Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

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Un Jour, un Evêque : 09 janvier 2019

« J’ai eu la joie de visiter nos forces françaises qui sont en Jordanie [...]. Il y a une dimension de fraternité, d’amitié, de chaleur, de soutien, de solidarité qui est magnifique, que j’ai pu toucher du doigt, notamment dans ces moments si sensibles du 31 décembre-1er janvier », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/09-01-2019

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  • Messe d’ouverture du PMI 2016 - Vendredi 20 mai 2016

Messe d’ouverture du PMI 2016 - Vendredi 20 mai 2016


Mgr Luc Ravel 57 pmi 15 05 2015Faire prier : une œuvre de miséricorde spirituelle à l’égard des malades.

Deux hommes souffrent atrocement. Dans la 1ère lecture, Job, abandonné de tous. Son corps est une plaie vive, il est écrasé de douleur. Dans l’évangile, le serviteur du centurion. Son maître explique à Jésus : « Mon serviteur est couché à la maison, paralysé et il souffre terriblement. » Que dire, que faire devant une telle douleur ?

A côté des œuvres de miséricorde corporelles (visite, soin, guérison), émerge une grande œuvre de miséricorde spirituelle à l’égard des personnes qui souffrent : les faire crier vers Dieu. Mais cela ne se peut si nous, compagnon de son infortune, nous n’élargissons pas notre foi.

Je voudrais dégager cet enjeu pour l’ami qui souffre et ce défi pour l’ami qui accompagne.

  1. Partons d’un constat commun au malade et à l’ami : la souffrance ronge. Elle fait maudire la vie. Aucun des deux ne doit l’ignorer.

« Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : « un homme vient d’être conçu ! » » Le cri terrible de Job troue notre nuit de silence. Cette nuit enveloppe souvent le fardeau de la souffrance. Par pudeur, par discrétion, par faiblesse.

Si nous sommes de ceux que la souffrance a ignorés, ce cri nous fatigue. Nous le trouvons excessif. Nous le jugeons déplacé : la vie n’est-elle pas un don magnifique ? Elle s’impose comme une chance. Elle condamne ceux qui la vomissent.

En revanche, ce cri nous rejoint profondément si la souffrance nous a déjà touchés, cassés, brisés, broyés, pétris, exposés à tous pour, au final, nous cuire dans une fournaise irréversible. Au bout de la douleur, ce four implacable, dont on sort différent à jamais, c’est celui de l’incompréhension. Pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi ainsi, pourquoi cela ? A la souffrance brute se rajoute la perte de sens. A la peine de la souffrance s’additionne celle de l’absurdité. Double peine en quelque sorte. Job nous oblige à regarder la souffrance nette, non pas hors impôt mais avec la fiscalité du non-sens. Le « à quoi bon vivre » alourdit la facture d’une taxe sur la souffrance ajoutée. Ajoutée à notre humanité, bien entendu.

Le chrétien subit cette expérience comme les autres. Le cumul des peines le fait plier ni plus ni moins que l’incroyant. Les mêmes maux ont le même poids pour tous. Job déclare violemment son mal-être. Son cri libère le nôtre. Il nous délivre de croire que nous sommes des « minus » parce que nous ne supportons plus la souffrance. On sait que les saints souffrent autant que nous. Mais on nous a tant dit qu’ils portent admirablement leur souffrance que nous n’osons pas affirmer qu’elle nous écrase, qu’elle nous pousse jusqu’au désaveu de la vie.

Comme le Christ crie sur la Croix, Job crie. Il n’en peut plus. Du coup, il maudit la vie. Il existe un lien évident entre la souffrance et la vie. Seuls les vivants souffrent. Les morts se reposent en paix. Par ce fait, l’exaspération de Job tend à devenir un vœu personnel voire une loi collective : « laissez-moi mourir ! Donnez-leur la mort ! » Autrement dit : abrégeons les souffrances des moribonds. Evitons les souffrances aux difformes. Proposons la mort aux vieux en fin de vie, imposons-la aux enfants en début de vie. C’est la réponse donnée par le monde au cri de Job. Encore une fois : elle n’est pas sans fondement. Nous ne pouvons pas mépriser ce qu’elle assume : la lourde souffrance est intolérable.

