Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

            bandeau 1914-1918         

nomination

mgr antoine de Romanet eveque

  • PMI
  • Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

lourdes 59 pmi images« Si quelqu’un m’aime… Celui qui ne m’aime pas… Si vous m’aimiez… » Jn 14 (évangile du jour)

 

Nous sommes au dernier repas du dernier soir : par trois fois le Christ interpelle ses disciples sur l’amour qu’ils ont pour lui.  Après sa résurrection, au bord du lac de Galilée, il interroge Pierre par trois fois : « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21)

 

Terrible question que nous pouvons nous poser : Aimons-nous le Christ ? Il aime tendrement chacun de nous. Mais la réciproque est-elle vraie ? Entendons-bien cette question roulant dans nos esprits : comme Pierre, nous Le suivons sur les routes de la vie. Comme Pierre, nous croyons en sa Seigneurie.  Alors comme Pierre, nous  sommes interrogés par Jésus : m’aimes-tu ?

 

  • La foi en lui jusqu’à l’amour pour Lui.

 

Lorsque nous avons été baptisés ou parce que nous l’avons rencontré, la foi est née en nous. La foi est une connaissance même si elle est une connaissance donnée. Or nous pouvons connaître sans aimer. Nous pouvons suivre un homme parce qu’il nous inspire confiance. Ainsi dans le commandement ou dans l’expertise. Mais sans pour autant l’aimer. De la même façon, nous pouvons par la foi connaître le Christ sans élan pour lui, sans ressentir une réelle émotion pour lui. Car si l’amour ne s’arrête pas à l’émotion, il ne l’élimine pas : tendresse sympathie, douceur, attachement, désir… une multitude de sentiments et d’émotions accompagnent l’amour. En cas contraire, nous éprouvons bien un intérêt pour une personne mais sans l’aimer encore.

 

Aimer présuppose une certaine connaissance de l’autre. Mais souvent l’amour déborde rapidement cette connaissance. La connaissance de l’autre prend son temps et parfois une existence tout entière ne suffit pas à percer les secrets du cœur. Mais l’amour va plus vite et il va plus loin que la connaissance. Sur un champ de bataille, on peut donner sa vie pour un camarade sans bien le connaître. Dans le champ de la famille, on aime sans étudier l’autre sous toutes ses coutures.

 

Cette différence entre connaître et aimer renouvelle la question du Christ : « tu crois vraiment en moi, je n’en doute pas, mais m’aimes-tu vraiment ? »

 

  • Aimer l’Invisible.

 

Une grande difficulté pour aimer le Christ tient à ce que nous ne le voyons pas. Notre connaissance par la foi n’est pas une vision par les yeux. Tout se complique : connaître n’est pas aimer. Mais, en plus, dans la foi, cette connaissance ne nous donne pas de voir le Christ ! Comment pourrions-nous l’aimer si nous ne le voyons pas ?

 

Revenons à cette vérité : l’invisible n’est pas l’irréel. Ni l’inefficace. Ni l’inimaginable. L’invisible traverse nos vies et il laisse ses effets visibles. Au point que nous pourrions avancer la formule : l’invisible, c’est l’essentiel pour le cœur. Pensons à l’amour de notre épouse, invisible mais bien réel.

 

De plus, si Jésus est aujourd’hui pour nous retenu dans le filet de l’invisible, il s’était montré aux disciples qui en ont témoigné. Cette mémoire vivante s’est gardée et elle traverse les siècles. Cet Invisible divin a bouleversé des vies humaines avant la nôtre et nous pouvons nous fier à ces témoins de l’histoire sainte.

A défaut de le voir, pour aimer l’Invisible divin, nous avons à reconnaître ses signes. Car il signe son action. Il laisse des traces visibles. Et il donne de les voir et de les lire. Qui serait-il pour exiger de voir des signes si nous étions aveugles ? Qui serait-Il pour réclamer de les comprendre s’ils sont en une langue inconnue ? Mais la capacité de voir ne sert de rien si nous n’ouvrons pas les yeux. Pour reconnaître les signes de l’Invisible divin, nous avons à emprunter l’attitude du chasseur. Il avance le pas tendu par le regard,  rien ne le détourne de sa recherche de la trace laissée par le gibier. Guettons, quêtons les signes du Christ invisible.

 

  • Les signes de l’Invisible divin pour aimer le Christ.

 

Deux sortes de signes nous pressent d’aimer le Christ comme notre meilleur ami, comme notre seul Sauveur.

