Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

plaques memorielles 14 18Les plaques commémoratives bandeau 1914 1918 courtfait religieux et foi chrétienne

Un Jour, un Evêque : 09 janvier 2019

« J’ai eu la joie de visiter nos forces françaises qui sont en Jordanie [...]. Il y a une dimension de fraternité, d’amitié, de chaleur, de soutien, de solidarité qui est magnifique, que j’ai pu toucher du doigt, notamment dans ces moments si sensibles du 31 décembre-1er janvier », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/09-01-2019

  • PMI
  • Homélie de la messe internationale du PMI - Dimanche 22 mai 2016

Homélie de la messe internationale du PMI - Dimanche 22 mai 2016

visite mgr luc ravel eveque aux armeesSolennité de la sainte Trinité

La miséricorde divine dans le temps de la guerre.

Le monde continue sa marche folle vers la guerre. Rien ne soulage la pression de la guerre sur les peuples. On ne tourne pas facilement la page du terrorisme. La guerre nous tient. Elle nous meurtrit à la manière de jadis, par la conquête de villes, les batailles et les prises de guerre. Mais elle nous détruit aussi d’une façon nouvelle, sous une forme éparpillée, moins lisible.

Retrouvons la miséricorde de Dieu dans le temps de la guerre et la bonté de Dieu sur le champ de bataille. Il y a trop de violence sur cette terre pour que nous la laissions courir toute seule en traçant ses lignes de morts. Il faut bien aller à la guerre, y jeter sa force et ses compétences pour contenir, fracturer, dissiper peut-être la violence qu’elle propage. Telle est la vocation du militaire, de tout vrai militaire.

Au courage, le chrétien ajoute la calme certitude que Dieu ne lui manquera jamais. Ni avant, ni pendant, ni après la guerre. En aucune façon, nous ne devons penser comme les païens que Dieu s’occuperait seulement des bien-portants, des bien-pensants, des bienfaisants, des bienveillants, des bien-de-toutes-sortes qui font les leçons mais qui ne se salissent pas les mains. Au contraire, nous le croyons : rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Accueillons les quatre dons merveilleux de Dieu dans le temps de la guerre et sur le champ de bataille.

1. Dans les champs de la mort, Dieu plante son grand Amour. La guerre comporte de graves péchés. Léon XIII disait : « la guerre est un fléau. » (allocution aux cardinaux, 1899) Pour le chrétien, la guerre brasse des haines incontrôlées, des injustices lamentables. Mais c’est une loi divine : là où le péché abonde, la grâce surabonde.

En 1964, à l’ONU, Paul VI s’écriait : « plus jamais la guerre ! ». Mais ce rêve de Paix ne laisse pas le chrétien inerte devant la violence ou désespéré dans la guerre. Les fléaux ne l’impressionnent pas. Pour une raison qui ne tient pas à des qualités particulières mais à ceci : Dieu donne un grand pouvoir à ses fils. Le pouvoir d’aimer en toutes circonstances : « puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 5) Dieu fait au soldat le don d’un Amour inoxydable, que rien n’attaque et que personne n’arrache.

En ces lieux de l’histoire où il est pris dans des forces démesurées, qui le brassent et l’emportent, l’homme a besoin d’une Force d’un autre monde. Il a besoin d’une fraternité indépendante des circonstances. Cet amour existe. Il naît à sa façon, ni d’une rencontre humaine, ni d’une émotion ressentie mais d’un appel à l’Esprit saint.

2. Dans la guerre, l’Esprit souffle une liberté nouvelle. Cette liberté de l’Esprit est plus que jamais nécessaire dans cette « troisième guerre mondiale combattue par morceaux » dont parle le pape François.

Car cette guerre gagne du terrain en trois temps. D’abord, se faisant discrète, elle séduit des esprits. Elle leur offre une certaine ivresse, en quelque sorte. Puis, devenant éclatante, elle tue de façon aveugle. Enfin, se pensant religieuse, elle entend soulever toutes les communautés se réclamant d’une même religion mondiale.

Chacun de ces temps réclame chez le soldat un esprit libre d’une liberté qui lui est donnée par l’Esprit saint.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde sa raison. Il ne se laisse pas séduire par l’idéologie. Il en dénonce la folie sans lui opposer une autre folie. Il est assez libre pour ne pas alimenter une spirale de mort.

Grâce à l’Esprit, le soldat ouvre les yeux. Il ne tue pas en aveugle. Plus que jamais, il opère une vraie connaissance des ennemis réels. Il est assez libre pour n’user de son arme qu’à bon escient.

Grâce à l’Esprit, le soldat possède Dieu. Il ne tombe pas dans les extrémismes. Ni il ne rejette ni il n’accuse la religion en bloc, ce qui est une facilité et une fausseté. Mais il est assez libre pour vivre son lien personnel avec Dieu.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde la liberté du Christ. Il donne sa vie pour ses frères. Prompt à aimer le vie, il est prêt à la donner pour Dieu et pour sa Patrie. Il le fait dans la foi que le Christ le conduit.

3. Dans la guerre, le Fils panse les plaies du soldat. D’une certaine façon, le Christ appartient au Service de Santé des armées ! Le Fils s’approche avec toute son humanité pour empoigner la nôtre. Dans la tempête de la lutte, le Christ nous tient par la main. Pas un pas, pas une fatigue, pas une blessure qu’il n’ait connu, vécu ou porté. Aucun combat qu’il n’assume, aucune mission qu’il n’accompagne.