Mais nous ne croyons pas qu’elle soit l’unique réponse vraiment humaine, qu’elle seule assume la compassion à l’égard du prochain. Nous ne pouvons pas taire ce qu’elle oublie. Elle oublie qu’un cri, quand il se retourne vers Dieu voire contre Lui, c’est encore une prière et, peut-être, la prière du pur amour.

  1. La  miséricorde spirituelle exercée par le compagnon : retourner les questions sur Dieu à Dieu Lui-même.

Au cri de Job, il existe une autre réponse pleine de tendresse. Elle entend bien la détresse de la douleur et la tristesse du non-sens, générées par la souffrance. Elle compatit à la douleur qui broie le corps et à l’absurdité qui brise l’esprit. Mais elle écoute la suite du discours :

« Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume… ? » « Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue et qu’il enferme de toutes parts ? »

La foi ne peut se soustraire à ces questions. On peut les gommer un temps par des illusions dévotes. On peut repousser ces questions gênantes par un haussement d’épaules. En vérité, la vraie foi les regarde en face. Elle détecte en elles le mot « Dieu ». Ce mot sublime ne perd pas son sens parce qu’il est mélangé d’amertumes ou de provocations. Rien n’atténue son immensité. Tout le porte à dire l’Absolu. Ce mot frappe l’oreille de l’ami.

L’ami ne sait pas répondre à ces questions sur Dieu. Mais il entend le nom de « Dieu » et il sait que ce mot trahit une attente. Il ne s’arrête pas sur le défi ou l’amertume, le rejet ou le mépris qui transpirent ici. Il entend « Dieu » et il cherche à retourner vers Lui les questions qui sont posées sur Lui. Il accompagne son ami malade de sorte que ses questions sur Dieu se détournent en questions à Dieu : « Au lieu de m’interroger moi, simple mortel qui ne connaît pas les desseins de la providence, interroge Celui que tu nommes, qui peut tout, qui sait tout. Crie vers Lui ta question, sans retenue, sans faire de phrases. » Ce retournement de la question semble bien audacieux. Ose-t-on « engueuler » Dieu ? Se confronter violemment à Lui ? Oui, il y a une certaine audace, c’est celle de la foi.

En agissant ainsi, l’ami exerce une belle miséricorde spirituelle : il aide l’homme souffrant à se retourner vers Dieu. Quand cette question sur Dieu est retournée à Dieu, elle devient prière. Elle mûrit en prière pleine de sang, pleine de sève. Aussi encombrée soit-elle de défis, de rejets, de crises, d’injures, elle devient prière. « Pourquoi, Seigneur, m’as-tu laissé vivre ? Pourquoi me laisses-tu dans la souffrance ? » Nous pourrions inventer le mot « cri-ère », mélange du cri et de la prière. Une prière infiniment agissante car elle a sur elle le poids de la souffrance.

  1. La foi du compagnon rapproche le malade du Christ Sauveur : c’est la foi du centurion. A lui le cri vers Dieu, à nous la foi dans le Sauveur.

L’enjeu pour le malade est clair : accueillir le grand retournement de son cri en prière. Le défi pour l’ami n’est pas moins clair : approfondir sa foi dans le Sauveur.

S’il ne s’enfonce pas dans la foi, ce qu’il tente à l’égard du malade tourne mal. Sa présence et son action semblent artificielles, sans cœur, sans passion. Ses mots tombent à plat, sans force, au bord du ridicule. Ils deviennent une source d’agacement. Rien de pire que ces amis qui vous veulent du bien mais qui ne s’engagent pas eux-mêmes dans la foi. Au fond, l’ami n’entraîne le malade vers Dieu qu’avec l’énergie de sa foi personnelle dans le Christ sauveur.

Une conviction occupe son cœur : « Seigneur, tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta main… tu entends le désir des pauvres, tu rassures leur cœur, tu les écoutes. » (Psaume 9, 14 ; 9, 17) Ce que l’homme souffrant ne sait plus, car la douleur obscurcit tout, l’homme fidèle le rumine dans son cœur. Il n’a pas à le rappeler à son frère malade. Il a simplement à s’en souvenir lui-même. A lui d’être à la hauteur du cri du malade par la hauteur de sa foi.

