Plaques commémoratives 14-18 dans les Eglises

plaques commemoratives

Les plaques commémoratives
devenez contributeur

Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

bandeau 1914 1918 court fait religieux et foi chrétienne

  • PMI
  • Messe de l’initiation chrétienne - samedi 21 mai 2016

Messe de l’initiation chrétienne - samedi 21 mai 2016

mgr ravel baptemes confirmations 2015La gloire de mon Père

Cette belle parabole de la vigne insiste sur le rapport entre les sarments et le cep, entre les disciples et Jésus. Cette relation d’intégration est au cœur de tout sacrement. Elle implique en fait deux liens. Mais ces deux liens restent sans évidence et sans force s’il n’y a pas la présence du Vigneron. Voyons cela.

1. Entre le Christ et ses disciples, il y a d’abord un lien d’insertion.

Le premier lien est un lien physique réalisé par le baptême, consolidé par la confirmation, épanoui par l’Eucharistie. Le baptême nous insère dans le Christ. Qu’il soit nécessaire de créer cette insertion va de soi selon la certitude de foi : tant que la branche n’est pas physiquement greffée sur le tronc, elle ne vit que de sa vie, elle ne vit pas de celle du cep. Pour la foi, ce lien s’impose comme une évidence.

Mais, l’humanisme athée et la mentalité moderne en contestent la nécessité. Au fond, toute la pensée contemporaine s’organise autour d’une protestation contre la nécessité de ce lien. Elle projette une question virulente : pourquoi vivre de la vie d’un autre, pourquoi porter du fruit désincarné ? Ne serais-je pas suffisamment responsable, autonome pour dépendre d’un autre, fût-il Dieu ? Pourquoi ne pas porter les fruits visibles de son humanité ?

« Que l’homme se libère de Dieu ! Qu’il prenne son envol ! Qu’il cesse de travailler pour un autre ! Qu’il s’installe à son compte ! Loin de nous, ces chrétiens qui, occupés à sauver le monde, négligent les bases de leur humanité, les formes concrètes de la solidarité ! Qu’ils ne se déchargent pas sur Dieu, s’Il existe, des résultats qu’on attend d’eux, qui existent ! »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Cette contestation du monde est très actuelle : la preuve en est qu’on hésite à faire baptiser ses enfants au motif qu’ils choisiront plus tard. On oublie qu’ils peuvent porter du fruit divin, avant même l’âge de raison. Que répondre ?

2. Entre le Christ et ses disciples, il y a aussi un lien de vitalité.

L’insertion ne suffit pas. Pour qu’il y ait intégration réelle, il faut aussi que la sève passe du cep au sarment. En cas contraire, le sarment ne porte pas de fruit, il sèche, meurt, on le coupe. Au lien physique d’insertion, par le baptême, s’ajoute le lien de vitalité, une liaison de sève, une connexion d’influx, une circulation de sang. Par les canaux ouverts, passe la grâce.

Le premier lien se voit facilement : la branche est-elle en continuité corporelle avec le cep ? A-t-il été baptisé ? Le second se voit plus difficilement, à la longue, quand vient le printemps. Il ne se discerne qu’à la montée de sève quand elle pousse la fleur hors de l’écorce, la feuille et le fruit hors de la fleur.

Là encore, l’image est évidente pour l’homme de foi. Mais, là comme avant, le monde moderne emboîte le pas aux électeurs du seul mérite. Il ne s’en laisse pas compter :  

« A quoi bon la grâce ? L’homme est Dieu par lui-même. Tout autre dieu l’efface. La liberté mûrit au soleil de l’effort grâce la culture. Attendre de la grâce un surcroît d’énergie paralyse en face d’un monde qui requiert une volonté de puissance. Souplesse, force, prudence, voilà les grandes forces au service de la justice ! La grâce offre l’ivresse des pauvres, l’addiction aux faibles. L’appel à la grâce cautionne le ridicule, la passivité et surtout l’humilité, ce garde-fou des esclaves. »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Ne nous croyons pas éloignés de cette contestation de la sève, de la grâce. Tant de fois nous en avons douté parce qu’elle nous a semblé faire défaut : échec, maladie, mort forment une citadelle résistante à la grâce. Qui s’appuie réellement sur la grâce pour établir un monde nouveau ici et maintenant ?

