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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • PMI

Programme National France 54° pmi

activités proposées par l'équipe France.

Vendredi 11 mai 2012 

Horaire

Lieu

Programme

9h30 à 10h15

Chapelle St Joseph

Accueil Armée de l’Air

Chapelle Mater Dolorosa

Accueil Marine

Eglise Ste Bernadette (côté Grotte)

Accueil Armée de Terre, SSA et HNDA

Eglise Ste Bernadette (côté Carmel)

Accueil Gendarmerie

10h30 à 11h30

Eglise Ste Bernadette

Messe nationale et Sacrement des Malades

11h45

Esplanade du Rosaire

Photo de la délégation France 

14h00 à 16h00

Salle Jean XXIII

Conférence organisée par l'HNDA

14h30 à 16h30

Chemin de croix traditionnel
Chemin de croix des malades

Avec une délégation de malades
avec les malades

17h00 à 18h30

Eglise Ste Bernadette

Célébration pénitentielle

 

Samedi 12 mai 2012 

Horaire

Lieu

Programme

9h30 à 11h30

Eglise Ste Bernadette

Messe des sacrements de l’Initiation Chrétienne

14h30 à 15h30

Chemin vers Bartrès au départ de la Prairie

Chapelet à la Bergerie

14h30 à 15h30

Eglise du Sacré-Cœur (Lourdes)

Chapelet en français

15h30 à 17h00

Salle Mgr Gerlier

Conférence organisée par l'HNDA

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Programme International du 54ème PMI

 

Vendredi 11 mai 2012

Heures

Cérémonies

Responsables

lieu

18h30 Ouverture du camp Allemagne Camp militaire
21h00 à 22h00 Ouverture internationale France/Pays-Bas/Luxembourg Basilique Pie X
22h30 à 23h30 Adoration du Saint-Sacrement Belgique Eglise Ste Bernadette

  

Samedi 12 mai 2012 

Heures

Cérémonies

Responsables

lieu

14h00 à 15h30

Festival des musiques militaires

Allemagne/Irlande

en ville

14h00 à 15h30

Rencontre officiers généraux,
personnalités politiques
et des évêques

Direction du PMI

Hémicycle

16h00 à 16h30

Procession eucharistique retransmise dans Pie X

Croatie/Autriche

Esplanade du Rosaire

16h30 à 17h30

Bénédiction des malades

Croatie/Autriche

Basilique Pie X

18h00 à 18h30

Monument aux Morts

DMD

Place Peyramale

21h00 à 23h00

Procession mariale

France/Espagne

Esplanade du Rosaire

23h00 à 00h00

Adoration du St Sacrement

Belgique

Eglise Ste Bernadette

 

 

 

Dimanche 13 mai 2012 

Heures

Cérémonies

Responsables

lieu

10h00 à 11h45

Messe internationale

Allemagne/Irlande

Basilique Pie X

15h00 à 16h00

Au Revoir

Pologne

Basilique Pie X

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Hospitalité Notre Dame des Armées

L'HOSPITALITÉ NOTRE-DAME DES ARMÉES 

Blouse blanche et béret bleu, ou simple brassard sur l'uniforme, les membres de l'Hospitalité Notre-Dame des Armées ne ménagent pas leur énergie, au côté des aumôniers, pour permettre aux malades des hôpitaux militaires de participer aux cérémonies du PMI. Le personnel du Service de Santé des Armées et les nombreux pèlerins qui offrent leurs compétences et leur énergie au service des malades durant les trois jours et permettent cette encore aux malades de vivre avec ferveur le pèlerinage.

L'HNDA est une association en lien avec l'aumônerie militaire catholique, régie par la loi de 1901. Elle a été crée en 1956 par le cardinal Feltin dans le cadre de l'association des amis de l'aumônerie catholique des armées françaises (AACAF).
Leur soutien à l'aumônerie et leur présence sont marqués tout au long de l'année dans les hôpitaux militaires. Certains se sont engagés solennellement dans la confrérie Notre-Dame des Armées.

