Propositions spirituelles pour suivre le Carême

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Le Carême a débuté, mettons-nous en chemin pour vivre ces 40 jours, grâce à :

Un Jour, un Evêque : 21 février 2019

« Lors de mon intervention à Dauphine j'ai rencontré des jeunes ouverts, très intéressés, multipliant les questions sur le plan international comme sur le plan religieux, avec l'émerveillement de cette jeunesse qui se lève génération après génération sur l'humanité habitée par un désir de justice, de paix, de vérité, d'engagement, de loyauté, d'honneur », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/21-02-2019

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  • Messe de l’initiation chrétienne - samedi 21 mai 2016

Messe de l’initiation chrétienne - samedi 21 mai 2016

mgr ravel baptemes confirmations 2015La gloire de mon Père

Cette belle parabole de la vigne insiste sur le rapport entre les sarments et le cep, entre les disciples et Jésus. Cette relation d’intégration est au cœur de tout sacrement. Elle implique en fait deux liens. Mais ces deux liens restent sans évidence et sans force s’il n’y a pas la présence du Vigneron. Voyons cela.

1. Entre le Christ et ses disciples, il y a d’abord un lien d’insertion.

Le premier lien est un lien physique réalisé par le baptême, consolidé par la confirmation, épanoui par l’Eucharistie. Le baptême nous insère dans le Christ. Qu’il soit nécessaire de créer cette insertion va de soi selon la certitude de foi : tant que la branche n’est pas physiquement greffée sur le tronc, elle ne vit que de sa vie, elle ne vit pas de celle du cep. Pour la foi, ce lien s’impose comme une évidence.

Mais, l’humanisme athée et la mentalité moderne en contestent la nécessité. Au fond, toute la pensée contemporaine s’organise autour d’une protestation contre la nécessité de ce lien. Elle projette une question virulente : pourquoi vivre de la vie d’un autre, pourquoi porter du fruit désincarné ? Ne serais-je pas suffisamment responsable, autonome pour dépendre d’un autre, fût-il Dieu ? Pourquoi ne pas porter les fruits visibles de son humanité ?

« Que l’homme se libère de Dieu ! Qu’il prenne son envol ! Qu’il cesse de travailler pour un autre ! Qu’il s’installe à son compte ! Loin de nous, ces chrétiens qui, occupés à sauver le monde, négligent les bases de leur humanité, les formes concrètes de la solidarité ! Qu’ils ne se déchargent pas sur Dieu, s’Il existe, des résultats qu’on attend d’eux, qui existent ! »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Cette contestation du monde est très actuelle : la preuve en est qu’on hésite à faire baptiser ses enfants au motif qu’ils choisiront plus tard. On oublie qu’ils peuvent porter du fruit divin, avant même l’âge de raison. Que répondre ?

2. Entre le Christ et ses disciples, il y a aussi un lien de vitalité.

L’insertion ne suffit pas. Pour qu’il y ait intégration réelle, il faut aussi que la sève passe du cep au sarment. En cas contraire, le sarment ne porte pas de fruit, il sèche, meurt, on le coupe. Au lien physique d’insertion, par le baptême, s’ajoute le lien de vitalité, une liaison de sève, une connexion d’influx, une circulation de sang. Par les canaux ouverts, passe la grâce.

Le premier lien se voit facilement : la branche est-elle en continuité corporelle avec le cep ? A-t-il été baptisé ? Le second se voit plus difficilement, à la longue, quand vient le printemps. Il ne se discerne qu’à la montée de sève quand elle pousse la fleur hors de l’écorce, la feuille et le fruit hors de la fleur.

Là encore, l’image est évidente pour l’homme de foi. Mais, là comme avant, le monde moderne emboîte le pas aux électeurs du seul mérite. Il ne s’en laisse pas compter :  

« A quoi bon la grâce ? L’homme est Dieu par lui-même. Tout autre dieu l’efface. La liberté mûrit au soleil de l’effort grâce la culture. Attendre de la grâce un surcroît d’énergie paralyse en face d’un monde qui requiert une volonté de puissance. Souplesse, force, prudence, voilà les grandes forces au service de la justice ! La grâce offre l’ivresse des pauvres, l’addiction aux faibles. L’appel à la grâce cautionne le ridicule, la passivité et surtout l’humilité, ce garde-fou des esclaves. »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Ne nous croyons pas éloignés de cette contestation de la sève, de la grâce. Tant de fois nous en avons douté parce qu’elle nous a semblé faire défaut : échec, maladie, mort forment une citadelle résistante à la grâce. Qui s’appuie réellement sur la grâce pour établir un monde nouveau ici et maintenant ?

