Plaques commémoratives 14-18 dans les Eglises

plaques commemoratives

Les plaques commémoratives
devenez contributeur

Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

bandeau 1914 1918 court fait religieux et foi chrétienne

  • PMI
  • Homélie de la messe internationale du PMI - Dimanche 22 mai 2016

Homélie de la messe internationale du PMI - Dimanche 22 mai 2016

visite mgr luc ravel eveque aux armeesSolennité de la sainte Trinité

La miséricorde divine dans le temps de la guerre.

Le monde continue sa marche folle vers la guerre. Rien ne soulage la pression de la guerre sur les peuples. On ne tourne pas facilement la page du terrorisme. La guerre nous tient. Elle nous meurtrit à la manière de jadis, par la conquête de villes, les batailles et les prises de guerre. Mais elle nous détruit aussi d’une façon nouvelle, sous une forme éparpillée, moins lisible.

Retrouvons la miséricorde de Dieu dans le temps de la guerre et la bonté de Dieu sur le champ de bataille. Il y a trop de violence sur cette terre pour que nous la laissions courir toute seule en traçant ses lignes de morts. Il faut bien aller à la guerre, y jeter sa force et ses compétences pour contenir, fracturer, dissiper peut-être la violence qu’elle propage. Telle est la vocation du militaire, de tout vrai militaire.

Au courage, le chrétien ajoute la calme certitude que Dieu ne lui manquera jamais. Ni avant, ni pendant, ni après la guerre. En aucune façon, nous ne devons penser comme les païens que Dieu s’occuperait seulement des bien-portants, des bien-pensants, des bienfaisants, des bienveillants, des bien-de-toutes-sortes qui font les leçons mais qui ne se salissent pas les mains. Au contraire, nous le croyons : rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Accueillons les quatre dons merveilleux de Dieu dans le temps de la guerre et sur le champ de bataille.

1. Dans les champs de la mort, Dieu plante son grand Amour. La guerre comporte de graves péchés. Léon XIII disait : « la guerre est un fléau. » (allocution aux cardinaux, 1899) Pour le chrétien, la guerre brasse des haines incontrôlées, des injustices lamentables. Mais c’est une loi divine : là où le péché abonde, la grâce surabonde.

En 1964, à l’ONU, Paul VI s’écriait : « plus jamais la guerre ! ». Mais ce rêve de Paix ne laisse pas le chrétien inerte devant la violence ou désespéré dans la guerre. Les fléaux ne l’impressionnent pas. Pour une raison qui ne tient pas à des qualités particulières mais à ceci : Dieu donne un grand pouvoir à ses fils. Le pouvoir d’aimer en toutes circonstances : « puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 5) Dieu fait au soldat le don d’un Amour inoxydable, que rien n’attaque et que personne n’arrache.

En ces lieux de l’histoire où il est pris dans des forces démesurées, qui le brassent et l’emportent, l’homme a besoin d’une Force d’un autre monde. Il a besoin d’une fraternité indépendante des circonstances. Cet amour existe. Il naît à sa façon, ni d’une rencontre humaine, ni d’une émotion ressentie mais d’un appel à l’Esprit saint.

2. Dans la guerre, l’Esprit souffle une liberté nouvelle. Cette liberté de l’Esprit est plus que jamais nécessaire dans cette « troisième guerre mondiale combattue par morceaux » dont parle le pape François.

Car cette guerre gagne du terrain en trois temps. D’abord, se faisant discrète, elle séduit des esprits. Elle leur offre une certaine ivresse, en quelque sorte. Puis, devenant éclatante, elle tue de façon aveugle. Enfin, se pensant religieuse, elle entend soulever toutes les communautés se réclamant d’une même religion mondiale.

Chacun de ces temps réclame chez le soldat un esprit libre d’une liberté qui lui est donnée par l’Esprit saint.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde sa raison. Il ne se laisse pas séduire par l’idéologie. Il en dénonce la folie sans lui opposer une autre folie. Il est assez libre pour ne pas alimenter une spirale de mort.

Grâce à l’Esprit, le soldat ouvre les yeux. Il ne tue pas en aveugle. Plus que jamais, il opère une vraie connaissance des ennemis réels. Il est assez libre pour n’user de son arme qu’à bon escient.

Grâce à l’Esprit, le soldat possède Dieu. Il ne tombe pas dans les extrémismes. Ni il ne rejette ni il n’accuse la religion en bloc, ce qui est une facilité et une fausseté. Mais il est assez libre pour vivre son lien personnel avec Dieu.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde la liberté du Christ. Il donne sa vie pour ses frères. Prompt à aimer le vie, il est prêt à la donner pour Dieu et pour sa Patrie. Il le fait dans la foi que le Christ le conduit.

3. Dans la guerre, le Fils panse les plaies du soldat. D’une certaine façon, le Christ appartient au Service de Santé des armées ! Le Fils s’approche avec toute son humanité pour empoigner la nôtre. Dans la tempête de la lutte, le Christ nous tient par la main. Pas un pas, pas une fatigue, pas une blessure qu’il n’ait connu, vécu ou porté. Aucun combat qu’il n’assume, aucune mission qu’il n’accompagne.

Quand nous lui demandons la victoire, Il nous donne son Cœur.

Quand nous nous sentons seul, Il repousse notre solitude.

Quand nous nous sentons faible, il nous tourne vers le camarade.

Quand nous nous sentons fatigués, il nous présente le repos de la prière.

Quand nous avons peur, il nous propose un acte de foi.

Quand nous sommes blessés, il nous donne sa tendresse.

Quand nous sentons le froid de la mort, il nous offre l’Espérance.