 

Avant tout, il y a le grand signe adressé à tous. Le signe de sa grande geste d’amour pour nous. Saint Paul n’a pas croisé le Christ dans sa marche en Galilée. Il l’a rencontré sur son chemin de Damas. Il s’écrie quand même : « Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu  qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2, 20) La mémoire de l’Eglise est encore fraîche. Tout le monde parle encore de ce sacrifice d’amour un sombre après-midi à Jérusalem. Les chrétiens acceptent de tout souffrir car ils l’ont vu tout subir pour eux. Et le souvenir de cet amour déchire leur cœur. A chaque fois que cette mémoire nous fait défaut, notre foi, bien réelle malgré tout, devient froide. Les premiers pères l’ont bien compris : ils nous laissent le signe de la croix et nous pressent de faire mémoire souvent et longuement de la Passion du Christ. C’est ainsi que, dès les premiers siècles, le Vendredi saint nous exposons et nous adorons la Croix après avoir entendu le récit de la Passion. C’est ainsi qu’on revisite cette contemplation avec le chemin de croix et ses quatorze stations. Pas à pas, le disciple s’immerge dans cette réalité qui le touche au cœur : il s’est livré pour moi !

 

Puis il y a les signes, au pluriel, adressés à chacun. Ces signes s’inscrivent dans notre existence et l’émaillent d’une joie singulière.

 

Cette joie est le meilleur indicateur de l’amour du Christ pour nous. Elle ne sonne pas comme les autres joies souvent détachées de toute souffrance. Celle-ci inscrit un vrai bonheur mais un bonheur issu du don de soi. Un bonheur partagé de blessures et d’inquiétudes. Un bonheur mâtiné d’angoisses. Un bonheur mélangé de tension et de sacrifice.

 

Voyez cet homme qui accepte de mourir pour son frère : comment son frère pourrait ne pas en tirer de la tristesse ? Mais en même temps, il retient le geste d’amour. Il découvre la valeur qu’il a puisque un autre accepte de mourir pour lui. C’est là un acte ultime et rare, sauf en temps de guerre. Mais notre existence nous offre des expériences semblables en lesquelles nous reconnaissons le miracle d’un Amour éternel :

 

Cette joie tenace en nous que rien ne fait tomber alors que les menaces rôdent tout autour pour nous l’arracher. D’où vient-elle ? Cet amour d’un frère capable de perdre pour nous quelque chose de lui-même. D’où vient-il ? Cette capacité à revenir à la vie alors que tout semble briser nos rêves, nos familles, nos entreprises ? D’où vient-elle ? Ces témoins de Dieu laissant tout pour suivre le Christ dans un monastère ou une mission ? D’où viennent leurs élans ?

 

Conclusion :

 

Pouvons-nous mesurer notre amour réel pour le Christ ? Existe-t-il et si oui à quel degré ? Revenons à notre cœur car c’est l’ardeur de notre cœur qui révèle l’amour que nous avons pour le Christ.

 

Et cette ardeur intérieure s’exprime immanquablement dans la ferveur. La ferveur de la foi : une foi qui ne se pose pas de question. Qui se lève plus tôt le matin pour aller prier. Qui ne renâcle pas devant les efforts. Qui libère l’intensité de la grâce. Vraiment une église sans ferveur, c’est un christianisme sans ardeur. Il brûle mais n’éclaire pas. Il brûle mais ne réchauffe pas.

 

Implorons l’amour pour le Christ.

 

Demandons cette ferveur pour nous et nos communautés.

Luc Ravel

Archevêque de Strasbourg

et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

 

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Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Sainte Brigitte de Suède - Veuve, fondatrice de l'ordre du Saint-Sauveur (✝ 1373)
    Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation." Les papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena. Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par un religieuse de l'adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît "La figure de la sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale"...En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la fondation de son ordre consacré au Saint Sauveur. Moines et moniales se trouvent sous l'autorité d'une abbesse, une formule classique au Moyen Age. "La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, si elle ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté". Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut canonisée dès 1391. Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant copatronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens". Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. (source: VIS 20101027 590)Pourquoi l’Eglise a-t-elle choisi des saints patrons pour l’Europe? Qui sont-ils et qu’ont-ils fait pour l’Europe?...Saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l’Europe en 1999 par Jean-Paul II: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)...Mémoire (en Europe: Fête) de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2017
  • Première lecture : « Après la faute tu accordes la conversion » (Sg 12, 13.16-19)

    Lecture du livre de la Sagesse

    Il n’y a pas d’autre dieu que toi,
    qui prenne soin de toute chose :
    tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes.
        Ta force est à l’origine de ta justice,
    et ta domination sur toute chose
    te permet d’épargner toute chose.
        Tu montres ta force
    si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance,
    et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes.
        Mais toi qui disposes de la force,
    tu juges avec indulgence,
    tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement,
    car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance.
        Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple
    que le juste doit être humain ;
    à tes fils tu as donné une belle espérance :
    après la faute tu accordes la conversion.