3. Derrière le rapport entre le Christ et ses disciples, il y a la gloire du Père.

Le seul rapport entre le Christ et ses disciples soulève donc ces deux contestations. Il ne peut y répondre seul. Il oublie l’élément décisif sans lequel le discours du Christ tourne à vide. Grâce à cet élément, nous pouvons répondre de façon raisonnée aux deux questions soulevées par le monde sur le lien de l’être et le lien de la grâce. Ce chaînon manquant, c’est le Père ! On ne peut vivre un sacrement sans penser à Lui.

En décrivant sa vie et celle des disciples, Jésus parle sans cesse du Père. Le Père plante, émonde, nettoie, brûle, commande. Le Père aime. La vigne tout entière, cep et sarments, ne s’explique que par le vigneron.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : Je suis la vraie vigne et mon Père est la vigneron. Tout sarment qui est en moi mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, mon Père le nettoie, pour qu’il en donne davantage. La gloire de mon Père c’est que vous donniez beaucoup de fruit. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. J’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. »

Seul le Père justifie cette greffe et cette sève. Pourquoi ?

On pense d’abord à la vigilance du Vigneron. Le Père s’occupe de chacun de nous. Il est le Père de tous : chaque homme sur cette terre et au ciel peut l’appeler Père. Père toujours fidèle, Il ne néglige aucune vie, aucune journée de cette vie, aucun moment de cette journée de cette vie. Tout cela est vrai. Mais, avec cela, nous ne sommes pas plus avancés pour autant : le Père ne s’occupe pas davantage de nous, baptisés, que des autres non-baptisés. Il ne s’intéresse pas moins aux autres, aux petites fleurs sauvages. Qu’on se le dise : nous ne sommes pas greffés sur le Christ pour avoir des faveurs refusées aux autres, quelques avantages ou quelques primes supplémentaires.

La vraie raison est la suivante : le Vigneron nous appelle à une vie complètement nouvelle. Il ne nous donne pas les sacrements pour faire mieux ce que d’autres font bien. La sève divine n’est pas un additif à notre vie habituelle. Elle nous métamorphose totalement de l’intérieur pour faire du divin sur terre.

Dans le silence de lentes germinations, les sacrements travaillent. Grâce à eux, tout en nous se met en place autrement : Dieu dispose en nous de nos forces, de nos membres, de nos facultés pour les réorganiser selon un autre ordre. L’homme baptisé s’éveille à lui-même configuré autrement afin de porter du fruit selon le cœur du Père. Le père élabore en nous un ordre nouveau en phase avec l’Eternité, avec ce qui est de l’autre côté du temps.

Sans l’Eternité, rien de vaut vraiment : rien ne dissipe durablement cette impression d’ennui qui germe et passe dans toute conscience éveillée. Quand l’esprit s’éveille, quand l’homme charnel devient homme spirituel, tout lui paraît volatil, transitoire, évanescent, avec la question terrible : « à quoi bon faire ceci ou cela puisque ceci ou cela passe ? » Le temps se saisit de tout et l’homme devenu spirituel perçoit sa trace tragique en toutes choses. Le temps met sa marque de mort sur toute vie. Il efface les chefs-d’œuvre les plus sublimes.

Le logiciel du Père, qui façonne l’homme autrement, se nomme Espérance (elle fait du ciel notre demeure, c’est le Logis-Ciel). Elle seule nous met en correspondance ici-bas avec l’Eternité. « Maintenant et à jamais », disons-nous, « maintenant et pour les siècles des siècles ». Elle est une capacité d’agir pour l’Eternité depuis le temps. Inversement, elle donne à l’Eternité de s’infiltrer dans le temps. Elle nous fait vivre de l’Eternel maintenant. C’est l’antenne parabolique permettant de recevoir l’Eternité en direct. Une sorte de porte ouverte dans l’espace-temps par laquelle se glisse ce qui n’est ni du temps ni de l’espace.

A cette lumière du Père qui nous configure par l’Espérance, nous pouvons répondre aux grandes interpellations du monde. Mettons notre espoir dans l’Espérance. Espérons l’Espérance.