Ainsi agit le centurion de l’évangile : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Il consonne à la souffrance terrible de l’autre. Au cri du souffrant, il joint une foi si forte qu’elle fait l’admiration de Jésus.

Aidons nos amis souffrants à tourner leur regard vers Dieu et dans le même temps, renouvelons complètement notre foi dans le Christ sauveur :

Malade, vise ce Dieu que tu interpelles. Par ton cri, ta prière donne vie.

Ami, fixe le Sauveur que tu réclames. Par ta foi, Sa parole sauve ton ami malade.

+ Luc Ravel

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Saint du Jour

Nominis

23 janvier 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Ildefonse de Tolède - Evêque de Tolède (✝ 669)
    Ildefonse ou Alphonse.  Neveu de saint Eugène de Tolède, il étudia à Séville ayant pour maître saint Isidore. Moine, il devint abbé de Tagli, sur le Tage. Archevêque de Tolède en 657, il uniformisa les liturgies espagnoles. Pami les nombreux ouvrages qu'il écrivit, il composa un traité pour défendre la virginité perpétuelle de la Très sainte Mère de Dieu. <- Saint Ildefonse, évêque de Tolède. Initiale d'un recueil bénédictin d'Alspach du XIIe siècle. Colmar, bibliothèque Municipale. À Tolède en Espagne, vers 607, saint Ildefonse, évêque. Moine et supérieur de son couvent, il fut élu évêque et écrivit de nombreux ouvrages dans un style très élégant et honora la bienheureuse Marie Mère de Dieu et toujours Vierge avec un admirable zèle de dévotion.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 7, 1-3.15-17)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
    Melkisédek était roi de Salem,
    prêtre du Dieu très-haut ;
    il vint à la rencontre d’Abraham
    quand celui-ci rentrait de son expédition contre les rois ;
    il le bénit,
    et Abraham lui remit le dixième de tout ce qu’il avait pris.
    D’abord, Melkisédek porte un nom
    qui veut dire « roi de justice » ;
    ensuite, il est roi de Salem, c’est-à-dire roi « de paix »,
    et à son sujet on ne parle
    ni de père ni de mère, ni d’ancêtres,
    ni d’un commencement d’existence ni d’une fin de vie ;
    cela le fait ressembler au Fils de Dieu :
    il demeure prêtre pour toujours.

    Les choses sont encore beaucoup plus claires
    si un autre prêtre se lève à la ressemblance de Melkisédek
    et devient prêtre,
    non pas selon une exigence légale de filiation humaine,
    mais par la puissance d’une vie indestructible.
    Car voici le témoignage de l’Écriture :
    Toi, tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek
    pour l’éternité.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (109 (110), 1, 2, 3, 4)

    Refrain psalmique : (cf. 109, 4)

    Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre de Melkisédek.

    Oracle du Seigneur à mon seigneur :
    « Siège à ma droite,
    et je ferai de tes ennemis
    le marchepied de ton trône. »

    De Sion, le Seigneur te présente
    le sceptre de ta force :
    « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

    Le jour où paraît ta puissance,
    tu es prince, éblouissant de sainteté :
    « Comme la rosée qui naît de l’aurore,
    je t’ai engendré. »

    Le Seigneur l’a juré
    dans un serment irrévocable :
    « Tu es prêtre à jamais
    selon l’ordre du roi Melkisédek. »

  • Évangile : « Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)

    Acclamation : (cf. Mt 4, 23)

    Alléluia. Alléluia.
    Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
    et guérissait toute infirmité dans le peuple.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps- là,
    Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
    il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
    On observait Jésus
    pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
    C’était afin de pouvoir l’accuser.
    Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
    « Lève-toi, viens au milieu. »
    Et s’adressant aux autres :
    « Est-il permis, le jour du sabbat,
    de faire le bien ou de faire le mal ?
    de sauver une vie ou de tuer ? »
    Mais eux se taisaient.
    Alors, promenant sur eux un regard de colère,
    navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
    il dit à l’homme :
    « Étends la main. »
    Il l’étendit, et sa main redevint normale.

    Une fois sortis,
    les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
    contre Jésus,
    pour voir comment le faire périr.

    – Acclamons la Parole de Dieu.