour, un Evêque : 09 janvier 2019

« J’ai eu la joie de visiter nos forces françaises qui sont en Jordanie [...]. Il y a une dimension de fraternité, d’amitié, de chaleur, de soutien, de solidarité qui est magnifique, que j’ai pu toucher du doigt, notamment dans ces moments si sensibles du 31 décembre-1er janvier », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/09-01-2019

  • PMI
  • Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

lourdes 59 pmi images« Si quelqu’un m’aime… Celui qui ne m’aime pas… Si vous m’aimiez… » Jn 14 (évangile du jour)

 

Nous sommes au dernier repas du dernier soir : par trois fois le Christ interpelle ses disciples sur l’amour qu’ils ont pour lui.  Après sa résurrection, au bord du lac de Galilée, il interroge Pierre par trois fois : « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21)

 

Terrible question que nous pouvons nous poser : Aimons-nous le Christ ? Il aime tendrement chacun de nous. Mais la réciproque est-elle vraie ? Entendons-bien cette question roulant dans nos esprits : comme Pierre, nous Le suivons sur les routes de la vie. Comme Pierre, nous croyons en sa Seigneurie.  Alors comme Pierre, nous  sommes interrogés par Jésus : m’aimes-tu ?

 

  • La foi en lui jusqu’à l’amour pour Lui.

 

Lorsque nous avons été baptisés ou parce que nous l’avons rencontré, la foi est née en nous. La foi est une connaissance même si elle est une connaissance donnée. Or nous pouvons connaître sans aimer. Nous pouvons suivre un homme parce qu’il nous inspire confiance. Ainsi dans le commandement ou dans l’expertise. Mais sans pour autant l’aimer. De la même façon, nous pouvons par la foi connaître le Christ sans élan pour lui, sans ressentir une réelle émotion pour lui. Car si l’amour ne s’arrête pas à l’émotion, il ne l’élimine pas : tendresse sympathie, douceur, attachement, désir… une multitude de sentiments et d’émotions accompagnent l’amour. En cas contraire, nous éprouvons bien un intérêt pour une personne mais sans l’aimer encore.

 

Aimer présuppose une certaine connaissance de l’autre. Mais souvent l’amour déborde rapidement cette connaissance. La connaissance de l’autre prend son temps et parfois une existence tout entière ne suffit pas à percer les secrets du cœur. Mais l’amour va plus vite et il va plus loin que la connaissance. Sur un champ de bataille, on peut donner sa vie pour un camarade sans bien le connaître. Dans le champ de la famille, on aime sans étudier l’autre sous toutes ses coutures.

 

Cette différence entre connaître et aimer renouvelle la question du Christ : « tu crois vraiment en moi, je n’en doute pas, mais m’aimes-tu vraiment ? »

 

  • Aimer l’Invisible.

 

Une grande difficulté pour aimer le Christ tient à ce que nous ne le voyons pas. Notre connaissance par la foi n’est pas une vision par les yeux. Tout se complique : connaître n’est pas aimer. Mais, en plus, dans la foi, cette connaissance ne nous donne pas de voir le Christ ! Comment pourrions-nous l’aimer si nous ne le voyons pas ?

 

Revenons à cette vérité : l’invisible n’est pas l’irréel. Ni l’inefficace. Ni l’inimaginable. L’invisible traverse nos vies et il laisse ses effets visibles. Au point que nous pourrions avancer la formule : l’invisible, c’est l’essentiel pour le cœur. Pensons à l’amour de notre épouse, invisible mais bien réel.

 

De plus, si Jésus est aujourd’hui pour nous retenu dans le filet de l’invisible, il s’était montré aux disciples qui en ont témoigné. Cette mémoire vivante s’est gardée et elle traverse les siècles. Cet Invisible divin a bouleversé des vies humaines avant la nôtre et nous pouvons nous fier à ces témoins de l’histoire sainte.