+ Luc Ravel

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Saint du Jour

Nominis

18 mars 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Cyrille de Jérusalem - évêque de Jérusalem, docteur de l'Église (✝ 387)
    Originaire des environs de Jérusalem, il devint prêtre en 345 puis évêque de Jérusalem en ce IVe siècle troublé par les querelles entre ariens et orthodoxes. Il fut, à trois reprises, chassé de son siège épiscopal par les ariens qui contestaient la pleine divinité du Christ. Il vivra en tout dix-sept années en exil. En 378, il revient enfin définitivement dans Jérusalem déchirée par les divisions. Il prêchera inlassablement pour enfanter un peuple chrétien dans la ville qui connut la Passion du Christ et sa Résurrection. Ce seront ses admirables catéchèses de la nuit pascale pour la formation des nouveaux baptisés. Il le faisait près des deux "grottes mystiques", celle du Tombeau du Christ près du calvaire, et celle du Mont des Oliviers. Elles lui ont valu d'être proclamé docteur de l'Église par Léon XIII.Illustration: Fresque d'une église orthodoxe grecque.Le 27 Juin 2007 Benoît XVI a consacré sa catéchèse à la figure de saint Cyrille de Jérusalem (né vers 315 et mort en 387), qui fut "un évêque de grande culture biblique".Cyrille fut ordonné évêque en 348 par le Métropolite de Césarée de Palestine Acacius, philo arien et qui pensait trouver en lui un allié. Bientôt il fut en conflit avec Acacius et "pas seulement dans le domaine doctrinal mais aussi juridictionnel car Cyrille défendit l'autonomie de son siège par rapport à celui de Césarée". Cela lui valut trois exils en vingt ans et ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur philo arien Valens, qu'il reprit définitivement possession de son diocèse, où il ramena unité et paix parmi les fidèles. On conserve de Cyrille 24 catéchèses précédées d'une catéchèse introductive."L’œuvre de saint Cyrille constitue une catéchèse systématique et réaliste, consacrée à la renaissance du chrétien par le baptême".Au plan doctrinal, son œuvre établit un "rapport symphonique" entre les deux Testaments, plaçant le Christ au cœur de l'univers". Dans sa catéchèse morale il invite à la transformation des attitudes païennes en une vie nouvelle dans le Christ, tandis que dans sa catéchèse mystagogue il pousse les nouveaux baptisés à découvrir dans les rites...les mystères cachés"."Pour cela -a conclu Benoît XVI- une catéchèse intégrale, qui implique le corps, l'âme et l'esprit, demeure fondamentale pour les chrétiens d'aujourd'hui. Demandons au Seigneur de nous aider à acquérir un christianisme complet qui englobe toute notre vie et fasse de nous des témoins crédibles du Christ, vrai Dieu et vrai homme". Source: VIS 070627 (410)Mémoire de saint Cyrille, évêque de Jérusalem et docteur de l'Église. Il dut souffrir de la part des ariens bien des injures et fut souvent chassé de son siège. Il sut néanmoins exposer admirablement aux fidèles, par ses discours et sa catéchèse, la doctrine orthodoxe, les saintes Écritures et les mystères sacrés. Il mourut en paix, l'an 386.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité » (Dn 9, 4-10)

    Lecture du livre du prophète Daniel

    Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession :
    « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable,
    qui garde alliance et fidélité
    à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements,
    nous avons péché,
    nous avons commis l’iniquité,
    nous avons fait le mal,
    nous avons été rebelles,
    nous nous sommes détournés
    de tes commandements et de tes ordonnances.
    Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes,
    qui ont parlé en ton nom
    à nos rois, à nos princes, à nos pères,
    à tout le peuple du pays.
    À toi, Seigneur, la justice ;
    à nous la honte au visage,
    comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda,
    pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël,
    pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin,
    dans tous les pays où tu les as chassés,
    à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi.
    Seigneur, à nous la honte au visage,
    à nos rois, à nos princes, à nos pères,
    parce que nous avons péché contre toi.
    Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon,
    car nous nous sommes révoltés contre lui,
    nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu,
    car nous n’avons pas suivi les lois
    qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (78 (79), 5a.8, 9, 11.13ab)

    Refrain psalmique : (cf. 102, 10a)

    Seigneur, ne nous traite pas
    selon nos péchés.

    Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
    Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
    que nous vienne bientôt ta tendresse,
    car nous sommes à bout de force !

    Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
    pour la gloire de ton nom !
    Délivre-nous, efface nos fautes,
    pour la cause de ton nom !

    Que monte en ta présence la plainte du captif !
    Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
    Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
    sans fin nous pourrons te rendre grâce.

  • Évangile : « Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 36-38)

    Acclamation : (cf. Jn 6, 63c.68c)

    Gloire à toi, Seigneur,
    Fils du Dieu vivant !

    Tes paroles, Seigneur,  
    sont esprit et elles sont vie.
    Tu as les paroles de la vie éternelle.
    Gloire à toi, Seigneur,
    Fils du Dieu vivant !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;
    ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
    Pardonnez, et vous serez pardonnés.
    Donnez, et l’on vous donnera :
    c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,
    qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;
    car la mesure dont vous vous servez pour les autres
    servira de mesure aussi pour vous. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.