        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 85 (86), 5-6, 9ab.10, 15-16ab)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 85, 5a.6a)

    Toi qui es bon et qui pardonnes,
    écoute ma prière, Seigneur.

    Toi qui es bon et qui pardonnes,
    plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
    écoute ma prière, Seigneur,
    entends ma voix qui te supplie.

     

    Toutes les nations, que tu as faites,
    viendront se prosterner devant toi,
    car tu es grand et tu fais des merveilles,
    toi, Dieu, le seul.

     

    Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié,
    lent à la colère, plein d’amour et de vérité !
    Regarde vers moi,
    prends pitié de moi.

  • Deuxième lecture : « L’Esprit lui-même intercède par des gémissements inexprimables » (Rm 8, 26-27)

    Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

    Frères,
        l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse,
    car nous ne savons pas prier comme il faut.
    L’Esprit lui-même intercède pour nous
    par des gémissements inexprimables.
        Et Dieu, qui scrute les cœurs,
    connaît les intentions de l’Esprit
    puisque c’est selon Dieu
    que l’Esprit intercède pour les fidèles.


        – Parole du Seigneur.

  • Évangile : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-43)

    Acclamation : (cf. Mt 11, 25)

    Alléluia. Alléluia.
    Tu es béni, Père,
    Seigneur du ciel et de la terre,
    tu as révélé aux tout-petits
    les mystères du Royaume !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
        Jésus proposa cette parabole à la foule :
    « Le royaume des Cieux est comparable
    à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
        Or, pendant que les gens dormaient,
    son ennemi survint ;
    il sema de l’ivraie au milieu du blé
    et s’en alla.
        Quand la tige poussa et produisit l’épi,
    alors l’ivraie apparut aussi.
        Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
    ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain
    que tu as semé dans ton champ ?
    D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’
        Il leur dit :
    ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’
    Les serviteurs lui disent :
    ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’
        Il répond :
    ‘Non, en enlevant l’ivraie,
    vous risquez d’arracher le blé en même temps.
        Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ;
    et, au temps de la moisson,
    je dirai aux moissonneurs :
    Enlevez d’abord l’ivraie,
    liez-la en bottes pour la brûler ;
    quant au blé, ramassez-le
    pour le rentrer dans mon grenier.’ »


        Il leur proposa une autre parabole :
    « Le royaume des Cieux est comparable
    à une graine de moutarde qu’un homme a prise
    et qu’il a semée dans son champ.
        C’est la plus petite de toutes les semences,
    mais, quand elle a poussé,
    elle dépasse les autres plantes potagères
    et devient un arbre,
    si bien que les oiseaux du ciel viennent
    et font leurs nids dans ses branches. »
        Il leur dit une autre parabole :
    « Le royaume des Cieux est comparable
    au levain qu’une femme a pris
    et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine,
    jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »


        Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,
    et il ne leur disait rien sans parabole,
        accomplissant ainsi la parole du prophète :
    J’ouvrirai la bouche pour des paraboles,
    je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde
    .
        Alors, laissant les foules, il vint à la maison.
    Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :
    « Explique-nous clairement
    la parabole de l’ivraie dans le champ. »
        Il leur répondit :
    « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
        le champ, c’est le monde ;
    le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;
    l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
        L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ;
    la moisson, c’est la fin du monde ;
    les moissonneurs, ce sont les anges.
        De même que l’on enlève l’ivraie
    pour la jeter au feu,
    ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
        Le Fils de l’homme enverra ses anges,
    et ils enlèveront de son Royaume
    toutes les causes de chute
    et ceux qui font le mal ;
        ils les jetteront dans la fournaise :
    là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
        Alors les justes resplendiront comme le soleil
    dans le royaume de leur Père.


    Celui qui a des oreilles,
    qu’il entende ! »


        – Acclamons la Parole de Dieu.

     

    OU LECTURE BREVE

  • Évangile : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-30)

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
        Jésus proposa cette parabole à la foule :
    « Le royaume des Cieux est comparable
    à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
        Or, pendant que les gens dormaient,
    son ennemi survint ;
    il sema de l’ivraie au milieu du blé
    et s’en alla.
        Quand la tige poussa et produisit l’épi,
    alors l’ivraie apparut aussi.
        Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
    ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain
    que tu as semé dans ton champ ?
    D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’
        Il leur dit :
    ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’
    Les serviteurs lui disent :
    ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’
        Il répond :
    ‘Non, en enlevant l’ivraie,
    vous risquez d’arracher le blé en même temps.
        Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ;
    et, au temps de la moisson,
    je dirai aux moissonneurs :
    Enlevez d’abord l’ivraie,
    liez-la en bottes pour la brûler ;
    quant au blé, ramassez-le
    pour le rentrer dans mon grenier.’ »


        – Acclamons la Parole de Dieu.