A défaut de le voir, pour aimer l’Invisible divin, nous avons à reconnaître ses signes. Car il signe son action. Il laisse des traces visibles. Et il donne de les voir et de les lire. Qui serait-il pour exiger de voir des signes si nous étions aveugles ? Qui serait-Il pour réclamer de les comprendre s’ils sont en une langue inconnue ? Mais la capacité de voir ne sert de rien si nous n’ouvrons pas les yeux. Pour reconnaître les signes de l’Invisible divin, nous avons à emprunter l’attitude du chasseur. Il avance le pas tendu par le regard,  rien ne le détourne de sa recherche de la trace laissée par le gibier. Guettons, quêtons les signes du Christ invisible.

 

  • Les signes de l’Invisible divin pour aimer le Christ.

 

Deux sortes de signes nous pressent d’aimer le Christ comme notre meilleur ami, comme notre seul Sauveur.

 

Avant tout, il y a le grand signe adressé à tous. Le signe de sa grande geste d’amour pour nous. Saint Paul n’a pas croisé le Christ dans sa marche en Galilée. Il l’a rencontré sur son chemin de Damas. Il s’écrie quand même : « Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu  qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2, 20) La mémoire de l’Eglise est encore fraîche. Tout le monde parle encore de ce sacrifice d’amour un sombre après-midi à Jérusalem. Les chrétiens acceptent de tout souffrir car ils l’ont vu tout subir pour eux. Et le souvenir de cet amour déchire leur cœur. A chaque fois que cette mémoire nous fait défaut, notre foi, bien réelle malgré tout, devient froide. Les premiers pères l’ont bien compris : ils nous laissent le signe de la croix et nous pressent de faire mémoire souvent et longuement de la Passion du Christ. C’est ainsi que, dès les premiers siècles, le Vendredi saint nous exposons et nous adorons la Croix après avoir entendu le récit de la Passion. C’est ainsi qu’on revisite cette contemplation avec le chemin de croix et ses quatorze stations. Pas à pas, le disciple s’immerge dans cette réalité qui le touche au cœur : il s’est livré pour moi !

 

Puis il y a les signes, au pluriel, adressés à chacun. Ces signes s’inscrivent dans notre existence et l’émaillent d’une joie singulière.

 

Cette joie est le meilleur indicateur de l’amour du Christ pour nous. Elle ne sonne pas comme les autres joies souvent détachées de toute souffrance. Celle-ci inscrit un vrai bonheur mais un bonheur issu du don de soi. Un bonheur partagé de blessures et d’inquiétudes. Un bonheur mâtiné d’angoisses. Un bonheur mélangé de tension et de sacrifice.

 

Voyez cet homme qui accepte de mourir pour son frère : comment son frère pourrait ne pas en tirer de la tristesse ? Mais en même temps, il retient le geste d’amour. Il découvre la valeur qu’il a puisque un autre accepte de mourir pour lui. C’est là un acte ultime et rare, sauf en temps de guerre. Mais notre existence nous offre des expériences semblables en lesquelles nous reconnaissons le miracle d’un Amour éternel :

 

Cette joie tenace en nous que rien ne fait tomber alors que les menaces rôdent tout autour pour nous l’arracher. D’où vient-elle ? Cet amour d’un frère capable de perdre pour nous quelque chose de lui-même. D’où vient-il ? Cette capacité à revenir à la vie alors que tout semble briser nos rêves, nos familles, nos entreprises ? D’où vient-elle ? Ces témoins de Dieu laissant tout pour suivre le Christ dans un monastère ou une mission ? D’où viennent leurs élans ?

 

Conclusion :

 

Pouvons-nous mesurer notre amour réel pour le Christ ? Existe-t-il et si oui à quel degré ? Revenons à notre cœur car c’est l’ardeur de notre cœur qui révèle l’amour que nous avons pour le Christ.

 

Et cette ardeur intérieure s’exprime immanquablement dans la ferveur. La ferveur de la foi : une foi qui ne se pose pas de question. Qui se lève plus tôt le matin pour aller prier. Qui ne renâcle pas devant les efforts. Qui libère l’intensité de la grâce. Vraiment une église sans ferveur, c’est un christianisme sans ardeur. Il brûle mais n’éclaire pas. Il brûle mais ne réchauffe pas.