3. Derrière le rapport entre le Christ et ses disciples, il y a la gloire du Père.

Le seul rapport entre le Christ et ses disciples soulève donc ces deux contestations. Il ne peut y répondre seul. Il oublie l’élément décisif sans lequel le discours du Christ tourne à vide. Grâce à cet élément, nous pouvons répondre de façon raisonnée aux deux questions soulevées par le monde sur le lien de l’être et le lien de la grâce. Ce chaînon manquant, c’est le Père ! On ne peut vivre un sacrement sans penser à Lui.

En décrivant sa vie et celle des disciples, Jésus parle sans cesse du Père. Le Père plante, émonde, nettoie, brûle, commande. Le Père aime. La vigne tout entière, cep et sarments, ne s’explique que par le vigneron.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : Je suis la vraie vigne et mon Père est la vigneron. Tout sarment qui est en moi mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, mon Père le nettoie, pour qu’il en donne davantage. La gloire de mon Père c’est que vous donniez beaucoup de fruit. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. J’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. »

Seul le Père justifie cette greffe et cette sève. Pourquoi ?

On pense d’abord à la vigilance du Vigneron. Le Père s’occupe de chacun de nous. Il est le Père de tous : chaque homme sur cette terre et au ciel peut l’appeler Père. Père toujours fidèle, Il ne néglige aucune vie, aucune journée de cette vie, aucun moment de cette journée de cette vie. Tout cela est vrai. Mais, avec cela, nous ne sommes pas plus avancés pour autant : le Père ne s’occupe pas davantage de nous, baptisés, que des autres non-baptisés. Il ne s’intéresse pas moins aux autres, aux petites fleurs sauvages. Qu’on se le dise : nous ne sommes pas greffés sur le Christ pour avoir des faveurs refusées aux autres, quelques avantages ou quelques primes supplémentaires.

La vraie raison est la suivante : le Vigneron nous appelle à une vie complètement nouvelle. Il ne nous donne pas les sacrements pour faire mieux ce que d’autres font bien. La sève divine n’est pas un additif à notre vie habituelle. Elle nous métamorphose totalement de l’intérieur pour faire du divin sur terre.

Dans le silence de lentes germinations, les sacrements travaillent. Grâce à eux, tout en nous se met en place autrement : Dieu dispose en nous de nos forces, de nos membres, de nos facultés pour les réorganiser selon un autre ordre. L’homme baptisé s’éveille à lui-même configuré autrement afin de porter du fruit selon le cœur du Père. Le père élabore en nous un ordre nouveau en phase avec l’Eternité, avec ce qui est de l’autre côté du temps.

Sans l’Eternité, rien de vaut vraiment : rien ne dissipe durablement cette impression d’ennui qui germe et passe dans toute conscience éveillée. Quand l’esprit s’éveille, quand l’homme charnel devient homme spirituel, tout lui paraît volatil, transitoire, évanescent, avec la question terrible : « à quoi bon faire ceci ou cela puisque ceci ou cela passe ? » Le temps se saisit de tout et l’homme devenu spirituel perçoit sa trace tragique en toutes choses. Le temps met sa marque de mort sur toute vie. Il efface les chefs-d’œuvre les plus sublimes.

Le logiciel du Père, qui façonne l’homme autrement, se nomme Espérance (elle fait du ciel notre demeure, c’est le Logis-Ciel). Elle seule nous met en correspondance ici-bas avec l’Eternité. « Maintenant et à jamais », disons-nous, « maintenant et pour les siècles des siècles ». Elle est une capacité d’agir pour l’Eternité depuis le temps. Inversement, elle donne à l’Eternité de s’infiltrer dans le temps. Elle nous fait vivre de l’Eternel maintenant. C’est l’antenne parabolique permettant de recevoir l’Eternité en direct. Une sorte de porte ouverte dans l’espace-temps par laquelle se glisse ce qui n’est ni du temps ni de l’espace.

A cette lumière du Père qui nous configure par l’Espérance, nous pouvons répondre aux grandes interpellations du monde. Mettons notre espoir dans l’Espérance. Espérons l’Espérance.