Responsable : PGI (2S) Claude RENAUDEAU
 

 

L’HOSPITALITE : UNE HISTOIRE DANS LA VIE DU DIOCESE AUX ARMEES

 

Le 10 décembre 1944, 120 soldats malades et blessés accompagnent le premier rassemblement de militaires à la Grotte de Lourdes depuis le débarquement des alliés. Ces blessés sont pris en charge par d’anciens militaires bénévoles et des dames charitables, membres de l’hospitalité de Lourdes.
Septembre 1948, 180 blessés et malades venant de Paris (Val de Grace et Institution des Invalides)  et du Sud Ouest participent au 1er pèlerinage national militaire. Ils sont pris en charge par le service de santé et par l’aumônerie militaire. 
hnda3Il y en aura 300 en 1950 soutenus par l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes (HNDL), des  bénévoles et des  soldats mis à disposition par les hôpitaux.
En 1955, le Général MOLLARD, propose la création d’une structure spécifique, réunissant dans une démarche spirituelle les bénévoles  qui accompagnent les malades au sein du service hospitalier de l’armée
Le 3 juillet 1956, à la fin du pèlerinage militaire français, la confrérie hospitalière Notre Dame des Armées est créée par ordonnance épiscopale du Cardinal FELTIN vicaire aux armées françaises. Placée sous son autorité canonique elle a son siège ecclésial en l’Eglise du Val de Grâce, et une légitimité reconnue par l’HNDL.
Une soixantaine de membres prononcent l’engagement, d’aider l’aumônier de l’hôpital dans sa mission pastorale, notamment par des visites aux malades et de les servir lors du pèlerinage militaire à Lourdes. Une « journée des malades » est instaurée dans tous les hôpitaux militaires le dimanche de  Lettare puis le 11 février jour de la première apparition.
 En 1957 « l’Hospitalité Notre Dame des Armées »  (HNDA)  est structurée en 12 délégations régionales placées auprès des circonscriptions de l’aumônerie militaire catholique, et des aumôniers dans les hôpitaux
L’HNDA prendra en 1958, son  véritable essor lors du premier Pèlerinage Militaire   International (PMI), en y accompagnant 590 pèlerins militaires malades, logés dans les deux accueils et  sous des tentes- hôpital.
En 1959, la Belgique et les Pays Bas fondent une section rattachée à l’HNDA. En 1966, l’Allemagne crée sa propre section qui deviendra « délégation » en 1998.
Des années 60 aux années 90, l’HNDA s’étoffe, un directeur et 27 conseillers, 500 adhérents, un propre budget propre. En 1975 L’HNDA est membre de la commission préparatoire du pèlerinage(CIP) hnda2En 1998 les statuts de l’HNDA, pérennisent  les objectifs fondateurs.  L’organisation   de l’HNDA est modifiée,  création d’un   conseil d’administration, un président est élu, 13 délégations maillent l’hexagone.
La mission est double :-l’une permanente apporte une aide morale et spirituelle aux malades, blessés et handicapés de la communauté militaire en liaison avec les aumôniers militaires, véritable pastorale de la santé.- l’autre ponctuelle, celle de préparer et d’organiser le PMI pour ce qui concourt à la participation de ces derniers  (déplacement, hébergement, séjour, suivi médical ….).
 En 2002, l’activité de visite dans les hôpitaux des armées est consolidée par une convention type élaborée avec le Service de Santé des Armées, conforme aux lois nouvelles, appuyée sur une « charte du visiteur.
L’histoire de l’HNDA s’intègre résolument dans celle du Diocèse aux armées   dans une solidarité constructive avec les aumôniers, au service des « souffrants ».


Col (er) Yves le Marchant de Trigon

 

 

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Le camp militaire

 

Le camp militaire du Pèlerinage Militaire International de la litière en paille au lit Picot : 60 ans d'histoire

 

Lors des pèlerinages organisés après la seconde guerre mondiale par le père Besombes pour la garnison de Toulouse et ses environs, les pèlerins logent dans les hôtels et pensions de famille. Mais dès 1948, le pèlerinage s'étend à d'autres garnisons, devient au fur et à mesure national et interarmées ; les hôtels ne suffisent plus et l'on voit des tentes installées le long du Gave.
photo_1961 
D.R. Entrée d'une tente du camp militaire Milhas pour le 4ème PMI en 1961. Les militaires dormaient sur la paille
le camp militaire en 1961 
D.R. Au fur et à mesure, la logistique du camp s'affine. En 1961,
les rampes d'eau apparaissent.
En 1949, le secrétaire d'Etat aux Forces armées met à disposition du pèlerinage militaire, une cinquantaine de tentes collectives et trois mille lits pliants. En 1950, les pèlerins sont 15 000 ! Grâce à l'aide de la 5ème région militaire, 500 tentes collectives pourront abriter 7 000 pèlerins (les autres logeant dans les hôtels). Mais il ne peut plus être question de dresser autant de tentes le long du Gave ! L'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Théas, permet aux militaires de s'installer au domaine de Milhas, une ferme située sur les pentes sud du "chemin de croix de la colline" où un camp scout vient planter quelques tentes au moment du 15 août. Le terrain est sans aucun aménagement.
 