Quand le doute s’installe en nous, il nous montre le Père.

4. Dans la guerre plus qu’ailleurs, le Père donne son pardon. C’est l’amour qui répond à la misère. C’est l’amour comblant la misère. C’est l’amour assumant la misère morale.

Dieu proportionne son amour à notre misère. Grande misère, grand amour. Petite misère, petit amour.

Grandes, les misères de la guerre. Enormes, les blessures qu’elles entraînent. A ces blessures répondent les soins, les remèdes, les prothèses, les accompagnements, les pensions. Mais il y a aussi les grands pardons de Dieu. Ceux que l’on ne s’octroie pas si facilement à soi-même. Ceux que le monde, la famille, les adversaires refusent souvent.

L’amour aussi soigne. Il est aussi un remède pour rire malgré la douleur, une prothèse pour avancer malgré le souvenir, un accompagnement pour aimer malgré la mort, une richesse pour vivre malgré le temps qui passe.

Dieu donne son amour. Rien ne nous en sépare. Dans le temps de la guerre, cet amour devient pardon. Entrons dedans.

+ Luc Ravel

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Saint Bérenger - Moine de Saint-Papoul (✝ 1093)
    Il était un bénédictin de l'abbaye de Saint-Papoul dans l'Aude. Il pratiqua toutes les vertus monastiques. Tellement qu'il fut ainsi conduit à la sainteté.Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.(d'après 'le Pays Cathare')- Abbaye de Saint-Papoul, Aude, Pays cathare- Site de l'abbaye, histoire - Vidéo: Village et abbaye de Saint-Papoul"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.
  • Saint Philippe Neri - Fondateur de l'Oratoire (✝ 1595)
    Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint Pierre, un second patron de la Ville Éternelle. Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse. Chez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide. S'étant laissé élever à la prêtrise, il y gagna les plus fervents de ses jeunes convertis. La communauté qu'ils formèrent autour de lui, tire son nom: 'l'Oratoire', des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l'animateur. Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l'Oratoire de France: le futur cardinal de Bérulle et le Père de Condren. Et si même un sceptique aussi inguérissable que Goethe a pu se sentir un dévot de saint Philippe sans en arriver à partager la foi, il est tout aussi typique qu'un grand universitaire d'Oxford, J.H. Newman, converti lui pour de bon, n'ait pas cru pouvoir se mettre à une autre école que celle de saint Philippe Néri. Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse il fut, avec saint François de Sales, l'un des saints préférés de saint Jean Bosco. Illustration: Oratoire Saint Philippe Néri – Hyères - Vidéo sur la webTV de la CEF - Cinquième centenaire de saint Philippe Neri 26 mai 2015.- 'le plus mystique, le plus réformateur mais aussi le plus espiègle des saints: Philippe Néri. En témoigne l'anecdote sur son enseignement!' Jour du Seigneur.Mémoire de saint Philippe Néri, prêtre. Originaire de Florence, il vint à Rome où il devint curé de Saint-Jean des Florentins. Pour sauver du mal la jeunesse, il fonda l’Oratoire, où les leçons spirituelles succédaient aux chants et aux œuvres de charité et il s’illustra par son amour du prochain, sa simplicité évangélique et son cœur plein de joie, dans un zèle extrême et un fervent service de Dieu. Il mourut à Rome en 1595.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2018
  • Première lecture : « La supplication du juste agit avec beaucoup de force » (Jc 5, 13-20)

    Lecture de la lettre de saint Jacques

    Bien-aimés,
        l’un de vous se porte mal ?
    Qu’il prie.
    Un autre va bien ?
    Qu’il chante le Seigneur.
        L’un de vous est malade ?
    Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église :
    ils prieront sur lui,
    après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
        Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade :
    le Seigneur le relèvera
    et, s’il a commis des péchés,
    il recevra le pardon.
        Confessez donc vos péchés les uns aux autres,
    et priez les uns pour les autres afin d’être guéris.
    La supplication du juste agit avec beaucoup de force.
        Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ;
    pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance
    pour qu’il ne pleuve pas,
    il n’est pas tombé de pluie sur la terre
    pendant trois ans et demi ;
        puis il a prié de nouveau,
    et le ciel a donné la pluie,
    et la terre a fait germer son fruit.
        Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité
    et qu’un autre l’y ramène,
        alors, sachez-le :
    celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait
    sauvera sa vie de la mort
    et couvrira une multitude de péchés.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 140 (141), 1-2, 3.8)

    Refrain psalmique : (Ps 140, 2a)

    Que ma prière devant toi
    s’élève comme un encens.

    Seigneur, je t’appelle : accours vers moi !
    Écoute mon appel quand je crie vers toi !
    Que ma prière devant toi s’élève comme un encens,
    et mes mains, comme l’offrande du soir.

    Mets une garde à mes lèvres, Seigneur,
    veille au seuil de ma bouche.
    Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ;
    tu es mon refuge : épargne ma vie !

  • Évangile : « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas » (Mc 10, 13-16)

    Acclamation : (cf. Mt 11, 25)

    Alléluia. Alléluia.
    Tu es béni, Père,
    Seigneur du ciel et de la terre,
    tu as révélé aux tout-petits
    les mystères du Royaume !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
        des gens présentaient à Jésus des enfants
    pour qu’il pose la main sur eux ;
    mais les disciples les écartèrent vivement.
        Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
    « Laissez les enfants venir à moi,
    ne les empêchez pas,
    car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
        Amen, je vous le dis :
    celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
    à la manière d’un enfant
    n’y entrera pas. »
        Il les embrassait
    et les bénissait en leur imposant les mains.

                – Acclamons la Parole de Dieu.