Quand nous lui demandons la victoire, Il nous donne son Cœur.

Quand nous nous sentons seul, Il repousse notre solitude.

Quand nous nous sentons faible, il nous tourne vers le camarade.

Quand nous nous sentons fatigués, il nous présente le repos de la prière.

Quand nous avons peur, il nous propose un acte de foi.

Quand nous sommes blessés, il nous donne sa tendresse.

Quand nous sentons le froid de la mort, il nous offre l’Espérance.

Quand le doute s’installe en nous, il nous montre le Père.

4. Dans la guerre plus qu’ailleurs, le Père donne son pardon. C’est l’amour qui répond à la misère. C’est l’amour comblant la misère. C’est l’amour assumant la misère morale.

Dieu proportionne son amour à notre misère. Grande misère, grand amour. Petite misère, petit amour.

Grandes, les misères de la guerre. Enormes, les blessures qu’elles entraînent. A ces blessures répondent les soins, les remèdes, les prothèses, les accompagnements, les pensions. Mais il y a aussi les grands pardons de Dieu. Ceux que l’on ne s’octroie pas si facilement à soi-même. Ceux que le monde, la famille, les adversaires refusent souvent.

L’amour aussi soigne. Il est aussi un remède pour rire malgré la douleur, une prothèse pour avancer malgré le souvenir, un accompagnement pour aimer malgré la mort, une richesse pour vivre malgré le temps qui passe.

Dieu donne son amour. Rien ne nous en sépare. Dans le temps de la guerre, cet amour devient pardon. Entrons dedans.

+ Luc Ravel

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

23 janvier 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Ildefonse de Tolède - Evêque de Tolède (✝ 669)
    Ildefonse ou Alphonse.  Neveu de saint Eugène de Tolède, il étudia à Séville ayant pour maître saint Isidore. Moine, il devint abbé de Tagli, sur le Tage. Archevêque de Tolède en 657, il uniformisa les liturgies espagnoles. Pami les nombreux ouvrages qu'il écrivit, il composa un traité pour défendre la virginité perpétuelle de la Très sainte Mère de Dieu. <- Saint Ildefonse, évêque de Tolède. Initiale d'un recueil bénédictin d'Alspach du XIIe siècle. Colmar, bibliothèque Municipale. À Tolède en Espagne, vers 607, saint Ildefonse, évêque. Moine et supérieur de son couvent, il fut élu évêque et écrivit de nombreux ouvrages dans un style très élégant et honora la bienheureuse Marie Mère de Dieu et toujours Vierge avec un admirable zèle de dévotion.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 7, 1-3.15-17)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
    Melkisédek était roi de Salem,
    prêtre du Dieu très-haut ;
    il vint à la rencontre d’Abraham
    quand celui-ci rentrait de son expédition contre les rois ;
    il le bénit,
    et Abraham lui remit le dixième de tout ce qu’il avait pris.
    D’abord, Melkisédek porte un nom
    qui veut dire « roi de justice » ;
    ensuite, il est roi de Salem, c’est-à-dire roi « de paix »,
    et à son sujet on ne parle
    ni de père ni de mère, ni d’ancêtres,
    ni d’un commencement d’existence ni d’une fin de vie ;
    cela le fait ressembler au Fils de Dieu :
    il demeure prêtre pour toujours.

    Les choses sont encore beaucoup plus claires
    si un autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek
    et devient prêtre,
    non pas selon une exigence légale de filiation humaine,
    mais par la puissance d’une vie indestructible.
    Car voici le témoignage de l’Écriture :
    Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek
    pour l’éternité.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (109 (110), 1, 2, 3, 4)

    Refrain psalmique : (cf. 109, 4)

    Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre de Melkisédek.

    Oracle du Seigneur à mon seigneur :
    « Siège à ma droite,
    et je ferai de tes ennemis
    le marchepied de ton trône. »

    De Sion, le Seigneur te présente
    le sceptre de ta force :
    « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

    Le jour où paraît ta puissance,
    tu es prince, éblouissant de sainteté :
    « Comme la rosée qui naît de l’aurore,
    je t’ai engendré. »

    Le Seigneur l’a juré
    dans un serment irrévocable :
    « Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre du roi Melkisédek. »

  • Évangile : « Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

    Acclamation : (cf. Mt 4, 23)

    Alléluia. Alléluia.
    Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
    et guérissait toute infirmité dans le peuple.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps- là,
    Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
    il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
    On observait Jésus
    pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
    C’était afin de pouvoir l’accuser.
    Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
    « Lève-toi, viens au milieu. »
    Et s’adressant aux autres :
    « Est-il permis, le jour du sabbat,
    de faire le bien ou de faire le mal ?
    de sauver une vie ou de tuer ? »
    Mais eux se taisaient.
    Alors, promenant sur eux un regard de colère,
    navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
    il dit à l’homme :
    « Étends la main. »
    Il l’étendit, et sa main redevint normale.

    Une fois sortis,
    les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
    contre Jésus,
    pour voir comment le faire périr.

    – Acclamons la Parole de Dieu.