 

C'est aux garnisons de Pau et de Tarbes que la 5ème région militaire confie le montage-démontage du camp ainsi que l'aménagement sanitaire. Pour les parachutistes chargés de l'installation, c'est le camp "saint Michel".

Les tentes sont remplies de paille pour le couchage, un réservoir avec des rampes à eau est mis en place pour la toilette. Des paniers-repas sont prévus (préparés par l'économat de Pau et payés par les pèlerins). Ce lieu prend le nom de "camp militaire" pendant la durée du pèlerinage et de "camp des jeunes" le reste de l'année.

En 1953, 12 000 militaires sont logés au camp. Devant l'afflux de pèlerins, le secrétariat d'Etat à la guerre demande à la 5ème région militaire de faire une étude en vue de travaux d'infrastructure au camp Milhas pour l'accueil de 25 000 personnes. Les gros travaux réalisés par l'armée plusieurs années de suite sont pris en charge financièrement par la ville de Lourdes et les sanctuaires : ils concernent la viabilité des lieux, des aménagements sanitaires, des constructions (pour cuisine, services), les voies d'accès etc.

Ainsi se transforme au fil des années le pâturage en camp de toile capable d'accueillir des pèlerins avec un maximum de confort. Le père Besombes écrit à Mgr Badré : "ce terrain fut dès 1950, au sens étymologique du terrain 'inventé' par l'aumônerie militaire car jusque là le domaine de Milhas était une ferme louée pour 6000 francs par an à un fermier, un espace restreint était laissé à la disposition d'un camp scout".

Depuis quelques années, des restrictions imposées par l'Armée a réduit la capacité d'accueil du camp militaire à 1500 personnes. Pour le 50ème PMI, il est prévu exceptionnellement de loger plus de 2000 jeunes militaires. Le camp connaît auprès des soldats de tous les pays un grand succès. Ils y vivent une expérience internationale forte de convivialité et de prière animée par des aumôniers.

Elisabeth Creton

 

lieu d'hébergement au camp militaire
D.R Des lits Picot dans les tentes, des allées en bois en cas de pluie accueillent maintenant les soldats qui logent au camp militaire à Lourdes pendant le pèlerinage.
D.R Des tentes à la fonction spécifique de foyer sont dressées afin de favoriser les rencontres entre les jeunes des différentes nationalités.
camp de Milhas
la délégation hongroise au camp de Milhas
D.R  Des jeunes militaires hongrois au camp.

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Historique du PMI

Le Pèlerinage Militaire International

un demi siècle d'histoire

Le 1er PMI en 1958
 

Le PMI est né en 1958, année du 100ème anniversaire des apparitions.  Cette année-là, de nombreux pèlerinages étrangers s'organisent pour se rendre à la grotte de Lourdes et participer aux manifestations jubilaires proposées par les Sanctuaires. Profitant de cet engouement, Mgr Badre, alors directeur de l'aumônerie catholique militaire française, invite les aumôneries des délégations étrangères présentes au sein de l'OTAN, au traditionnel pèlerinage national organisé par le père Besombes depuis 1944. Il propose par ailleurs à Mgr Werthman, vicaire aux Armées allemandes de les rejoindre. Ce dernier accepte et participera le 6 février à la réunion de Fontainebleau durant laquelle des aumôniers de Belgique, Canada, Grande-Bretagne, Hollande, Italie, Luxembourg, Portugal, USA et France décident des modalités de participation au premier PMI, du vendredi 13 juin au lundi 16 juin 1958.

Cette réunion de Fontainebleau peut être considérée comme l'ancêtre de la Conférence Internationale Préparatoire (CIP) qui se réunit chaque année au mois d'octobre dans l'un des états membres afin de décider les orientations et les modalités du prochain PMI.

 

Une mise en oeuvre dès 1956 des aumôniers français et allemands

 

Mgr Badre, en lançant cette invitation aux délégations étrangères, ne fait qu'officialiser un état de fait. Depuis 1945, le pèlerinage national des militaires français qui se déroulait chaque année à Lourdes, rassemblaient plus de 30 000 pèlerins. Les militaires des armées étrangères présents sur le territoire français ou dans les garnisons françaises en Allemagne font part de leur désir de participer eux aussi à ce grand rassemblement !