+ Luc Ravel

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Saint Bérenger - Moine de Saint-Papoul (✝ 1093)
    Il était un bénédictin de l'abbaye de Saint-Papoul dans l'Aude. Il pratiqua toutes les vertus monastiques. Tellement qu'il fut ainsi conduit à la sainteté.Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.(d'après 'le Pays Cathare')- Abbaye de Saint-Papoul, Aude, Pays cathare- Site de l'abbaye, histoire - Vidéo: Village et abbaye de Saint-Papoul"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.
  • Saint Philippe Neri - Fondateur de l'Oratoire (✝ 1595)
    Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint Pierre, un second patron de la Ville Éternelle. Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse. Chez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide. S'étant laissé élever à la prêtrise, il y gagna les plus fervents de ses jeunes convertis. La communauté qu'ils formèrent autour de lui, tire son nom: 'l'Oratoire', des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l'animateur. Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l'Oratoire de France: le futur cardinal de Bérulle et le Père de Condren. Et si même un sceptique aussi inguérissable que Goethe a pu se sentir un dévot de saint Philippe sans en arriver à partager la foi, il est tout aussi typique qu'un grand universitaire d'Oxford, J.H. Newman, converti lui pour de bon, n'ait pas cru pouvoir se mettre à une autre école que celle de saint Philippe Néri. Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse il fut, avec saint François de Sales, l'un des saints préférés de saint Jean Bosco. Illustration: Oratoire Saint Philippe Néri – Hyères - Vidéo sur la webTV de la CEF - Cinquième centenaire de saint Philippe Neri 26 mai 2015.- 'le plus mystique, le plus réformateur mais aussi le plus espiègle des saints: Philippe Néri. En témoigne l'anecdote sur son enseignement!' Jour du Seigneur.Mémoire de saint Philippe Néri, prêtre. Originaire de Florence, il vint à Rome où il devint curé de Saint-Jean des Florentins. Pour sauver du mal la jeunesse, il fonda l’Oratoire, où les leçons spirituelles succédaient aux chants et aux œuvres de charité et il s’illustra par son amour du prochain, sa simplicité évangélique et son cœur plein de joie, dans un zèle extrême et un fervent service de Dieu. Il mourut à Rome en 1595.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2018
  • Première lecture : « La supplication du juste agit avec beaucoup de force » (Jc 5, 13-20)

    Lecture de la lettre de saint Jacques

    Bien-aimés,
        l’un de vous se porte mal ?
    Qu’il prie.
    Un autre va bien ?
    Qu’il chante le Seigneur.
        L’un de vous est malade ?
    Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église :
    ils prieront sur lui,
    après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
        Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade :
    le Seigneur le relèvera
    et, s’il a commis des péchés,
    il recevra le pardon.
        Confessez donc vos péchés les uns aux autres,
    et priez les uns pour les autres afin d’être guéris.
    La supplication du juste agit avec beaucoup de force.
        Le prophète Élie n’était qu’un homme pareil à nous ;
    pourtant, lorsqu’il a prié avec insistance
    pour qu’il ne pleuve pas,
    il n’est pas tombé de pluie sur la terre
    pendant trois ans et demi ;
        puis il a prié de nouveau,
    et le ciel a donné la pluie,
    et la terre a fait germer son fruit.
        Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité
    et qu’un autre l’y ramène,
        alors, sachez-le :
    celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait
    sauvera sa vie de la mort
    et couvrira une multitude de péchés.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 140 (141), 1-2, 3.8)

    Refrain psalmique : (Ps 140, 2a)

    Que ma prière devant toi
    s’élève comme un encens.

    Seigneur, je t’appelle : accours vers moi !
    Écoute mon appel quand je crie vers toi !
    Que ma prière devant toi s’élève comme un encens,
    et mes mains, comme l’offrande du soir.

    Mets une garde à mes lèvres, Seigneur,
    veille au seuil de ma bouche.
    Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ;
    tu es mon refuge : épargne ma vie !

  • Évangile : « Celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas » (Mc 10, 13-16)

    Acclamation : (cf. Mt 11, 25)

    Alléluia. Alléluia.
    Tu es béni, Père,
    Seigneur du ciel et de la terre,
    tu as révélé aux tout-petits
    les mystères du Royaume !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
        des gens présentaient à Jésus des enfants
    pour qu’il pose la main sur eux ;
    mais les disciples les écartèrent vivement.
        Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
    « Laissez les enfants venir à moi,
    ne les empêchez pas,
    car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
        Amen, je vous le dis :
    celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
    à la manière d’un enfant
    n’y entrera pas. »
        Il les embrassait
    et les bénissait en leur imposant les mains.

                – Acclamons la Parole de Dieu.