 

Implorons l’amour pour le Christ.

 

Demandons cette ferveur pour nous et nos communautés.

Luc Ravel

Archevêque de Strasbourg

et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

 

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Saint du Jour

Nominis

18 février 2019

Tous les saints du jour
  • Sainte Bernadette Soubirous - jeune fille à laquelle la Vierge Marie apparut (✝ 1879)
    Fille aînée d'une famille de meunier que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle. Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France- vidéo du CFRT, Jour du Seigneur, sur la WebTV de la CEF.- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait 14 ans quand l'Immaculée l'appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu'elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu'au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes: le jeudi 25 mars, fête de l'Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l'Immaculée Conception'.Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l'humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879)... En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879.(diocèse de Nevers) Le site de l'Espace Bernadette à Nevers À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d'une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l'habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Gn 4, 1-15.25)

    Lecture du livre de la Genèse

    L’homme s’unit à Ève, sa femme :
    elle devint enceinte, et elle mit au monde Caïn.
    Elle dit alors :
    « J’ai acquis un homme
    avec l’aide du Seigneur ! »
    Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn.
    Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
    Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre
    en offrande au Seigneur.
    De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau,
    en offrant les morceaux les meilleurs.
    Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande,
    mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas.
    Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
    Le Seigneur dit à Caïn :
    « Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
    Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ?
    Mais si tu n’agis pas bien…,
    le péché est accroupi à ta porte.
    Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
    Caïn dit à son frère Abel :
    « Sortons dans les champs. »
    Et, quand ils furent dans la campagne,
    Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
    Le Seigneur dit à Caïn :
    « Où est ton frère Abel ? »
    Caïn répondit :
    « Je ne sais pas.
    Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
    Le Seigneur reprit :
    « Qu’as-tu fait ?
    La voix du sang de ton frère
    crie de la terre vers moi !
    Maintenant donc, sois maudit
    et chassé loin de cette terre
    qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère,
    versé par ta main.
    Tu auras beau cultiver la terre,
    elle ne produira plus rien pour toi.
    Tu seras un errant,
    un vagabond sur la terre. »
    Alors Caïn dit au Seigneur :
    « Mon châtiment est trop lourd à porter !
    Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre.
    Je dois me cacher loin de toi,
    je serai un errant,
    un vagabond sur la terre,
    et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
    Le Seigneur lui répondit :
    « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. »
    Et le Seigneur mit un signe sur Caïn
    pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

    Adam s’unit encore à sa femme,
    et elle mit au monde un fils.
    Elle lui donna le nom de Seth
    (ce qui veut dire : accordé),
    car elle dit :
    « Dieu m’a accordé une nouvelle descendance
    à la place d’Abel, tué par Caïn. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (49 (50), 1.5a, 7ac- 8, 16bc- 17, 20-21abc)

    Refrain psalmique : (49, 14a)

    Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce.

    Le Dieu des dieux, le Seigneur,
    parle et convoque la terre
    du soleil levant jusqu’au soleil couchant :
    « Assemblez, devant moi, mes fidèles.

    « Écoute, mon peuple, je parle.
    Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
    Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
    tes holocaustes sont toujours devant moi.

    « Qu’as-tu à réciter mes lois,
    à garder mon alliance à la bouche,
    toi qui n’aimes pas les reproches
    et rejettes loin de toi mes paroles ?

    « Tu t’assieds, tu diffames ton frère,
    tu flétris le fils de ta mère.
    Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
    Penses-tu que je suis comme toi ? »

  • Évangile : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » (Mc 8, 11-13)

    Acclamation : (Jn 14, 6)

    Alléluia. Alléluia.
    Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie,
    dit le Seigneur.
    Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    les pharisiens survinrent
    et se mirent à discuter avec Jésus ;
    pour le mettre à l’épreuve,
    ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit :
    « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?
    Amen, je vous le déclare :
    aucun signe ne sera donné à cette génération. »
    Puis il les quitta, remonta en barque,
    et il partit vers l’autre rive.

    – Acclamons la Parole de Dieu.