De plus en 1956, avec la création de la nouvelle Armée allemande se met en place l'aumônerie militaire allemande. Les relations entre les deux aumôneries catholique et française se multiplient sous les efforts répétés de Mgr Werthmann et du père Xavier Louis chef de l'aumônerie militaire catholique des forces Françaises en Allemagne. Très vite, ils perçoivent l'importance que revêtirait un rassemblement des armées étrangères à la grotte ; ces armées qui il n'y a pas si longtemps se combattaient.

Ainsi était concrétisée l'intuition du père Besombes qui plus de dix années auparavant organisait le premier rassemblement à Lourdes du 22 au 24 septembre 1945 après que Mgr Saliège en 1944 lui ait demandé d'"amener l'armée à Lourdes".

 

Un événement fondateur en 1944 à la grotte : la prière des militaires des FFI et des soldats soviétiques
 

Car le PMI, rassemblement international unique en faveur de la Paix, peut se targuer d'un signe fondateur. Ce événement est rapporté dans la presse toulousaine du 13 décembre 1944 : la présence à la grotte le même jour de militaires des Forces françaises de l'Intérieur et de soldats soviétiques. Le journal de la grotte du 17 décembre 1944 relaie l'information et livre des détails sur cette singulière présence. La messe du dimanche 10 décembre à la basilique du Rosaire est célébrée par Mgr Théas, évêque de Montauban, en présence de Mgr Saliège, archevêque de Toulouse. On peut ainsi relever dans le commentaire présentant l'assemblée  120 blessés des derniers combats accompagnés par l'aumônier militaire de l'hôpital Purpran ainsi que des autorités militaires françaises et des représentants des armées alliées. Une cérémonie a même eu lieu auparavant aux monuments aux morts avec la participation officielle des autorités civiles. Parmi les prêtres qui accompagnent l'archevêque de Toulouse, le père André Besombes, vicaire à la paroisse Saint Exupère de Toulouse est aussi aumônier militaire. D'ailleurs, 80 militaires de la garnison de Toulouse ont suivi leur aumônier.

 

Le pèlerinage militaire régional à Lourdes devient national puis international
 

C'est précisément au retour de ce pèlerinage régional que Mgr Saliège demande au père Besombes d'organiser le rassemblement des militaires à Lourdes. Une tâche à laquelle il se dévouera avec zèle. Tant et si bien que le pèlerinage deviendra progressivement régional puis national en 1947 avec l'accord du nouveau directeur de l'aumônerie militaire le père Jean Badre, avant de devenir en 1958 international. Mais on perçoit que l'intention du père Besombes dépasse, depuis le début, très largement le niveau local. Ceci est relaté dans l'ouvrage de la commission historique du PMI, Le Pèlerinage Militaire International à Lourdes, écrit et rédigé par René Dupuy.

En 1947, on note la participation discrète au pèlerinage militaire du père Ludwig Steger, prêtre du diocèse de Rottenburg, soldat, prisonnier de guerre depuis 44 au camp des Sables près de Toulouse. Il avait noué une solide amitié avec le père Besombes qui venait régulièrement visiter les prisonniers de guerre. C'est de cette amitié que naîtra la volonté de faire de ce pèlerinage un grand rassemblement.

 

Trois mois après le 1er PMI : rencontre entre de Gaulle et Adenauer
 

Onze années plus tard, en 1958, le père Steger sera une cheville ouvrière de la venue à Lourdes de la Bundeswehr pour le premier Pèlerinage Militaire  International. Rappelons enfin que ce premier rassemblement pour la "réconciliation des Peuples du monde" (discours du maréchal Juin au camp militaire) précédera la grande rencontre les 14 et 15 septembre 1958 entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer  qui scellera politiquement la réconciliation entre les deux pays.

 

E.C

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Saint du Jour

Nominis

13 août 2020

Tous les saints du jour Nominis
  • Saint Hippolyte de Rome - Martyr (✝ 235)
    Le plus important théologien du IIIe siècle dans l'Église romaine et le premier antipape (217-235). S'opposant à saint Calixte 1er, il est exilé en Sicile puis se réconcilie avec l'Eglise avant d'être martyrisé, persécuté par l'empereur Maximin.Hippolyte de Rome est traditionnellement un prêtre romain mort en martyr avec le pape Pontien en 235. (source: Editions du Cerf)Mémoire des saints martyrs Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre de Rome. Celui-ci, théologien de renom, s'était érigé en chef d'une communauté dissidente. Lors de la persécution de Maximin, tous deux furent déportés en Sicile et soumis ensemble aux travaux forcés et probablement couronnés ensemble du martyre, avant 236. Leurs corps furent ensuite rapportés à Rome: Pontien fut enterré au cimetière de Calliste sur la voie Appiene, et Hippolyte, sur la voie Tiburtine.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
  • Première lecture : « Sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilé » (Ez 12, 1-12)

    Lecture du livre du prophète Ézékiel

        La parole du Seigneur me fut adressée :
        « Fils d’homme,
    tu habites au milieu d’une engeance de rebelles ;
    ils ont des yeux pour voir, et ne voient pas ;
    des oreilles pour entendre, et n’entendent pas,
    car c’est une engeance de rebelles.
        Toi, fils d’homme,
    prépare-toi un sac d’exilé ;
    sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilé ;
    sous leurs yeux, pars de ta maison vers un autre lieu ;
    peut-être verront-ils
    qu’ils sont une engeance de rebelles.
        Tu sortiras ton sac, comme un sac d’exilé,
    en plein jour, sous leurs yeux.
    Toi-même, tu sortiras le soir, sous leurs yeux,
    comme s’en vont les exilés.
        Sous leurs yeux, tu feras un trou dans le mur,
    et tu sortiras par là.
        Sous leurs yeux, tu chargeras ton sac sur ton épaule,
    et tu le sortiras dans l’obscurité ;
    tu voileras ton visage, et tu ne verras plus le pays :
    j’ai fait de toi un signe pour la maison d’Israël. »
        Je fis ce qui m’avait été ordonné :
    en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac d’exilé ;
    puis le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ;
    je sortis mon sac dans l’obscurité,
    et sous leurs yeux je le chargeai sur mon épaule.

        Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
        « Fils d’homme,
    la maison d’Israël, cette engeance de rebelles, t’a bien demandé :
    “Qu’est-ce que tu fais là ?”
         Réponds : “Ainsi parle le Seigneur Dieu :
    Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem
    et toute la maison d’Israël qui s’y trouve.”
        Tu diras : “Je suis pour vous un signe.
    Ce que j’ai fait, c’est cela même qui leur sera fait :
    ils partiront en exil, en captivité ;
        le prince qui est au milieu d’eux
    chargera son sac sur son épaule,
    il sortira dans l’obscurité ;
    on percera le mur pour le faire sortir ;
    il voilera son visage,
    si bien qu’il ne verra plus de ses yeux le pays.” »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 77 (78), 56-57, 58-59, 61-62)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 77, 7b)

    N’oubliez pas les exploits du Seigneur !

    Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut,
    ils refusaient d’observer ses lois ;
    ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
    trahissaient comme un arc infidèle.

    Leurs hauts lieux le provoquaient,
    leurs idoles excitaient sa jalousie.
    Dieu a entendu, il s’emporte,
    il écarte tout à fait Israël.

    Il laisse capturer sa gloire,
    et sa puissance par des mains ennemies.
    Il livre son peuple à l’épée,
    contre son héritage, il s’emporte.

  • Évangile : « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21 – 19, 1)

    Acclamation : (Ps 118, 135)

    Alléluia. Alléluia.
    Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :
    apprends-moi tes commandements.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

        En ce temps-là,
        Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
    « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
    combien de fois dois-je lui pardonner ?
    Jusqu’à sept fois ? »
        Jésus lui répondit :
    « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
    mais jusqu’à 70 fois sept fois.
        Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
    à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
        Il commençait,
    quand on lui amena quelqu’un
    qui lui devait dix mille talents
    (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
        Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
    le maître ordonna de le vendre,
    avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
    en remboursement de sa dette.
        Alors, tombant à ses pieds,
    le serviteur demeurait prosterné et disait :
    “Prends patience envers moi,
    et je te rembourserai tout.”
        Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
    le laissa partir et lui remit sa dette.

        Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
    qui lui devait cent pièces d’argent.
    Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
    “Rembourse ta dette !”
         Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
    “Prends patience envers moi,
    et je te rembourserai.”
        Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
    jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
        Ses compagnons, voyant cela,
    furent profondément attristés
    et allèrent raconter à leur maître
    tout ce qui s’était passé.
        Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
    “Serviteur mauvais !
    je t’avais remis toute cette dette
    parce que tu m’avais supplié.
        Ne devais-tu pas, à ton tour,
    avoir pitié de ton compagnon,
    comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
         Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
    jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
    si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

    Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
    il s’éloigna de la Galilée
    et se rendit dans le territoire de la Judée,
    au-delà du Jourdain.

                – Acclamons la Parole de Dieu.